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16/10/2018

Racailles d'en haut...

Nous reproduisons ci-dessous un billet d'humeur de Xavier Eman, cueilli sur son site A moy que chault ! et consacré aux mauvais coups portés à notre pays par la voyoucratie de la France d'en haut... Animateur du site d'information Paris Vox et collaborateur de la revue Éléments, Xavier Eman a récemment publié un recueil de ses chroniques mordantes intitulé Une fin du monde sans importance (Krisis, 2016).

 

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Racailles d'en haut

Pendant que les juges, métamorphosés en militants politiques hargneux,  criminalisent l’auto-défense et embastillent les réfractaires, les députés, eux, dilapident le patrimoine industriel et commercial du pays...  En effet, la semaine dernière,  le Palais Bourbon a ouvert la voie à la privatisation de deux des entreprises nationales les plus rentables : la Française des jeux  (181 millions d'euros  de bénéfices en 2017) et Aéroports de Paris (541 millions de bénéfices la même année). Un Palais Bourbon d'ailleurs aux trois quarts vide pour ces votes, seuls 46 députés ayant participé au scrutin concernant La Française des Jeux  (39 pour,  7 contre) et 60 (48 pour, 12  contre) pour celui touchant à ADP. Un absentéisme qui ne lasse pas de choquer, surtout sur un sujet aussi important et sensible, les entreprises dans lesquelles l'Etat est majoritaire étant, rappelons-le, le bien de tous les français. On pourra particulièrement regretter que ce désintérêt choquant touche toutes les tendances politiques, y compris les députés nationaux qui auraient  pourtant pu trouver là l'occasion d'un tribune pour se faire entendre et rappeler à leur électeurs qu'ils n'ont pas tous sombrés dans un coma végétatif avancé.

Quoiqu'il en soit, la libéralisation à marche forcée voulue par Emmanuel Macron se poursuit, fidèle à la vieille technique consistant à vendre (aux copains ?) les entreprise les plus lucratives et à ne garder à la charge de l'Etat que les structures chroniquement déficitaires. Une opération qui n'est pas sans rappeler le précédent de la privatisation des autoroutes en 1986 qui a transformé le réseau autoroutier national en une rente somptuaire pour quelques actionnaires et un système de racket toujours plus coûteux pour l'ensemble des automobilistes français.

Racailles en épitoges d'hermine ou racailles en costumes, il n'y a décidément pas que dans les cités que la France est agressée et dépouillée...

Xavier Eman (A moy que chault ! , 12 octobre 2018)

09/10/2018

J'y ai droit !...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Xavier Eman, cueilli sur son site A moy que chault ! et consacré à la multiplication des droits dans notre société. Animateur du site d'information Paris Vox et collaborateur de la revue Éléments, Xavier Eman a récemment publié un recueil de ses chroniques mordantes intitulé Une fin du monde sans importance (Krisis, 2016).

 

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J'y ai droit !

La vie, c’est très injuste, on nait beau ou laid, intelligent ou limité, en bonne santé ou souffreteux,  dans une famille riche ou pauvre, un milieu cultivé ou ignare… Puis on grandit dans un environnement favorable ou hostile, avec des parents aimants, indifférents ou cruels, un entourage empathique ou odieux, des camarades enrichissants ou des sinistres connards, des expériences heureuses ou pénibles… etc. Que l’ordre social – et donc L’État – ait pour mission de tenter de corriger ou de compenser un certain nombre de ces inégalités est une évidence absolue. Soutien aux plus faibles, sécurité et protection, aides sociales, scolarité gratuite, accès à la culture, etc… Mais il ne peut – et évidemment ne doit – chercher à se substituer à la nature, et c’est là la frontière entre une politique de « justice sociale » et une course en avant « d’expérimentations sociétales ». Ainsi, de la même façon que certains couples hétérosexuels sont stériles, deux hommes ou deux femmes ne peuvent pas avoir d’enfants entre eux. C’est sans doute très triste pour les personnes concernées – parfois peut-être même tragiques – mais c’est ainsi. C’est la vie, avec ses limites, ses contraintes et son lot de fatalités. Vouloir dépasser et contrecarrer celles-ci est non seulement vain mais potentiellement dramatique et même criminel quand, par exemple, cela met en cause des enfants – à qui l’on a évidemment, de fait, rien demandé - qui vont naître dans des conditions artificielles et vivre dans des contextes qui ne sont pas faits pour eux. Ici on nie les droits des enfants au profit du « droit à l’enfant », concept absurde et délirant qui ouvre la porte à toutes les absurdités et les fantasmagories. Car si on admet le « droit à l’enfant », pourquoi ne pas imaginer le « droit à la femme » ou le « droit à l’homme », disons le « droit au conjoint » ? N’est-ce pas une situation terrible et douloureuse que le célibat forcé ? Une personne seule ne souffre-t-elle pas autant du « manque » d’un autre à ses côtés qu’un couple homosexuel de l’absence d’un enfant ? Est-il normal que dans une société progressiste et démocratique, certains soient laissés sur le bas-côté de l’autoroute du couple et de la famille ? N’est-il pas quelque part « fasciste » que les beaux gosses et les belles nanas séduisent plus et baisent davantage que les vilains et les grosses ? Ne faudrait-il pas là aussi légiférer ? N’est-ce pas urgent même, tant le nombre de personnes concernées est aujourd’hui important ?  De la même façon qu’on envisage d’acheter des ventres, pourquoi ne pourrait-on pas acheter des corps entiers dans le tiers-monde, des compagnes et des compagnons payés pour venir compenser l’extrême préjudice qu’est la « solitude » ? C’est d’ailleurs déjà en partie le cas, entre les pays de l’Est et l’Afrique… Et la pratique précédant toujours sa reconnaissance étatique, il ne reste donc plus qu’à la légaliser, la généraliser, la codifier, l’encourager aussi…

Le drame de notre temps est de confondre la recherche d’une égalité de moyens (on donne un cadre institutionnel et des droits communs à tous) à celle d’une égalité de situation (tout le monde doit pourvoir obtenir la même chose que l’autre, tous les désirs doivent être comblés par la création de droits « spécifiques » à chaque cas particulier…). En récusant l’ordre naturel et en refusant les aspects tragiques, irréfragables et irrémédiables de l’existence, on construit un monde de geignards névrosés et toujours insatisfaits, prenant n’importe quel prurit de leur ego pour un « droit » que la « société » doit venir valider et assurer. Un monde infantile et bruyant, frustré et envieux, plaintif et gueulard. Un monde proprement irrespirable.

Xavier Eman (A moy que chault ! ,  26 septembre 2018)

02/10/2018

Le retour d'une justice d'exception...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Xavier Eman, cueilli sur son site A moy que chault ! et consacré à la condamnation d'Estaban Morillo et de Samuel Dufour, jugés à la suite de la mort d'un militant antifa au cours d'une rixe le 5 juin 2013 à Paris. Animateur du site d'information Paris Vox et collaborateur de la revue Éléments, Xavier Eman a récemment publié un recueil de ses chroniques mordantes intitulé Une fin du monde sans importance (Krisis, 2016).

 

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Affaire Méric : le retour de la justice d'exception

Le vendredi 14 septembre, la justice française, déjà mal en point, s'est gravement déshonorée.

En condamnant Esteban Morillo et Samuel Dufour à 11 et 7 ans de prison ferme, elle a révélé son vrai visage. Non pas celui d'une institution sereine, impartiale et équitable mais celui, hideux et grimaçant, d'une mégère hargneuse et cruelle, toute entière au service d'une basse vengeance politique. Car si Esteban et Samuel ont été frappés par des peines aussi lourdes – extravagantes au regard des sentences ordinairement prononcées pour ce type de faits, et même pour certains beaucoup plus graves et sordides...- c'est principalement, essentiellement même, parce qu'ils ont été désignés, qualifiés, identifiés comme étant des « skinheads », c'est à dire des individus incarnant – ou au moins singeant – l'idéologie du « mal ».

De ce fait, exclus du camp du « bien », donc de l'humanité, ils ne méritaient non seulement aucune pitié mais également un acharnement à la hauteur de leur crime idéologique de lèse-bien-pensance. C'est pourquoi, à une époque où la justice se gargarise de « seconde chance » de « réinsertion » et de « peines adaptées », il ne fallait pas uniquement punir mais surtout briser, éradiquer, broyer ces deux jeunes hommes sans antécédents criminels ni casiers judiciaires. Non pas pour ce qu'ils avaient fait – Samuel n'a même pas touché Méric!- mais pour ce qu'on leur reprochait de penser, pour les idées qu'on leur prêtait et pour ce qu'ils pouvaient incarner. Pour l'exemple.

Certains commentateurs ont également évoqué un « procès de classe », tant, il est vrai ,était criante l'opposition absolue entre les milieux sociaux des accusés et de la victime, entre l'humilité ouvrière un peu hagarde des parents d'Esteban et l'arrogance bourgeoise pérorante des parents de Méric. Mais il ne s'agit là que d'un élément accessoire. Si Esteban et Samuel ont été si durement châtiés, ce n'est pas parce qu'ils sont des « prolos » mais bien parce qu'ils sont des « fachos ». Vouloir mettre en avant, dans cette affaire, une sorte de nouvel épisode de la « lutte des classes » - prégnante en beaucoup d'autres occasions... -, c'est se voiler la face. Car ce qu'ont clairement voulu faire un avocat général en croisade et une juge suintant le militantisme, c'est bel et bien poursuivre la « chasse aux fafs » entamée dans la rue par Clément Méric et ses amis qui, rappelons le, constituent des groupuscules activistes et violents qui n'ont pas pour but la promotion d'un quelconque projet politique ou d'un modèle de société alternatif, mais uniquement et exclusivement l'éradication, y compris physique, des mal pensants. Ainsi d'ailleurs, les simili-milices « antifas », prétendument révolutionnaires et libertaires, ont montré leur parfaite connivence, pour ne pas parler de collaboration, avec l'appareil répressif étatique. Deux méthodes, un même objectif.

Ces sentences, odieuses, sont d'autant plus graves et inquiétantes qu'elles donnent de facto un blanc-seing à la violence d'extrême-gauche ( légitimée de façon délirante par les prétendues « belles idées humanistes » qui sont censées la motiver...) et ne laisse plus aux dissidents du politiquement correct qu'un seul choix : se laisser massacrer ou croupir en prison.

C'est pourquoi, tous ceux qui ne dénoncent pas avec la plus grande fermeté l'inanité de ce jugement, pour des raisons tactiques, « stratégiques » ou cosmétiques (cheveux trop courts, tatouages « craignos »...) font une grave et terrible faute qui se retournera contre eux lorsqu'ils seront à leur tour confrontés à cette « justice » fanatisée.

On annonce un nouveau procès, suite à l'appel du parquet. Espérons qu'il lave, au moins partiellement, l'honneur des magistrats. Mais ne rêvons pas trop...

Xavier Eman (A moy que chault ! , 22 septembre 2018)

25/09/2018

Ces démocraties illibérales plébiscitées par le peuple...

Le nouveau numéro de la revue Éléments (n°174, octobre-novembre 2018) est en kiosque !

A côté du dossier consacré aux nouvelles démocraties illibérales, on retrouvera l'éditorial d'Alain de Benoist, les rubriques «Cartouches», «Le combat des idées» et «Panorama» , un choix d'articles variés, des entretiens, notamment avec Laurent Obertone et Eric Zemmour, les chroniques de Xavier Eman, d'Hervé Juvin, d'Olivier François, de Ludovic Maubreuil, de Fabien Niezgoda, de Laurent Schang et d'Yves Christen et l'anti-manuel de philosophie de Jean-François Gautier...

Bonne lecture !

Vous pouvez commander ce numéro ou vous abonner sur le site de la revue : http://www.revue-elements.com.

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Éditorial           

La fin des classes moyennes, par Alain de Benoist

Agenda, actualités

L’entretien

Laurent Obertone enterre le vivre-ensemble, propos recueillis par François Bousquet et Pascal Esseyric

Cartouches

Le regard d’Olivier François : Le jeu de massacre d'Anne Hansen

Une fin du monde sans importance, par Xavier Eman

Le carnet géopolitique d’Hervé Juvin : Tout est normal, tout change

Nimier inactuel, donc plus actuel que jamais ! , par Michel Marmin

Je me souviens... de Sergio Leone , par Ludovic Maubreuil

Champs de bataille : Voir Teutoburg et mourir, par Laurent Schang

Guerre aux démolisseurs, par Fabien Niezgoda

Bestiaires : L'homme est-il un animal domestique, par Yves Christen

Sciences

Le combat des idées

Eric Zemmour, pourquoi la France, propos recueillis par François Bousquet

Mathieu Bock-Côté : Justin Trudeau, le laborantin du progressisme mondialisé, propos recueillis par Alain de Benoist

Emmanuel Caméléon, par Christian Combaz

Christian Combaz, la révolte de la France de Campagnol, par François Bousquet

Combattre au Moyen-Age, par Fabien Niezgoda

D'estoc et de taille, rencontre avec Jean-Paul Conraud, propos recueillis par Fabien Niezgoda

Fabrice Grimal : la jeunesse française face à la révolution, propos recueillis par David L’Épée

L'impuissance de Galileo, le GPS européen, par Hector Burnouf

L'énigme brésilienne Jair Bolsonao, par Nicolas Dolo

Le Brésil sous la coupe de l'«État profond» américain, par Nicolas Dolo

1789, une contre-révolution sexuelle, par David L’Épée

Pierre Madelin, au-delà de l'anticapitalisme, par Falk van Gaver

Le récit secret de Christopher Gérard, par François Bousquet

La victoire de la boue, par Patrice Jean

La poésie de Georgette LeBlanc, par Erik L'Homme

Dans l'atelier de Pierre Lamalattie, propos recueillis par Thomas Hennetier

Dossier

Les nouvelles démocraties illibérales

La société illibérale et ses ennemis, par Alain de Benoist

Viktor Orban, l'illibéralisme au pays du «goulash», par Yann Caspar

L'essence anti-démocratique du libéralisme, par Jean-Louis Bernard

Le retour du protectionnisme, par Guillaume Travers

L'imposture du national-libéralisme, par David L’Épée

Panorama

L’œil de Slobodan Despot

Les espaces à reconquérir, par Slobodan Despot

Philo : Un problème peut-il être mystérieux ?, par Jean-François Gautier

L’esprit des lieux : Glen Coe, terre sauvage, par Fabien Niezgoda

C’était dans Éléments : Pour en finir avec la civilisation occidentale, par Guillaume Faye

Éphémérides

 

19/09/2018

Joseph Delteil, Guy Dupré et quelques chats...

Le vingt-sixième numéro de la revue Livr'arbitres, dirigée par Patrick Wagner et Xavier Eman, est en vente avec notamment un dossier consacré à Joseph Delteil et un autre aux chats dans la littérature...

La revue peut être commandée sur son site :  Livr'arbitre, la revue du pays réel ainsi que sur Krisis diffusion.

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Au sommaire de ce numéro :

Éditorial

Plaisirs solittéraires

Nouveautés

La confession d'un reître

L'Invention du grand écrivain

Portraits

Georges Bernanos

Joseph Delteil

Pierre Drieu La Rochelle

Alain Gerber

Dossier

Les chats en littérature

Clio

La révolution russe

Heia Safari !

In memoriam

Guy Dupré

Alexandre Soljenitsyne

Essais

Des gentlemen à part

Le protocole du complot

Réflexion

Homère, notre père

Réédition

Degrelle par Brasillach

Témoignage

Nijni Novgorod

Carte postale

Bons baisers de Moscou

16/09/2018

Les snipers de la semaine... (167)

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Au sommaire cette semaine :

- sur le site de Causeur, Régis de Castelnau allume Daniel Cohn-Bendit...

Daniel Cohn-Bendit, 50 ans de tartuferie

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- sur A moy que chault ! , Xavier Eman dézingue cet "esprit Canal" qui pollue tous les milieux...