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02/10/2011

Les Nibelungen !...

"Aujourd'hui, Les Nibelungen frappent toujours le spectateur  de stupeur par la stylisation grandiose et dépouillée d'une mise en scène conçue comme une liturgie tragique, qui [...] vise à une sorte d'intemporalité sacrale au moyen d'un archaïsme stylisé." Michel Marmin, Lang (Pardès, 2004)

 

La chaîne Arte diffuse lundi 3 octobre 2011 à 20 heures 40 les deux volets du film de Fritz Lang, Les Nibelungen, dans leur version restaurée  datant de 2010. Avec ce film, sorti initialement en 1924, Fritz lang a porté à l'écran la célèbre légende allemande, la  chanson des Nibelungen, qui a été aussi la source d'inspiration de Richard Wagner pour son Ring...

 

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"Le diptyque LES NIBELUNGEN sera présenté en version restaurée et colorée dans divers festivals ainsi que dans les salles. La première mondiale sera diffusée sur ARTE, chaîne culturelle européenne qui, depuis de nombreuses années, est très engagée dans le cinéma muet. La publication d’un DVD est également prévue. Eberhard Junkersdorf déclare être « très fier que la Fondation Murnau ait pu, à l’issue d’un long travail de restauration, rendre deux des plus importants films de Fritz Lang accessibles au public ».

Il a fallu plus de quatre ans aux équipes de la Fondation pour arriver à bonne fin. Les pellicules ont dû être récupérées à Montevideo, à Moscou, etc. Jamais encore un projet de ce genre n’avait eu une telle ampleur. « La nouvelle version de la Fondation Murnau donne une idée très précise de l’original, c’est une reconstitution fidèle. Pour la première fois, il a été possible de prendre en compte un matériau d’une extrême richesse réparti dans les archives des cinémathèques du monde entier – dix-huit copies d’époques ont été retrouvées » relate la restauratrice Anke Wilkening de la Fondation Murnau. Lors d’une précédente restauration, achevée dans les années 1980, cela n’avait pas encore été possible.

Beate Warkentien, de la Société des musiques de films muets « Europäische Filmphilharmonie », est d’avis que « la musique originale de Gottfried Huppertz, qu’il a composée à la demande de l’Ufa en étroite collaboration avec Fritz Lang et Thea von Harbou, compte parmi les œuvres clés de l’histoire allemande de la musique de films ». La reconstitution de la partition de Gottfried Huppertz (* 1887 Cologne, † 1937 Berlin) et le nouvel enregistrement de la musique originale du film ont été placés sous la responsabilité de la ZDF/ARTE et de l’Orchestre symphonique du Hessischer Rundfunk. Frank Strobel et Marco Jovic ont été chargés par l’Unité de programme Cinéma de la reconstitution et du calage de la musique en se fondant sur le manuscrit tel qu’il nous est parvenu.

Coproduit par la Fondation Friedrich-Wilhelm-Murnau, le Hessischer Rundfunk et la ZDF, en collaboration avec ARTE, le film LES NIBELUNGEN (Allemagne 1924/2010) était présenté le 27 avril 2010 en première mondiale au public de l’Opéra allemand de Berlin. Pas moins de dix-sept institutions de neuf pays ont participé à sa restauration."

30/06/2011

Drogue : la fin de l'utopie néerlandaise ?...

Nous reproduisons ci-dessous un article de Xavier Raufer, publié initialement sur Ring (qui vient de reprendre son activité après près de deux mois d'arrêt pour développement) et consacré à l'échec de l'expérience néerlandaise de légalisation de la consommation de cannabis...

 

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Stupéfiants : la fin de l'utopie néerlandaise

Jeune loup sur la touche ? Ex-ministre démodé ? Longtemps, le politicien au rancart eut un truc pour attirer l’attention : exiger la libéralisation du cannabis. Sitôt, les micros de tendaient, les invitations aux talk-shows s’empilaient, tant ces fausses audaces ravissent les médias. Avec, toujours, un argument massue : voyez les Pays-Bas, leurs coffee-shops où le cannabis se vend librement - la tolérance, ça marche !Eh bien non. Et même, les Pays-Bas abandonnent désormais leur historique tolérance envers les drogues « douces », avec la fermeture programmée des fameux coffee-shops qui - Ô mânes de Tartuffe - ne vendent pas de café, mais de la drogue.Il faut dire que, trente-cinq ans durant, les Pays-Bas ont tout fait pour que leur laxiste utopie vire au drame. Et d’abord, de croire les usuels Diafoirus-sociologues et leur culture de l’excuse, prônant que de pauvres victimes de l’exclusion et du racisme survivent en vendant de la tisane sympa à une innocente jeunesse conviviale. Résultat : des Pays-Bas transformés en centre commercial mondial pour narco-trafiquants, et une croissante réputation de « narco-Etat » dans les instances européennes de Bruxelles. Pour la police néerlandaise en tout cas, nul ne manque dans cette sorte d’Onu du crime : triades chinoises, mafia turque, cartels colombiens, gangs africains, israéliens, vietnamiens, marocains ; un enivrant paradis pour amateurs de « diversité » criminelle. Le local maintenant : comme le sait tout criminologue sérieux, seul le crime organisé peut contrôler durablement un marché illicite. Ainsi, voici un siècle et inexorablement, les tenaces mâchoires, les puissants crocs mafieux se sont refermés sur les drogues. Toutes les drogues. Et par conséquent, ce n’est pas une capitulation sympa et festive, vendue comme doctrine sociologique ou progrès social, qui leur fera lâcher prise.Ainsi, le gros du marché du cannabis néerlandais (Nederwiet, ou Skunk), est-il contrôlé par le crime organisé, « fermes à cannabis » et Coffee-shops tout ensemble. Et qui dit marché dit concurrence : le paisible narco-paradis a bientôt viré à l’enfer, avec explosion des homicides entre gangs, braquages, jets de grenades et tirs d’armes de guerre visant les rivaux, etc.Puis les bandits ont ciblé les élus « pas cool » avec eux : ayant déclaré que les Coffee-shops de sa ville « étaient liés au crime organisé » Rob van Gijzel, maire d’Eindhoven, est sous surveillance policière. Menacé avec sa famille, Fons Jacob, maire de la ville voisine de Helmond, a dû fuir et se cacher. D’où le retournement néerlandais. Une décision brutale ? Non. La fin du laxisme local en matière de drogue était prévisible depuis juin 2010 : lors d’une discrète conférence au ministère français de l’Intérieur, des experts officiels néerlandais et belges avaient révélé l’ampleur du désastre. Selon eux, « l’investissement du crime organisé dans la culture indoor du cannabis » était massif aux Pays-Bas. « La production de cannabis contrôlée par le crime organisé se situant entre 300 et 800 tonnes », pour « un chiffre d’affaires [annuel] de un à trois milliard d’euros ». Ce contrôle criminel du business du cannabis s’accompagnant « d’une montée des homicides liés à la rivalité entre gangs (25 morts en 2009), «  des séquestrations et tortures » et du « trafic des êtres humains et du travail forcé ».Uniquement aux Pays-Bas ? Non : la gangrène gagnait le nord de la Belgique, où « les organisations criminelles hollandaises s’implantent de plus en plus ». « Au Brabant septentrional et en Flandre s’est constitué une sorte de Rif [montagnes marocaines où se cultive le cannabis] indoor qui produit 1 000 tonnes d’herbe » [par an] ». Au total, un appel au secours où les Pays-Bas et la Belgique ressentaient cher payer trente ans de laxisme. Le cannabis était naïvement laissé en vente libre par petites doses pour éviter les guerres de gangs et le crime organisé ? Résultat : les mafias, les homicides, le travail forcé, la drogue par tonnes et des milliards de narco-euros corrompant les campagnes de la région. Telle est la leçon à retenir. C’est sur cette base simple et réaliste que devra se bâtir toute politique européenne anti-drogue. Une construction désormais possible, maintenant que les Pays-Bas abandonnent leur laxiste utopie. Et d’autant plus urgente qu’en la matière, une crise menace, du fait d’une imminente « rupture majeure dans la géopolitique du cannabis » (Drogues, enjeux internationaux, bulletin de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies, N°1, mai 2011). Rappel préalable : le cannabis compte dans l’Union européenne 23 millions d’usagers récréatifs, dont 4 millions de fumeurs pluri-hebdomadaires. Or, sur ce marché énorme, s’amorce une guerre de territoires entre la résine de cannabis du Maroc, dominante en Europe du Sud (Italie, Espagne, Portugal, France) et l’herbe Sinsemilla, elle cultivée clandestinement en serres, surtout en Europe du nord et en Grande-Bretagne. En présence : la résine marocaine, qui est pauvre en principe intoxicant : de 3 à 16% de THC (Tétrahydrocannabinol) ; venant du Maghreb, elle doit donc être transportée de loin. Et la Sin-semilla (sans graines en espagnol), une plante femelle ultra chargée en THC (de 20 à 35%). Cultivée en Europe, près des consommateurs, elle est à la fois bon marché et « forte », donc attrayante pour les drogués.Or la Sinsemilla est désormais en pleine conquête de l’Europe du Sud - à commencer par la France.D’où, deux conséquences prévisibles :- Une guerre européenne entre gangs vendant la résine, ou la Sinsemilla,- Un déport des dealers de résine vers la cocaïne, pour combler leur manque à gagner.Or, toujours et partout dans le passé, de tels soubresauts dans un marché illicite ont généré de sanglantes guerres de gangs. Voilà qui explique pour bonne part l’évolution néerlandaise - et qui rend plus urgente encore l’élaboration d’une politique européenne anti-drogue cohérente et ferme.

Xavier Raufer (Ring, 21/06/2011)



 

01/06/2011

La pensée et l'action !...

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Connaissez vous la boxe-échecs ou chessboxing ? C'est un sport inventé par le dessinateur et scénariste Enki Bilal dans sa bande-dessinée futuriste Froid Equateur(Les Humanoïdes associés, 1992),  troisième volet de la trilogie Nikopol (dont les deux premiers tomes sont La foire aux immortels (Dargaud, 1980) et La femme piège (Dargaud, 1986)). Le chessboxing voit les deux adversaires s'affronter alternativement sur l'échiquier et sur le ring.

Un admirateur de Bilal, l'artiste performeur Iepe Rubingh décide d'organiser un premier combat en 2003. la formule connait un réel succés et des fédérations de chessboxing apparaissent en Allemagne, en Angleterre et en Russie, notamment.


CHESS-BOXING ::: Combat au 104 - Paris par Gonzai_mag

Le combat se déroule en onze rounds : 6 d'échecs (6 tranches d'une partie en blitz de 2x12 mn) et 5 round de boxe alternés. La victoire peut s'obtenir aussi bien sur l'échiquier que sur le ring. La partie commence évidemment par un round d'échecs et l'accés à ce type de compétition est réservé à des personnes possédant un niveau de bon joueur de club (1800 ELO).

 

 

Ce sport extrême, où il faut "se battre sur le ring et faire la guerre sur l'échiquier" connaît maintenant des compétitions internationales , championnats d'Europe et championnat du monde...