Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/08/2010

Les énigmes de Vichy

La Nouvelle Revue d'Histoire est en kiosque (n°50, septembre-octobre 2010). Le dossier central est consacré au régime de Vichy, avec des articles de Philippe ConradBernard Bruneteau, Dominique Venner, Olivier Dard, Philippe d'Hugues et Philippe Alméras. On pourra aussi lire une analyse d'Aymeric Chauprade sur la nouvelle politique de la Turquie ainsi qu'un entretien avec l'orientaliste Henry Laurens.

Par ailleurs, la sortie d'un numéro hors-série consacré à l'Afrique est annoncée pour le mois d'octobre.

NRH 50.jpg

30/08/2010

L'empire du kitsch...

 « Voué à cette idéologie fétichiste et décorative, l'art n'a plus d'existence propre. Dans cette perspective, on peut dire que nous sommes sur la voie d'une disparition totale de l'art en tant qu'activité spécifique. Ceci peut conduire, soit à une réversion de l'art dans la technique et l'artisanat pur, transférée éventuellement dans l'électronique, comme on peut le voir aujourd'hui, soit vers un ritualisme primaire, où n'importe quoi fera office de gadget esthétique, l'art finissant dans le kitsch universel, tout comme l'art religieux en son temps a fini dans le kitsch saint-sulpicien. »

Jean Baudrillard, « Illusions, désillusions esthétiques », in Krisis n°19

De l'art les merdes prétentieuses et narcissiques de Jeff Koons, Damian Hirst ou Takashi Murakami ? Non du kitsch, bien gros et bien cher, pour remplir la fondation Pinault. Et c'est justement à ce kitsch, qui domine la production artistique contemporaine, que s'intéresse Valérie Arrault dans son livre L'empire du kitsch, publié aux éditions Klincksieck. Une critique sans concession à découvrir !

Empire du kitsch.gif

"Le kitsch avance, le kitsch gagne chaque jour un peu plus les esprits sans qu'aucune voix ne s'élève contre lui. Longtemps repoussé et contenu dans la sphère du simple mauvais goût et de l’inadaptation de son esthétique à sa propre époque, selon ses contempteurs (Hermann Broch, Umberto Eco ou Milan Kundera pour ne citer que les plus célèbres), le kitsch, à la faveur de l’égalitarisme des valeurs esthétiques et de leur mélange, ne cesse de se développer.
Dès l’effondrement du bloc soviétique et la disparition des grands récits idéologiques qui structuraient le monde, il a repris son offensive, mais cette fois-ci au nom d’un « libéralisme libertaire » triomphant, consacrant le procès d’individualisation cher à Serge Lipovetsky et l’avènement de l’ère du narcissisme triomphant.
Las Vegas, ville d’architecture et de jeu, Jeff Koons, Pierre et Gilles, et Disneyland sont ici convoqués pour tenter de démasquer cette offensive."

29/08/2010

Le totalitarisme... un vieux débat !

Professeur de sciences politiques, Bernard Bruneteau publie aux éditions du Cerf, Le totalitarisme - Origine d'un concept, genèse d'un débat, un important recueil de textes consacrés au totalitarisme, qui ont la particularité de tous dater des années 30. Il prouve ainsi que la réflexion sur la parenté des régimes soviétique, fasciste et nazi ne date pas de la guerre froide, mais qu'elle a frappé "à chaud" un certain nombre d'intellectuels contemporains de ces trois régimes. Une contribution intéressante au débat qui vient compléter celle d'Enzo Traverso, Le Totalitarisme - Le XXe siècle en débat, disponible en poche dans la collection Points essais.

On peut consulter la table des matières ainsi que la copieuse introduction de l'auteur sur le site de l'éditeur.

Totalitarisme.jpg

 

"Le totalitarisme a dominé et écrasé une bonne partie du XXe siècle. Qualifiant une forme de pouvoir « total », le mot désigne aussi un concept (l'idéal-type dudit pouvoir) et une théorie (une catégorie de régime opposé à la démocratie). Utilisé de façon polémique au temps de la Guerre froide, il a constitué un enjeu politique majeur et, aujourd'hui encore, son usage semble sacrilège pour ceux qui refusent tout parallèle entre l'Allemagne nazie et l'URSS stalinienne, entre une idéologie raciste et une utopie universaliste, même dévoyée.

Dans cette anthologie, sont présentés plus de cinquante textes souvent inédits ou oubliés. Ils mettent en lumière l'historicité d'un concept qui, en réalité, doit peu aux affrontements de la Guerre froide. En effet, c'est « à chaud », dans les années 1930, en plein développement du communisme en URSS, du fascisme en Italie, puis du nazisme en Allemagne, que les premières perspectives comparatistes apparurent. Bien avant les analyses canoniques d'Hannah Arendt, des philosophes, des juristes, des historiens et des économistes, européens et américains, ont précisé les mécanismes idéologiques et les structures de pouvoir présidant à une convergence entre les trois régimes. Lieu commun de la réflexion politique dans l'avant-guerre, le totalitarisme est alors au cœur d'un renouvellement des questionnements sur la démocratie, sur sa refondation philosophique, sur la protection que peut lui assurer la loi. Et pour ceux qui définissent une nouvelle catégorie de dictature, fondamentalement différente des formes traditionnelles, le combat contre elle va bien au-delà du seul antifascisme."

28/08/2010

Péril jaune ou péril jeune ?...

Le numéro 47 de Flash, le journal gentil et intelligent, consacre son dossier à la culture "mangas"... On pourra aussi lire, notamment, un décryptage d'Alain Soral sur les manoeuvres autour de l'élection présidentielle de 2012...

Nous vous rappelons qu'il est possible de s'abonner en ligne sur le site de Flash magazine !

Flash 47.jpg

Au sommaire

Notre dossier : mangas, séries animées, jeux vidéo… Japonisation : péril jaune ou péril jeune ?

Panorama du mouvement national japonais. Droite traditionnelle, droite du profit, nouvelle droite et droite délinquante… une mini-galaxie politique en somme.

“Nationalistes de tous les pays, unissez-vous !” Retour sur le voyage de Jean-Marie Le Pen au pays du Soleil levant.

“On s’est battus pour rien…” Témoignage d’un ancien antifa. Nostalgie d’une époque et espoirs déçus…

Objectif 2012 ! Alain Soral nous annonce d’ores et déjà les manipulations politiques à venir. Sarkozy trop grillé ? Strauss-Kahn à l’Élysée ?

Le King est mort, viv… Qu’il le reste ! Elvis Presley, la quintessence du bon goût américain. Par Nicolas Gauthier.

27/08/2010

Pour en finir avec la repentance coloniale...

Daniel Lefeuvre, spécialiste de l'Algérie coloniale et professeur d'histoire à l'université Paris-8 (Saint-Denis), a écrit en 2006 Pour en finir avec la repentance coloniale. Publié initialement chez Flammarion, cet ouvrage a été réédité en format poche dans la collection Champs. A lire avant la sortie en salle de Hors-la-loi, le film de Rachid Bouchareb, qui devrait relancer les polémiques stériles sur la colonisation...

Repentance coloniale.jpg
"Après celle de la guerre d'Algérie, une nouvelle génération d'anticolonialistes s'est levée, qui mène combat pour dénoncer le péché capital que nous devons tous expier: notre passé colonial, à nous Français. Battons notre coulpe, car la liste de nos crimes est longue ! Nous avons pressuré les colonies pour nourrir notre prospérité, les laissant exsangues à l'heure de leur indépendance; nous avons fait venir les "indigènes" au lendemain des deux guerres mondiales pour reconstruire la France, quitte à les sommer de s'en aller quand nous n'avions plus besoin d'eux; surtout, nous avons bâti cet empire colonial dans le sang et les larmes, puisque la colonisation a été rien moins qu'une entreprise de génocide : Jules Ferry, c'était, déjà, Hitler !. Contrevérités, billevesées, bricolage... voilà en quoi consiste le réquisitoire des Repentants, que l'auteur de ce livre a entrepris de démonter, à l'aide des bons vieux outils de l'historien - les sources, les chiffres, le contexte. Pas pour se faire le chantre de la colonisation, mais pour en finir avec la repentance, avant qu'elle transforme notre Histoire en un album bien commode à feuilleter, où s'affrontent les gentils et les méchants."

26/08/2010

Vérification de la porte opposée...

Pour ceux qui ont apprécié Une vie à coucher dehors, les éditions Phébus ont eu la bonne idées de rééditer en un seul volume, sous le titre de Vérification de la porte opposée, les deux précédents recueils de nouvelles de Sylvain Tesson. Notre géographe aventurier y pratique déjà, à l'occasion, un humour assez noir...

Vérification de la porte opposée.jpg
"Vérification de la porte opposée regroupe deux recueils de nouvelles de Sylvain Tesson parus chez Phébus en 2002 et 2004 sous les titres Nouvelles de l'est et Les Jardins d'Allah, mais augmenté de façon significative d'un texte inédit. Dans cette vingtaine de nouvelles, qu'il décrive la Russie postsoviétique ou le ravage du fanatisme islamique, l'auteur nous parle toujours, avec indulgence, mélancolie et humour, de l'incompréhension entre l'orient et l'Occident, et plus largement, entre les cultures. La nouvelle inédite, Les naufragés de l'E19, conte de Noël grinçant, dévoile le cynisme de notre monde. Comme si Sylvain Tesson voulait nous rappeler, sans trop s'en donner l'air, que vivre, où que l'on soit, c'est toujours tomber de haut."