Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

nomenklatura

  • L'oligarchie des incapables...

    Les éditions Albin Michel publient cette semaine une nouvelle enquête de Sophie Coignard et de Romain Guibert, intitulée L'oligarchie des incapables. Après La Nomenklatura française (1986) et L'omerta française (1999), une enquête de plus sur les turpitudes de nos maîtres et de leurs laquais... En cette année électorale, il reste à espérer que le livre sera lu et que des conclusions en seront tirées...

     

     

    Oligarchie des incapables.gif

    "Ils monopolisent les postes les plus importants, cumulent les privilèges et font de l'argent leur principale passion.
    Ils se servent de l'Etat pour aider leurs amis, fabriquent des lois sur mesure pour leur bon plaisir et laissent le pays aux mains de bandes rivales. Patrons, hauts fonctionnaires, élus ou experts, ces oligarques nous gouvernent avec un mélange d'incompétence et de lâcheté. Après L'Omerta française, Sophie Coignard dont les enquêtes font trembler le monde politique et Romain Gubert, journalistes au Point, nous révèlent vingt ans de compromissions et d'affaires cachées, qui ont permis à une caste de maintenir son règne malgré ses échecs répétés.
    En toute impunité."

    Lien permanent Catégories : Livres 2 commentaires Pin it!
  • Milieu hostile...

    Les éditions Baleine viennent de publier Milieu hostile, un polar sombre et désenchanté de Thierry Marignac, dont l'intrigue se déroule pour l'essentiel dans l'Ukraine post-communiste et néo-libérale d'aujourd'hui. Auteur rare - six romans avant celui-ci, de Fasciste (Payot,1988) à Renegade Boxing Club (Gallimard, 2009) - Thierry Marignac a aussi écrit de nombreuses nouvelles qui ont été rassemblées dans un recueil intitulé Le pays où la mort est moins chère (Moisson rouge, 2009).

     

    Milieu hostile.jpg

     

    "Dans Milieu hostile, l’intrigue est lente et cuisante, comme la plaie mal refermée laissée par les soviets à quelques degrés à l’Est du formatage atlantiste « cut » des lecteurs de polar occidentaux, gavés de produits cinématographiques ou télévisuels d’origine ou d’inspiration américaine. Au point que toute autre forme de narration les perturbe. Dans Milieu hostile, on est au cœur du complot : l’industrie pharmaceutique impose ses exigences et sa marge bénéficiaire au mépris de la valeur d’usage, aux gouvernements, ONG et nomenklaturas médicales ; la presse joue son rôle de charognard au service des uns puis des autres, vendant aussi peu d’information que les labos vendent de soins ; l’Est et l’Ouest dansent maladroitement leur valse-hésitation au gré des tractations et des arrosages constants d’oseille pour graisser les rouages ; les dirigeants changent de discours aussi souvent que de chaussettes. Mais ça ne ressemble pas, me serine-t-on à un polar, et je veux bien le croire, je ne sais pas en écrire, peu familier avec les canons débiles d’un genre plein de détectives imbibés amateurs de quartet à cordes et de policiers divorcés férus d’humanisme, piétinant dans une enquête laborieuse dont les indices prouveront que les riches sont des pourris et que les meilleurs des pauvres deviennent parfois méchants à force de morfler. Peut-être que la plongée dans l’abîme de la perte intime, des amours qui s’effondrent, une amitié qui se déchire, pourrait tirer Milieu hostile vers le « noir », un fourre-tout très sérieux et propre sur lui où l’on glisse ce qui sort du « polar », mais où traînent quelques cadavres de victimes. Mais l’insistance, le trait qui redouble l’intrigue géopolitique d’une intrigue humaine ressemble trop à de la littérature générale, un label qu’on ne va tout de même pas m’accorder, ce ne serait pas un service à me rendre. Et puis les poules de Milieu hostile, transfuges intimes de la femme soviet, ne sont ni avocates à Manhattan, ni portoricaines dans le Bronx. Les lascars n’ont aucune ascendance irlandaise, les drogues ne viennent pas de Colombie, on les bricole soi-même à Kiev et Sébastopol, on les confectionne à Vilnius, on les interdit à Paname. Si le retour de la vieille équipe de staliniens aux affaires d’Ukraine est au centre du roman, il n’y a donc pas le moindre gangster mexicain ou caïd maniaco-dépressif à la Scorcese. D’ailleurs, Milieu hostile, ça ne se passe ni à Chicago, ni dans l’East End, ni à Marseille. Mon casier judiciaire s’alourdit. Peut-être que Milieu hostile aurait pu être reconnu par le genre noir, à l’époque, quarante ans en arrière où il représentait l’antidogme, foisonnant, inventif, part maudite de la société, avant l’avènement des doctrines, quand, par exemple, Viard et Zacharias adaptaient L’Iliade et Hamlet dans la France des Trente Glorieuses, que Dard pondait l’inoubliable Une Seconde de toute beauté, qu’on rangeait les implacables mécaniques Guerre Froide de Len Deighton en collec polar version espionnage.

    Avant l’irruption des doctrines.

    Quand le polar n’était pas encore un Milieu hostile.
    Thierry marignac"
    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • Le pacte immoral

    Sophie Coignard, journaliste spécialisée dans les enquêtes sensibles, et qui s'est notamment attaquée à la franc-maçonnerie, ouvre le dossier de l'éducation nationale dans un ouvrage intitulé Le pacte immoral, publié chez Albin Michel.

     

    Coignard - le pacte immoral.jpg

     

    "Deux grands lycées parisiens qui se sont déconnectés du système informatique du ministère et ont mis en place des modes d’admission parallèles. Des ministres (et un président) qui annoncent des réformes mais n’arrivent pas à les faire appliquer.
    Des enseignants qui font faire des dictées en cachette.
    Le CAPES que l’on donne à des candidats qui n’ont pas eu la moyenne et qu’on lâche ensuite dans des classes difficiles.
    Une pédagogie « nouvelle » où l’orthographe n’est plus « une fatalité » mais « une matière à discussion ».
    Après la Nomenklatura, l’omerta, la franc-maçonnerie, entre autres sujets sensibles, Sophie Coignard met à nu l’Education nationale. Ses ministres, ses idéologues, ses syndicats, tous ceux qui depuis 25 ans mènent à la ruine l’école.
    Le plus scandaleux ? Ils agissent en toute impunité.
    A l’origine de cet immense gâchis, un Pacte Immoral entre les élites qui prétendent nous gouverner et les apparatchiks qui sacrifient par pur cynisme nos enfants.

    Ceci n’est pas un livre sur l’éducation. En tout cas pas seulement. C’est d’abord un document féroce et un récit effarant sur l’hypocrisie et la lâcheté du pouvoir."

     

    Lien permanent Catégories : Livres 1 commentaire Pin it!
  • Le bolchévisme à la française !

    Stéphane Courtois, l'homme qui a jeté, il y a treize ans, Le livre noir du communisme comme "un pavé dans l'histoire", publie aux éditions Fayard Le bolchévisme à la française, un ouvrage dans lequel il éclaire les liens étroits qui n'ont eu de cesse d'exister entre le parti communiste français et son modèle soviétique, jusqu'à sa disparition.

     

    bolchévisme à la française.jpg

     

    "Treize ans après la publication du Livre noir du communisme et à l’occasion du quatre-vingt-dixième anniversaire du Parti communiste français, Stéphane Courtois s’interroge sur la nature de ce qu’il nomme le « bolchévisme à la française », sur son adhésion au marxisme-léninisme et à l’URSS. Pourquoi et comment a pu prospérer, au cœur de la démocratie française, un parti étroitement associé à l’un des grands mouvements totalitaires du XXe siècle ?
    Pour répondre à cette question, l’auteur revient sur l’historiographie, rappelant combien elle est l’enjeu d’un conflit aigu entre une mémoire glorieuse et une histoire largement renouvelée par l’ouverture des archives de Moscou. Il aborde le rôle fondamental du bolchévisme et de l’URSS dans la création, en décembre 1920, du « Parti » et montre comment le modèle élaboré à Moscou s’est greffé sur le corps du socialisme français pour imposer en France un bolchévisme gallican. Il s’attache à la figure de ces staliniens français – Thorez, Duclos, Marchais entre autres –, membres de la nomenklatura communiste internationale, qui ont construit et dirigé le PCF durant des décennies. Enfin, il met en lien le déclin puis la mort du PCF avec la chute du mur de Berlin et de l’implosion de l’URSS."

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!