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28/02/2015

L'étrange défaite...

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La Nouvelle Revue d'Histoire est en kiosque (n° 77, mars - avril 2015).

Le dossier central est consacré à la défaite de 1940. On peut y lire, notamment,  des articles de Philippe Conrad ("Les raisons du désastre"), de Henry Ortholan ("La ligne Maginot fut-elle inutile ?"), de Martin Benoist ("Les combattants de 1940"), de François de Lannoy ("Les communistes pendant la drôle de guerre" ; "Les chars français en 1940 : les causes d'un échec"), de Michel Savoie ("Les forces aériennes françaises en juin 1940") et de Max Schiavon ("Les erreurs des généraux" ; "La bataille des Alpes : une victoire dans la défaite").

Hors dossier, on pourra lire, en particulier, un entretien avec Jean-Pierre Arrignon ("D'où vient et où va la Russie ?") ainsi que des articles d'Emma Demeester ("Maximilien Robespierre, une icône révolutionnaire"), de Philippe Parroy ("Quand la Floride faillit être française"), de Frédéric Le Moal ("Les Savoie, une dynastie européenne"), de Rémy Porte ("La Grande Guerre sur le front des Vosges"), de Martin Benoist ("1935 : le gouvernement de Pierre laval") et de Jean Haudry ("Les Indo-Européens ont bien existé").

16/04/2010

La diagonale de la défaite

Les éditions Bourin publient ce mois-ci La diagonale de la défaite, le nouveau livre de Jean-Philippe Immarigeon, auteur notamment d'American parano et de L'imposture américaine. L'auteur y dresse un parallèle original entre la défaite française de 1940 et l'échec prochain des américains en Afghanistan.

Diagonale de la défaite.jpg

"C’était déjà le temps de la fin de l’histoire et du monde globalisé, de la fascination aveugle pour la technologie et de la mise en équation de la guerre sur le modèle de la gestion d’entreprise : nous allions vaincre parce que nous étions les plus forts. Et ce fut la débâcle de 1940.

En avons-nous tiré les leçons ? Rien n’est moins certain. Je poursuis ici l’analyse menée depuis une décennie de la politique des Etats-Unis par une hypothèse originale : notre échec de 1940 annonce la faillite américaine de 2010. La France n’avait pas une guerre de retard mais une défaite d’avance.

Car raconter 1940 c’est constater qu’à soixante-dix ans d’intervalle ce sont les mêmes erreurs stratégiques qui sont refaites par des dirigeants qui ne s’appellent plus Pétain, Gamelin ou Daladier mais qui, comme leurs aînés, se réfugient derrière une pensée Ligne Maginot de sécurisation totale, et croient que l’accumulation de moyens exorcisera cet imprévu qu’ils continuent de qualifier de terroriste. Comme eux, ils pensent une guerre qui n’existe pas. Et comme eux, ils la perdent.

Jean-Philippe Immarigeon"