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10/05/2017

Et après ? Rien comme d'habitude...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Paul fortune, cueilli sur son blog et consacré à l'élection de Macron à la présidence de la République... Paul Fortune est l'auteur d'un excellent récit initulé Poids Lourd...

 

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Et après ? Rien comme d'habitude

C’était mille fois prévisible mais cela laisse quand même un petit goût de désespoir. Macron est président. De quoi ? Du rien. Macron n’est même pas le représentant d’un parti politique, il n’est l’homme d’aucune idéologie ni d’aucun engagement. Il est juste le pur porte-parole de la caste dirigeante qui s’est pressée derrière lui comme un seul homme. Les journalistes ont ouvert la marche triomphale de cet ectoplasme, suivi de toute la cohorte des profiteurs du système, depuis le nain de jardin bolchévique Robert Hue, qu’on croyait exilé en Corée du Nord, jusqu’au représentant pétochard de l’ex-droite républicaine Fillon. Suivaient aussi les spectres hideux et malfaisants qui hantent la politique française depuis des lustres avec leurs faces verdâtres et leurs âmes en lambeaux. Ils étaient là, les Attali, les Minc, les BHL, les Kouchner, les Bergé, les Cohn-Bendit… Et les voila tous au soir de la victoire de s’extasier devant ce homme qui aurait tout fait seul à force de volonté, de foi et de ténacité. Menteurs jusqu’au bout, il leur faut en plus bâtir une légende dorée pour leur champion, honteux qu’ils sont. Car ils savent bien que Macron n’est là que par la grâce d’un système qui vient de jeter le masque.

Macron, c’est l’homme sans qualité, au regard qui ne porte nulle part sinon dans le vague, au sourire figé pratiqué longuement devant un miroir. Macron, c’est la politique à visage inhumain, indifférent à tout. Son mariage devrait en faire quelqu’un d’un peu rassurant, c’est en fait une union qui met mal à l’aise et qu’on ne pourrait qualifié autrement que de creepy, si ce mot avait un équivalent français. Macron va nous emmener dans le monde européiste des technocrates, des territoires à administrer, des administrés à gérer, tout comme on gère le personnel d’un usine – et bientôt comme on gère un flux de poulets destinés à l’abattoir.

Et tout cela grâce aux Français qui semblent en redemander, encore et toujours plus. Inutile d’insister, le peuple a parlé, et il veut qu’on le laisse crever tranquille, pourvu que le coursier de chez Deliveroo arrive à temps pour le repas. Après tout pourquoi pas. Il faut bien admettre la défaite, mais cela fait mal quand c’est la défaite de la France. Après tout, peut-être est-ce une lubie de vouloir rester un peuple sur une terre. La France n’a pas toujours été ce qu’elle est. L’histoire l’a vue mainte fois démembrée, envahie, aux prises avec les menées de princes hostiles. La France s’en est relevée, et pas toujours pour le mieux. Alors qu’un séide de l’empire des Habsbourg vienne nous contraindre à l’obéissance, pourquoi pas. Les Français le désire tellement !

Je ne sais pas si Marine aurait été plus auspicieuse, mais je sais que Macron sonne le glas de la politique telle que nous l’avons connue. Plus rien ne sera jamais vraiment politique, en réalité. Pour cinq ans au moins. Mais dans cinq ans, il sera encore un peu plus trop tard. Lionel Jospin avait déclaré, dans sa candeur imbécile, qu’il se fichait bien que la France s’islamise. Macron est de la même eau. Sauf qu’il est au pouvoir. Et que derrière son regard bleu d’acteur hollywoodien pour série B, il y a comme une inquiétante hystérie.

Nous croyions que Hollande et sa clique avait franchi un cap dans la restriction de nos libertés, nous n’avons encore rien vu. Macron est l’homme de la machine européenne qui broiera sans état d’âme toute opposition.

J’aimerais lui laisser sa chance. J’aimerais croire que c’est moi l’imbécile qui ne comprend rien et que grâce à lui, tout va aller mieux. Mais là, j’ai du mal.

Paul Fortune (Blog de Paul Fortune, 7 mai 2017)

22/08/2016

Le « film préféré des Français »...

Alors que La grande vadrouille, l'un des plus grands succès du cinéma français, est ressorti en salles cet été, nous reproduisons ci-dessous l'excellent article que Paul Fortune consacre à ce film sur son blog...

Paul Fortune a récemment publié un excellent récit intitulé Poids lourd, dont nous ne pouvons, à nouveau, que vous recommander la lecture.

 

 

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Le « film préféré des Français »

On nous ressort la Grande Vadrouille, plus grand succès cinématographique de tous  les temps en France – du moins c’était le cas jusqu’à l’inexplicable succès de l’inepte pantalonnade des « Ch’tis ». La Grande Vadrouille est, paraît-il, le film préféré des Français. Pour une fois, je veux bien le croire, cette préférence n’ayant rien à voir avec les fameuses « personnalités préférées des Français » qui sont surtout les divers préférés des médias qu’on essaye de nous imposer à toute force dans des buts évidents de grossière propagande multiculturaliste. Cependant, les Français dont il s’agit sont probablement tous nés avant 1970, parce qu’il faut bien regarder les choses en face : la Grande Vadrouille commence à prendre un méchant coup de vieux.

Certes, tous ceux qui ont pu voir les maintes et maintes rediffusions télévisées du film dans les années 80 lorsqu’ils étaient enfants en conservent un bon souvenir, car c’était une comédie plaisante tenue par l’extraordinaire Louis de Funès, mais je ne suis pas sûr que le film fasse autant d’effet si on le revoit aujourd’hui une fois qu’on a atteint l’âge adulte. En fait, la Grande Vadrouille en dit bien plus long qu’on ne le soupçonne sur la mentalité des Français. Le film en lui-même est une réussite comique portée par le génie de Louis de Funès, dont le duo avec Bourvil – dont j’ai toujours détesté le personnage de demi-débile – fonctionne à merveille. Mais sur le fond, ce film donne une image des Français à laquelle il est peu agréable de s’identifier : deux clowns lâches et râleurs arrivent, par leur ingéniosité, à faire tourner les Allemands en bourriques.

En réalité, il y a deux publics de la Grande Vadrouille. Le premier, c’est celui des gens qui avaient connu la guerre et l’occupation, et à qui le film disait que finalement, tout ça n’était pas si grave et que s’ils n’avaient pas toujours eu un comportement héroïque, les Français avaient quand même été suffisamment malins pour mettre des bâtons dans les roues des Allemands, lesquels n’étaient après tout que des imbéciles raides et disciplinés. Bref, le film faisait l’unanimité parce qu’il allégeait singulièrement le fardeau de la collaboration et de la lâcheté de pas mal de Français. On préférait se voir en crétins retords plutôt qu’en lâches collaborateurs, la position du héros étant par trop improbable. Les Français aimaient se voir en cons sympathiques, peut-être parce que c’est que la plupart d’entre eux auraient voulu être, sentant bien que le côté sympathique avait probablement parfois fait défaut. Il y aurait long à dire cependant sur un peuple qui se reconnaît aussi bien dans un tel duo de losers.

Le second public est celui de ceux qui n’ont pas connu la guerre et qui voient surtout une bonne comédie. Ceux-là sont souvent des gamins qui pourtant ne peuvent s’identifier au peu héroïque duo, et dont certain ne manqueront pas de remarquer que les Allemands, même s’ils passent pour des cons, ont quand même les uniformes les plus stylés. La puissance comique de Louis de Funès fait toujours mouche, mais j’ai des doutes quand au personnage malsain dans lequel Bourvil se complaît et sur lequel il a fait une partie de sa carrière, et je crois avoir déjà dit ailleurs combien il me mettait mal à l’aise.

Le vrai film sur la période, sorte de matrice en négatif sortie dix ans avant, c’est La Traversée de Paris, de Claude Autan-Lara. On y trouve déjà de Funès et Bourvil, mais qui ne se complaisent pas dans leurs rôles tardifs de bouffons. De Funès est un lâche colérique et pingre, Bourvil un trouillard magouilleur peu viril dont la hantise est d’être fait cocu. Le film est emmené par Jean Gabin, sorte d’anarchiste de droite au charisme envahissant qui professe un cynisme déplaisant qui empêche qu’on le trouve vraiment sympathique. La vraie France de l’occupation est là : on y trouve des pleutres occupés de petites affaires égoïstes, dérangés dans leur médiocre survie par un provocateur nanti. Personne n’est épargné dans ce tableau dérangeant d’un Paris dans lequel les Allemands perdent toute bonhomie pour devenir une menace bien réelle qui parcourt la nuit et terrifie au moindre bruit. Film scandaleux dans lequel retentit la fameuse réplique « salauds de pauvres » aux accents céliniens, La Traversée de Paris est toujours mal passée : elle tendait aux Français d’après-guerre un miroir un peu trop net.

Tout cela ne serait que du cinéma si on ne pouvait y lire le défaitisme contemporain. Il semble que la France ne se soit jamais complètement remise moralement de la défaite et de l’occupation. Il est un peu triste que les Français n’aiment rien tant que de se voir en loosers sympathiques, que ce soit devant La Grande Vadrouille ou face aux postiers alcooliques d’un navet réalisé par un comique de seconde zone.

La Grande Vadrouille reste un bon film avec des moments comiques inoubliables, et en ces temps d’incertitudes identitaires, je ne doute pas que sa franchouillardise bonhomme fasse salle comble. Cependant, c’est plutôt de l’esprit du Gabin de La Traversée de Paris dont nous avons besoin aujourd’hui que de la crétinerie inoffensive et pathétique de Bourvil.

Paul Fortune (Blog de Paul Fortune, 17 août 2016)

 

01/08/2016

Guerre de religion ?...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Paul Fortune cueilli sur son blog et consacré aux réactions à l'attaque de deux terroristes islamistes contre une église à Saint-Etienne du Rouvray, près de Rouen.

Paul Fortune a récemment publié un excellent récit intitulé Poids lourd.

 

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Guerre de religion

Cette fois, c’est un prêtre qu’ils ont assassiné. J’ai déjà dit mille fois ce qui se passait, je ne vais pas me répéter. Un attentat mahométan tous les 10 jours devrait être suffisamment parlant. Je note que cette fois le caractère d’affrontement religieux est clair et net, de la volonté même des criminels. Comme s’ils voulaient nous dire « arrêtez de faire les autruches, arrêtez avec votre padamalgam et vos excuses psychiatriques, notre cause est authentiquement religieuse. »

Curieusement, à lire les réactions des citoyens ordinaires comme celles des politiques, j’ai l’impression que la prise de conscience est plus forte qu’auparavant, comme si dans la France pourtant déchristianisée la figure du prêtre martyrisée réveillait un vieux fond catholique. On ne touche pas impunément au sacré et la croix, quoi qu’on en pense, reste un symbole autrement plus viscéral qu’un journal satyrique. Seuls les journalistes semblent y rester insensibles, preuve qu’ils ont l’âme bien plus desséchée que les politiciens. Les politiciens, justement, commencent à patauger sérieusement. Ils n’ont pas eu l’impudence de nous faire le coup du « renforcement de l’état d’urgence ». Évidemment, ils « condamnent fermement », et Hollande s’est même fendu de la plus belle bêtise qu’il ait jamais dite sous la forme d’une formule-valise selon laquelle « tuer un prêtre, c’est profaner la République ». S’il avait ouvert un livre d’histoire dans sa vie, il saurait que sa république s’est précisément bâtie sur la haine de l’Église catholique et qu’elle n’a eu cesse de vouloir la rabaisser, et l’on ne peut qu’être frappé par la volonté une fois de plus affirmée de sacraliser la république qui serait une chose quasi-divine qu’on pourrait « profaner ». Mais ce sacré se fait sur le dos du sacré authentique et ne traduit finalement que l’horreur face à la profanation réelle que constitue l’assassinat d’un prêtre. N’accordons pas trop d’intelligence à notre président : il est probable que cette formule vide de communicant professionnel puisse resservir à l’envie, n’importe quelle action remettant méchamment en question le « vivre-ensemble » pouvant être qualifiée de profanation contre la république.

Seul cet imbécile de Cazeneuve, dont la seule parole honnête serait de présenter sa démission, s’est distingué en évoquant un illusoire concordat qu’il faudrait passer avec l’islam, preuve manifeste qu’il ne connaît rien à cette religion. L’islam n’est pas un catholicisme en djellaba et pantacourt et ne possède aucune autorité centrale qui pourrait négocier quoi que ce soit. Si un tel concordat était possible (et souhaitable, ce dont je doute), on se demande bien sur quoi il porterait. Moins d’attentats contre plus de mosquées ? Il y aurait un quota de morts que les mahométans devraient respecter, un peu comme sur un permis de chasse ? Ou alors il faudrait leur céder une partie du territoire en échange de cinq ans de tranquillité ? (je propose de leur donner Marseille, Bobigny et Roubaix pour commencer). Tout cela ne tient pas debout, on ne négocie pas avec des gens qui veulent nous tuer, ce que les flics ont bien compris puisqu’ils ont ordre, paraît-il, d’intervenir immédiatement sans parlementer.

Les plus abjects sont comme d’habitude et sans surprise les journalistes, dont certains ont décidé qu’il ne fallait plus donner les noms des assassins ni montrer leur photos, et ce à l’initiative d’un vaniteux et belliciste personnage dont je ne flatterai pas le narcissisme en me refusant à écrire les trois lettres qui le désignent ordinairement. Trop tard : au moindre attentat, on sait désormais, par habitude, à qui on a à faire. Dès que lesdits journalistes prennent des pincettes pour vous expliquer qu’on ne peut tirer aucune conclusion hâtive et qu’on n’est pas sûr d’avoir entendu le fameux glapissement « allaouakebar », on peut être certain de la nature du crime. Quand il y a un doute, en général, c’est qu’il n’y a pas de doute.

Il ne nous reste qu’à espérer que la prochaine cible ne soit pas une école maternelle et que les prochaines minutes de silence ne seront pas pour nous ou nos proches. À ceux qui se demanderaient « que faire », je ne peux donner qu’un conseil d’ordre général : soyez une cible difficile. Mentalement aussi bien que physiquement. Ne vivez pas dans la peur, vivez dans l’alerte. Le temps du confort est depuis longtemps révolu.

Paul Fortune (Blog de Paul Fortune, 27 juillet 2016)

26/06/2016

Les snipers de la semaine... (127)

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Au sommaire cette semaine :

- sur son blog J'ai tout compris, Guillaume Faye allume Najat Vallaud-Belkacem et sa proposition, particulièrement perverse d'enseigner l'arabe dès l'école primaire...

Najat Vallaud–Belkacem : agente de l’arabisation et de la défrancisation

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- sur son blog, Paul Fortune vise juste et sent la colère monter dans la population française...

Parfois la colère...

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28/02/2016

Les snipers de la semaine... (122)

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Au sommaire cette semaine :

- sur son site personnel, Richard Millet dézingue la réforme de l'orthographe, symbole du triomphe de l'inculture...

A propos de l'orthographe

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- sur Valeurs actuelles, Laurent Dandrieu prend lui aussi dans son viseur ladite réforme et fait mouche...

Choc de simplification

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- sur son blog, Paul Fortune, auteur de l'excellent Poids lourd, allume la caste des privilégiés qui prend la défense des migrants envahisseurs contre les autochtones...

Les parasites contre le peuple

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14/10/2015

Voyage au bout de la banlieue...

« Ces garages clandestins et ces vendeurs de maïs, c'est vraiment un truc qu'on s'attendait à voir uniquement dans les pires pays sous-développés d'Afrique. Ben non, c'est à Saint-Denis, juste à côté de Paris. Saint-Denis, la ville dont la basilique abrite les tombeaux des rois de France. Quelque part, ça fout les boules. Et pour le coup, c'est la fine fleur des crevards qui s'est donné rendez-vous ici. [...] Les plus vieux, ils ont des dégaines de marabouts avec des barbiches grises et des djellabas. Les plus jeunes, ils sont habillés comme des apprentis rappeurs de Lagos. »

Publié en auto-édition, Poids Lourd est un récit percutant et talentueux de Paul Fortune, qui mérite le détour ! Pour vous en convaincre, nous reproduisons ci-dessous la recension que Xavier Eman , chroniqueur à Eléments a consacré à ce livre dans le quotidien Présent.

Le livre est disponible sur Amazon mais également à la Librairie Facta (4 rue de Clichy 75009 Paris).

 

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En ces temps de « rentrée littéraire », coruscant barnum annuel du monde de l'édition, délaissons les « grandes maisons » qui rivalisent de démagogie publicitaire pour tenter de placer leurs « poulains » en vue des sacro-saints « prix », ultimes planches de salut d'une profession à l'agonie, et penchons-nous sur un petit ouvrage atypique, auto-édité, « Poids lourd » de Paul Fortune. Ici point d'affres sexuello-psychologiques de douloureux trentenaires des beaux quartiers, point de considérations « citoyennes » sur le destin tragique d'un clandestin homosexuel sidaïque, mais le récit, brut et sans concession, d'une plongée dans une banlieue française racontée sans filtre idéologique ni circonvolutions pleurnichardes. L'auteur, contraint pour des raisons professionnelles de passer le permis C - poids lourd –, se retrouve immergé dans un environnement jusque là inconnu de lui, un centre de formation à la conduite situé à Drançy et où la présence d'un « blanc » est sinon indésirable, du moins incongrue.

« Je suis un genre de mystère dans cet environnement. Une bête curieuse. Qu'est-ce qu'un type comme moi fait parmi eux, sur un parking à essayer de conduire des camions. Qu'est-ce qu'un blanc fait là, dans un endroit où il n'y a, où il ne devrait y avoir, que des noirs et des arabes ? Ils attendent tous la réponse. »

Cette expérience donne naissance à une roborative galerie de portraits tragi-comiques, sans indulgence mais sans cruauté, et à la mise en scène du choc de deux mondes qui d'ordinaire se côtoient sans se rencontrer. Une plongée ultra-réaliste, sans misérabilisme ni prêchi-prêcha bien pansant, dans l'ambiance glauque et pesante de ce que sont devenues les banlieues de l'immigration. Misère sociale et intellectuelle, petite criminalité, ennui, laideur, grisaille, chaos ethnico-culturel...

"Une femme voilée dans une rue Diderot, ça confine quand même au sublime. Humour involontaire. En tout cas Dieu s'est bien vengé des libres penseurs. Et méchamment avec ça. Moi ce genre de symbole, ça me parle. L'ironie, que ça s'appelle. Du genre tragique."

Embarquez dans le poids lourd de Paul Fortune pour une visite guidée à la fois drôle et désespérante. Tout est vrai. Sensations garanties.

Xavier Eman (Présent, 19 septembre 2015)