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06/06/2018

Quand les "petits Blancs" bousculent les réseaux sociaux...

Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par François Bousquet à Boulevard Voltaire à l'occasion de la sortie du dernier numéro de la revue Éléments, dans lequel il évoque la contre-culture radicale, percutante et tout sauf politiquement correcte plébiscitée sur les réseaux sociaux par la jeunesse de la France périphérique...

 

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François Bousquet : Cette jeunesse française 2.0 constitue un angle mort… Elle a seulement droit à l’épithète infamante (et, pour le coup, stigmatisante) de « petits » Blancs

Au sommaire de la dernière livraison d’Éléments : les jeunes réacs qui démodent Mai 68. Mais ceux de vos lecteurs qui s’attendent à trouver dans votre dossier un portrait de la Manif pour tous en seront pour leurs frais, c’est à la jeunesse de la France périphérique que vous vous intéressez…

La France des invisibles dans ses tranches d’âge les plus jeunes : les 16-25 ans. Comme leurs parents déclassés, qui votent Marine Le Pen ou s’abstiennent massivement, eux aussi ont fait sécession, faute de susciter l’intérêt des chercheurs en sciences sociales et des journalistes. Pas assez exotiques pour les salles de rédaction parisiennes où le couplet sur « Nos ancêtres les Gaulois ! » a été chassé par celui sur « Nos ancêtres les Africains ! » Sortie des écrans radar médiatiques, cette jeunesse française 2.0 constitue un angle mort statistique, sociologique, politique, médiatique. Elle a seulement droit à l’épithète infamante (et, pour le coup, stigmatisante) de « petits » Blancs. Faute d’appartenir aux « minorités visibles », elle n’a ni les faveurs des médias ni celles des politiques de la ville. Aucun plan Borloo ne lui a jamais été destiné, aucun sociologue pour s’apitoyer sur son sort, aucun crédit budgétaire à son attention, aucune ZEP (les zones d’éducation prioritaire). Même Michel Houellebecq, qui était sans doute le mieux placé pour en dresser le portrait, a fini par avouer, non sans franchise, qu’il ne la connaissait pas. Circulez, y a rien à voir ! Or, elle existe, cette jeunesse, et elle revient de loin. Des années de décérébration scolaire, de déculturation planifiée, de discrimination positive qui ne dit pas son nom, où l’histoire de l’esclavage, de la Shoah, des royaumes africains a progressivement envahi les programmes scolaires. Résultat : on a fabriqué une génération d’amnésiques contraints de reconstruire leur identité à partir de rien, sinon du seul langage que ces jeunes maîtrisaient : celui des réseaux sociaux, du rap, des séries télévisées, des jeux vidéo. Raison pour laquelle ils sont aussi déroutants pour leurs aînés. C’est avec les outils de la culture juvénile et numérique qu’ils se sont réappropriés leur identité. Le Web est devenu leur terrain de jeu, l’exutoire de leurs frustrations sociales et leur champ de bataille.

Comment?

Ils ont colonisé Internet en annexant les forums avec leurs « trolls » (messages polémiques) et en inondant les plates-formes d’hébergement de vidéos comme YouTube et Dailymotion. À partir de quoi ils ont pu diffuser cette contre-culture querelleuse propre à la « réacosphère », encore largement informelle, mais violemment anti-système. À la manœuvre, des youtubeurs et des blogueurs qui cumulent des dizaines de millions de vues, dans le silence assourdissant des médias centraux, du Raptor dissident au Chat patriote, de Papacito au Lapin taquin. « Aujourd’hui, s’enorgueillit ce dernier, l’institution, c’est Canal+, la subversion, c’est nous. » Nombre d’entre eux se font fait connaître via un forum en ligne à la popularité inégalée, consacré aux jeux vidéo : la section 18-25 ans du site jeuxvideo.com, qui se trouve être le 24e site le plus consulté de France (des dizaines de messages y sont postés chaque minute). Ce forum est le premier réseau social chez les jeunes en France. Il n’est pas exagéré de dire qu’il constitue le bruit de fond d’une colère souterraine qui enfle. Ces réserves de colère légitime ne demandent qu’à être canalisées pour trouver un débouché politique.

Entre tous, il y a le dessinateur Marsault, qui fait votre couverture « coup de poing », c’est le cas de le dire, puisqu’on y voit un personnage esquisser un direct du gauche…

« Marsault, c’est la rencontre entre le dessinateur Gotlib, le boxeur Mike Tyson et l’écrivain Charles Bukowski », dit de lui son éditeur, David Serra, le patron de la maison Ring. Comme il est politiquement et graphiquement incorrect, vous ne le verrez ni chez Laurent Ruquier ni à « La Grande Librairie ». C’est pourtant un phénomène de société. Mieux : de contre-société. Plébiscité par la jeunesse, snobé par le Système. Près de 300.000 abonnés sur sa page Facebook. Le dessinateur ne gomme pas, il dégomme. C’est de la bande dessinée gros calibre ! Son personnage emblématique s’appelle Eugène. « Un gars baraqué qui fait 120 kg de muscle et met des tartes aux vieilles gouines socialistes et aux clodos qui portent des dreads », résume son créateur. Le Rambo des ploucs – en plus droitard et en plus franchouillard. Une machine à distribuer des bourre-pif supersoniques. « Breum, breum ! » Breum, c’est la signature balistique d’Eugène et la marque de fabrique de Marsault qui, à 30 ans, affiche un beau palmarès de serial dessinateur : deux volumes de Breum : Attention, ça va piquer (2016) et Blindage et liberté (2016) ; Sans filtre, l’intégrale (2017) ; et Dernière pute avant la fin du monde (2017), tous parus chez Ring. Autant dire que ça décoiffe, même ceux qui ont la nuque un peu raide. Marsault dessine comme on monte un mur de parpaings, ou plutôt comme on le démolit. Entrepreneur de démolitions, disait Léon Bloy. C’est cru, brutal, expéditif. Les 120 kg de muscle d’Eugène mettent rapidement un point final à la conversation. Breum ! À la machette ou à l’AK-47. Ses victimes sortent généralement d’une section parisienne du Parti socialiste, d’une AG de zadistes loqueteux, d’un squat pouilleux au milieu d’une fac de sociologie – occupée ou pas. Que nous dit le succès de Marsault ? Que la subversion a changé de camp et même d’hémisphère, qu’elle s’est installée à droite, chez les « petits » Blancs. C’est là, désormais, que le talent s’épanouit, à la lisière du Système, pas complètement en dehors – sans cela, c’est la mort sociale –, mais surtout pas en son centre – c’est la mort de l’originalité. Et Marsault est assurément un des plus originaux de sa génération. Breum lecture, comme dirait Eugène !

François Bousquet (Boulevard Voltaire, 21 mai 2018)

 

24/05/2018

Attention, un Marx peut en cacher un autre !...

Le nouveau numéro de la revue Éléments (n°172, juin-juillet 2018) est disponible en kiosque, avec une couverture percutante de Marsault !

A côté du dossier consacré au retour de Marx, on retrouvera l'éditorial d'Alain de Benoist, les rubriques «Cartouches», «Le combat des idées» et «Panorama» , un choix d'articles variés, de nombreux entretiens, les chroniques de Xavier Eman, d'Hervé Juvin, d'Olivier François, de Ludovic Maubreuil, de Michel Marmin, de Laurent Schang et d'Yves Christen et l'anti-manuel de philosophie de Jean-François Gautier...

Bonne lecture !

Vous pouvez commander ce numéro ou vous abonner sur le site de la revue : http://www.revue-elements.com.

 

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Éditorial           

Les idées, par Alain de Benoist

Agenda, actualités

L’entretien

Marianne Durano : pour un féminisme intégral, propos recueillis par Iseult Prullé-Rousseau

Cartouches

Le regard d’Olivier François : Secouons le cocotier avec Maulin

Une fin du monde sans importance, par Xavier Eman

Le carnet géopolitique d’Hervé Juvin : Un monde en voie de sous-développement ?

Petit Paysan deviendra grand, par Ludovic Maubreuil

Champs de bataille : Patton perd son pari à Metz (2), par Laurent Schang

Feu sur... Jérôme Leroy, par Michel Marmin

Bestiaires : humains et chimpanzés, par Yves Christen

Sciences

Le combat des idées

Rencontre avec Marsault, le phénomène de la BD, par François Bousquet

La colère de la jeunesse de la France périphérique, par Pascal Eysseric

La révolte des 16-25 ans, par David L’Epée

La révolution spirituelle manquée de Mai 68, par Michel Marmin et Olivier Germain-Thomas

La grande illusion de l’argent gratuit, par Pierre Fouques

Crise monétaire : la bulle des bulles, par Guillaume Travers

Olivier Delamarche : demain la faillite mondiale ?

Le bitcoin : le phénomène des crypto-monnaies, par Guillaume Travers

La trahison du général de Villiers, par Philippe Christèle

Hervé Juvin, l’anti-Commission Attali, par François Bousquet

Spinoza superstar, par Jean-François Gautier

L’année Maurras, par Aristide Leucate

Alain de Benoist, l’écologie sans modération, par Falk van Gaver

Nos trois romans coups de cœur, par Pascal Eysseric, Michel Marmin, David L’Épée

Carl Gustav Jung, un prophète païen, par Thibault Isabel

Dossier

Karl Marx, le retour ?

La marchandise est l’opium du peuple, par Alain de Benoist

Preve, le marxiste « communautaire », par Rémi Soulié

Denis Collin et Pierre-Yves Gomez : Marx au XXIe siècle

Le futur de Marx, par Jérôme Maucourant et Bruno Tinel

Stéphane Courtois : Le léninisme est-il un totalitarisme ?, propos recueillis par Pierre Fouques

Panorama

L’œil de Slobodan Despot

Série télé : La Servante écarlate, par Frédéric Dufoing

Un païen dans l’Église : Saint-Pierre-et-Saint-Romain de Savennières, par Bernard Rio

Philo : Qu’est-ce qu’une civilisation ?, par Jean-François Gautier

L’esprit des lieux : Bruxelles, par Christopher Gérard

C’était dans Éléments : une gauche pétainiste, par Jean-Claude Valla

Éphémérides

 

31/03/2018

François Bousquet : « Notre vie ressemble désormais à une addition d’interdits, peut-être même à une addiction à l’interdit »

Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par François Bousquet, rédacteur en chef d’Éléments, à Boulevard Voltaire, à l'occasion de la sortie du nouveau numéro de la revue.

 

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François Bousquet : « Notre vie ressemble désormais à une addition d’interdits, peut-être même à une addiction à l’interdit »

Vous consacrez votre dossier à la « dictature victimaire ». Une pandémie mondiale, selon vous…

C’est la victimocratie, du grec « kratos », qui veut dire « pouvoir ». Autrement dit, la victimocratie est ce nouveau régime dans lequel le pouvoir est détenu par les victimes, réelles ou présumées. Cela leur confère un capital lacrymal, très lucratif, et les place au centre du jeu social. Or, qui dit victime dit coupable. Celui-ci est tout trouvé, c’est le fléau de la « suprématie blanche » : tout individu porteur de ce que les Américains appellent le « white privilege », le privilège blanc censé conférer un ensemble d’avantages invisibles par rapport à ce que vivent au quotidien les non-Blancs (sic). L’objectif, c’est d’abolir ledit privilège dans une nuit du 4 août mondiale depuis les États-Unis, où sévit un néo-maccarthysme hystérique qui n’est pas sans rappeler les délires ubuesques de la révolution culturelle chinoise. Il est l’œuvre de minorités « racisées » et « genrées » ; et s’appelle lutte contre le racisme, le sexisme, l’homophobie et tout ce qui est susceptible d’une suffixation phobique, des handicapés aux islamistes, selon la logique d’emballement victimaire qui commande notre monde.
Ainsi, tout un chacun, à la condition qu’il soit pourvu d’un stigmate social, est-il invité à s’installer dans une posture victimaire parce que c’est symboliquement la position dominante la plus confortable et la plus rentable. En somme, c’est : Maman, quand je serai grand, je serai une victime ! Ce néo-maccarthysme diffuse partout une culture gémissante de la vindicte publique et de la délation. Au lieu de parler de culture du viol, il serait du reste bien plus juste de parler de culture de la délation. Sur les réseaux sociaux, on est sommé de « signaler un contenu inapproprié » (comprenez : un discours de haine). Le CSA croule sous les signalements (90.000 en 2017). Facebook encourage la dénonciation, Google déréférence à tout-va et Twitter suspend au même rythme. Avec les réseaux sociaux, le moindre minuscule « dérapage » se transforme tout de suite en affaire d’État. Ces réseaux fonctionnent comme l’effet papillon. Un battement d’ailes à Hollywood provoque une tornade dans tous les médias occidentaux. Et un éternuement de Caroline De Haas, un tremblement de terre à Paris, Londres et Berlin. Seuls les Russes sont épargnés. Pourvu qu’ils tiennent !

C’est ce qui vous fait dire qu’« on peut plus rien dire », comme le chantait Didier Bourdon des Inconnus ?

Notre vie ressemble désormais à une addition d’interdits, peut-être même à une addiction à l’interdit. Une nouvelle génération d’inquisiteurs est en train de s’imposer. Ce ne sont plus les austères commissaires politiques à l’ancienne, comme dans feu l’Union soviétique, mais des Robespierrettes féministes, des Torquemada transgenres, des procureurs revêtus de robe arc-en-ciel, des Tontons macoutes antiracistes, des Toussaint Louverture geeks. Un mélange d’Ubu roi, de Harry Potter et de Bisounours… qui finissent par ressembler à des gremlins, ces peluches qui se transforment en petits monstres. Des noms ? Osez le féminisme !, les collectifs LGBT, la LDH, SOS Racisme, la LICRA, le MRAP, le CRAN, le Parti des indigènes de la République (PIR), le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). On dénombre même une Brigade anti-négrophobie. Ces associations font régner un climat de terreur, ou plutôt de tiédeur, dans les salles de rédaction, mises à l’amende dès qu’elles franchissent la ligne jaune. Ce n’est plus tant le législateur – même s’il est déchaîné depuis un demi-siècle (les lois liberticides Pleven, Gayssot, Taubira, Lellouche, Perben II, etc., sont là pour en témoigner) – qui tient aujourd’hui les ciseaux d’Anastasie (du nom de la censure au XIXe siècle) que ces associations. Au fond, la puissance publique sous-traite la censure à des prestataires extérieurs : les associations antiracistes et les ligues de vertu féministes.

Vous avez évoqué les États-Unis. À vous lire règne outre-Atlantique un climat d’hystérie et de chasse aux sorcières…

Y aurait-il quelque chose de pourri dans le royaume à la bannière étoilée ? Telle est la question. L’économie psychique nord-américaine semble fonctionner sur le transfert de ses pathologies au monde entier, comme si elle se soignait en exportant ses phobies, sa paranoïa, sa fièvre antiseptique. L’Amérique semble hantée par l’image d’agents pathogènes qui menacent de la terrasser. L’histoire est ancienne, mais les rôles sont intervertis. Les premiers puritains (« puritain », du verbe « to purify », « se purifier »), qui traquaient le démon sous les espèces de la corruption féminine, ont trouvé de dignes héritières dans les mères la vertu féministes. À elles de faire le procès de la domination masculine. Hier, le sujet infectieux, c’était la femme ; aujourd’hui, c’est l’homme. Naguère, c’était le Noir ; désormais, c’est le Blanc. Dans tous les cas, le mal est endémique et il faut le purger. Les Américains ne savent plus quoi inventer. Là-bas, la dernière mode est à la dénonciation des « crimes de haine raciste ». Problème : ce sont, dans la plupart des cas, de faux crimes racistes, totalement instrumentalisés par la presse. En un mot, des affaires bidon, exactement comme l’affaire Théo en France. Rien qu’au cours des six derniers mois, notre correspondant américain a recensé une demi-douzaine de cas. Ils sont construits toujours selon le même canevas – des minorités se disent victimes d’insultes racistes ou sexistes – et sont suivis du même emballement médiatique. Or, il apparaît rapidement que ce sont généralement des mystifications montées de toutes pièces par des individus issus des minorités dites « visibles » et complaisamment relayées par les médias centraux. Qui ne donnent jamais la même publicité à leurs affabulations quand il s’agit de les démentir. Pour pasticher La Fontaine, les « fake news » vous rendront blanc ou noir, selon que vous serez puissant ou misérable.

François Bousquet (Boulevard Voltaire, 24 mars 2018)

 

24/03/2018

Police de la pensée et dictature des minorités...

Dans cette émission du Plus d’Éléments, diffusée par TV Libertés, l'équipe de la revue, autour d'Olivier François, évoque, à l'occasion de la sortie du nouveau numéro, l’épidémie victimaire, la dictature des minorités visibles et les nouveaux Gardes rouges de l’antiracisme, mais nous livre aussi ses coups de cœur du moment et pousse quelques coups de gueule, dont un, réjouissant, sur l'"appropriation culturelle" ! On trouvera sur le plateau François Bousquet (en noir et blanc), rédacteur en chef, David L’Épée, Thomas Hennetier et Christophe A. Maxime.

 

                                

22/03/2018

La dictature victimaire...

Le nouveau numéro de la revue Éléments (n°171, avril-mai 2018) est disponible en kiosque, avec une magnifique couverture consacrée à Sylvain Tesson.

A côté du dossier consacré à l'idéologie victimaire, on retrouvera l'éditorial d'Alain de Benoist, les rubriques «Cartouches», «Le combat des idées» et «Panorama» , un choix d'articles variés, de nombreux entretiens, les chroniques de Xavier Eman, d'Hervé Juvin, d'Olivier François, de Ludovic Maubreuil, de Laurent Schang et d'Yves Christen et l'anti-manuel de philosophie de Jean-François Gautier...

Bonne lecture !

Vous pouvez commander ce numéro ou vous abonner sur le site de la revue : http://www.revue-elements.com.

 

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Éditorial           

L'espace et le temps, par Alain de Benoist

Agenda, actualités

L’entretien

Dans les pas de Sylvain Tesson, propos recueillis par Alain de Benoist, François Bousquet et Pascal Eysseric

Cartouches

Le regard d’Olivier François : Un faune impatient de culbuter les nymphes

Une fin du monde sans importance, par Xavier Eman

Le carnet géopolitique d’Hervé Juvin : L’Europe en congé de l’histoire

Journal d’un cinéphile, par Ludovic Maubreuil

Champs de bataille : Patton perd son pari à Metz, par Laurent Schang

Musique : Mingus, moins qu’un chien, plus qu’un homme, par Armand Grabois

Bestiaires : l’intelligence des corbeaux, par Yves Christen

Sciences

Le combat des idées

Le Sacré-Ricœur de Macron, le philosophe et le président, par Fabrice Moracchini

La Catalogne et le destin de l’Espagne, par Javier Portella

N’ayez pas peur des autonomistes !, par Francis Van den Eÿnde

Poutine : entretien avec Héléna Perroud, propos recueillis par Slobodan Despot et Alain Lefebvre

Zakhar Prilepine sur tous les fronts, propos recueillis par Michel Thibault et Christophe A. Maxime

Chine : la Révolution culturelle, par David L’Épée

Socialismes asiatiques : l’Orient est-il toujours rouge ? , par Pascal Eysseric

Voyage en Corée du Nord, par Thomas Gerber

Jean-Marie Le Pen nous ouvre sa bibliothèque, propos recueillis par Maxime Dalle

Expurgeons ces prétendus classiques ! par Bruno Lafourcade, Slobodan Despot, Jean-Jacques Langendorf, Patrice Jean et Michel Marmin

Matzneff, le plus complice de tous nos maîtres, par Patrice Jean

Hartmut Rosa et l’homme compressé, par Thomas Hennetier

Dossier

Les folies de l’épidémie victimaire

Les nouveaux Gardes rouges du multiculturalisme, par François Bousquet

Comment les médias façonnent un monde virtuel, par Alexandre Zinoviev

Faux crimes de haine, enquête dans les campus américains, par James Littel, notre correspondant aux États-Unis

Extension du domaine de l’exclusion, par Pierre Fouques

L’ubuesque concept d’appropriation culturelle, par François Bousquet

Le décryptage de Jean-Yves Le Gallou. Traque aux fake news : Kafka revisité par la Silicon Valley, propos recueillis par François Bousquet et Patrick Péhèle

Entretien avec Marc Laudelout. À quand l’autodafé des livres de Céline ? , propos recueillis par François Bousquet

La Cinémathèque au banc des accusés, par Ludovic Maubreuil

Fake news : l’exemple de l’attentat de la rue Copernic, par Pascal Eysseric

Panorama

L’œil de Slobodan Despot

Série télé : South Park contre le politiquement correct, par David L’Épée

Un païen dans l’Église : la cathédrale de Quimper, par Bernard Rio

Philo : Pourquoi la vie n’est pas un objet scientifique, par Jean-François Gautier

L’esprit des lieux : Syracuse, par Kostas Mavrakis

C’était dans Éléments : Pourquoi j’aime l’Allemagne, par Jean Cau

Éphémérides

 

 

19/03/2018

Ce que nous sommes...

L'Institut Iliade et les éditions Pierre-Guillaume de Roux viennent de publier, sous la direction de Philippe Conrad, un ouvrage collectif intitulé Ce que nous sommes - Aux sources de l'identité européenne. Historien et président de l'Institut Iliade, Philippe Conrad s'est entouré de Jean-Yves Le Gallou, cofondateur de l'Institut et président de la fondation Polémia, ainsi que de François Bousquet, Thibaud Cassel, Édouard Chanot, Jean-François Gautier, Grégoire Gambier, Christopher Gérard, Éric Grolier, Henri Levavasseur, Lionel Rondouin et Jean-Louis Voisin, pour composer ce chant polyphonique d'amour et de combat pour l'Europe de demain.

 

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" Il y a quelques années, après avoir prophétisé le « choc de civilisations », Samuel Huntington interrogeait ses compatriotes : Qui sommes-nous ? Cette question essentielle se pose aujourd’hui aux Européens sur leur propre sol. Ce que nous sommes, c'est ce que nous déciderons de continuer à être, dans la fidélité à nos héritages, à nos lignages, et à l'enthousiasme d'un avenir toujours possible. L'effort de reconquête suppose une relecture de notre histoire et une réappropriation de nos traditions européennes, conditions nécessaires pour éclairer et affirmer ce qui nous distingue des autres et ce que nous entendons préserver.
Ce manifeste s'adresse à tous ceux qui refusent la fatalité du déclin de notre civilisation. "