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19/09/2018

Quand l'Union européenne sanctionne le peuple hongrois...

Nous reproduisons ci-dessous une tribune de Gabriel Robin, cueillie sur le site de L'Incorrect dans laquelle il revient sur le vote du Parlement européen engageant une procédure de sanctions contre la Hongrie de Viktor Orban.

 

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Orban sanctionné par l’Union européenne : un vote majeur

« Demain aura lieu un vote décisif au Parlement européen : le déclenchement ou non d’une procédure concernant le respect de l’État de droit en Hongrie. Demain l’Europe sera confrontée à un choix simple : lutter ou se renier. Nous avons choisi », affirmait très directement Christophe Castaner mardi 11 septembre, veille d’un vote décisif au Parlement européen relatif à l’état de droit en Hongrie.

Le cinquième homme de la République, cumulant les fonctions de Délégué général de La République En Marche et de secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre Edouard Philippe en charge des relations avec le Parlement, s’est donc mué en donneur de leçons en pré-campagne des élections européennes de mai 2019. 

Il est aussi amusant que triste et révélateur que des personnages éminents de notre gouvernement s’emportent ainsi contre la Hongrie de Viktor Orban, régulièrement réélu avec des scores très confortables, plébiscité et conforté par son peuple lors du référendum contre le plan de l’Union européenne sur l’accueil des réfugiés en octobre 2016, quand, dans le même temps, Richard Ferrand est devenu Président de l’Assemblée nationale en remplacement de François de Rugy, alors que ses ennuis judiciaires le rendaient indigne de la fonction de ministre il y a un peu plus d’un an. Au fond, que reproche-t-on à la nation magyare, l’une des rares utilisant un idiome finno-ougrien en Europe ? De ne pas respecter l’état de droit ? Ou, plus prosaïquement, de mener la révolte contre l’Europe multiculturelle irénique, contre le totalitarisme mou de l’Union européenne, ce règne absurde du conformisme et du politiquement correct, genre d’ONU au rabais semblable à un camp de la mort de la tolérance gigantesque, pour faire référence au dessin animé South Park ?

Ce mercredi 12 septembre avait donc lieu à Strasbourg un vote du Parlement européen qui a déclenché une procédure visant à faire « respecter l’Etat de droit en Hongrie », comme le permet l’article 7 des traités de l’Union européenne utilisable en cas de « risque clair de violation grave ». Résultat ? La Hongrie a été sanctionnée à la majorité des deux tiers d’extrême justesse, par 468 voix pour (il en fallait 462) contre 197 réfractaires et 48 abstentionnistes. Si le PPE n’avait pas donné de consigne de vote, de nombreux élus du grand parti européen de droit ont voté pour la sanction d’un membre de leur groupe. Il faut dire que l’Allemand Manfred Weber, président allemand du PPE, déclarait juste avant le vote que son groupe « (avait) toujours soutenu l’action du Parlement européen pour suivre la situation en Hongrie » et que « sans volonté du gouvernement hongrois d’entamer un vrai dialogue, il (faudrait) déclencher la procédure ». Limpide !

Parmi ces 468 votes favorables à la sanction, une dizaine d’eurodéputés français du PPE et les eurodéputés Front de Gauche (GUE) ! Seuls trois eurodéputés des Républicains ont voté contre avec l’ensemble des élus du Rassemblement National : Nadine Morano, Angélique Delahaye et Franck Proust. Ce vote aura donc des conséquences sur la vie politico-politicienne française, révélant les fractures profondes chez Les Républicains. Quel sera le visage des Républicains lors du scrutin de mai 2019, alors qu’ils ne sont même pas capables d’adopter une ligne cohérente sur un vote aussi majeur que celui du mercredi 12 septembre 2019 ? Si Laurent Wauquiez joue les matamores sur la question migratoire, neuf eurodéputés français de sa famille politique (dont cinq actuellement membre de LR, et les trois autres au PPE) ont voté le déclenchement de la procédure de sanction prévue à l’article 7 des Traités de l’Union européenne, sur la base d’un rapport rendu par l’eurodéputée des Verts Judith Sargentini. Cette procédure avait été imaginée en 2000 … après l’arrivée au pouvoir du FPÖ. Principal grief formulé à l’encontre d’Orban ? Ses atteintes supposées aux « libertés individuelles et aux droits des réfugiés ».

Dans un discours extrêmement vif prononcé à Strasbourg mardi 11 décembre, le chef du gouvernement hongrois s’est défendu : «?Vous avez décidé que notre pays ne pouvait pas refuser d’être un pays d’immigration. Nous ne céderons pas au chantage et notre pays défendra ses lois, contre vous s’il le faut ». S’il ne faudrait pas idéaliser la pratique du pouvoir d’Orban, force est de constater que ce dernier dérange énormément depuis qu’il est le chef de file des partisans d’une Europe forteresse en matière migratoire. D’autres avant lui ont nommé des proches à la tête de médias publics. Nous-mêmes, Français, n’avons peut-être d’ailleurs pas de leçons à donner en matière de pluralisme… Refuser la répartition des « migrants » clandestins pour que la Hongrie ne ressemble pas, demain, à certaines zones du territoire belge ou français, ne revient pas à ne pas respecter « l’Etat de droit », mais à se donner la chance de pouvoir le maintenir dans l’avenir lointain. Les Hongrois ont parfaitement le droit de rester seuls maîtres chez eux, de rester souverains.

La Hongrie a d’ailleurs toujours été europhile, plutôt bonne élève de l’Union européenne. En déterrant la hache de guerre pour châtier et humilier excessivement la rebelle magyare, les eurodéputés prennent un gros risque qui pourrait s’avérer peu payant. Pour priver la Hongrie de ses droits de vote au Conseil de l’Union, il faudra que l’unanimité des pays qui le composent consentent à cela. Il est évident que la Pologne, elle-même menacée depuis l’arrivée au pouvoir du PIS, s’y opposera ; de même, peut-être, que d’autres pays d’Europe centrale et de l’est, ainsi qu’un autre membre du groupe dit de Visegrad. La situation est donc très complexe, puisque les partis de la droite européenne se déchirent, les Autrichiens de l’ÖVP et les Allemands du CSU s’étant désolidarisés d’Orban. Dans ce capharnaüm, la voix d’Orban apparaît comme étant la plus claire, lorsqu’il dit défendre « (sa) patrie parce que ces valeurs sont des questions d’honneur pour les Hongrois » et que le rapport bafoue « l’honneur des Hongrois?», ou qu’il fustige les eurodéputés qui prétendent «?mieux savoir que les Hongrois eux-mêmes ce qui est bon pour eux?».

Ces propos sont ceux d’un homme qui, à la tête d’une puissance pourtant moyenne, y compris en Europe, n’a pas renoncé à faire valoir sa souveraineté, la spécificité de son pays et son identité culturelle. Un grand politique n’a nul besoin de centaines de millions d’habitants, d’armes nucléaires ou de géants du net pour résister dans le monde globalisé. Nous l’avons oublié, mais une armée de bergers peut triompher d’une armée moderne équipée de chars, pourvu qu’elle choisisse habilement le champ de bataille et fasse preuve d’une détermination sans faille.

Gabriel Robin (L'Incorrect, 12 septembre 2018)

08/06/2018

L'actualité sans politiquement correct (1)...

Chaque mois, Jean-Yves Le Gallou apportera sur Polémia son éclairage sur les faits les plus marquants de la période.Nous reproduisons ci-dessous cette première revue d'actualité pour le mois de mai...

 

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Jean-Yves Le Gallou : « L’immigration massive entraîne la restriction des libertés publiques »

Polémia : L’épilogue de l’Affaire Théo approche. Quel est votre regard sur ce feuilleton ?

Jean-Yves Le Gallou : Il y a eu, lors de l’affaire Théo, (c’est-à-dire Théodore Luhaka, Théo étant un terme de novlangue pour rendre sympathique un voyou) deux versions : celle du délinquant et celle de la police.
Curieusement, les médias et l’ensemble des politiques ont retenu exclusivement la thèse du délinquant. C’est une faute en termes d’information. Car on peut admettre qu’on ait donné les deux versions, mais il est parfaitement scandaleux que la seule version diffusée massivement ait été celle de « Théo ». D’autant plus qu’on sait aujourd’hui qu’elle était fausse.

Emmanuel Macron, celui qui se vante de lutter contre les « fake news », en a donc diffusé une lors de sa campagne puisqu’à l’époque, il draguait l’électorat immigré. Il s’est donc calé sur la thèse officielle médiatique. Mais le pire a été le maire d’Aulnay Bruno Beschizza, ancien syndicaliste policier qui a « chargé » ses collègues parce qu’il est devenu un « dhimmi » dans sa ville et qu’il est tenu par son clientélisme politique.

C’est une leçon de politique contemporaine : quand il y a de l’hystérie médiatique, les hommes politiques ont malheureusement tendance à se soumettre.

Soros quitte la Hongrie. Est-ce une bonne chose pour ce pays ?

Félicitations au Premier ministre hongrois Viktor Orbán ! La première mesure à prendre si l’on veut sécuriser les frontières et stopper l’immigration, c’est de casser les actions de propagande des milieux immigrationnistes. Donc, Monsieur Orbán a prié Monsieur Soros de quitter la Hongrie. Et il a bien fait. C’était une ingérence absolument considérable dans la souveraineté du peuple hongrois et il fallait lutter contre cela.

Si l’on réfléchit à la situation française, la première mesure à prendre, dans l’hypothèse d’un gouvernement qui voudrait régler la question de l’immigration, c’est de couper le robinet des subventions à toutes les associations immigrationnistes comme France Terre d’Asile qui reçoit des millions de l’Etat. Toutes ces associations vivent de l’argent public. Si elles ne vivaient que de leurs cotisations, elles débarrasseraient le plancher !

La hausse des violences dans les hôpitaux amène Martin Hirsch à installer la vidéosurveillance dans ces lieux. Est-ce un signe de l’ensauvagement de la France ?

C’est un signe de l’ensauvagement de la France mais c’est aussi préoccupant, car le domaine hospitalier est le domaine de l’intime. Les gens qui sont dans la salle d’attente des urgences sont dans des situations de grande intimité et ils vont maintenant être filmés. Et je crois que l’une des pires conséquences de l’immigration est qu’elle débouche sur la société de surveillance et de restriction des libertés. On fait venir des gens de partout, qui n’ont pas notre culture, qui ne respectent pas toujours nos règles et, au lieu de leur imposer ces règles ou de les faire repartir chez eux, on contrôle les autres. Parmi les catastrophes de l’immigration, il y a ces atteintes à nos libertés.

Il est à noter que les agents hospitaliers sont très appréciés des Français. Pourquoi ces violences ?

C’est assez bien expliqué dans le livre de Jean-François Chemin, Kiffe la France, qui raconte son expérience en banlieue. Il explique qu’il y a, chez beaucoup de jeunes immigrés, un mélange de victimisation et d’arrogance. Un mélange que l’éducation nationale et les médias leur enseignent. Et donc, lorsqu’ils se retrouvent à l’hôpital dans une situation d’attente, ils se considèrent comme des victimes parce qu’on ne traite pas leur cas tout de suite.

Le fait qu’une militante syndicale de l’UNEF soit voilée a fait jaser. La laïcité française permet de porter un voile. Est-ce un problème ?

En l’occurrence, quand on intervient dans des médias en représentant un syndicat étudiant, on est dans la sphère publique. Le voile est quand même interdit par la loi française dans certains cas, comme en témoigne la polémique récente sur les mamans accompagnantes scolaires. La loi limite donc le port du voile.

La question du voile à l’université s’est posée il y a quelques années. Le voile est un signe religieux mais aussi un signe de prosélytisme. C’est aussi un signe qui marque une conception de la femme par rapport à l’homme. Ce signe appartient à l’islam et n’a pas sa place en France et dans les pays européens.

Le rapport homme/femme est une structure de civilisation et le voile appartient à une civilisation étrangère qui n’a pas à s’exprimer dans des conditions de prosélytisme, comme c’est actuellement le cas en France.

Récemment, Emmanuel Macron a parlé du « Plan Banlieues » de Jean-Louis Borloo comme d’un document écrit par un « mâle blanc » à un autre. Quelle est votre réaction ?

C’est la reconnaissance par Macron de la racialisation de la société. C’est également la reconnaissance de ce qu’avait déjà déclaré Hollande sur le fait qu’on était dans une situation de partition de la France puisque les banlieues échappent à la loi commune, ce que reconnait également Macron ici. Il dit que les mâles blancs ne doivent pas s’occuper des banlieues. Dans ce cas, qui doit s’en occuper ? Cela veut dire que c’est au mâle non-blanc de gérer les banlieues ? Car je ne crois pas que les femmes musulmanes aient une grande place à prendre dans cette affaire, dans l’esprit de ces mâles musulmans. C’est donc une reconnaissance de fait de la partition.

Ce « Plan Borloo » prévoyait d’investir des milliards dans les quartiers sensibles français. Est-ce une bonne solution ?

Ce Plan Banlieue ressemble à de la poudre aux yeux. Borloo a ressorti un énième plan qui correspond à l’idée que le problème serait lié aux bâtiments et à l’urbanisme alors que le problème est évidemment lié aux habitants de ces banlieues.

Dans le quartier Italie à Paris, où les tours sont habitées par des populations asiatiques, il n’y a pas le centième des problèmes existant dans des banlieues peuplées de populations venues d’Afrique. Ce n’est pas un problème de bâtiment, ce n’est pas un problème d’urbanisme, c’est un problème de population.

L’école récemment ouverte par Marion Maréchal aura-t-elle du succès ?

L’école va rencontrer un succès certain car il y a, je le crois, une demande de formation différente de la formation conformiste donnée soit dans les universités soit dans les écoles de management.
En proposant une formation axée sur la culture générale ou sur la maitrise orale et l’éthique, Marion Maréchal aura à la fois des professeurs et des élèves et ces derniers trouveront des débouchés, contrairement à ce que raconte la gauche.

On commet souvent une erreur quand on estime que les CSP+ ne peuvent pas partager des opinions conservatrices ou identitaires. Elles y sont peut-être moins portées que d’autres catégories mais il y a quand même au moins 15 % de CSP + et CSP ++ qui sont à la fois conservatrices et identitaires et qui verront donc d’un bon œil un étudiant de cet école.
Par ailleurs, pour faire carrière ou pour trouver un emploi, il vaut mieux appartenir à un réseau politiquement correct qu’à un réseau politiquement incorrect. Mais, à tout prendre, il vaut mieux appartenir à un réseau politiquement incorrect qu’à aucun réseau !

Le mariage princier britannique entre Harry et Meghan a été regardé par des millions de Français. Pourquoi ce succès ?

Je crois que beaucoup de gens ont regardé ce mariage car ce sont des images glamour qui plaisent. Regarder un mariage britannique, ou même un couronnement britannique, c’est quasiment une tradition française ! L’arrivée de la télévision dans les brasseries et les salles de spectacles françaises correspond au couronnement de la reine Elisabeth en 1953 qui avait à l’époque mobilisé beaucoup de monde derrière les écrans.

C’est davantage un public féminin qui suit ce genre d’événement et le succès a encore été au rendez-vous.

Beaucoup de médias du monde entier ont mis en avant la célébration volontaire de l’identité noire par Meghan lors de ce mariage. Polémia a d’ailleurs publié un article à ce sujet. Qu’en pensez-vous ?

Il y a manifestement eu une opération de communication des médias qui ont racialisé la présentation du mariage en expliquant qu’il y avait autant d’émotions que pour l’avènement d’Obama comme président des Etats-Unis. Outre ce parallèle très clair,il est vrai que la com’ insistait sur la présence noire au mariage. C’est d’ailleurs assez intéressant puisque Obama était un métis et la mariée britannique n’est elle-même qu’une quarteronne. Mais cela n’a pas empêché un activiste américain de dire que c’était « la fin de la suprématie blanche ».

Donc, s’ily a eu racialisation, elle a été le fait de la communication médiatique autour du mariage. Est-ce que ça a été regardé explicitement comme ça par le public, essentiellement féminin ? Je n’en sais rien.

Il y a quelques jours, Tommy Robbinson a été emprisonné iniquement par la justice britannique. Quelles leçons tirer de ce scandale ?

C’est de la prison pour délit d’opinion, bien évidemment, puisque ce que le pouvoir britannique veut cacher, c’est l’ampleur des crimes sexuels commis par les gangs pakistanais. Par conséquent, on crée le « blackout » sur le procès et, à partir du moment où Robbinson veut faire un reportage sur le procès, on met ce dernier en prison par rapport à ce reportage.
J’attends les réactions de Reporter Sans Frontières et de toutes les belles âmes qui sont toujours prêtes à se mobiliser pour le sort des dissidents en Corée du Nord ou ailleurs…

La politique d’immigration massive menée par tous les pays européens ne peut que déboucher sur une restriction des libertés. La politique d’immigration massive et le laxisme vis-à-vis des passeurs ne peuvent tenir que si l’on empêche les opposants de s’exprimer.
La contrepartie de la politique migratoire, c’est la répression complète des libertés publiques. C’est l’emprisonnement de Robbinson, c’est la condamnation de Zemmour, Ménard, Camus ou Cassen et c’est la censure des pages Facebook identitaires. La politique migratoire ne peut continuer qu’en s’appuyant sur la répression des libertés publiques !

Quand on voit des juges qui disent qu’on ne peut pas expulser des radicalisés étrangers, car ce serait la fin de la démocratie, on se pince pour vérifier qu’on ne rêve pas ! Car ce sont les mêmes qui privent de liberté d’expression ceux qui ne sont pas d’accord avec eux.
Il faut le répéter : il n’y a plus de libertés publiques possibles à partir du moment où on a une politique migratoire irresponsable.

Une manifestation à Londres et une pétition massivement signée ont suivi cet emprisonnement. Est-ce un signe du réveil des Britanniques ?

Je l’espère. Je crois qu’il y a eu une manifestation en Allemagne aussi. Ce serait bien qu’il y ait une manifestation en France devant l’ambassade britannique ou devant un autre lieu symbolique [une manifestation organisée par Génération Identitaire a eu lieu le samedi 2 juin et le Conseil national de la résistance européenne en organise une nouvelle le lundi 4 juin, ndlr]. Ce qui est extraordinaire chez les Britanniques, c’est qu’il y a quelques semaines, on avait empêché l’identitaire Martin Sellnerd’entrer en Grande-Bretagne, tout simplement car il voulait parler à « Hyde Park Corner » qui est, dans l’histoire britannique, le lieu où l’on pouvait tout dire.
Les Britanniques, sous la pression de la politique d’immigration, reviennent sur leur conception très large de la liberté d’expression et n’hésitent pas à emprisonner les opposants dans des conditions contraires aux règles de liberté. Aussi bien Sellner pendant 48h que Robinson pendant 13 mois.

Mamoudou Gassama doit-il être naturalisé français ?

Je pense qu’il y a, dans la société actuelle, à la fois la négation des valeurs héroïques et de bravoure et en même temps une vraie attente dans l’opinion qui a une fascination pour le courage, car c’est une valeur qui est mise de côté. On l’a vu dans deux cas récents : le sacrifice d’Arnaud Beltrame qui a eu un impact important dans l’opinion et le courage du jeune Marin qui avait protégé un couple d’une agression par un musulman salafiste, geste qui avait également été salué par l’opinion.
Mais, évidemment, les médias n’étaient pas forcément très à l’aise. Dans le cas de Beltrame, c’était un officier face à un islamiste et dans le cas de Marin, un jeune homme blanc face à un « jeune » musulman.

Avec Mamoudou, ils ont trouvé un homme qui a accompli un acte de bravoure, un bel acte sportif. Et, formidable, il cochait les bonnes cases car il était immigré, africain et clandestin ! Donc, on est dans la logique Big Other. C’est l’idéologie dominante telle que décrite par Jean Raspail dans sa préface de 2011 au Camp des Saints. C’est le Grand Autre qui est paré de toutes les vertus.
Donc, Mamoudou Gassama, c’est le Grand Autre qui est paré de toutes les vertus. On a assisté à un délire médiatique absolu et à une sidération par l’émotion. Avec un parcours médiatique extraordinaire : réception par le président de la République, le général des Pompiers et le préfet de Seine Saint Denis… Il a également été invité par tous les médias à tel point que recru de fatigue il a dû quitter un plateau précipitamment.

Qu’aurait-il fallu faire ? Tous les jours ou toutes les semaines, il y a des gens qui se jettent dans un fleuve ou une rivière pour sauver quelqu’un qui se noie par exemple. Généralement, ces actes ne dépassent pas le stade de la presse locale.
Et l’Etat français a prévu ce qu’il convenait de faire pour récompenser et honorer ces gens courageux. Cela s’appelle la médaille pour acte de courage et de dévouement. Je crois d’ailleurs que c’est ce que le président Macron a remis à Mamoudou.
A partir de là, est-ce qu’il faut aller au-delà ? Je crois qu’on l’a régularisé. Cela peut encore s’envisager.

Par contre, la nationalité française ne lui a pas encore été donnée car je pense qu’il y a eu, à un moment ou un autre, quelqu’un qui dans l’appareil administratif qui a rappelé qu’il y avait quand même un certain nombre de règles et que, si l’on pouvait accélérer l’étude d’un dossier, encore fallait-il l’instruire.

Personnellement, j’ai écrit, il y a plus de trente ans maintenant, un livre : Etre Français, cela se mérite. « Cela se mérite », cela ne suppose pas seulement d’être moralement bon à un moment donné. Cela suppose également de montrer un minimum d’assimilation et, honnêtement, il ne me semble pas que l’on peut dire cela de Mamoudou et ce d’autant plus qu’il est entré dans notre pays de manière illégale.

Au passage, cela permet de voir que toutes les statistiques sur l’immigration sont fausses, car il y a vraisemblablement des masses de clandestins disséminés partout. Là où Mamoudouhabitait, ils étaient 5, tous clandestins. Un rapport parlementaire estime – la marge est grande – le nombre de clandestins en Seine-Saint-Denis entre 150 000 et 400 000 !

Avec la fusillade de Liège, s’habitue-t-on à vivre avec le terrorisme ?

Bien sûr, comme on s’est habitué à vivre avec la délinquance, le caillassage des pompiers, les coups portés aux médecins… Il y a une progression de l’intolérable qui n’est possible que parce qu’on réprime de manière systématique ceux qui s’y opposent.
Il est évident que, si on supprimait les subventions aux associations immigrationnistes, si on supprimait les lois Pleven/Gayssot et si on assurait la liberté d’expression, tout cela ne serait pas possible. Donc, tous ces maux liés à l’immigration ne sont possibles qu’en raison de la répression judicaire, policière et médiatique.

Bientôt la coupe du monde de football en Russie. Allez-vous soutenir l’équipe de France ?

Non, je ne suis « supporter » d’aucune équipe. Je considère que le spectacle footballistique est le nouvel opium du peuple et, pire, est l’une des nombreuses formes que prend l’appareil de propagande immigrationniste.

 

Jean-Yves le Gallou (Polémia, 3 juin 2018)

05/01/2018

La liberté européenne se lève-t-elle à l'est ?...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Michel Geoffroy, cueilli sur Polémia et consacré au conflit qui oppose la commission européenne à la Pologne sur la question du respect de l'"état de droit"...

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Pologne versus Commission européenne : la liberté européenne se lève à l’Est

Le conflit qui oppose la Pologne à la Commission européenne sur la réforme de la magistrature, après la Hongrie, revêt une importance qui ne doit pas nous échapper. Car en réalité la Pologne se trouve pour cette raison à la pointe de la défense de la liberté de tous les Européens. La Commission européenne prétend que « l’État de droit » serait en péril en Pologne et que cela menacerait les « valeurs de l’Union européenne ». Mais que signifie exactement cette expression ?

L’État de droit, cache sexe du gouvernement des juges

« L’État de droit » est l’expression novlangue désignant non pas la démocratie comme nous le font croire les médias de propagande, mais exactement son contraire : c’est-à-dire le gouvernement des juges.

On reproche à la Pologne de vouloir y mettre fin en rétablissant la primauté des législateurs élus, sur les juges inamovibles et cooptés. En particulier, en réformant sa Cour constitutionnelle de 15 membres qui dispose du pouvoir exorbitant de bloquer l’application des lois dès que 3 juges au moins s’y opposent.

Pourquoi la Commission Européenne affirme-t-elle qu’une telle réforme menacerait les « valeurs » de l’Union ?

Tout simplement parce que le gouvernement des juges est une composante essentielle de la tyrannie post-démocratique qui s’installe en Europe.

Le juge, divinité tutélaire du nouvel ordre post-démocratique

Aujourd’hui, comme dans les séries télévisées américaines qui saturent nos écrans, tout se termine devant un juge. Car le juge est devenu la divinité tutélaire du nouvel ordre post-démocratique.

Omnisciente et omnipotente, elle décide de tout désormais : du tracé d’une route comme de ce que l’on a le droit de dire ou de rire, de la vérité historique comme du droit de maintenir en vie un malade. De ce que l’on pourra appliquer d’un programme électoral, comme de ce que l’on ne pourra pas.

La séparation des pouvoirs chère à Montesquieu a en effet volé en éclats en Occident : les juges ne sont plus une autorité, mais bien un pouvoir désormais. Par exemple la politique migratoire n’est plus dans les mains du pouvoir exécutif, mais dans celui des juges, européens d’abord, nationaux ensuite. Comme aux États-Unis les juges de la Cour suprême bloquent l’application du programme anti-immigration du président Trump, pourtant approuvé par la majorité du corps électoral.

De même la liberté d’expression n’est plus garantie par la loi, mais dépend maintenant du bon vouloir des juges, qui puisent dans un droit foisonnant et obscur les incriminations qui conviennent à leurs penchants : ce sera « l’incitation à la haine » pour les uns et la « liberté d’expression » pour les autres. La répression pour les Identitaires, la relaxe pour les Femen. Comme on fera la chasse aux crèches au nom de la « laïcité » pendant que l’on autorisera le burkini au nom de la « liberté religieuse ».

Le pouvoir n’a plus de pouvoir

Pour cette raison, au sein de l’Union européenne, les gouvernements gouvernent de moins en moins : ils ont en effet transféré l’essentiel des attributs de la souveraineté politique aux marchés, à la Banque centrale européenne, à la Commission et aux juges. Or, toutes ces entités ont la particularité essentielle d’échapper à la régulation démocratique, c’est-à-dire à la sanction électorale. Et les législateurs élus légifèrent de moins en moins car ils doivent, eux aussi, se soumettre au verdict des juges constitutionnels qui, eux, ne sont élus par personne.

En d’autres termes les juges inamovibles et irresponsables ont progressivement usurpé à la fois le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif au sein de l’Union européenne.

Qui arrêtera le pouvoir des juges ?

Le grand constitutionnaliste Carl Schmitt définissait la souveraineté comme le pouvoir de décider de l’exception : ce pouvoir, les juges l’ont pris et n’entendent pas le lâcher. Comme le montre emblématiquement la décision de faire entrer en France dans le droit commun les dispositions d’exception de l’État d’urgence : en d’autres termes elles sont passées du pouvoir législatif au pouvoir judiciaire !

Selon Montesquieu le pouvoir devait arrêter le pouvoir. Mais justement plus personne n’arrête le pouvoir des juges, qui ne cesse de s’étendre sans régulation.

La présidentielle de 2017 a ainsi marqué une nouvelle étape dans l’intrusion des juges dans le processus électoral, en mettant des bâtons dans les roues des seuls candidats de droite. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? En France des juges viennent de réclamer d’échapper à l’arbitrage budgétaire du Parlement –donc à la démocratie – afin de mieux garantir leur « indépendance » financière !

Quis custodiet ipsos custodes ? avertissaient déjà nos prudents ancêtres : qui gardera les gardiens, en effet ?

Mais plus personne ne nous garde des abus du gouvernement des juges, justement. Et certainement pas les politiciens corrompus d’Europe occidentale, car ils ont peur des juges.

Les juges contre les peuples

Le gouvernement des juges est indispensable à la post-démocratie car il permet de mettre en tutelle les gouvernements et les législateurs, donc la volonté des peuples eux-mêmes, en parant cette usurpation des couleurs de la justice en manteau d’hermine.

Il permet de faire prévaloir les convictions d’une petite minorité, idéologisée (*), cooptée et irresponsable politiquement, sur les attentes de tout un peuple.

Le gouvernement des juges débouche pour cette raison sur le chaos. Comme les juges d’Ancien Régime – que l’on nommait alors les Parlements – ont rendu, par leur obstruction aux initiatives royales, la monarchie irréformable. De même le chaos migratoire européen est aujourd’hui largement imputable au pouvoir judiciaire, qui fait systématiquement prévaloir sa conception abstraite des droits de l’homme, sur le droit des Européens à préserver leur identité de civilisation. Comme le montrent aussi les délires de la lutte contre les prétendues « discriminations » qui permet aux juges de déconstruire toutes les préférences qui assuraient la cohérence des sociétés européennes et qui faisaient encore obstacle à la domination de la seule loi de l’argent.

Une antique sagesse que les Polonais nous font redécouvrir

Ce contre quoi s’insurgent, hier, la Hongrie, et aujourd’hui, la Pologne, ce n’est pas « l’État de droit » mais bien la domination de l’oligarchie arrogante des juges qui prétendent gouverner à la place des gouvernements, ou empêcher les gouvernements de gouverner, tout en abusant de leur statut pour se mettre à l’abri de toute sanction démocratique.

Une fois de plus l’Est de l’Europe, moins décadent que sa partie occidentale, ouvre la voie. Elle nous rappelle à une antique sagesse européenne, aujourd’hui perdue de vue : les juges ne doivent pas faire la loi mais seulement dire le droit. La primauté des législateurs doit en effet être garantie : cela s’appelle la démocratie.

Michel Geoffroy (Polémia, 24/12/2017)

 

(*) Comme l’a montré en France l’affaire du « mur des cons », toujours pas jugée, d’ailleurs…

22/12/2017

Grand espace, espace vital, peuple guide...

Les éditions Ars Magna viennent de publier un essai de Ferenc Szalasi intitulé Grand espace, espace vital, peuple guide. Ancien officier, fondateur du Parti hongrois des Croix fléchées, d'inspiration nationale-socialiste, Ferenc Szalasi est porté au pouvoir par les Allemands en novembre 1944. Face à la poussée de l'Armée rouge, il quitte son pays en avril 1945 et est fait prisonnier par les Américains en mai. Livré aux Soviétiques, il sera condamné à mort et exécuté par les autorités communistes hongroises.

Cette initiative éditoriale intéressante (une de plus !) d'Ars Magna permet de découvrir l'idéologie d'un mouvement "fasciste" très peu étudié en France.

 

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" Le concept d’espace vital, issu de la biogéographie fut adapté à la géopolitique par Karl Haushofer, lequel l’employa pour indiquer la zone naturelle d’expansion destinée à contenir la force vitale du peuple qui l’habite. Pour répondre au besoin d’espace vital, la géopolitique élabora le concept de grand espace, qui dans la pensée d’Haushofer correspond à celui de panrégions.

Au concept des grands espaces aboutit aussi la pensée de Carl Schmitt. En opposition à l’uniformisme planétaire américain, niant la variété de l’identité d’un monde non différencié, administré par la technique et la finance apatride, le principal juriste du Troisième Reich défendit l’idée d’une répartition articulée de l’espace terrestre qui dépasse l’étroitesse territoriale des vieux États nationaux et réalise le principe des grands espaces.

Dans la période de l’entre-deux-guerres les ouvrages de Karl Haushofer et de Carl Schmitt eurent de l’influence au-delà du monde de langue allemande, et un dirigeant nationaliste hongrois, Ferenc Szálasi, fit siens ces concepts d’espace vital et de grands espaces, auxquels il en ajouta un autre, celui de peuple guide.

Ce livre, le premier de cet auteur à être traduit en français, expose ces thèses. "

12/12/2016

Le cauchemar d'une nation...

Les éditions Les Bouquins de Synthèse nationale viennent de rééditer en deux volumes, dans une version intégrale, le livre de David Irving intitulé Insurrection - Budapest 1956, le cauchemar d'une nation. David Irving est un historien anglais spécialiste de la deuxième guerre mondiale, dont plusieurs ouvrages ont été traduits en français chez de grands éditeurs comme La destruction de Dresde (Robert Laffont, 1964) ou une biographie de Göring (Albin Michel, 1991).

 

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" Il y a 60 ans, à Budapest, le peuple se soulevait contre l'oppression communiste. C'était la première fissure du Système qui s'était instauré à Yalta et qui devait durer pour l'éternité. 45 ans plus tard ce Système s'écroulera, emportant avec lui l'Union soviétique et le Pacte de Varsovie. Il s'imposera alors un "Nouvel Ordre mondial" dominé par la haute-finance apatride, qui, à son tour, commence aujourd'hui à avoir du plomb dans l'aile.

David Irving relate dans ce livre cette insurrection spontanée de Budapest en octobre 1956. La recherche de documents et de témoins le mena un peu partout en Europe et ailleurs entre 1975 et 1981, alors que la Hongrie se trouvait toujours sous la botte communiste. L'étude en résultant est celle de l'autopsie d'une révolution avortée, vue tant du côté des combattants de rue que de celui des salles de réunion feutrées des puissants. C'est un drame prenant avec prés de dix millions de figurants.

Pour ne pas s'être plié au "prêt à penser" dans les années 90, David Irving fut mis à l'index par les nouveaux maîtres du monde. Il fut écarté des média, calomnié et condamné. Son œuvre, non conformiste, devait tomber dans l'oubli. Mais Synthèse nationale, en accord avec lui, a décidé de la rééditer pour contribuer à la victoire de la Vérité... "

 

01/11/2016

Indomptable Hongrie !...

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La Nouvelle Revue d'Histoire est en kiosque (n° 87, novembre - décembre 2016).

Ouvert par l'éditorial de Philippe Conrad ("La riche histoire de la Hongrie"), le dossier central est consacré à la Hongrie. On peut y lire, notamment,  des articles de Ferenc Toth ("Saint Martin, européen et fédérateur" ; "Mars Hungaricus in Gallia"), de Martin Benoist ("Les Angevins de Hongrie"), de Henry Bogdan ("La révolution hongroise de 1848"), de Jean-François Gautier ("La musique, c'est l'âme d'un peuple"), de Nicolas de Lamberterie ("1918-19-19 : les Rouges, les Blancs et les Alliés" ; "L'octobre 1956 de Dominique Venner" ; "La Hongrie depuis 1956, de Kadar à Orban"), Alexis Lassagne ("La blessure du traité de Trianon"), par Ghislain de Diesbach ("Nicolas Horthy, le régent méconnu"), par David Tarot ("Le parti des Croix fléchées"), par Henri-Christian Giraud ("1956 : les combattants de la liberté") ainsi que deux entretiens, l'un avec Geza Palffy ("La Sainte couronne de Hongrie") et l'autre avec Pal Fodor ("La Hongrie face aux Turcs").

Hors dossier, on pourra lire, en particulier, un entretien avec Jean-François Gautier ("Un diagnostic pour l'Europe en crise") ainsi que des articles de Philippe Conrad ("Le tour du monde de Bougainville" ; "Pierre Gaxotte"), d'Anne Bernet ("L'armée de Condé ou la grande errance"), de Xavier Laroudie ("Eté 1944. L'épuration en Haute-Vienne"), de Rémy Porte ("Les si mal nommés «comités secrets»") et d'Emma Demeester ("Sylla, de la République au pouvoir personnel"), ou encore les chroniques de Péroncel-Hugoz et de Philippe d'Hugues....