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02/03/2016

Irlande rebelle !...

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La Nouvelle Revue d'Histoire est en kiosque (n° 83, mars - avril 2016).

Le dossier central est consacré à l'Irlande. On peut y lire, notamment,  des articles d'Anne Bernet ("L'île des saints et des sages" ; "Chanter pour se souvenir"), d'Emma Demeester ("L'Irlande soumise Xe-XVIIIe siècle"), de Philippe Parroy ("La Révolution française au secours de l'Irlande"), de Philippe Conrad ("De l'éveil national au Homme Rule" ; "Michael Collins"), de Philippe Maxence ("La bataille culturelle" ; "1916 : les Pâques de Dublin"), de Jean Kappel ("La guerre civile" ; "L'Irlande d'Eamon de Valera" ; "Trente ans de guerre pour l'Ulster") et de Philippe d'Hugues ("L'Irlande au cinéma"), ainsi qu'un entretien avec Pierre Joannon ("l'Irlande. Un peuple, une histoire").

Hors dossier, on pourra lire, en particulier, deux entretiens, l'un avec Adeline Rucquoi ("Sur le chemin de Compostelle") et l'autre avec Manfred Rauchensteiner ("1945-1955 : la restauration de l'Autriche"), ainsi que des articles d'Yves Nantillé ("François Ier et Soliman le Magnifique, une alliance «impie»"), du général Henry-Jean Fournier ("Qui était Driant, le héros de Verdun ?"), d'Henri-Christian Giraud ("Du nouveau à propos de Jean Moulin"), de Philippe d'Hugues ("Lucien Rebatet") et d'Emma Demeester ("Bertrand du Guesclin, un homme de guerre au service du roi de France"), ou encore les chroniques de Péroncel-Hugoz et de Philippe d'Hugues....

21/03/2013

Il était une fois Dublin...

Les éditions Perrin viennent de publier Il était une fois Dublin, de Pierre Joannon. amoureux et spécialiste incontesté de l'Irlande, Pierre Joannon a, notamment, déjà publié une Histoire de l'Irlande et des Irlandais (Perrin, 2005) et Michaël Collins, la naissance de l'IRA (La Table Ronde, 1978).

 

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" Il y a en France une vénération pour l'Irlande, ses paysages, son peuple de chanteurs et de poètes, son histoire longtemps marquée par le drame. Sur un ton très personnel et très allègre, Pierre Joannon brosse le portrait haut en couleur de la capitale irlandaise. Au fil des pages, on croise tour à tour Jonathan Swift, le doyen fou, sarcastique auteur des Voyages de Gulliver, Robert Emmet, le révolutionnaire romantique dont le fantôme inconsolé hante toujours les allées des cimetières de Dublin ; Daniel O'Connell, le tribun émancipateur des catholiques ; Charles Stewart Parnell, le roi non couronné de la paysannerie en guerre contre un régime agraire quasi féodal ; George Moore, le plus français des écrivains de la Verte Erin ; William Butler Yeats, l'oracle de la nation couronné par le Prix Nobel de Littérature ; James Joyce, le génial auteur d' Ulysse, formidable monument de papier à la gloire de cette ville à nulle autre pareille ; Brendan Behan, poivrot magnifique qui en connaissait tous les débits de boissons. Mais Dublin a aussi conservé le souvenir de son passé à chaque coin de rue. Joyau d'une éphémère civilisation celto-viking, elle a été l'enjeu d'inexpiables luttes dynastiques, fleuron d'une nation protestante dont l'opulence se lit au fronton des chefs d'oeuvre architecturaux qui ont traversé les siècles, capitale des premiers soulèvements nationalistes de l'ère moderne… Elle a abrité des mouvements sociaux qui ont annoncé les conflagrations du vingtième siècle avant de devenir le foyer de la sanglante guerre d'indépendance contre l'Empire britannique. Dans les années trente, G.K. Chesterton la décrivit comme la capitale de la Chrétienté, ce qu'elle n'est assurément plus aujourd'hui. Trois fleuves tumultueux l'irriguent : la Liffey , la Guinness et le Jameson. Si les Dublinois répugnent à se baigner dans le premier, ils ne se font pas prier pour s'abreuver goulûment aux deux autres. S'exprime à travers cette ville gouailleuse et turbulente une identité forte même si ses contours ne sont pas toujours facile à cerner. Elle est devenue l'épicentre d'une nouvelle renaissance urbaine, architecturale et culturelle qui fait d'elle, à l'orée du vingt et unième siècle, l'une des plus attachantes et des plus vibrantes capitale de l'Union Européenne."

16:05 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pierre joannon, dublin, irlande |  Facebook | Pin it! |

15/10/2011

Mort pour l'Irlande !...

Les éditions Gallimard viennent de publier Le rêve du Celte, le dernier roman de Mario Vargas Llosa, prix Nobel de littérature 2010, qui est consacré à Sir Roger Casement, ancien diplomate britannique devenu célèbre pour son combat contre le colonialisme et sa  conversion à la cause du nationalisme irlandais. Arrêté quelques jours avant le déclenchement du soulèvement de Pâques 1916, alors qu'il avait établi des contacts avec le gouvernement allemand, il a été condamné à mort pour haute trahison et pendu le 3 août de la même année à la prison de Pentonville, à Londres.

 

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"Le thème central de ce roman, conduit au rythme haletant des expéditions et des rencontres du protagoniste, est la dénonciation de la monstrueuse exploitation de l’homme par l’homme dans les forêts du Congo, alors propriété privée du roi Léopold II de Belgique, et dans l’Amazonie péruvienne, chasse gardée des comptoirs britanniques jusqu’au début du XXe siècle. Personnage controversé, intransigeant, peu commode, auteur d’un célèbre rapport sur l’Afrique qui porte son nom, l’aventurier et révolutionnaire irlandais Roger Casement (1864-1916) découvre au fil de ses voyages l’injustice sociale mais également les méfaits du colonialisme qu’il saura voir aussi dans son propre pays. Au rêve d’un monde sans colonies qui guidera son combat, viendra ainsi s’ajouter, comme son prolongement nécessaire, celui d’une Irlande indépendante. Tous les deux vont marquer la trajectoire de cet homme intègre et passionné dont l’action humanitaire deviendra vite une référence incontournable mais dont l’action politique le conduira à mourir tragiquement dans la disgrâce et l’oubli."