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29/09/2017

Les migrants n’existent pas...

Nous reproduisons ci-dessous une chronique de Richard Millet, cueillie sur son site personnel et dans laquelle il évoque le concept politico-médiatique de "migrant"...

Auteur de La confession négative (Gallimard, 2009) et de Tuer (Léo Scheer, 2015), Richard Millet a publié cet automne aux éditions Léo Scheer un roman intitulé La nouvelle Dolorès.

 

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Les migrants n’existent pas

Le migrant migre ; mais plus il migre et se multiplie dans les pays où il n’en finit pas d’arriver, moins il persiste dans son être de migrant : il n’est plus qu’un vocable so chic qui, d’une certaine façon, ne le désigne plus, tout en le rendant médiatiquement envahissant…

Ainsi les ligues de vertu s’indignent-elles, ces jours-ci, qu’un manuel scolaire ait osé se servir des migrants dans l’énoncé d’un problème d’arithmétique où il est demandé aux élèves, dit la presse, de « compter » ces « pauvres gens », ainsi que les appellent aussi les bobos si soucieux de leur « drame ». Seraient-ils, ces migrants, devenus intouchables ? Doivent-ils demeurer dans l’abstraction du nombre et dans la sacralisation de l’être migratoire qui est devenu la figure obligée, partant impensée, de la figuration politico-médiatico-littéraire de notre temps ? Compter est cependant une de plus nobles activités de l’être humain et il n’est pas de mauvais exemples ; en matière de pédagogie, on peut faire feu de tout bois : seuls les résultats sont bons, ou mal interprétés. D’ailleurs en « comptant « les migrants, on ne fait renouveler, en l’adaptant à l’« actualité », le problème des trains qui se croisent ou des robinets qui fuient. Au demeurant ce n’est là qu’un tribut payé par les migrants aux sociétés dans lesquelles ils « débarquent ».

Un mauvais esprit murmure, près de moi, que le mot anglo-saxon « migrant » est si proche de « migraine » qu’il lui est doublement intolérable, outre le fait qu’il désigne tout et n’importe qui, du réfugié de guerre au clandestin économique et au djihadiste déguisé. Aussi suggère-t-il que les migrants n’existent pas ; j’avais déjà émis une idée de ce genre en déclarant que les migrants sont un cliché, donc un fait de propagande journalistique : ce mauvais esprit va plus loin en expliquant que les « migrants » ne sont qu’un concept politique destiné à entretenir la fluidité de l’immigration légale, laquelle est tellement massive qu’elle jette les peuples autochtones, ou ce qu’il en reste, dans une dépression qui, depuis qu’il leur est interdit de se compter eux-mêmes de façon « identitaire », est une des raisons de la décadence européenne. En encourageant les clandestins, on détourne ainsi l’attention de l’innombrable, qui, comme tout ce qu’on ne peut pas compter, est un signe du démon.

Le « migrant » institutionnalisé, c’est donc le droit fictif, détourné, usurpé, contre le Droit lui-même, de la même façon que le « migrant » joue contre l’« immigré » tout en servant les desseins immigrationnistes du capitalisme mondialisé, grâce à un processus doublement mafieux : celui des « passeurs » et celui des journalistes stipendiés (qu’on me pardonne ce pléonasme, employé par vieux souci pédagogique). « Et puisque le mouvement semble irréversible, poursuit mon mauvais esprit, on pourrait valoriser les migrants au cours de grands reality shows – olympiades méditerranéennes, traversées du détroit de Gibraltar ou de la Manche à la nage, Dakar-Paris à pied… On pourrait même instaurer un teste de francisation qui soit une ordalie et faire lire aux migrants la rentrée littéraire française : gageons qu’ils émettraient d’emblée le souhait de rentrer chez eux, surtout devant les romans qui les ont pris comme sujets romanesques…

Richard Millet (Site officiel de Richard Millet, 17 septembre 2017)

11/12/2016

Feu sur la désinformation... (115)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé.

Au sommaire :

  • 1 : Allemagne : Migrant violeur dans l’ombre médiatique
    Meurtre et viol de la jeune Maria, une jeune fille de 17 ans, par un demandeur d’asile en Allemagne. L’ARD, la principale chaine de télévision publique allemande est accusée par le journal Bild d’avoir passé sous silence le crime sexuel.
    I-Média réinforme.
  • 2 : Le zapping d’I-média
    France Info TV : Utilisation d’une séquence de diabolisation massive pour empêcher l’élection de Norbert Hoffer en Autriche : le témoignage d’une survivante de la Shoah.
    Honneur aux corses : Soutien de la population au tribunal d’Ajaccio, d’un commerçant agressé par des « Magrébins » qui ne voulaient pas payer.

  • 3 : TF1 : une vision totalitaire de la télévision
    « Nous devons être les 1ers acteurs d’une transformation profonde de nos façons d’être, de penser de nous comporter », Gilles Pelisson, président du groupe TF1, exprime sa vision totalitaire de la « mixité » sur les écrans. Une mixité qui se doit d’être aussi bien sexuelle qu’ethnique.
    I-Média décrypte.
  • 4 : Les tweets de la semaine
    Elections autrichiennes, 64% des femmes auraient voté pour le candidat Van Der Bellen, alors que le candidat Hoffer aurait obtenu 56% des votes masculins. Pour Jean Yves le Gallou c’est un fait de société à observer.
    En 2003 Marianne titrait sur la « nouvelle inquisition », « Peut-on encore exprimer une opinion non conforme sans être cloué au pilori ». Une question malheureusement toujours d’actualité, particulièrement depuis la mise en place du délit d’entrave numérique à l’avortement. Pour Jean Yves Le Gallou cette nouvelle loi est un véritable délit d’opinion qui vise le politiquement incorrect.
  • 5 : Hollande : brassage de vent autour d’une non candidature
    « Francois Hollande est bien parti pour gagner 2017 » les journalistes « voyants » se sont encore une fois trompés, les médias ont été surpris par le renoncement de François Hollande. Décryptage d’un brassage de vent autour d’une non candidature