Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/06/2013

Thierry Maulnier, libre et non-conformiste...

Les éditions Perrin viennent de publier dans leur collection de poche Tempus une biographie de Thierry Maulnier signée par Etienne de Montety. Directeur du Figaro littéraire, Etienne de Montety est également l'auteur d'un essai intitulé Salut à Kléber Haedens (Grasset, 1996), d'une biographie d'Honoré d'Estienne d'Orves (Perrin, 2001) et d'une enquête sur les légionnaires intitulée Des hommes irréguliers (Perrin, 2005).

Thierry Maulnier.jpg

" Né en 1909, élève de l'Ecole Normale Supérieure avec Robert Brasillach, Simone Weil et Georges Pompidou, Thierry Maulnier meurt en 1988, académicien et grand éditorialiste au Figaro. Disciple de Charles Maurras, engagé à l'Action française, il traverse les années trente ivre de connaissance, à la découverte de Malraux, Aragon, Breton, et adule Dostoïevski et Sophocle. C'est en jeune nationaliste irrigué par des préoccupations sociales et économiques qu'il participe aux manifestations de 1934. Alarmé très tôt par la montée du nazisme, refusant tout embrigadement, il ne s'abîme pas comme tant d'autres dans la collaboration. Son talent de polémiste se réveille plus tard, après la Guerre, dans le combat intellectuel mené contre le communisme et Jean-Paul Sartre. Il crée alors avec François Mauriac, La Revue de la Table ronde. Critique littéraire, homme de théâtre, moraliste et journaliste, Thierry Maulnier demeure, à la manière de Raymond Aron, la parfaite illustration, dans une certaine tradition de la droite française, d'une conscience libre et brillante, celle qui sait si bien saisir les battements de coeur d'une époque. Sa silhouette déglinguée de funambule a marqué les mémoires mais sa pensée et son oeuvre (sur la poésie du XVIe, Racine et Nietzsche) est largement oubliée : peu habile à se faire valoir, enclin à la paresse des surdoués et d'une nonchalance fiévreuse, Thierry Maulnier est également un grand esprit marqué par l'obsession métaphysique à l'ironie clairvoyante, oscillant toujours entre canular et tragédie. "

09/04/2012

Droit de regard !...

Nous reproduisons ci-dessous une information intéressante, cueillie sur le site Nouvelles de France, concernant la prochaine venue au monde d'un magazine de droite non-conformiste, dirigé par François Bousquet, Jean-Emile Néaumet et Claude Chollet, et dont le titre devrait être Droit de regard. En espérant pouvoir bientôt consulter le faire-part de naissance en kiosque !...

Droit-de-regard.jpg


Droit de regard, le magazine de « la droite Zemmour »

"Droit de regard ne vous dit encore rien. Et pourtant, c’est un projet de bimestriel (6 numéros par an) « clairement identifié à droite, politiquement décomplexé et refusant toute diabolisation » dont le lancement est prévu pour septembre 2012. Alors que « les idées populistes sont de retour dans les urnes après une éclipse », François Bousquet (ancien directeur de la rédaction du Choc du Mois) et Jean-Émile Néaumet (ancien directeur de la rédaction de Flash) constatent que « ces succès n’ont pas rencontré en France de traduction journalistique forte » bien qu’« il existe des titres, souvent de réelle qualité, mais à la diffusion restreinte ». Avec le soutien de Claude Chollet, ancien directeur international des Laboratoires Beaufour-IPSEN International, ils prévoient de « [fonctionner] en miroir avec les nombreux sites Internet, blogs, fondations, associations des droites populistes » et d’être « une chambre d’écho à des travaux de fond pertinents, mais faiblement diffusés ».

La « ligne directrice » de Droit de regard ? « Pas d’ennemi à droite. » Son orientation ? De « droite Zemmour« , « du nom d’un de ses représentants les plus emblématiques ». C’est-à-dire : « une droite décomplexée vis-à-vis de la gauche – moderne dans la forme, frondeuse dans le ton, conservatrice dans le fond. Refusant la diabolisation, elle est intransigeante sur les questions d’immigration, attachée à la sécurité des biens et des personnes, économiquement protectionniste et veut solder l’héritage libéral-libertaire de 1968. » Pour cela, Droit de regard « privilégiera la recherche de l’exclusivité », « [multipliera] les reportages », « les enquêtes fouillées » et osera des couvertures « accrocheuses ». Un Marianne de droite ?

En tout cas un projet de magazine « ambitieux » et « fédérateur »« géré comme une entreprise avec les moyens matériels et humains nécessaires » (c’est si rare à droite !) qui a vocation à être « amplement diffusé en kiosques, tout en s’appuyant sur une solide base d’abonnés ». En attendant, Droit de regard, dont la maquette provisoire promet, cherche à constituer « un premier tour de table » et à lever 120 000 euros, de façon à permettre la parution de « six numéros la première année, douze dès la suivante ». Pour y participer : claude.chollet@noos.fr

Eric Martin (Nouvelles de France, 7 avril 2012)