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28/02/2018

Un fils de la nation...

Les éditions Müller publient cette semaine le premier tome des mémoires de Jean-Marie Le Pen, sous le titre Fils de la Nation.Celui qui a été le diable de la politique française pendant près de trente ans revient sur son parcours jusqu'à la création du Front National. Ce livre évidemment indispensable à lire pour tous ceux qui s'intéressent aux idées, à la politiques et aux fortes personnalités, sera le contrepoint nécessaire de la biographie de Philippe Cohen et Pierre Péan, Le Pen, une histoire française.

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«  Mes grands-parents ne savaient pas lire mais surent donner une vie décente à leurs enfants. Ma paysanne de mère était élégante et fière, mon père, patron pêcheur taciturne, avait navigué pendant la Grande guerre, à treize ans, mousse sur un cap-hornier, ces cathédrales de toile et de bois qui affrontaient les quarantièmes rugissants. A la maison, il n’y avait pas l'eau courante mais on aimait sa famille, son pays et Dieu – et la Bretagne aussi, avec ses îles, ses navires. L’instituteur et le curé nous apprenaient à les chanter ensemble. En somme, j’étais un petit Breton heureux dans la grande France. 
Puis vint la Seconde guerre mondiale. Le père est mort, la France était blessée, des curés m’ont dégoûté de Dieu. C’est alors que j’ai découvert la folie des hommes, Paris, l’université, l’Indochine, l’Assemblée nationale, l’Algérie. J’eus une épouse et des filles. La vie s’offrait, tantôt magnifique, tantôt désolante. Le petit Breton avait grandi, la France rapetissé. Pour la relever, j’ai choisi le combat politique.  »

17/11/2017

L'homme aux mille vies...

Indo Editions vient de publier Roger Faulques - L'homme aux mille vies, une biographie signée par Marc Dupont. Résistant, officier parachutiste, combattant exceptionnel, moins connu qu'un Bigeard ou qu'un Helie Denoix de Saint-Marc, Roger Faulques méritait tout particulièrement de voir son parcours guerrier remis en lumière...

 

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" Témoin de l’invasion de son pays en 1940 alors qu’il n’est qu’un adolescent, Roger Faulques vit ce désastre comme une humiliation personnelle. Malgré son jeune âge, il s’engage dans la résistance en Béarn, puis dans les forces armées françaises renaissantes. Il est rapidement promu officier. Cet « homme d’explosions brusques et de feu », tel que l’a défini dans ses mémoires son ami Hélie Denoix de Saint Marc, participe ensuite aux conflits engendrés par la décolonisation française. Il s’y couvre de gloire, en garde un corps terriblement meurtri et devient une légende dans le milieu très fermé des corps d’élite, de la Légion Étrangère aux parachutistes en passant par les unités “action” des services secrets français. Déçu par la politique menée en Algérie, ne souhaitant pas s’engager dans le putsch des généraux, il quitte l’armée pour se consacrer à une activité de technicien et de conseiller militaire à titre privé. Au début des années 1980 il se retire à Nice dans la plus grande discrétion. Officier admiré par ses subordonnés, discret, sans compromission et à la personnalité rude mais attachante, « l’homme aux mille vies » et aux multiples paradoxes n’avait fait l’objet d’aucune biographie jusqu’à présent. Marc Dupont est passionné par l’Histoire et grand voyageur. Profitant de ses nombreux périples, il arpente depuis de longues années les lieux de conflits de la planète, de Pearl Harbor à Hiroshima, des Ardennes aux plages du Débarquement, de l’Atlantique Nord à l’Afrique en passant par l’Europe Centrale. Dans cet ouvrage, il nous invite à suivre le parcours tumultueux de Roger Faulques dans les anciennes colonies françaises d’Indochine et d’Afrique. Il signe ici son premier ouvrage. "

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06/11/2015

Centurions...

Les éditions de l'Atelier Fol'Fer viennent de  publier dans leur collection Xenophon un ouvrage d'Alain Sanders intitulé Centurions - Trente baroudeurs de l'Indochine française. Journaliste et ancien professeur de lettres, Alain Sanders a notamment publié une biographie du marquis de Morès et une du général Robert E. Lee (Pardès, 2015). 

 

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" Les trente baroudeurs racontés dans ce livre – trente parce qu’il faut bien faire un choix – ont tous choisi leur camp : celui du courage, de l’insécurité, de la fidélité, des copains. C’est l’Indochine de ceux qui ne vivaient pas la guerre depuis le Paramount à Hanoï ou le Continental à Saïgon. Mais dans la boue, le sang et les rizières.

Certains sont très connus et donc incon-tournables. D’autres le sont moins. Comme Christian Simenon, le frère de Georges Simenon, tombé au combat. Ou Pierre Paulot, sergent-chef au 8e bataillon de choc, tué à Diên Biên Phu. Il y avait des Corses, des Bretons, des Lorrains, des gens des Landes, des Pyrénées, de Provence, des Espagnols, des fils de la rizière (comme le colonel Leroy), des pieds-noirs, des natifs d’Indochine (comme Romain-Desfossés), etc. Tous fils de France.

On ne leur demandait pas de faire la guerre – ou seulement de ne faire rien que la guerre –, mais aussi de construire. Ils s’y donnèrent corps et âme. Sans jamais être vraiment soutenus par la métropole. Ils se sont battus. Et bien battus. Alors leur histoire. Pour témoigner qu’ils ne sont pas tombés « pour des prunes ». "

 

02/06/2014

L'ennemi utile...

Les éditions allemandes Schneider Text viennent de publier en français une étude de Pierre Thoumelin intitulée L'ennemi utile et consacré à la présence massive de soldats allemands, anciens de la Wehrmacht et de la Waffen SS, dans les unités de la Légion étrangère qui ont combattu pour la France en Indochine. Un fait bien connu des férus d'histoire militaire mais largement ignoré du grand public...

 

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" Ce livre retrace l'itinéraire improbable de milliers d'anciens soldats allemands de la Wehrmacht et de la Waffen-SS, ayant servi le Troisième Reich durant la Seconde Guerre mondiale, entre l'Europe au sortir de la guerre et l'Indochine française en cours d'émancipation. Depuis la création de la Légion étrangère en 1631, les Allemands ont toujours été présents en nombre dans ce corps d'armée unique au monde, où se côtoient les nationalités les plus diverses. Malgré une opinion publique française massivement hostile aux Allemands et l'Allemagne après quatre années d'occupation nazie, l'armée française continue de recruter de très nombreux Allemands - et ce dès 1943 ! L'Allemagne en ruine et les camps de prisonniers de guerre, où les conditions de vie sont souvent atroces, sont un terrain privilégié pour les recruteurs de le Légion, qui font miroiter aux vétérans allemands l'idée d'une vie d'aventures dans des paysages exotiques. En réalité, l'armée française, en voie de reconstruction, est à le recherche d'hommes ayant une expérience de combat et connaissant les tactiques à employer contre des Insurgés. Sur prés de 73 000 légionnaires ayant combattu en Indochine. prés de 30 000 sont Allemands ou Autrichiens. Une germanisation galopante de la Légion donne naissance en France, et en Allemagne, aux rumeurs les plus folles. A l'assemblée nationale, les députés communistes dénoncent bientôt l'emploi de criminels de guerre nazis par l'armée française en Indochine. Fruit de plusieurs années de recherches dans les archives allemandes et françaises, cet ouvrage propose un regard croisé sur l'histoire de ces légionnaires allemands au service de la France. De nombreux témoignages inédits d'anciens légionnaires et de soldats français de corps expéditionnaire français ayant servi en Indochine permettent une mise en perspective approfondie de la documentation officielle. Pour le première fois, un livre s'intéresse de près à ces improbables relations franco-allemandes dans le domaine militaire et qui naissent dès avent le fin de la Seconde Guerre mondiale. "

11/03/2014

Il y a 60 ans : Diên Biên Phù...

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Le numéro de mars 2014 de la revue Le spectacle du monde est en kiosque. 

Le dossier est consacré au soixantième anniversaire de la bataille de Diên Biên Phù. On pourra y lire, notamment, des articles d'Eric Branca ("Aux origines du désastre"), de Philippe Franchini ("Le plan Navarre" ; "Cent ans de présence française"), de Marc Charuel ("La bataille, fin d'une épopée" ; "Filmer et photographier la guerre" ; "Dans l'enfer du goulag Viet-Minh"), de François d'Orcival ("L'opération Vautour restera ultra-secrète" ; "Indo, l'infinie douleur) et de François Bousquet ("Bodard, « le Chinois » magnifique").

Hors dossier, on pourra aussi lire, notamment, des articles de Bruno de Cessole ("Huxley ou le cauchemar du bonheur pour tous"), de Michel Marmin ("La section Anderson") et de Laurent Dandrieu ("Dino Risi, l'élégance princière"). Et on retrouvera aussi  les chroniques de Bertrand de Saint-Vincent ("Au coeur des ténèbres"), de François d'Orcival ("La semaine sanglante de Kiev"), de Patrice de Plunkett ("Coups et blessures") et d'Eric Zemmour ("Les pompiers pyromanes").

 

24/11/2011

Les centurions...

« … On nous a dit, en quittant notre sol natal, que nous partions défendre les droits sacrés qu’on nous avait conférés… et parce que c’était vrai, nous n’hésitions pas à répandre notre tribut de sang… Mais alors qu’ici nous sommes là-dessus inspirés par cet état d’esprit, on me dit qu’à Rome, des factions et des conspirations règnent, que la traîtrise s’épanouit… Si nous devions laisser nos squelettes blanchis dans ces sables désertiques en vain, alors prenez garde à la colère des Légions ! »

 

Les éditions des Presses de la Cité viennent de rééditer Les Centurions, le célèbre roman de Jean Lartéguy qui retrace le parcours algérien d'officiers parachutistes meurtris par leur défaite en Indochine. Il fait partie de ces livres qu'il faut avoir lu si l'on veut comprendre ce qu'a été la guerre d'Algérie pour une partie de l'armée française...

 

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"Un camp de prisonniers français dans la jungle asiatique après la défaite de Diên Biên Phu. « Rééduqués » à la doctrine communiste vietminh, les officiers Raspéguy, Boisfeuras, Merle, Esclavier ne seront plus jamais les mêmes. Ces hommes ont assisté à la mort cruelle et soudaine des copains, rencontré parfois l'amour et sont marqués par le charme de l'Asie.
De retour au pays, comment reprendre le fil d'une vie de famille normale, entouré de femme et enfants ?
Arrivent les premiers événements en Algérie. On a besoin d'hommes aguerris et expérimentés. Ils rempilent donc pour le 10e régiment de parachutistes coloniaux.
Le Maghreb va les happer, mais rien ici ne ressemble à l'Asie. Il n'y a qu'une chose semblable : la guerre.
Les bombes, les terroristes, les colons, le Djebel et Alger la blanche.
C'est une autre guerre ici, même si le motif rejoint celui des Indochinois... L'indépendance..."