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traite négrière

  • Résolution de l’ONU : il y a le bon et le mauvais esclavage…

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue d'Arnaud Florac, cueilli sur Boulevard Voltaire et consacré à une résolution votée par l'ONU qui condamne exclusivement la traite occidentale...

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    Résolution de l’ONU : il y a le bon et le mauvais esclavage…

    Le 25 mars 2026, l'Organisation des Nations unies a adopté, à une très large majorité, une résolution non contraignante pour dénoncer l'esclavage. Rien que de très normal : il n'y a rien de positif, dans cet asservissement de l'être humain par son semblable, et les Nations unies, même quand on juge l'action de leur assemblée inutile, sont aussi là pour s'élever contre des atteintes à la dignité humaine intolérables et universellement condamnables.

    « Le crime le plus grave contre l'humanité »

    C'est cependant dans le détail que le bât blesse. En effet, cette résolution désigne la traite négrière, c'est-à-dire l'asservissement des Noirs par les Occidentaux blancs, comme « le crime le plus grave contre l'humanité ». Proposé par le Ghana, le texte se focalise donc exclusivement sur une catégorie particulière de l'esclavage, comme s'il y avait une hiérarchie dans la culpabilité. La résolution appelle, notamment, les États occidentaux qui ont pratiqué le commerce d'esclaves à s'engager dans un processus de justice pour réparer les torts du passé. Ce processus comprend des excuses formelles, des compensations pour les descendants des victimes, des politiques de lutte contre le racisme et la restitution des biens culturels et spirituels pillés.

    Parlant de « blessures profondes » , le secrétaire général António Guterres a enfoncé le clou. La résolution ghanéenne, elle, dit qu'il faut « pointer du doigt le mensonge de la suprématie blanche, travailler pour la vérité, la justice et la réparation ». C'est bon, on a compris. Les Blancs sont méchants. Quant au « crime le plus grave que l'humanité ait connu », c'est une question de point de vue. On peut parler de la Shoah (6 millions de morts ; Israël a d'ailleurs voté contre cette nouvelle hiérarchie de la souffrance) ou bien du communisme (100 millions de morts), voire des massacres commis par Gengis Khan. Mais non : pour que tout soit en ordre, c'est l'Occident qui doit payer.

    Excuses formelles : nos vieux pays n'en sont plus à une humiliation près. Compensations : en clair, des sous, en plus de l'aide au développement, de la CMU et des allocs. Politiques de lutte contre le racisme : c'est déjà le cas, un peu partout, chez les méchants Blancs. Quant à la restitution des biens culturels, un petit tour au musée du quai Branly suffira à nous convaincre qu'il ne s'agira pas d'un déchirement inconsolable.

    L'Occident, seul grand coupable ?

    En revanche, il y a un petit détail qui cloche : si l'esclavage est en effet ignoble, quid des pays qui continuent à le pratiquer ? Les monarchies du Golfe ne sont pas visées par cette résolution. Quid de la traite arabo-musulmane ? Le texte ne dit rien sur les marchands d'esclaves qui ont vendu les Africains aux Européens ni, d'ailleurs, sur les marchés aux esclaves qui existent encore. Et quid de la vente d'Africains par d'autres Africains ? Ce fut quasi toujours le cas pendant que dura le commerce triangulaire.

    En réalité, on a bien compris le truc : c'est l'Occident qui doit être responsable de tous les maux. Bernard Lugan, lors d'une intervention auprès de l'Institut Iliade, rappelait qu'en 2003, une loi semblable, toujours en vigueur, avait été adoptée sur proposition de Christiane Taubira. C'était l'une des fameuses lois mémorielles. Interrogée sur la raison pour laquelle elle n'avait pas parlé de l'esclavage arabo-musulman dans son texte, la députée de l'époque avait été claire : il ne fallait pas faire peser sur les descendants d'esclavagistes d'origine arabe le poids des fautes de leurs ancêtres… mais pour les Occidentaux, en revanche, pas de problème.

    Arnaud Florac (Boulevard Voltaire, 29 mars 2026)

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  • Esclavage, l'histoire à l'endroit...

    Sous couvert de sa revue L'Afrique réelle, Bernard Lugan vient de publier un essai historique intitulé Esclavage, l'histoire à l'endroit.

    Historien et africaniste, Bernard Lugan a publié de nombreux ouvrages, comme  Osons dire la vérité à l'Afrique (Rocher, 2015), Heia Safari ! - Général von Lettow-Vorbeck (L'Afrique réelle, 2017), Atlas historique de l'Afrique (Rocher, 2018) et Les guerres du Sahel (L'Afrique réelle, 2019), mais aussi deux romans avec Arnaud de Lagrange, dont Les volontaires du Roi (réédition, Balland, 2020) et un récit satirique, Le Banquet des Soudards (La Nouvelle Librairie, 2020).

     

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    " Tous les peuples ont pratiqué l’esclavage. Mais seuls les Blancs l’ont aboli. A travers la conquête coloniale, ils ont ensuite contraint ceux qui continuaient à le pratiquer à y renoncer. Or, seule la traite pratiquée par les Européens est criminalisée.
     
    Le 10 mai 2001, en votant à l’unanimité la « Loi Taubira », les députés français ont ainsi imposé une vision à la fois idéologique et manichéenne de la traite esclavagiste. Cette loi ne dénonce en effet que la Traite pratiquée par les Européens, faisant l’impasse sur la traite arabo-musulmane laquelle ne prit fin qu’avec la colonisation. 
     
    Christiane Taubira a justifié cette singulière hémiplégie historique afin que « les jeunes Arabes (…) ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes » (L’Express, 4 mai 2006). 
     
    Par leur vote, les députés français ont donc effacé de la Mémoire collective des dizaines de millions de victimes. A commencer par ces innombrables femmes et jeunes filles berbères razziées dans ce que les conquérants arabes appelaient la « moisson berbère ». Ibn Khaldun évoquait à ce sujet les « belles esclaves berbères, de toison couleur de miel ». Et que dire des millions d’enlèvements d’Européens opérés jusque dans les années 1800 en mer et le long des rivages méditerranéens, à telle enseigne que l’on disait alors qu’ « il pleut des esclaves chrétiens sur Alger » ?
     
    Cette loi fait également l’impasse sur le rôle des Africains eux-mêmes. Or, comme les Européens attendaient sur le littoral que leur soient livrés les captifs par leurs partenaires africains, il dépendait donc in fine de ces derniers d’accepter ou de refuser de leur vendre leurs « frères » noirs. La réalité historique est qu’une partie de l’Afrique s’est enrichie en vendant l’autre partie. Les captifs n’apparaissant pas par enchantement sur les sites de traite, ils étaient en effet capturés, transportés, parqués et vendus par des négriers noirs. Ce qui a fait dire aux évêques africains : 
    « Commençons donc par avouer notre part de responsabilité dans la vente et l’achat de l’homme noir… Nos pères ont pris part à l’histoire d’ignominie qu’a été celle de la traite et de l’esclavage noir. Ils ont été vendeurs dans l’ignoble traite atlantique et transsaharienne » (Déclaration des évêques africains réunis à Gorée au mois d’octobre 2003).
     
    Or, par haine de tout ce qui est « Blanc », ceux qui se sont baptisés « décoloniaux », nient ces réalités historiques au profit d’une fausse histoire qu’ils introduisent au forceps selon des méthodes terroristes et qui est lâchement acceptée par des « élites » européennes entrées en dhimitude doctrinale. Le 19 juin 2020, le Parlement européen a ainsi voté une résolution surréaliste condamnant « l’utilisation des slogans qui visent à saper ou à affaiblir le mouvement Black Lives Matter et à en diluer la portée ». Le groupe LFI a même déposé un amendement visant à ne reconnaître comme « crime contre l’humanité » que la Traite européenne, et non « la traite des esclaves » en général, comme cela était prévu dans le texte initial.
     
    Cette entreprise de subversion connaît des développements apparemment insolites. Ainsi, au mois de mai dernier, en Martinique, deux statues de Victor Schoelcher, l’homme du Décret du 27 avril 1848 abolissant définitivement l’esclavage, ont été renversées à Fort de France et à … Schoelcher. Or, il n’y a ni inculture, ni crétinerie dans ces crimes iconoclastes, mais tout au contraire une claire attitude politique : un Blanc ne peut en effet mettre fin à l’esclavage puisqu’il est par essence esclavagiste… Alors, si les statues du père de l’abolitionnisme ont été renversées, c’est afin que soient mises à leur place celles de personnalités noires « esclavagisées » selon le vocabulaire « décolonial », et qui auraient lutté contre l’esclavage.
     
     Voilà donc les « décoloniaux » en plein complexe existentiel devenus les « esclaves de l’esclavage » selon la formule de Franz Fanon, lui qui refusait de se « laisser engluer par le déterminisme du passé ».
     
    Ce livre remettant totalement à plat l’histoire de l’esclavage était donc une nécessité. Loin des nuées et des incessantes manœuvres culpabilisatrices, cet ouvrage enrichi de plusieurs dizaines de cartes et illustrations, d’une bibliographie détaillée et d’un index est le manuel de réfutation de cette histoire devenue officielle dont la finalité est de paver la route de la repentance afin de faire des Européens des étrangers sur leur propre sol. "
     
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  • Ce peuple polonais qui, à l'inverse de la classe politique française, refuse de se flageller...

    Dans son émission du 13 février 2018 sur le site du Figaro, Eric Zemmour revient avec Guillaume Roquette sur le vote d'une loi en Pologne pour, notamment, interdire d'utiliser l'expression "camps de la mort polonais" à propos des camps de concentration allemands en Pologne...

     

                                   

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