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30/12/2011

Aux frontières du monde...

Les éditions Jean Picollec viennent de publier Aux frontières du monde, un ouvrage de Gilbert Grellet consacré aux explorations et aux explorateurs de la fin du XIXe siècle. Gilbert Grellet, journaliste à l'AFP et membre de la société de Géographie, a dépouillé les archives complète de la revue Le tour du monde pour pouvoir mettre en scène ces dizaines d'aventuriers qui se sont jetés dans l'aventure pour repousser les frontières du monde connu par les occidentaux... 

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"L'incomparable revue française Le Tour du monde, lecture favorite de Jules Verne, a chroniqué, entre 1860 et 1914, la dernière grande période d'exploration et de conquête du globe. Un trésor historique : des centaines d'explorateurs, militaires, journalistes, aventuriers ou simples voyageurs y ont décrit leurs expéditions aux confins du monde connu. Ce furent une cinquantaine d'années passionnantes, qui s'ouvrirent par la découverte des sources du Nil (1862) et s'achevèrent avec la conquête du Pôle Sud (1911). Une époque qui fut aussi celle de la colonisation et de la " ruée " des Européens vers l'Afrique. Fourmillant d'anecdotes et d'histoires inédites, Aux frontiéres du monde retrace cette épopée de l'exploration en s'inspirant des articles du Tour du Monde, une véritable " bible " des voyages et de l'aventure. Le livre met en scène les grandes personnalités, parfois controversées, qui ont marqué cette période : Livingstone, Stanley, Brazza, Garnier, Peary, Amundsen, Scott par exemple. Mais aussi beaucoup d'autres, Français et Françaises notamment, moins connus et tout aussi intrépides : Lejean, Crevaux, Mouhot, Bonvalot, Charnay, Jane Dieulafoy, l'Autrichienne Pfeiffer ou le Belge de Gerlache. Il jette par ailleurs un regard neuf sur de multiples événements liés à cette ultime " conquête du monde " : la confrontation avec les " sauvages ", la fin de l'esclavage, le rôle des missionnaires, les pillages archéologiques, la fausse " découverte " du Pôle Nord, le martyre de l'île de Pâques, entre mille histoires. Un périple captivant, montrant que même la France a été " explorée " à cette époque."

21/12/2011

Voyageurs et explorateurs !...

«La désinstallation est la capacité - fondée sur la curiosité, l'esprit d'aventure et de conquête - de sortir de son propre cadre de vie tout en restant fidèle à soi-même et à son héritage. L'esprit bourgeois est cosmopolite et en même temps installé; l'esprit aristocratique est enraciné et désinstallé. Les Bororos d'Afrique sont installés et enracinés. La désinstallation a été la marque faustienne des cultures historiques européennes. Conquêtes, découvertes scientifiques, assaut technique sur la nature, grandes aventures individuelles et collectives des "découvreurs et conquérants" procèdent de la désinstallation. Sans elle, l'enracinement devient enfermement et fin de l'histoire (l'esprit du pétainisme vichyssois - "le retour à la terre-qui-ne-ment-pas", "la France seule" - très influencé par une droite chrétienne et réactionnaire, est une bonne illustration d'une idéologie du renoncement et du masochisme culpabilisateur justifié par l'enracinement).» Guillaume Faye

 

Les éditions Pygmalion viennent de publier sous la plume de François Angelier un Dictionnaire de Voyageurs et Explorateurs occidentaux. Ce dictionnaire, qui est un bel hommage à l'esprit de désinstallation des Européens, recouvre la période du XIIIe au XXe siècle.

 

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"Pendant des siècles, se mettre en route ou s'embarquer releva du défi téméraire, voire de l'inconscience suicidaire. Pourtant, guidés par l'appât du gain, animés d'un grand désir de sciences ou ivres d'un vif appétit de merveilles, voués à la conversion des peuples ou poussés par l'évasion hors d'un monde misérable, des hommes et des femmes, parfois des familles entières, se mirent en route vers des horizons inconnus. S'échelonnant entre deux cataclysmes (les invasions mongoles au XIIIe siècle et le cataclysme atomique du XXe), ce Dictionnaire des voyageurs et des explorateurs occidentaux permet au lecteur de découvrir, outre les figures classiques du voyage et de l'exploration (de Marco Polo à Alexandra David-Néel, en passant par Colomb, Cook, Ross, Charcot, etc.), toute une cohorte bigarrée de missionnaires dominicains et de conquistadors espagnols, d'amiraux anglais et de coureurs des bois canadiens, de diplomates italiens et de globe-trotters allemands, d'alpinistes autrichiens et de corsaires hollandais. Un livre magistral sur la grande parade des conquérants de la planète."

21/05/2011

Le Grand Jeu...

Les éditions belges Nevicata viennent de publier Le Grand jeu - Officiers et Espions en Asie centrale, un superbe récit historique du journaliste anglais Peter Hopkirk sur la guerre secrète que se sont menés Anglais et Russes aux confins de l'Empire des Indes, tout au long du XIXème siècle. L'auteur, qui est un spécialiste de cette région du monde sur laquelle il a beaucoup écrit, dépeint des personnages d'une trempe exceptionnelle, qui ont vécu des aventures hors du commun et qui, à des fins militaires, ont contribué à cartographier cette région du monde. On a affaire là à un classique sur le sujet qui attendait depuis longtemps d'être traduit en français. Il faut espérer que l'éditeur traduira également les deux "suites" de cet ouvrage : On Secret Service East of Constantinople, qui traite de l'irruption, au début du XXème siècle, de l'Allemagne comme nouveau protagoniste dans le Grand Jeu, et Setting the East Ablaze, qui retrace la poursuite de celui-ci avec les Soviétiques dans les années 20... Passionnant !

 

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"Au coeur des montagnes isolées et des déserts brûlants d’Asie centrale, une lutte épique opposa au dix-neuvième siècle l’Empire britannique et la Russie tsariste. Cet affrontement fut connu sous le nom de « Grand Jeu », et ses répercussions se font encore sentir de nos jours. Le vaste échiquier où se déploya cette rivalité s’étendait du Caucase à l’ouest jusqu’au Tibet à l’est. Lorsque le jeu débuta, les frontières de la Russie et des Indes étaient distantes de plus de trois mille kilomètres. A la fin, moins de trente kilomètres les séparaient par endroits. Les Britanniques étaient convaincus que les Russes ne s’arrêteraient pas avant de s’emparer des Indes, le joyau de l’Empire britannique. La guerre semblait inévitable. Ce livre raconte l’histoire du « Grand Jeu », l’un des chapitres les plus
romanesques de l’histoire moderne, à travers les aventures de ses acteurs. De jeunes officiers des deux camps, pour qui participer au « Grand Jeu » était le sel de leurs rêves, l’occasion d’échapper à la monotonie de la vie de garnison et de se couvrir de gloire. Leur mission consistait à noircir les zones blanches sur les cartes, découvrir les probables routes d’invasion, collecter des renseignements, s’allier les potentats locaux, rapporter les mouvements de l’autre camp… Certains voyageaient déguisés en pèlerins ou en marchands de chevaux, d’autres se présentaient en uniforme militaire. Le jeu était toujours dangereux et plusieurs n’en revinrent jamais. Les violentes répercussions du « Grand Jeu » nous hantent encore aujourd’hui. Le renversement de dignitaires locaux, l’invasion d’ambassades, les retraites infamantes d’Afghanistan, les bains de sang du Caucase : tout cela était déjà familier dans la presse victorienne. Aujourd’hui, alors que la guerre d’Afghanistan se prolonge, les leçons de l’histoire du « Grand Jeu » restent plus que jamais au coeur de l’actualité."