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marx - Page 5

  • Classe dominante et crime...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Xavier Raufer, cueilli sur le site du Nouvel Economiste et consacré à la ploutocratie criminelle qui constitue aujourd'hui la classe dominante...

     

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    Classe dominante et crime

    Du libéralisme à l’anarchisme

    Marx, toujours d’actualité… Le grand retour à Marx : tel est l’incessant refrain des intellos vus-à-la-télé. Eh bien, chiche ! Qu’a dit Karl Marx au XIXe siècle, qui concerne aujourd’hui notre société ? “Les idées, les conceptions et les notions des hommes, en un mot, leur conscience, change avec tout changement survenu dans leurs conditions de vie, leurs relations sociales, leur existence sociale” : ainsi parlent Marx et Engels dans leur Manifeste du parti communiste ; ce, car “la production intellectuelle se transforme avec la production matérielle”. Conclusion :“Les idées dominantes d’une époque n’ont jamais été que les idées de la classe dominante.” Ainsi, les conditions sociales (l’infrastructure) déterminent-elles l’idéologie (la superstructure).
    Une idée toujours juste en 2013. Voyons pourquoi.

    Aujourd’hui, l’élite du capitalisme financier (banques, capital-risque, hedge-funds, etc.) forme une classe dominante qui possède la puissance matérielle, l’argent – l’infrastructure. Dans notre société “de l’information” (la superstructure), s’agrège à cette élite sa domesticité dans les médias, la communication, la publicité, l’intelligentsia et le spectacle.

    Mais avant de voir pourquoi cette classe dominante, ses employés ou mercenaires, alarment professionnellement un criminologue, énonçons deux cruciaux préalables :

    • La classe dominante est régie par une coalition de milliardaires-prédateurs dont les extravagantes rétributions et fortunes sont au-delà même de l’indécence. L’un de ces ploutocrates américains gagne ainsi un million de dollars par jour – 700 dollars la minute. Rappel : l’an passé, le salaire annuel moyen (masculin) est de 45 200 dollars aux Etats-Unis, où un diplômé du supérieur (cadre dirigeant, profession libérale) gagne dans sa vie 2,3 millions de dollars en moyenne.

    • Depuis bientôt trente ans, la classe dominante nous vante une “mondialisation heureuse”, dont les résultats concrets sont bien plutôt :

    - une précarité économique croissante,
    - plus d’inégalités et d’aliénation,
    - une exploitation désastreuse de la nature,
    - un progressif dédain pour l’essentiel non immédiatement rentable (sanitaire, scientifique, etc.).

    Retour à l’idéologie dominante.

    Naguère, ce “progressisme transnational” (John Fonte, Hudson Institute) prônait déjà “les migrations et le multiculturalisme” et la “haine des histoires nationales et de leurs symboles”. Or désormais, cette idéologie tourne à l’anarchisme. Combinant les noms de son plus illustre acteur et de son haut-parleur fétiche, nous nommons cette forme dominante de nihilisme social “Davos-Goldman-Sachs Idéologie”, ou DGSI.

    Et voilà où le criminologue se doit d’intervenir : toujours plus, la DGSI s’acharne à nier les ravages du crime organisé et l’aveuglante face noire de la mondialisation. Partout où s’exerce son pouvoir, la DGSI banalise ou folklorise le crime et dénigre ou ridiculise ses victimes.

    De ce dédaigneux négationnisme, quelques accablantes preuves.

    - En mars 2013, le Wall Street Journal et Citibank, deux chantres de la DGSI, décernent leur prix annuel de la “ville la plus innovante” à… Medellin (Colombie). Medellin ! L’une des “25 villes les plus dangereuses du monde”. 2013 y débute par un massacre entre “deux factions criminelles s’affrontant pour y dominer les trafics”, et autres jets de grenade dans les bus. Medellin où l’an passé “11 401 habitants ont dû fuir leurs logements du fait de la guerre des gangs”, et où “des centaines d’enfants renoncent à l’école, les rues étant transformées en stands de tir”. Medellin où, ces six derniers mois, les homicides ont bondi de 70 %.

    - Et le Wall Street Journal, toujours, qui s’enthousiasme des “progrès de l’économie mexicaine”, sans jamais piper mot sur le moteur même dudit “progrès” : l’annuelle injection des dizaines de milliards du narcotrafic dans le système financier du pays.

    - Et le fort glauque M. Soros dont la fortune est “estimée à 14 milliards de dollars par la revue Forbes” (le Monde, 9/09/2010) et qui en distribue les miettes à entretenir des provocateurs et des “sociologues critiques”, le tout bien sûr pour “détruire des clichés” et “combattre des idées reçues”. Récemment, les “fondations charitables” de M. Soros ont ainsi financé la campagne californienne pour la libéralisation du cannabis, le “collectif contre l’islamophobie en France” et des études sur les “contrôles au faciès” de divers Diafoirus-sociologues – destinées bien sûr à accabler la police. Diafoirus et agitateurs acceptant sans sourciller les prébendes d’un prédateur encore condamné en octobre 2011 à 2,2 millions d’euros d’amende pour “délit d’initié”.

    - Et The Economist, organe quasi officiel de la DGSI, qui prône à tout-va la libéralisation des drogues.

    - Et la Fondation Ford qui finance (72 724 euros, dernier bilan publié) ce pur et simple outil d’intimidation qu’est SOS Racisme.

    Telles sont les idées dominantes d’aujourd’hui, imposées à coups de milliards par des prédateurs qui sont, au banquier du coin, ce que le Velociraptor est à Bambi.

    Leur arme – Marx n’y avait pas songé – la “fondation charitable”. Selon la revue américaine The Atlantic, “pour la ploutocratie du XXIe siècle, le symbole majeur du prestige n’est pas le yacht, le cheval de course ou le titre de noblesse ; c’est la fondation philanthropique”. Générosité ? Vous voulez rire – un outil d’évasion fiscale. Le Monde, 19/04/2011 : “Cette philanthropie est en partie financée par l’optimisation fiscale qui permet de faire transiter les profits entre plusieurs pays d’activité par le truchement de places offshore”, d’où une fort légale et alléchante “réduction de l’argent acquitté au Trésor”.

    Leur propagande mondialiste financée en truandant le fisc ! La vie des ploutocrates est un rêve. Ainsi grimés en dames patronnesses prétendant “faire le bien”, ces prédateurs disposent d’un second et puissant outil de propagande : leurs propres médias. Ce sera le sujet de notre prochaine chronique.

    Xavier Raufer (Nouvel Economiste, 15 avril 2013)

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  • Les faux prophètes...

    Les éditions Apopsix publient cette semaine Les faux prophètes, un essai d'Yvan Blot. Enarque, Yvan Blot anime l'Institut Néo-socratique ainsi que l'Association pour la démocratie directe. Il a récemment publie L'oligarchie au pouvoir (Economica, 2011).

     

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    " Tout le monde connaît la chanson de Gavroche : « je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire, le nez dans le ruisseau, c'est la faute à Rousseau ». Pour l'auteur, Voltaire, Rousseau, mais aussi Marx et Freud nous ont entrainés sur de mauvais chemins. Ce sont de faux prophètes qui ont cru libérer l'humanité et qui ont déchaîné des forces de destruction, d'où les guerres révolutionnaires, la Terreur, les totalitarismes, la dissolution des valeurs morales après Mai 68.

    Pourquoi ont-ils eu tant de succès ? Parce que ce sont des séducteurs qui ont fait croire aux hommes qu'ils allaient réaliser leurs plus chers désirs. Pas besoin de Dieu, vous êtes Dieu grâce à votre raison, dit Voltaire. Pas besoin de roi, vous êtes vous-mêmes roi grâce à la démocratie, dit Rousseau. Pas besoin de patrons, vous serez tous riches et tous patrons grâce au communisme, fait croire Marx. Pas besoin de morale, soyons tous des Don Juan grâce à la révolution sexuelle, suggèrent Freud et surtout ses disciples.

    En fait, tous avaient une vision de l'homme comme étant essentiellement un animal. Animal certes doué de raison, mais animal tout de même, dans son essence. Freud déclare dans « Malaise dans la culture » : "l'homme est un être à l'intelligence faible, qui est dominé par ses souhaits pulsionnels". 

    L'ouvrage livre une autre façon de voir l'homme : chacun des faux prophètes se voit opposé un adversaire : Pascal pour Voltaire, Nietzsche pour Rousseau, Kierkegaard pour Marx et Heidegger pour Freud.

    Il faut donc aujourd'hui se libérer des faux prophètes et des illusions dont ils nous ont intoxiqués. L'auteur propose de suivre plutôt le chemin des philosophies existentielles plus proches de la réalité humaine, plus respectueuses des individus dans leurs différences et leurs identités et ouvertes à la transcendance et au mystère de notre existence, afin d'échapper à la dictature de l'utilitarisme et du matérialisme. "

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  • Un socialisme héroïque ?...

    Les éditions Pardès publient cette semaine le nouvel ouvrage d'Alain de Benoist intitulé Edouard Berth ou le socialisme héroïque. Dans cet essai, le directeur des revues Krisis et Nouvelle Ecole s'intéresse à une figure intellectuelle de la troisième voie, injustement oubliée. En 2007, Alain de Benoist avait dirigé la réédition d'une des oeuvres majeures de cet auteur, Les méfaits des intellectuels (Krisis, 2007).

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    " Théorisé dans les dernières années du XIXe siècle par Georges Sorel, le syndicalisme révolutionnaire se distinguait des autres tendances du mouvement socialiste par son insistance sur l'idée de grève générale et son refus de participer au jeu des partis politiques et de la démocratie parlementaire. La classe ouvrière devait se libérer par ses propres moyens afin d'instaurer une «société de producteurs» sur les ruines de la société bourgeoise, d'où l'importance donnée aux syndicats et à l'«action directe». Telle est la doctrine qui triompha en 1906 à l'intérieur de la CGT, avec l'adoption de la célèbre Charte d'Amiens. Considéré par les historiens des idées comme le meilleur disciple de Georges Sorel, Édouard Berth resta toujours fidèle à l'idéal du syndicalisme révolutionnaire. À l'exemple de son maître, il se voulait un «serviteur désintéressé du prolétariat». Mais son parcours fut plus qu'original. Formé à l'école de Proudhon et de Marx, admirateur des valeurs héroïques de l'Antiquité, il participa aux côtés de Georges Valois à l'aventure du Cercle Proudhon, fut successivement séduit par Maurras et Lénine, qu'il entreprit ensuite de critiquer vigoureusement. Il mourut en 1939, à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Ce livre, qui s'appuie sur des documents inédits, est la première biographie publiée sur Édouard Berth. Il éclaire toute une époque d une lumière nouvelle."

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  • Eloge du communautarisme ?...

    Les éditions Krisis, dirigées par Alain de Benoist, viennent de publier Eloge du communautarisme - Aristote - Hegel - Marx, un essai de Costanzo Preve préfacé par Michel Maffesoli et  solidement présenté par Yves Branca, son traducteur. Intellectuel marxiste atypique, auteur d'une Histoire critique du marxisme (Armand Colin, 2011), Costanzo Preve a fait scandale en Italie en affichant sa préférence pour Marine Le Pen dans la présidentielle française dans un texte que Métapo infos avait repris à l'époque.

     

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    "Le communautarisme dont il est question ici n'est pas celui dont on parle le plus en France aujourd'hui, Comme en témoigne le sous-titre de ce livre, c'est à une réflexion en profondeur sur la notion même de communauté que Costanzo Preve convie le lecteur: A l'époque du « Capitalisme Absolu », à la fois post-bourgeois et post-prolétarien, post-communiste et post-fasciste, comment les communautés humaines peuvent-elles faire face à l'emprise de la marchandise et du marché? Comment comprendre aujourd'hui la nécessaire articulation de la liberté et de la solidarité? Qu'opposer à la pensée unique? L'auteur aborde ces questions à la lumière d'une tradition philosophique qui remonte à Aristote et se prolonge, à l'époque moderne, avec les œuvres de Hegel et de Marx, Se définissant lui-même comme un marxiste « hérétique », il s'adresse aux dissidents de l'idéologie dominante, déployant à cet effet une vaste fresque, riche d'enseignements, qui propose une véritable « contre-histoire» du libéralisme et du communisme, et développe des considérations percutantes dans le domaine de la géopolitique."

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  • La fabrique de l'homme endetté...

    Nous vous signalons la parution aux éditions Amsterdam de La fabrique de l'homme endetté - Essai sur la condition néolibérale de Maurizzio Lazzarato. Sociologue et philosophe, Maurizzio Lazzarato est déjà l'auteur d'un essai intitulé Les révolutions du capitalisme (Les empêcheurs de penser en rond, 2004).

     

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    "La dette, tant privée que publique, semble aujourd'hui une préoccupation majeure des "responsables" économiques et politiques. Dans La Fabrique de l'homme endetté, Maurizio Lazzarato montre cependant que, loin d'être une menace pour l'économie capitaliste, elle se situe au coeur même du projet néolibéral. A travers la lecture d'un texte méconnu de Marx, mais aussi à travers la relecture d'écrits de Nietzsche, Deleuze, Guattari ou encore Foucault, l'auteur démontre que la dette est avant tout une construction politique, et que la relation créancier/débiteur est le rapport social fondamental de nos sociétés. La dette ne saurait se réduire à un dispositif économique ; c'est également une technique sécuritaire de gouvernement et de contrôle des subjectivités individuelles et collectives, visant à réduire l'incertitude du temps et des comportements des gouvernés. Nous devenons toujours davantage les débiteurs de l'Etat, des assurances privées et, plus généralement, des entreprises, et nous sommes incités et contraints, pour honorer nos engagements, à devenir les "entrepreneurs" de nos vies, de notre "capital humain" ; c'est ainsi tout notre horizon matériel, mental et affectif qui se trouve reconfiguré et bouleversé. Comment sortir de cette situation impossible ? Comment échapper à la condition néolibérale de l'homme endetté ? Si l'on suit Maurizio Lazzarato dans ses analyses, force est de reconnaître qu'il n'y pas d'issue simplement technique, économique ou financière. Il nous faut remettre radicalement en question le rapport social fondamental qui structure le capitalisme : le système de la dette."

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  • Une histoire critique du marxisme ?...

    Les éditions Armand Colin viennent de publier Histoire critique du marxisme, du philosophe italien Constanzo Preve. Constanzo Preve est bien connu des lecteurs des revues Eléments et Krisis, auxquelles il a déjà donné plusieurs articles et entretiens. Dans le dernier numéro d'Eléments, on peut ainsi consulter le long entretien avec lui dans le cadre du dossier consacré au déclin de l'Occident.

     

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    "Il s’agit d’une histoire du marxisme (et non d’une relecture ou d’une réinterprétation de la pensée de Marx) qui relance un débat nécessaire parmi les amis de Karl Marx et les penseurs qui se réclament du marxisme – deux catégories qui sont loin de se recouvrir. 
    En effet, Marx et le marxisme n’ont pas grand-chose à voir. En France, il s’agit d’une problématique qui, pour rester très minoritaire n’est pas totalement inconnue. Parler du marxisme au singulier est sûrement abusif. Il y a des marxismes, souvent très différents et parfois radicalement opposés. Preve en fait le constat. 
    Mais alors que les études marxologiques habituellement classifient les courants du marxisme en fonction des présuppositions théoriques ou des interprétations et réinterprétations de Marx, Preve tente d’appliquer au marxisme la méthode de Marx lui-même, c’est-à-dire la compréhension de la genèse sociale des catégories de la pensée. 
    Malgré une œuvre déjà fort consistante qui fait de lui un des penseurs italiens importants parmi ceux qui se sont mis « à l’école de Marx », Costanzo Preve reste presque inconnu en France. La traduction en français et la publication de la Storia Critica del marxismo, parue en 2007, vient donc combler ce manque à l’heure où la crise favorise un sensible retour à Marx. 

    Constanzo PREVE est professeur de philosophie à Turin et auteur de Elogio del comunitarismo, 2006, Storia della dialettica, 2006, Storia dell’etica, 2007, Il marxismo e la tradizione culturale europea, 2009."

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