Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/07/2015

2030 : le monde que la CIA n'imagine pas...

Les éditions Bernard Giovanangeli viennent de publier 2030 - Le monde que la CIA n'imagine pas, un essai de prospective de Thomas Flichy de la Neuville et Gregor Mathias. Le titre, volontairement provocateur, permet de rappeler, au passage, que les ouvrages de prospective émanant depuis 20 ans de la CIA ou de ses officines, et promus à grands frais, en France, par Alexandre Adler, se sont régulièrement trompés. Alors, même si le genre est dans tous les cas risqué, le point de vue d'experts français est le bienvenu...

Professeur de relations internationales à Saint-Cyr-Coëtquidan, Gregor Mathias est l’auteur de la première biographie critique sur D. Galula, l’inspirateur français de la stratégie américaine de la contre-insurrection, David Galula. Combattant, espion, maître à penser de la contre-insurrection  (Economica, 2012). Agrégé d'histoire et spécialiste de l'Iran et des questions géopolitiques, Thomas Flichy de la Neuville enseigne également à Saint-Cyr-Coëtquidan et a récemment publié L'état islamique : anatomie du nouveau Califat (Bernard Giovanageli, 2014).

 

2030  le monde que n'imagine pas la CIA.jpg

" En 2030, le monde sera très différent de la façon dont la CIA l'imagine. Il aura connu un bouleversement géopolitique majeur : en France, de nouvelles élites se seront mises à l’œuvre afin de relever un pays appauvri et placé sous tutelle financière. L'Europe élargie et plus que jamais affaiblie aura paradoxalement l'opportunité d'exister en raison de l'effondrement américain. A l'Est, la Russie sortira renforcée de sa lutte efficace contre l'Etat islamique, elle aura développé sa façade septentrionale en tirant parti de la prospère voie maritime du Nord-Est, désormais dégagée des glaces grâce au réchauffement climatique.
Marqués par le repli impérial, les Etats-Unis exploiteront à plein régime leurs immenses réserves de pétrole. Ils auront abandonné le Golfe de Guinée et le Moyen-Orient, désormais sans intérêt pour leur économie. Ayant adopté l'espagnol comme seconde langue officielle, ils éliront le premier président latinos de leur histoire sur un programme isolationniste. L'Afrique sera devenue un véritable désert de pauvreté dans lequel surnageront quelques oasis de richesse, notamment dans sa partie orientale, devenue colonie de l'Inde.
Au Moyen-Orient, la Turquie, malgré sa prospérité économique, sera incapable de concurrencer sa rivale iranienne alliée à l'Inde. Quant à la Chine, rétablira-t-elle l'harmonie par la magie de son ascension ? Il est plus probable qu'elle ira rejoindre les empires météores qui pour avoir trop brillé de leurs feux éblouissent les prospectivistes les plus sages avant de disparaître dans la nuit. "

 

23/05/2011

Des intellectuels faussaires ?...

Directeur de l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques, Pascal Boniface vient de publier aux éditions Jean-Claude Gawsewitch un essai polémique intitulé Les intellectuels faussaires - Le triomphe médiatique des experts en mensonge.  Ce livre, d'après son auteur, aurait été refusé par quatorze éditeurs ! Il faut dire qu'il s'attaque au gratin des aboyeurs du système : Alexandre Adler, Caroline Fourest, Mohamed Sifaoui, Thérèse Delpech, Frédéric Encel, François Heisbourg, Philippe Val et, bien sûr, BHL !

 

intellectuels faussaires.jpg

 

"Depuis quelques années, le « mentir vrai » est devenu la marque de fabrique de nombreux intellectuels ayant acquis une certaine crédibilité dans notre pays. Ces faussaires qui assènent sans aucun scrupule des contrevérités pour défendre telle ou telle cause sont quasi intouchables. Véritables docteurs es malhonnêteté intellectuelle, ils ne sont jamais inquiétés même lorsqu’ils sont pris en flagrant délit de mensonge. Quoiqu’ils racontent, on les respecte et ils peuvent donc distiller leurs boniments en toute impunité dans les médias. Le triomphe des faussaires constitue une menace pour l’information du public. L’honnêteté intellectuelle est devenue un handicap et non un atout. Pourquoi les intello baratineurs ne sont-ils pas démasqués ? Comment procèdent-ils ? Quelle est la responsabilité des médias dans ce triomphe du mensonge ? Dans cet essai corrosif, Pascal Boniface décrypte les ressorts et méthodes qui permettent à des intellectuels serial-menteurs d’occuper avec un culot inouï l’espace médiatique. Comment ils brandissent « la morale » pour nous faire avaler leurs couleuvres ou encore quels sont leurs terrains de jeu idéologique préférés (Islamisme, Israël, défense de l’Occident…). Mais, l’auteur pousse sa réflexion plus loin en dénonçant les boniments de « grands » Intellectuels faussaires français. Dans une série de portraits incisifs documentés et croustillants, l’auteur lève le voile sur les pratiques des menteurs en série."

 

30/11/2010

Les éditocrates...

Les éditocrates, le pamphlet de Mona Chollet, Olivier Cyran, Sébastien Fontenelle et Mathias Reymond sort en format de poche dans la collection Pocket. Les auteurs éreintent avec brio Alain Duhamel, Bernard-Henri Lévy, Christophe Barbier, Jacques Attali, Alexandre Adler, Laurent Joffrin, Jacques Marseilles, Nicolas Baverez, Yvan Rioufol et Philippe Val... Bref quelques unes des plus belles têtes à claques de la pensée unique ! Parfois, il ne faut pas bouder son plaisir...

 Editocrates.jpg

"Vous les connaissez bien. Leur visage et leur voix vous sont familiers.
Ils signent tous les jours un éditorial dans la presse écrite ; ils livrent une chronique chaque matin sur une antenne de radio ; ils occupent les plateaux des grandes - et des petites - chaînes de télévision ; chaque année, voire plusieurs fois par an, leur nouveau livre envahit les tables des librairies.
« Ils », ce sont les « éditocrates ». Ils ne sont experts de rien mais ils ont des choses à dire sur (presque) tout et, à longueur de journée, ils livrent à l'auditeur-lecteur-télespectateur-citoyen leurs commentaires creux ou délirants sur le monde comme il va et comme il devrait aller. Sentencieux, ils racontent (à peu près) tous la même chose et dans (presque) tous les domaines, que ce soit sur la vie politique, la crise économique, les problèmes de société, les questions internationales, etc. Pontifiants, ils répètent à tout bout de champ qu'ils sont « politiquement incorrects » - alors qu'ils sont les plus illustres représentants du conformisme intellectuel.
À travers dix portraits drôles et corrosifs, ce livre dévoile l'imposture de ces professionnels de la pensée-minute."

11/05/2010

Le nouveau nationalisme russe

Détesté par les BHL, Alexandre Adler et autres André Glucksman, le nouveau nationalisme russe, incarné par Vladimir Poutine, mérite qu'on s'y intéresse en allant au-delà des clichés pour bobos. C'est ce que fait Marlène Laruelle, spécialiste de la Russie et déjà auteur d'un livre sur l'idéologie eurasiste, dans un ouvrage publié aux éditions de L'oeuvre et intitulé Le nouveau nationalisme russe

Marlène Laruelle.jpg
"La récente montée en puissance de Moscou prend au dépourvu les pays occidentaux, qui ont du mal à décrypter les tenants et les aboutissants de cette manifestation de force, perçue comme agressive. A l'heure où les médias européens dépeignent la Russie comme un pays en prise avec ses vieux démons impérialistes, il convient de revenir sur la question du nationalisme. Le nouveau nationalisme russe offre une grille de lecture qui rompt avec les clichés de la guerre froide. La " Russie de Poutine " n'est pas une URSS bis, c'est une construction politique inédite. Ni le clivage gauche-droite, ni la dichotomie dictature-démocratie ne sont opérants pour traduire les tensions qui structurent la nouvelle puissance russe, à la fois populaire, démocratique et autoritaire. Chercheuse de renom, Marlène Laruelle dresse pour la première fois le portrait politique d'une société qui trouve dans le nationalisme une forme de retour à la normalité. Elle démontre que ce nationalisme n'est pas uniquement aux mains de mouvements d'extrême droite ou d'opposition au pouvoir, mais fait également partie intégrante des stratégies du Kremlin pour recréer de l'unité sociale après le traumatisme des époques gorbatchévienne et eltsinienne. La Russie n'est pas une " autre planète ", son avenir est lié à celui de l'Europe et du monde. Par son caractère pionnier, Marlène Laruelle hisse Le nouveau nationalisme russe au rang d'ouvrage de référence."