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marine le pen - Page 2

  • Feu sur la désinformation... (509) : En marche vers la dictature des juges...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés consacrée au décryptage des médias et animée par Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin.

     

                                            

    Au sommaire cette semaine :

    L'image de la semaine : Les célébrations de l'Aïd et la place grandissante de l'islam dans l'espace public français...

    Dossier du jour : L'inéligibilité de Marine Le Pen : scandale démocratique ou manipulation politique ?...

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    Pastilles de l’info:

    • Le portrait mou "woke" de Trump qui fait polémique
    • Bayrou, ministre star de Burger King
    • Rachida Dati et les "enfants de la République" qui ne se sentent pas français

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    Portrait piquant (en partenariat avec l’OJIM) : Jean Quatremer spécialiste de l’UE à Libération...

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  • Mémoires identitaires...

    Les éditions Via Romana viennent de publier les Mémoires identitaires de Jean-Yves Le Gallou.

    Ancien haut-fonctionnaire, président de la Fondation Polémia, Jean-Yves Le Gallou a, notamment, publié La tyrannie médiatique (Via Romana, 2013),  Immigration : la catastrophe - Que faire ? (Via Romana, 2016), Européen d'abord - Essai sur la préférence de civilisation (Via Romana, 2018) et Manuel de lutte contre la diabolisation (La Nouvelle Librairie, 2020).

    L'ouvrage est d'ores et déjà disponible sur le site des éditions Via Romana.

     

    Le Gallou_Mémoires identitaires.jpg

    " La vie de Jean-Yves Le Gallou témoigne de soixante ans d’engagements pour l’identité et la liberté d’expression. Énarque dissident, haut-fonctionnaire à Beauvau, élu politique, lanceur d’alerte et théoricien de la préférence nationale, il nous livre la somme de ses souvenirs et réflexions à contre-courant de 1954 et son entrée à l’École « républicaine » à 2024 et la débâcle des « valeurs républicaines ».
       De la guerre culturelle de mai 68 à la révolution woke, de Pompidou-Giscard à la Nouvelle Droite, des fraudes de la gauche à l’émergence du Front national, de la manipulation de Carpentras aux dessous de l’« affaire du détail » ou de la scission de Bruno Mégret en 1998, c’est le théâtre de la vie politique, économique, judiciaire, idéologique et sociétale que décrypte Jean-Yves Le Gallou à l’appui de son expérience et de portraits de ses contemporains capitaux : Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing, Raymond Marcellin, Michel Poniatowski, Jean-Marie Le Pen, Jean-Pierre et Marie-France Stirbois, Bruno Gollnisch, Bruno Mégret, Philippe de Villiers, Marine Le Pen, Marion Maréchal, Eric Zemmour et ceux de ses compagnons de route : Alain de Benoist, Guillaume Faye, Dominique Venner, Yvan Blot, Bernard Lugan…
       D’une lucidité revigorante, ces Mémoires identitaires échappent à la nostalgie et tirent un fil d’Ariane d’espérance entre les générations pour la défense et illustration des patries charnelles et spirituelles. "

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  • La séparation des pouvoirs en question...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue d'Eric Delcroix, cueilli sur Polémia et consacré à la question de la nécessaire séparation des pouvoirs, que vient mettre en lumière le procès dans l'affaire des assistants parlementaires du RN.

    Juriste et ancien avocat, Eric Delcroix a publié notamment Le Théâtre de Satan- Décadence du droit, partialité des juges (L'Æncre, 2002), Manifeste libertin - Essai révolutionnaire contre l'ordre moral antiraciste (L'Æncre, 2005) et Droit, conscience et sentiments (Akribéia, 2020).

     

    Procès RN.png

    Marine Le Pen face à la justice : la séparation des pouvoirs en question

    Les réquisitions du Parquet du 13 novembre devant le tribunal correctionnel de Paris, au procès dit des assistants parlementaires européens du Rassemblement national (Front national à l’époque), ont éclaté comme un coup de tonnerre.

    Des peines très lourdes demandées

    Il est demandé, pour s’en tenir au cas de Marine Le Pen, contre la cheftaine du RN, cinq ans de prison dont trois fermes, une lourde amende et une peine d’inéligibilité de cinq ans. Et ceci, avec exécution provisoire, comme si la prévenue risquait de réitérer l’infraction présumée, au su et au vu de tous, ou de se teindre en brune pour aller se cacher, sous une fausse identité, au Kamtchatka pour ne pas affronter l’appel qu’elle ne manquerait pas d’interjeter si le Tribunal suivait lesdites réquisitions.

    Coup de tonnerre dans le ciel bas et gris de la politique française, mais surtout le prix d’un État de droit accepté au lieu et place de l’État légal républicain. En effet, pourquoi avoir accepté le procès tel quel, pourquoi cette défense de connivence jusqu’ici, comme un voleur à la tire, alors que le rupture s’imposait dès l’origine ? Avec ou sans succès judiciaire direct, mais avec un retentissement politique autre et pas seulement pour pleurer a posteriori sur le lait répandu.

    « Je suis la République ! »

    Jean-Luc Mélenchon s’était opposé à la perquisition de son bureau de député français au siège de son parti (LFI), criant de façon spectaculaire aux policiers instrumentaires, et sous les caméras, « Je suis la République ! » (2018). Le parquet avait reculé, mais devant le Tribunal M. Mélenchon n’avait malheureusement pas repris cette défense politique et radicale, abandonnant l’État légal républicain à son absorption par l’État de droit (Rechtsstaat made in Germany [1]).

    Dans l’État légal, de la tradition républicaine française historique, la loi est au-dessus du juge et non l’inverse, contrairement à qui prévaut dans cet État de droit, que nous avons connu avant la lettre en France comme vice de l’Ancien régime (hors la trop courte parenthèse Maupeou de 1771-1774). Ou bien on s’y fait et on doit cesser de nous bassiner avec la République, ou bien on regimbe et on revendique la restauration de notre régime dans son essence spécifique.

    L’ordre légal républicain, jamais remis en cause avant l’émergence de l’État de droit dans la Vème république de l’après De Gaulle, supposait une stricte séparation des pouvoirs, l’article 127 de l’ancien Code pénal (1810-1994) édictant que le magistrat qui refusait d’appliquer une loi commettait le crime de forfaiture. Toutefois, avant même l’abrogation de ce code au profit du Code Badinter (1994), l’article 55 de la Constitution, énonçant la supériorité des traités sur la loi nationale, avait déjà servi de palliatif pour contourner l’interdit criminel. Selon l’historien de droit Jacques Krynen [2] cet article ne visait alors qu’à rassurer les Alliés de la France quant à ses engagements vis-à-vis d’eux (Guerre froide).

    Mais la Cour de cassation, en 1975 [3], puis le Conseil d’État, en 1989 [4], ont pris leurs aises jurisprudentielles devant l’indifférence distraite de nos politiciens qui n’aiment pas tant le pouvoir que son apparence (n’ont-ils pas abandonné récemment leur compétence en matière d’avortement au profit du Conseil constitutionnel de composition non démocratique ?).

    La séparation des pouvoirs, un droit et deux ordres

    Dès son origine, la république française, précisément pour en finir avec l’État de droit encore innomé de l’Ancien régime, avait établi, sous l’autorité suprême de la Loi formelle, une stricte séparation des pouvoirs, au point de connaître une postérité originale typiquement française. En effet, l’interdiction faite à l’autorité judiciaire de s’immiscer dans les fonctions des pouvoirs législatifs et exécutifs finira par conduire à la création d’un droit administratif autonome (1873) avec un ordre juridictionnel parallèle, mis sous l’égide du Conseil d’État afin de laisser l’ordre judiciaire, et donc la Cour de cassation, absolument en dehors du jeu.

    Or, si le Front national/Rassemblement national a donné aux fonds parlementaires qui lui étaient dus par le Parlement européen une affectation tout ou partie étrangère à leur objet, est-ce à un juge de l’ordre judiciaire de le sanctionner ? Que dirait-on si, symétriquement, une commission parlementaire perquisitionnait le cabinet d’un juge pour voir s’il fait bien son travail et utilise à bon escient l’argent du contribuable ? Là, on entendrait glapir à la « violation de la séparation des pouvoirs ! ». Et à juste titre ! Certes, mais alors il appartient aux assemblées d’établir leurs systèmes disciplinaires distincts, comme nous sûmes établir historiquement nos juridictions administratives, au nom du respect de la séparation des pouvoirs. Que reste-t-il de cette séparation des pouvoirs si le juge peut dire aux députés ce qui est ou n’est pas un travail parlementaire ?

    Bon. Vous allez m’opposer que ce n’est pas le parlement de la République qui est en cause ici, contrairement au précédent (avorté) Mélenchon. Peut-être. Peut-être, mais nous faut-il céder nos valeurs historiques devant le parlement croupion de Bruxelles et Strasbourg, lieux de jeux de rôles pour entretenir le personnel politique des 26 ou 27 (et plus si affinité) en mal de sièges et de prébendes, et qui n’a guère de pouvoirs d’initiatives démocratiques et pas même l’initiative des lois ?

    Ou alors, soumis et en connivence comme le RN devant le Tribunal, ayons le bon sens d’acter la fin de la République et de reconnaître notre dissolution dans l’Union européenne que l’ancien dissident Vladimir Boukovsky (« … je viens de votre futur ») décrivait comme une nouvelle URSS en devenir.

    Éric Delcroix (Polémia, 19 novembre 2024)

     

    Notes :

    [1] Voyez mon ouvrage Droit conscience et sentiments, Akribeia, 2020.
    [2] Voyez son ouvrage Le Théâtre juridique, une histoire de la construction du droit, Gallimard, 2018.
    [3] Arrêt Société des Cafés Jacques Vabre.
    [4] Arrêt Nicolo.

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  • Ces chênes qu’on veut abattre...

    Nous reproduisons ci-dessous une tribune d'André Rougé cueilli sur Breizh-Info et consacré aux scandaleuses réquisitions du parquet lors du procès contre Marine le Pen et les députés européens du RN dans l'affaire des assistants parlementaires.

    André Rougé est député européen du RN et responsable du cercle des Horaces.

     

    Marine Le Pen_Réquisitions parquet.jpg

     

    Procès RN / Marine Le Pen. Ces chênes qu’on veut abattre

    Certains procès résonnent comme des aveux. Ainsi, de celui intenté par le Parlement européen à Marine Le Pen et, à travers elle, n’en doutons pas, aux 11 millions de Français qui, en votant en faveur du Rassemblement national, entendent remettre l’Union européenne à l’endroit. Comprendre : au service des peuples. Tout est décidément mis en œuvre pour les réduire au silence, comme jadis les dissidents dans l’empire soviétique.

    Que nous reproche, en effet, l’ancien président socialiste du Parlement européen, Martin Schulz, dont la plainte, déposée en 2015, est à l’origine du procès ouvert le 30 septembre dernier devant le Tribunal correctionnel de Paris ? D’avoir utilisé, en toute transparence, (et non « détourné » comme le prétendent ses amis avec tout ce que ce terme suggère de dissimulation) les crédits alloués par le Parlement aux eurodéputés pour recruter, non des bénis oui-oui de de la cause fédéraliste mais, en l’espèce, des collaborateurs en adéquation avec les valeurs du Rassemblement national. Nul doute que si Marine Le Pen avait puisé dans le vivier du Mouvement européen ou de la Fondation Robert Schumann pour naviguer entre Strasbourg, Bruxelles et Paris, ces derniers ne seraient suspects de rien et ne se verraient pas contraints de justifier jusqu’à leur emploi du temps !

    Or nous le revendiquons haut et fort : nos assistants ont été recrutés pour faire de la politique, comme l’attendent nos électeurs. Et c’est bien ce que prétendent leur interdire nos censeurs, au nom d’une lecture antidémocratique des textes qui, si elle avait force de loi, transformerait les collaborateurs de tout eurodéputé en employés purs et simples des institutions européennes ! Que resterait-il alors des droits de l’opposition — dont nous sommes les seuls vrais représentants — si ses membres n’avaient plus la liberté d’affecter leurs collaborateurs aux tâches qu’ils jugent les plus utiles à leur mandat ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Nulle part, de fait, il n’est reproché à quiconque d’avoir profité d’un système d’emplois fictifs sans rapport avec la nature foncièrement politique de leurs fonctions ni a fortiori constitutif d’un enrichissement personnel. Ce qui est scandaleusement mis en cause, c’est la nature du travail effectué et même, si l’on pousse à bout la logique intrusive — et j’ose dire : quasi-policière — de cette procédure : le lieu où il l’exerce !

    D’emblée, le Rassemblement national avait pourtant annoncé la couleur : la source de ses ennuis judiciaires n’est rien d’autre qu’un organigramme officiel faisant apparaître qu’un certain nombre de collaborateurs de députés européens occupent des fonctions bénévoles au sein du mouvement. Et c’est là qu’intervient le caractère odieusement unilatéral de cette procédure. Reproche-t-on aux assistants des élus socialistes, PPE, Verts ou LFI de s’investir légitimement dans leurs partis respectifs ? Faut-il, pour être un collaborateur exemplaire aux yeux de l’administration du Parlement européen, renoncer à tout militantisme sur son temps libre et, comme dans certaines sectes, transformer sa vie privée en désert ?

    Exiger que l’activité d’un assistant parlementaire s’exerce exclusivement au sein de l’hémicycle, ce n’est pas seulement adopter une logique totalisante — pour ne pas dire totalitaire ; c’est, subrepticement, porter atteinte aux droits fondamentaux de l’opposition, reléguée dans une fonction structurellement subalterne et presque ancillaire. Que serait une démocratie dans laquelle l’activité de ladite opposition se limiterait à proposer des amendements condamnés par l’arithmétique à se voir enterrés, tout en se trouvant privée d’exercer, par les moyens appropriés, sa fonction tribunicienne, autrement dit sa capacité de militer auprès de ses électeurs – donc dans le cadre national – en faveur d’une alternance ?

    Si nous faisons de la politique, c’est pour contester le fonctionnement du système communautaire en vigueur, non pour l’enraciner dans ses travers. Il n’appartient pas à ceux dont nous dénonçons la politique de choisir à notre place les voies et les moyens de faire entendre notre voix. Et encore moins d’accuser un assistant de contrevenir à ses obligations parce qu’il milite bénévolement pour son propre parti dans le cadre national, cadre qui, ne l’oublions pas, constitue la circonscription unique du parlementaire pour lequel il travaille !

    S’en prendre à Marine Le Pen qui n’a jamais caché sa volonté de recruter des collaborateurs engagés dans notre combat pour une autre Europe n’est donc rien d’autre qu’un authentique procès politique. Et ce doublement. Car ceux qui espèrent sa condamnation ne se contentent pas d’instrumentaliser la justice française au service d’un combat partisan — celui déclenché, voici neuf ans, par les socialistes du Parlement européen contre les élus du Rassemblement national ; ils tentent, aussi et surtout de barrer la route de la magistrature suprême à la seule personnalité politique incarnant une alternative, non seulement française mais européenne, au système qui conduit notre continent à la faillite après l’avoir précipité dans la désindustrialisation et l’immigration de masse.

    L’histoire démontre que les systèmes aux abois sont ceux qui se défendent le mieux, jusqu’à ce que l’évidence impose ses sanctions. Mais entre-temps, que de malheurs ! La Quatrième République en est un bel exemple qui, désavouée par une majorité d’électeurs dès son avènement, déploya des trésors d’ingéniosité pour se maintenir douze ans, en mobilisant contre le général de Gaulle et son Rassemblement du Peuple Français toutes les ressources du « régime des partis ». C’est ainsi que, fort de 40% des voix à l’issue des municipales de 1947, le RPF fut tenu à l’écart des responsabilités par l’odieux système dit des « apparentements », ébauche du pseudo « front républicain » actuel permettant à des forces notoirement minoritaires d’accéder au pouvoir dans le seul but d’empêcher une véritable alternance.

    Écœuré par ce déni de démocratie, Georges Bernanos, qui allait mourir sans assister au retour au pouvoir de l’Homme du 18 juin, avait alors confié à plusieurs de ses amis : « Ne vous en faites pas, la France a inventé Jeanne d’Arc, elle a inventé Richelieu, elle a inventé Clemenceau, elle en inventera d’autres, c’est son affaire ». Mais pour ajouter aussitôt : « La nôtre, ce serait d’éviter qu’on les brûle » ! Ou qu’on les abatte tels les chênes du « bûcher d’Hercule » chers à Malraux citant le père Hugo…

    André Rougé (Breizh-Info, 15 novembre 2024)

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  • La dédiabolisation, un piège à c...?

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Julien Dir cueilli sur Breizh-Info, qui, à l'occasion de la victoire de Donald Trump, obtenue malgré l'hostilité de la quasi-totalité du système politico-médiatique, évoque la faute grave que constitue la stratégie de dédiabolisation du RN...

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    Victoire de Trump aux USA : la preuve que la dédiabolisation est un piège à c…

    La réélection fracassante de Donald Trump à la présidence américaine, face à une gauche agonisante et empêtrée dans ses contradictions, sonne comme un avertissement tonitruant. Le peuple américain, fatigué par des décennies de soumission aux dogmes du gauchisme, du wokisme, et de l’immigration incontrôlée, a finalement pris position, préférant un dirigeant droit dans ses bottes, imperméable aux injonctions du politiquement correct et aux sourires mielleux du système. Contrairement à Marine Le Pen et au Rassemblement National, qui persistent à s’aplatir devant les médias bien-pensants et à caresser les élites dans le sens du poil, Trump, lui, n’a fait aucune concession. Et cette posture de confrontation, loin de lui nuire, l’a mené à une victoire historique.

    L’illusion de la dédiabolisation

    Qu’est-ce que le Rassemblement National n’a pas encore tenté pour « adoucir » son image ? La dédiabolisation, ce concept creux qui n’est qu’un piège tendu par les médias et les élites progressistes, a réduit le RN à une pâle imitation de ce qu’il était. Convaincu que se conformer aux codes de la bienséance politique lui offrirait la clef du pouvoir, le RN s’est trahi, désarmant son propre électorat, brouillant son message, édulcorant son discours. Ce qui devait être une stratégie de conquête s’est révélé un aveu de faiblesse. Trump, en revanche, a pris le chemin inverse, choisissant l’affrontement, la confrontation frontale. Loin de chercher l’approbation du système, il s’est lancé dans une guerre ouverte contre le gauchisme et le wokisme, refusant toute compromission.

    Trump et Musk : la guerre contre le système

    Trump a compris que le monde est en guerre idéologique, une guerre totale menée contre les peuples par une élite cosmopolite et ses alliés gauchistes. Dans cette lutte, il a trouvé un allié puissant en la personne d’Elon Musk, visionnaire libre-penseur, qui, lui aussi, a osé s’affranchir des dictats du progressisme et du politiquement correct. Ensemble, ils ont entrepris de démanteler les piliers du système gauchiste : Musk avec ses positions radicales en faveur de la liberté d’expression, Trump avec sa promesse de démanteler les politiques d’immigration qui menacent les fondements mêmes de la civilisation occidentale. Cette alliance électrise, et elle inquiète aussi. Elle effraie les chiens de garde du système, car elle met en lumière leur impuissance face à un homme qui n’a pas peur de dire ce qu’il pense et de faire ce qu’il dit.

    Gauche et wokisme : les armes de la destruction civilisationnelle

    Le gauchisme et le wokisme, masques d’un progressisme destructeur, sont des outils de subversion, une arme idéologique massive dont l’objectif est clair : saper les bases de la nation, fragmenter l’identité, éradiquer l’héritage. En Amérique, le peuple l’a compris, préférant se tourner vers un leader qui incarne la résistance et la fermeté. Trump ne recule pas devant les accusations, les invectives, et les tentatives de diabolisation. Il ne cherche pas à plaire, il vise à dominer. C’est cette approche qui a galvanisé les électeurs, fatigués de voir leur pays devenir le laboratoire des folies progressistes, envahi par une immigration sans frein, où la morale traditionnelle est bafouée au nom d’une tolérance perverse.

    RN : un contresens historique

    Marine Le Pen, Jordan Bardella et le RN devraient tirer une leçon de cette élection. Le « trumpisme » a triomphé non pas parce qu’il s’est couché devant le système, mais parce qu’il a attaqué ses fondations sans peur ni honte. La dédiabolisation est une soumission masquée, une erreur de calcul qui, loin de séduire, aliène les vrais patriotes. À force de vouloir être aimé, on finit par se renier. Mais le RN persiste dans ce contresens historique, convaincu que des courbettes et des concessions lui ouvriront les portes du pouvoir. C’est une impasse. Trump, lui, montre la voie : rester droit, frapper fort, et ne jamais transiger.

    La victoire de Trump nous rappelle qu’il est possible de vaincre sans se travestir, sans édulcorer son message. Le RN doit cesser de chercher l’aval des médias et des élites, et redevenir une opposition implacable aux dérives du gauchisme. Trump et Musk, en s’attaquant frontalement aux fondements mêmes de ce système, montrent qu’il n’est pas nécessaire de faire des compromis pour s’imposer. Ce duo atypique a réussi en affirmant haut et fort leurs convictions, en rejetant le politiquement correct et en combattant chaque tentative de censure. Leur approche n’a pas divisé leur base : elle l’a renforcée.

    Le RN devrait s’inspirer de cette leçon : il faut pourfendre le gauchisme sans relâche, dénoncer l’immigration massive comme une menace existentielle, défendre sans concession l’identité nationale. Les peuples ne veulent pas des demi-mesures ni des compromis ; ils aspirent à un leader qui prenne des positions claires et radicales, sans peur du jugement des élites. Le moment est venu de trancher avec le statu quo et de renouer avec une ligne résolument anti-système, un nationalisme sans concession, un discours sans filtre.

    La victoire est à ceux qui osent

    L’élection de Trump prouve que la victoire appartient à ceux qui osent : oser défier les tabous, oser briser le mur de la censure médiatique, oser incarner une alternative sans compromis. Trump a fait le choix de ne pas plaire, et c’est précisément cette audace qui l’a rendu irrésistible aux yeux des électeurs fatigués des trahisons et des promesses non tenues. Si le RN persiste dans la dédiabolisation et les courbettes, il continuera à tourner en rond, incapable de canaliser la colère légitime de ceux qui voient leur pays sombrer.

    À l’heure où la France est minée par les mêmes maux que les États-Unis — le wokisme, l’immigration incontrôlée, la perte d’identité —, il est temps de cesser les demi-mesures et de passer à l’offensive. Le RN, pour s’imposer, devra rompre avec la tentation du consensus, reprendre son rôle de pourfendeur du gauchisme, et surtout, cesser de croire aux mirages de la dédiabolisation. L’Histoire nous enseigne que seuls les plus audacieux, les plus intransigeants, finissent par triompher

    Julien Dir (Breizh-info, 6 novembre 2024)

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  • Le RN va-t-il devenir un parti néolibéral comme les autres ?...

    Pour cette nouvelle édition de "Cette année-là",  sur TV Libertés, Patrick Lusinchi, avec François Bousquet, Olivier François, Christophe A. Maxime et Rodolphe Cartremonte à décembre 2019, quand Éléments titrait "Et si tout basculait en 2022", avec un long entretien de Jérôme Sainte-Marie : "Il n’y a pas de plafond de verre pour Marine Le Pen". Qu’en est-il 5 ans après ? Le RN n’a certes pas brisé ce plafond, mais il semble de plus en plus fragile. Que faire pour le percer ? Le RN doit-il élargir son socle électoral au risque de désorienter sa base ? Les volte-face du parti de Jordan Bardella sur l’économie, lors de la séquence des législatives, peuvent laisser penser que c’est le choix du RN. Comment réagira demain son électorat populaire face à ces changements de cap ?...

     

                                           

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