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23/06/2013

Tour d'horizon... (50)

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Au sommaire cette semaine :

- sur Causeur, Jean-Paul Brighelli revient sur le naufrage, programmé de longue date, du baccalauréat...

Le Bac - et après

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- sur Justice au singulier, Philippe Bilger revient sur le simplisme des analyses médiatiques expliquant la montée du Front national de Marine Le Pen...

Le FN pour les nuls

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24/03/2013

Les snipers de la semaine... (60)

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Au sommaire cette semaine :

- sur Justice au singulier, Philippe Bilger se paie Christiane Taubira, la médiocre Garde des Sceaux, dont les insuffisances commencent même à être critiquée dans la presse de gauche...

Christiane Taubira invente l'action verbale

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- sur Valeurs actuelles, Arnaud Folch dézingue un François Hollande « sans prise sur les événements » et qui  n'est manifestement pas à sa place à l'Elysée...

Le président catastrophe

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24/02/2013

Les snipers de la semaine... (58)

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Au sommaire cette semaine : 

- sur le Figaro, on peut observer les tirs de Marcela Iacub sur Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair

Anne Sinclair m'a dit : « Il n'y a pas de mal à se faire sucer par une femme de ménage »

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 - sur Justice au singulier, Philippe Bilger allume Christiane Taubira, Nicole Maestracci et  la conférence de consensus sur la récidive

Christiane Taubira : un non-consensus sur la récidive

dominique strauss-kahn,anne sinclair,marcela iacub,dsk


11/06/2012

Pourquoi BHL est intouchable...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Philippe Bilger, cueilli sur le site de Marianne et consacré aux raisons de l'invulnérabilité médiatico-judiciaire de BHL... 

 

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Pourquoi BHL est intouchable

Marine Le Pen va assigner BHL en justice parce qu'en substance, dans son bloc-notes du Point, celui-ci lui a imputé une responsabilité dans l'agression odieuse des trois jeunes Juifs à Villeurbanne, près de Lyon (Le Point, nouvelobs.com, Marianne 2).

Le combat n'est même pas inégal, BHL est gagnant par KO avant même de l'avoir livré.

MLP, après tout, ne représente que plus de six millions d'électeurs qui sont par définition des obtus et des fascistes. En plus, elle n'est même pas reçue à l'Elysée par un président qui pourtant semblait avoir fait de l'équité et de la normalité ses guides.

Il est évident qu'elle n'a pas d'honneur, qu'on a le droit de tout se permettre avec elle. Elle a beau avoir renvoyé aux oubliettes les obsessions de son père sur la Seconde Guerre mondiale, le nazisme, le racisme et l'antisémitisme même si elle a connu une lamentable rechute à Vienne sans doute à cause d'une fidélité à la part sombre de son père si obstinément présent. Ses paroles et ses déclarations n'ont pas l'ombre d'une importance puisque, comme pour Eric Zemmour ou quelques autres, on lui impute, derrière elles aussi décentes qu'elles soient, pensées forcément mauvaises et, s'il le faut, arrière-pensées nauséabondes. MLP est faite comme un rat dans l'étau et la bonne conscience de ses adversaires fanatiques. Pour la politique, elle s'en débrouille.

Elle a fait huer le nom de BHL dans ses meetings. Quoi qu'ait accompli ou dit ce dernier, il est scandaleux de s'en prendre à lui parce que ce ne sont jamais ses actions, ses attitudes et ses invectives qui sont mises en cause mais seulement la donnée qu'il est juif. Il est donc interdit, dans tous les cas, d'avoir un différend avec lui : on est naturellement indigne. Celui qui prétendrait ne pas l'aimer à cause de ses oeuvres, de ses écrits, de ses paroles et, plus généralement, de la haute opinion qu'il a de lui-même et que la révérence médiatique lui permet de cultiver serait inéluctablement de mauvaise foi puisqu'il se méprendrait sur la cause exclusive de son dissentiment: parce que BHL est juif ! Peu importe le fait que lui-même, à tous moments et sur tous les plans, l'évoque. C'est comme cela : il est intouchable.

MLP n'a pas d'honneur ni de sens de l'honneur. Donc tout outrage est possible, confortable, bienvenu.  BHL, lui, a tous les honneurs. Ceux qu'on lui octroie et ceux dont il se pare. Son omniprésence, sa surabondance, son film sélectionné à Cannes en dernière extrémité dans l'urgence, la Libye surexploitée sur le vif, par le livre, par l'image, la rhubarbe et le séné pour Nicolas Sarkozy et lui, sa volonté de se constituer et d'apparaître sans cesse comme un justicier éthique, l'arbitre des élégances morales et des initiatives historiques, le vibrion exemplaire des causes dans l'instant sublimes et durablement perverses - encore la Libye ! -, BHL incontestable, incontesté, applaudi, fêté, encensé, une ou deux critiques négatives sur son film n'altèrent pas sa médiatisation forcenée, BHL une lumière, une clarté pour notre monde sans repères ! On a le droit, même le devoir de dire du bien de lui, ce n'est pas parce qu'il est juif. Du mal : c'est parce qu'il l'est.

Comment BHL aurait-il dû, dans ces conditions, s'abstenir d'accabler MLP ? Il n'avait aucune raison de se gêner puisqu'avec elle on a toute licence, même celle de lui imputer une quelconque responsabilité dans la commission d'actes odieux et qu'elle a jugés très graves avant même l'intimidation de BHL. Il sera assisté, lors de l'audience où tel que je le devine il sera présent, par un avocat remarquable tandis que MLP sera aux côtés d'un conseil obligatoirement choisi par connivence politique et donc perfectible. Parce que d'autres meilleurs, sans doute scandalisés autant qu'elle dans leur for intérieur, se garderaient bien, sollicités, de venir plaider sa cause. On n'est jamais trop prudent, trop lâche !

Je ne doute pas une seconde que BHL saura, si on lui objecte que l'influence de Merah a été peut-être décisive sur le comportement de ces brutes, par un habile retournement démontrer que MLP et Merah doivent être unis dans la même opprobre. Je relève avec intérêt que l'auteur principal présumé des violences s'est présenté à la police mais qu'aucune indication n'est fournie sur son identité et son origine (20 minutes) même si les victimes ont évoqué la présence de "trois jeunes gens d'origine maghrébine"(Le Monde).

A vous dégoûter donc de pourfendre, de dénoncer et d'être injuste puisque, quand on s'appelle BHL, on triomphe sans gloire, on est vainqueur avant le match.

Philippe Bilger (Marianne, 8 juin 2012)

27/03/2012

A la grâce de Drieu !...

Nous reproduisons ci-dessous un beau texte de Philippe Bilger, cueilli sur son blog Justice au singulier et consacré à Pierre Drieu La Rochelle.

 

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A la grâce de Drieu

Un poème de Robert Brasillach, fusillé pour collaboration à cause d'articles fascistes et odieux, n'a pas le droit d'être cité dans une allocution politique.

Drieu la Rochelle qui s'est suicidé va être édité dans la Pléiade.

Il y a quelque temps, alors même que ses écrits antisémites seront exclus de l'édition papier bible, on a mis en cause les éditions Gallimard pour cette initiative en leur reprochant de donner du lustre littéraire à un "salaud", en schématisant. C'est l'éternel et lassant argument de ceux qui voudraient ajouter à la mort désirée ou imposée la seconde intolérable qu'est l'oubli, l'indifférence, la relégation. Cette démarche d'étouffement est heureusement de moins en moins comprise et acceptée.

Le remarquable mensuel "Service Littéraire", traitant de l'actualité romanesque sous l'égide intelligente et libre de François Cérésa, a consacré un texte honnête, sous la signature de Bernard Morlino, à Drieu la Rochelle, la NRF et la Pléiade. On y apprend des choses passionnantes, surtout que les éditions Gallimard avaient une dette à son égard dont la Pléiade constitue le probable remboursement.

Drieu la Rochelle, en effet, a dirigé la NRF du mois de décembre 1940 au printemps 1943, durant une période évidemment épouvantable. Sa présence et son action ont évité à Gaston Gallimard la tutelle d'un administrateur allemand. Il n'empêche que sous son empire la NRF s'était dénaturée en Nouvelle Revue Fasciste.

Emmanuel Berl, dont la sincérité et l'acuité sur ces temps sombres et équivoques ont toujours été portées au plus haut, a affirmé que "Drieu a sauvé la NRF et que sans lui l'empire Gallimard risquait de s'effondrer pour toujours".

Cela n'enlève rien au délire politique de Drieu qui écrit un jour dans "sa" revue "qu'il n'a pas vu d'autre recours que dans le génie de Hitler" avant, désabusé devant le désastre du grand rêve européen que le Führer avait pour mission d'incarner, de se retirer du jeu et de mettre fin à ses jours après deux tentatives manquées.

Mais Drieu, ce n'est pas que cela. Pas plus que Brasillach n'est que la phrase jamais citée dans son intégralité mais abjecte où il écrit qu'il faudrait "se séparer des juifs en bloc" et "ne pas garder les petits". Encore récemment, Abel Mestre, dans Le Monde, en a fait un argument central contre le FN et l'évocation d'un poème de Brasillach dans un discours. Il y a des horreurs qui sont sans cesse exploitées par des gens qui généralement n'ont rien lu d'autre de ces auteurs que le pire sélectionné et omniprésent.

Drieu la Rochelle, c'est aussi l'homme qui, dans la livraison de la NRF de février 1941, a accueilli Paul Eluard. Sans doute la raison, inspirée par la mauvaise conscience, pour laquelle ce militant et poète communiste fut impitoyable à la Libération à l'égard d'un Drieu déchu.

Drieu, c'est également la personnalité qui fit en sorte de "veiller à ce qu'il n'arrive jamais rien à Malraux, Paulhan, Gaston Gallimard et Aragon". Et il y parvint.

La NRF fut livrée, un peu moins de trois ans, à la grâce de Drieu. La reconnaissance de Gallimard n'aurait pas été possible sans le talent indéniable de l'écrivain : Gilles, Récit secret, le Feu follet, Rêveuse bourgeoisie...

Si on nous laissait lire, vivre !

Philippe Bilger (Justice au singulier, 21 mars 2012)

12/03/2012

Où va la Justice ?...

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Le numéro de mars 2012 de la revue Le spectacle du monde est en kiosque. 

Le dossier est consacré aux errances de la Justice. On pourra y lire, notamment, des articles de Gilles Gaetner ("Sarkozy, Président et garde des Sceaux", "Le juge indéboulonnable", "Le casse-tête de la récidive"), de Xavier Prague ("Le poison des affaires", "L'erreur judiciaire, faille de l'Amérique") et de Thomas Renteag ("Les jurés populaires en question"), ainsi qu'un entretien avec Philippe Bilger ("La magistrature est devenue une pétaudière").

Hors dossier, on pourra aussi lire un entretien avec Christophe Bourseiller ("Nombre d'idées nouvelles ont surgi à la périphérie") et des articles de Michel Marmin ("La Grande Illusion, un émerveillement renouvelé"), d'Olivier Maulin ("Julien Blanc, tout au bout de la nuit") ou de Jérôme Leroy ("Le paradoxe Ben Laden"). Et on retrouvera aussi  les chroniques de Patrice de Plunkett et d'Eric Zemmour.