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Entretiens - Page 235

  • Dominique Venner et le choc de l'histoire...

    A l'occasion de la sortie prochaine de son nouveau livre Le choc de l'histoire  chez Via Romana, Dominique Venner répond à Novopress et présente son oeuvre d'historien et de praticien de l'histoire.

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  • Théories de la mondialité...

    Nous vous ignalons la parution récente aux éditions L'Harmattan d'un ouvrage de Gérard Dussouy intitulé Théories de la mondialité. L'auteur est professeur de géopolitique à l'université Montesquieu de Bordeaux.

    Il est possible d'écouter ci-dessous une interview récente de Gérard Dussouy donné à Novopress.

     

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    La mondialité est un fait social total.
    Cela est le résultat du progrès des communications et de la mondialisation du capitalisme. Un système mondial s'est mis en place, mais dont on a du mal à dessiner les contours et à en préciser le fonctionnement. C'est pourquoi dans ce livre, et dans la continuité épistémologique des deux premiers tomes de son traité, Gérard Dussouy, dissèque les théories que la mondialité engendre. En premier lieu, celles qui traitent du pouvoir de l'économie de fixer un ordre marchand mondial qui dépasse les Etats.
    En second lieu, celles qui postulent une société mondiale cosmopolite, bâtie sur les réseaux d'acteurs et soumise à des régulations transnationales. A cette occasion, il mène une analyse théorique des réseaux de pouvoir qui faisait défaut jusqu'à aujourd'hui. Dans les deux cas, l'auteur n'a pas de difficulté à mettre en évidence divers enjeux rédhibitoires qui renvoient au concept de puissance : le changement hiérarchique au sein d'une globalisation économique chaotique : les défis de la démographie, de la culture et de l'écologie dans l'hypothèse de la société mondiale.
    Face à ces théories impuissantes à rendre la complexité du monde, Gérard Dussouy insiste sur la nécessité de penser une herméneutique de la mondialité dont il précise ici certains fondements. Au final, les analyses de l'auteur s'avèrent très préoccupantes pour les Européens. La récession née du krach de l'été 2008 pourrait être le début d'une crise structurelle et existentielle profonde.
    • L'ORDRE MARCHAND
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    • La théorie des régimes internationaux et son contexte
    • Le pouvoir économique dans la globalisation, objet central de l'Epi
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    • L'HYPOTHESE HASARDEUSE DE LA " SOCIETE MONDIALE "
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    • Transnationalisme et vision réticulaire du monde
    • Une société globale de bientôt neuf milliards d'individus ? les défis de la démographie, de la culture, de l'écologie
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    • CONCLUSION DU TRAITE : UNE HERMENEUTIQUE DE LA MONDIALITE
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    • Complexité et pragmatisme méthodologique
    • La géopolitique systémique en tant qu'herméneutique
    • Les conséquences géopolitiques de la globalisation
     
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  • "Maurras : une victime de l'inculture contemporaine..."

    Nous reproduisons ci-dessous un entretien paru dans Flash magazine et reproduit sur le site Voxnr, dans lequel Alain de Benoist répond aux questions de Christian Bouchet sur Charles Maurras.

     

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    Christian Bouchet : Vous avez écrit sur Charles Maurras, vous êtes connu comme possédant dans votre bibliothèque un rayon de Maurassiana que nombre d’Universités vous envieraient, vous êtes-vous jamais considéré comme maurrassien ou, a minima, comme influencé par sa pensée ?

    Alain de Benoist : Non, jamais. À l’âge de seize ans, j’ai fréquenté pendant quelques mois un cercle d’Action française. Ce que j’y ai entendu ne m’a pas convaincu. Par la suite, j’ai du lire cinq ou six cents livres de et sur Maurras – j’ai même publié une bibliographie maurrassienne de près de deux cent cinquante pages –, sans que cela fasse de moi un disciple du maître de Martigues. La pensée de Maurras est à la fois l’héritière de l’école contre-révolutionnaire et du positivisme d’Auguste Comte ; or, je ne suis ni un positiviste ni un contre-révolutionnaire. Maurras était convaincu qu’aucune forme de souveraineté politique ne pouvait s’étendre au-delà de la nation ; je suis un Européen convaincu. Maurras pensait que la solution des problèmes de la France impliquait un retour à la monarchie. Qui peut encore croire cela aujourd’hui dans notre pays – exception faite peut-être des immigrés marocains qui sont généralement de grands admirateurs de leur roi ? Que l’état général de la société soit aujourd’hui le même dans tous les pays occidentaux, qu’ils soient des républiques ou des monarchies, montre que Maurras surestimait nettement les mérites de l’institution.

    Idéalisant l’Ancien Régime, Maurras n’a pas vu comment la monarchie française, désireuse de liquider l’ancien ordre féodal, a constamment promu la bourgeoise au détriment de l’aristocratie, ni comment elle s’est employée à mettre en œuvre un processus de centralisation politique et de rationalisation administrative que la Révolution, comment l’avaient bien vu Tocqueville, Renan ou Sorel, a seulement accélérée et aggravée. Hostile à la Révolution, il se réclamait du nationalisme, sans réaliser que c’est seulement à partir de 1789 que le mot « nation » prend un sens politique : « Vive la nation ! » est à l’origine un cri de guerre contre le roi.

    Je suis tout aussi en désaccord avec le classicisme de Maurras (probable compensation de son romantisme intérieur), qui débouche souvent sur une apologie implicite du rationalisme, avec sa critique de la démocratie, que je trouve bien conventionnelle, et bien sûr avec sa germanophobie (les Allemands n’étaient pour lui que des « candidats à l’humanité » !). Lui qui admirait tant les « quarante rois qui ont fait la France » aurait dû se souvenir que les dynasties mérovingienne, carolingienne et capétienne étaient toutes d’origine germanique, et que le nom même de la France lui vient d’un conquérant germain.

    Cela dit, n’ayant jamais été maurrassien, je ne m’en sens que plus libre pour affirmer l’importance de Charles Maurras dans l’histoire des idées. Maurras est certes resté aveugle sur bien des choses – il n’a aucun regard sociologique, ignore tout des doctrines économiques et, de façon générale, ne sait analyser aucun des facteurs à l’œuvre dans les dynamiques sociales –, mais son œuvre n’en est pas moins imposante, et même incontournable. Il représente en outre l’exemple rare d’un homme qui sut être à la fois un théoricien politique et un journaliste de haut niveau, tout en ayant aussi une production poétique et littéraire considérable, et en animant un mouvement politique qui a perduré pendant plus d’un siècle. Il y a enfin chez lui un héroïsme intellectuel auquel je suis sensible. Le problème, c’est que les gens de gauche se sentiraient déshonorés de lire Maurras, et que les gens de droite préfèrent regarder la télévision. Condamné par l’Église de 1926 à 1939, désavoué par son Prince, prisonnier de son public, victime de lui-même, Maurras est aujourd’hui l’un de ceux, innombrables, qui font les frais de l’inculture contemporaine. Moi qui n’ai jamais partagé ses idées, je trouve que c’est un scandale.

    Christian Bouchet : Les héritiers politiques de Maurras relèvent, en quasi-totalité, de la butte-témoin idéologique et de l’engagement muséal. Comment se fait-il, alors que Maurras a eu quelques continuateurs brillants, que ceux-ci n’aient pas su actualiser sa pensée pour le XXIème siècle ?

    Alain de Benoist : Il est difficile d’actualiser au XXIème siècle la pensée d’un homme qui, à bien des égards, était déjà dépassé au XXème. Maurras est avant tout un homme de la fin du XIXème siècle. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la plupart des meilleurs analystes du maurrassisme estiment que la période de l’Action française la plus intéressante est celle de ses débuts. À l’époque où L’Action française n’était encore qu’une petite « revue grise », l’AF n’hésitait pas à professer des idées fédéralistes et socialisantes, ainsi que le faisait au même moment le jeune Barrès dans La Cocarde, et même à lancer des appels à la classe ouvrière. Maurras allait jusqu’à écrire : « Otez la démocratie, un communisme non égalitaire peut prendre des développements utiles » ! Mais l’AF s’est condamnée elle-même en 1914, en se ralliant au système au nom de l’« union sacrée » – erreur que Georges Sorel n’a pas commise. Après la Première Guerre mondiale, où elle paya d’ailleurs un lourd tribut, elle devient une ligue qui va devenir de plus en plus captive d’un public conservateur et réactionnaire.

    Il est arrivé aux maurrassiens ce qui arrive à tous ceux qui se réfèrent à un seul maître, surtout quand celui-ci est l’homme d’un système (en l’occurrence le royalisme, dont il prétendait démontrer la nécessité à la façon d’un théorème). Victimes de leur dévotion pour le vieux Maurras qui-avait-tout-prévu et qui-ne-s’est-jamais trompé, ils ont été incapables de mesurer les limites de sa pensée, condition indispensable pour la renouveler. L’Action française, qui a été affectée durant toute son existence par d’innombrables scissions, est aujourd’hui en phase terminale. L’historiographie dont elle fait l’objet – et ce n’est sans doute pas une coïncidence – se porte au contraire plutôt bien. Je pense ici surtout à la série de colloques internationaux sur Maurras et l’Action française organisés à l’initiative d’Olivier Dard, de l’Université de Metz. La lecture des actes de ces colloques est absolument passionnante parce qu’elle nous apprend beaucoup de choses que l’on ignorait encore hier.

    Christian Bouchet : Pensez-vous qu’un maurrassisme républicain soit possible et puisse être d’actualité ? Et tout particulièrement dans le champ des relations internationales ?

    Alain de Benoist : Un « maurrassisme républicain » ? Un dévot d’Action française parlerait d’oxymore ! je n’y crois guère moi non plus, à moins de faire de cette formule un synonyme de ce qu’on appelle aujourd’hui le souverainisme – le thème de « la France seule » pouvant éventuellement servir de point de passage. Mais alors, ce sont les limites de ce souverainisme qu’il faudrait souligner. Les critiques des souverainistes sont souvent justes, mais ce qu’ils proposent relève du restaurationnisme. Un seul exemple : c’est très bien de dénoncer la « mondialisation libérale », mais si c’est pour en revenir au bon vieux capitalisme patrimonial, en s’imaginant qu’il cesse d’être un système d’exploitation dès lors que son action s’inscrit dans le cadre national, à mon avis, cela ne vaut pas la peine. Et puis, n’oublions quand même pas ce que Maurras écrivait dans L’Action française du 10 juin 1912 : « Ni implicitement ni explicitement, nous n’acceptons le principe de la souveraineté nationale, puisque c’est au contraire à ce principe-là que nous avons opposé le principe de la souveraineté du salut public, ou du bien public, ou du bien général » !

    (Entretien paru dans Flash magazine n°71)

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  • Les débuts de la démondialisation...

    Vous pouvez visionner ci-dessous un entretien avec l'économiste hétérodoxe Jacques Sapir dans lequel il développe les idées exposées dans son dernier livre intitulé La démondialisation (Seuil, 2011).

     


    XERFI Canal : La démondialisation, avec Jacques... par GroupeXerfi

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  • Libye : vers une défaite politique du couple anglo-français ?...

    Vous pouvez écoutez ci-dessous un entretien donné par Alain de Benoist à la Radio iranienne de langue française à propos de la guerre en Libye et des tentatives de marche arrière de notre pays pour sortir rapidement du conflit.

     

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    podcast

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  • "Une guerre civile, pas une insurrection générale contre un dictateur"...

    Nous avons cueilli sur l'excellent blog Secret défense, tenu par Jean-Dominique Merchet, journaliste à Marianne, cette analyse éclairante de Patrick Haimzadeh, auteur d'un essai récemment publié chez Jean-Claude Lattès et consacré à la Libye.

     

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    Patrick Haimzadeh est l'un des rares spécialistes français de la Libye, pays où il a été en poste, à l'ambassade de France de 2001 à 2004. Ancien lieutenant colonel de l'armée de l'air, arabisant, il a servi dans de nombreux pays arabes ainsi qu'aux Nations-Unies. Il vient de publier un livre, facile d'accès et bien documenté "Au coeur de la Libye de Kadhafi" (Editions Jean-Claude Lattès, 200 pages, 15 euros). Patrick Haimzadeh a bien voulu répondre à nos questions.

    Kadhafi ne tombe pas aussi vite que certains l'espéraient au début de l'intervention militaire. Cela vous surprend-il ?

    Kadhafi résiste en effet plus que certains voulaient bien le penser. J'ai toujours dit, et écrit, que Kadhafi avait les moyens de résister. Ceux qui pensaient le contraire n'avaient aucune connaissance du terrain  et se sont laissés intoxiquer par les propagandes du CNT, d'al-Jazira et de BHL, consensuellement relayées par les médias et les politiques français. A vouloir confondre nos désirs avec les réalités du terrain, nous en sommes arrivés à surestimer la capacité des insurgés à l'emporter militairement et à sous-estimer la capacité de résistance du clan Kadhafi.
     
    Kadhafi résiste non seulement parce qu'il disposait de gardes prétoriennes plutôt bien équipées et entraînées au regard des standards locaux mais parce qu'il disposait et dispose encore d'une base sociale non négligeable au sein de la population, en particulier les populations originaires du Fezzan (Sud) qui ne se sont jamais soulevées mais aussi de certaines populations de Tripolitaine (Ouest).

    Depuis 42 ans, Kadhafi a mis en place en effet  un système de compromission et de rétribution généralisé qui, bon an mal, s'est révélé d'une grande efficacité. Il dispose toujours d'immenses capacités de rétribution des fidèles. Sans rentrer dans le détail de la structure sociale libyenne et des tribus que je décris en détail dans mon ouvrage, je dirai qu'en Libye, le niveau local est à prendre en considération en premier lieu. Ainsi, il est illusoire de penser que les habitants de Cyrénaïque iront porter la guerre et "libérer" les populations de l'Ouest. D'une manière générale les insurgés seront extrêmement réticents à faire des incursions en armes sur des territoires qui ne sont pas les leurs, en particulier s'il s'agit de territoires fidèles ou favorables à Kadhafi.

    Comment qualifieriez vous cette guerre ?

    Depuis début mars, il s'agit d'une guerre civile et non d'une insurrection générale d'un peuple contre un dictateur.

    Quelle était selon vous la bonne stratégie à adopter ?

    L'entrée en guerre sans analyse préalable, ou plutôt sur la base d'analyses erronées, sans plan B, sans idée claire de l'effet final recherché - le but de guerre n'a jamais été clair : protection des populations ou chute du régime - sachant que ce deuxième but n'est pas inscrit dans la résolution 1973 -  et sur la base d'une manipulation, volontaire ou non, consistant à nous faire croire à l'imminence d'un bain de sang en Cyrénaïque, cette entrée en guerre portait dès le départ les germes des "déconvenues" à venir.

    La décision d'entrer en guerre est la décision la plus grave qui soit pour un Etat qui doit se poser la question si cette entrée en guerre est la solution la plus adaptée et conforme aux intérêts supérieurs de notre pays. Entre ne rien faire et bombarder existait toute une palette de moyens à commencer par l'engagement de négociations et l'exercice de pressions pour obtenir un cessez le feu et la préservation des acquis pour les zones déjà libérées, y compris en leur fournissant équipements et conseils ce qui a été fait par exemple avec succès à Misrata. Un certain nombre de Libyens des deux camps, y compris certains proches de Kadhafi,  étaient d'accord pour négocier. Entretenir le CNT dans la certitude qu'il pouvait l'emporter militairement grâce à des bombardements a conforté les plus extrémistes des insurgés dans leur refus de toute concession avant le départ de Kadhafi du pays. Condition irréaliste justement au regard de la psychologie et du passé du dictateur.

    Maintenant que nous sommes en guerre, que doit-on et que peut-on faire ?

    Comme nous avons choisi d'exclure dès le départ tout recours à une intervention terrestre et qu'il n'existe pas dans l'histoire de l'arme aérienne de précédent de la chute d'un régime uniquement obtenue par des bombardements, la situation actuelle était largement prévisible dès le départ. Il faut bien comprendre qu'il n'y aura pas de solution militaire à cette guerre civile car une guerre civile est toujours une tragédie qui laissera des traces sur la société libyenne. La solution passera par un accord entre Libyens pour poser les bases de la reconstruction d'un futur "vivre ensemble" libyen. En tuant ses proches et des membres de sa famille nous avons conforté Kadhafi dans sa volonté de se battre. Les bombardements de ses résidences et de celles de ses proches étaient des erreurs stratégiques qui se sont révélées contreproductives.Tuer des enfants innocents au prétexte de protection des populations civiles constitue en outre une violation de la résolution 1973 et une faute morale.
     
    Une solution pourrait consister à faire pression sur les deux parties pour obtenir un cessez le feu et déclarer que l'objectif de "protection des populations civiles" stipulé par la résolution 1973 est atteint. Les zones libérées conserveraient leur autonomie sous protection internationale, comme cela a été le cas pour les Kurdes d'Irak entre 1991 et 2003, et un processus de transition politique serait mis en place dans les zones sous contrôle de Kadhafi avec garantie que l'unité du pays ne soit pas remise en question. L'idée d'une Libye fédérale ou confédérale devra faire son chemin car elle est la plus conforme à l'histoire, à la culture et aux aspirations des Libyens.

    Que représente les insurgés ?  

    Les insurgés représentent un peu plus d'un tiers de la population libyenne : la Cyrénaïque, la ville de Misrata et une grande partie du Djébel Néfoussa qui comprend des tribus berbères et quelques tribus arabes.  Dans le reste de la Tripolitaine et dans le Fezzan (grand sud) environ 75% de la population est attentiste et le reste soutient plus ou moins activement le régime.

    Peut-on imaginer ce que sera une Libye après Kadhafi ?

    Parler de la Libye post-Kadhafi alors que l'on ne connait pas encore les conditions de sortie de guerre est prématuré. Ce qui est sûr c'est que tout sera à reconstruire dans ce pays où Kadhafi a empêché l'émergence de toute vie ou structure politique et étatique depuis plus de 42 ans. Le pays dispose d'énormes atouts que sont ses ressources pétrolières et quelques technocrates relativement bien formés. Les difficultés seront néanmoins énormes du fait des disparités et des particularismes régionaux et locaux qui seront difficilement compatibles avec l'établissement d'un pouvoir central fort. Une solution fédérale, voire confédérale avec des dévolutions de pouvoirs forts au niveau local est la mieux à même de satisfaire les aspirations du peuple libyen. Les Libyens sont en outre très fiers de leur indépendance et verront d'un mauvais œil toute ingérence étrangère dans leurs affaires intérieures.

     
    Enfin, les séquelles de la guerre civile seront là pour longtemps. Quand j'étais en Libye, les gens se renvoyaient encore parfois de vieilles accusations d'actes de "collaboration" auxquels leurs grands ou arrières grands-parents se seraient livrés avec l'occupant italien dans les années 20...

    Patrick Haimzadeh (Propos recueillis par Jean-Dominique Merchet pour Secret défense, 7 juillet 2011)

     

     

     

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