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15/10/2017

Tour d'horizon... (133)

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Au sommaire cette semaine :

- sur la lettre de Comes Communication, Bruno Racouchot interroge Eric Branca sur la guerre de l'information menée par les États-Unis contre de Gaulle...

La guerre secrète de Washington contre de Gaulle, cas d'école du soft power américain

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- sur Theatrum Belli, on peut découvrir un texte de Régis Boyer, grand spécialiste de la civilisation scandinave récemment décédé, consacré à la figure du Destin dans le monde nordique...

Le guerrier nordico-germanique face au Destin

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11/10/2017

Catalogne, Front National, Corée... L'actualité vue par Alain de Benoist !

Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par Alain de Benoist à Breizh info et consacré à un tour d'horizon de l'actualité du moment, à commencer par le référendum sur l'indépendance de la Catalogne... Philosophe et essayiste, éditorialiste du magazine Éléments, Alain de Benoist dirige les revues Nouvelle Ecole et Krisis et anime l'émission Les idées à l'endroit sur TV Libertés. Il a récemment publié Le moment populiste (Pierre-Guillaume de Roux, 2017) ainsi qu'un recueil d'articles intitulé Ce que penser veut dire (Rocher, 2017) et une étude sur L'écriture runique et les origines de l'écriture (Yoran, 2017).

 

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Catalogne. Alain de Benoist : « Et si l’on laissait les Catalans décider par eux-mêmes ? »

Breizh-info.com : Quel est votre point de vue sur le référendum en Catalogne ? Le pouvoir espagnol n’a-t-il pas fait une énorme erreur en refusant l’organisation d’une consultation qui aurait pu tourner en sa faveur s’il n’y avait pas eu ces violences et cette répression ?

Alain de Benoist : Concernant ce qui se passe actuellement en Catalogne, je vois mes amis attachés à une unité « indivisible » des grandes nations historiques s’opposer à mes amis favorables à l’Europe des régions, les uns et les autres réagissant de façon passionnée. « Jacobinisme » contre « balkanisation » ! Du même coup resurgissent les arguments classiques et les questions habituelles : Les Catalans ont-ils le droit d’être indépendants ? Est-il même de leur intérêt de le devenir ? En ont-ils les moyens ? Pourquoi ne se contentent-ils pas d’une autonomie dont ils ont joui au moins jusqu’en 2010 (et dont les peuples minoritaires de France peuvent seulement rêver) ? Les « sécessionnistes » sont-ils des « patriotes », les « terroristes » des « résistants » ? La crise va-t-elle dégénérer en guerre civile ? Chacun a ses raisons, et ce sont en général de bonnes raisons. Le problème, c’est que ces raisons sont inconciliables.

Je crois, pour commencer, qu’il faudrait sortir un peu de la véhémence et s’obliger à la réflexion.

La réflexion pourrait porter sur l’évolution actuelle de l’État-nation, dont on sait bien qu’il est en crise au moins depuis les années 1930. Quelles sont les raisons de cette crise ? Elle pourrait aussi concerner des cas qu’on met souvent en parallèle, alors que le parallèle ne va pas toujours très loin : le « Québec libre » et l’indépendance du Kosovo, le référendum catalan et le référendum pour la création d’un État kurde, le cas de la Padanie, le sort des Bretons, des Corses, des Flamands, des Basques, des Écossais et des Gallois, des Kabyles et des habitants des îles Feroë, des Tibétains et des Inuits, pour ne rien dire des minorités d’Europe centrale et orientale.

On pourrait encore évoquer la guerre de Sécession, la dislocation de la Yougoslavie, le vote qui a permis à la Crimée de réintégrer la Russie, et aussi les conditions dans lesquelles les départements français d’Algérie ont cessé de l’être. Tous ces cas ont quelque chose de commun, mais on voit bien aussi qu’ils sont tous différents.

On pourrait enfin s’interroger sur le sens que peut encore avoir le mot d’« indépendance » à l’époque de la globalisation. Un « grand » pays comme la France a déjà perdu son indépendance dans bien des domaines. Comment un « petit » État pourrait-il s’en sortir mieux ?

Personnellement, je suis par ailleurs assez gêné par la dimension économique sous-jacente à certaines formes d’indépendantisme : les régions riches veulent souvent faire sécession parce qu’elles se refusent à continuer d’« assister » les régions pauvres (de la Sicile à l’Andalousie). N’oublions pas que la Catalogne représente à elle seule 20 % du PIB espagnol. Il y a là un réflexe égoïste que je condamne totalement, car il est foncièrement impolitique.

Cela étant dit, il est clair qu’il existe une identité catalane spécifique et qu’un nombre très important de Catalans, sans doute une majorité, aspirent aujourd’hui à l’indépendance. Il est tout aussi évident que l’indépendantisme catalan sort pour l’instant renforcé de l’épreuve de force, tandis qu’en en faisant trop ou trop peu le triste Mariano Rajoy, à qui Emmanuel Macron a cru bon d’apporter son soutien, sort discrédité d’une crise dans laquelle il n’a fait la preuve que de sa maladresse, de son indécision et de sa médiocrité. Le 1er octobre, le quotidien El País disait ironiquement que Rajoy mériterait de recevoir la Croix de Saint Jordi (la plus haute décoration catalane), car nul n’a plus fait que lui pour convertir les Catalans à l’indépendantisme…

Rejeter les résultats du référendum au motif qu’il était « illégal » est une grave erreur. Dans ce genre d’affaires, ce n’est pas la légalité qui compte, mais la légitimité (celle-ci pouvant évidemment s’apprécier de divers points de vue). Les Sudistes s’étaient fort peu soucié de légalité quand ils décidèrent de faire sécession de l’Union, et les héros irlandais de Pâques 1916 n’ont pas eu besoin non plus d’autorisation légale pour prendre les armes. Mais on pourrait dire la même chose de l’immense majorité des grands événements qui dans le passé ont décidé du sort des peuples. Dans le cas de la « situation d’exception », au sens schmittien du terme, la légalité n’indique strictement rien.

La légitimité est liée à la souveraineté populaire qui, lorsqu’elle s’en distingue, prime à mon avis sur la souveraineté nationale. C’est le peuple, en tant que force constituante, qui est la source de la légitimité. Or, il y a un peuple catalan, tout comme il y a un peuple écossais, un peuple québécois, un peuple corse, un peuple breton, etc. Pendant des siècles, ce peuple s’est trouvé associé à l’histoire de la nation espagnole, soit qu’il y ait consenti, soit qu’on l’y ait forcé. Aujourd’hui, apparemment, il veut mettre un terme à cette association. Qu’on s’en félicite ou qu’on s’en indigne, cela ne change rien à l’affaire. Il faut en prendre acte. Les orientations actuelles du gouvernement catalan, qui sont à mon avis détestables à bien des égards, n’y changent rien non plus.

Le peuple, à la fois en tant qu’ethnos et en tant que démos, en tant que peuple « en soi » et que peuple « pour soi », en tant que peuple hérité ou que peuple à construire (mais comme les individus, un peuple ne se construit jamais à partir de rien), doit en démocratie être considéré comme souverain. Il doit être libre de décider le plus possible par lui-même et pour lui-même. Dire qu’un peuple n’a pas le droit de décider de sa patrie est une contradiction dans les termes : c’est même la première chose sur laquelle il doit pouvoir décider. On ne maintient pas de force au sein d’un pays dans lequel, à tort ou à raison, il ne se reconnaît plus, un peuple qui veut s’instaurer en État.

Pour répondre à votre question, je ne suis ni hostile ni favorable à l’indépendance de la Catalogne. Je pense que c’est aux Catalans d’en décider.

Breizh-info.com : Parlons un peu de la situation française. Qu’avez-vous pensé du discours « tout neuf » de Marine Le Pen à Poitiers dans lequel elle cite notamment Homère et Charlemagne ? Ce changement de cap n’est-il pas surprenant ?

Alain de Benoist : Prenons d’abord un peu de recul. Nous avons assisté cette année à un séisme qui a entraîné une décomposition totale du paysage politique. Le fait essentiel, à mon avis, est que pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, les finalistes du second tour de la présidentielle ne se reconnaissaient ni l’un ni l’autre dans le clivage gauche-droite. Les deux partis qui étaient les vecteurs majeurs de ce clivage, ont pris une raclée historique : le PS est à l’agonie, les Républicains sont en ruines (vous aurez aussi remarqué qu’il y a un mot qui ne sort plus de la bouche de Jean-Luc Mélenchon : c’est le mot « gauche »). On assiste ainsi à l’accélération du processus que j’avais anticipé dans mon livre intitulé Le moment populiste. Droite/gauche, c’est fini ! (Pierre-Guillaume de Roux, 2017). Un système politique s’est effacé, un autre système est à naître. La recomposition va prendre plusieurs années.

Le FN n’échappera pas à cette recomposition. En se séparant de Florian Philippot, qui cristallisait sur son nom toutes sortes de critiques (portant sur son caractère peut-être plus encore que sur ses idées), Marine Le Pen a perdu à la fois son bras droit et son paratonnerre. J’étais pour ma part totalement hostile au jacobinisme, au laïcisme et à l’hostilité de principe à l’Europe de Philippot. J’approuvais en revanche son positionnement politique, et si j’avais eu un reproche à lui faire dans le domaine économique et social, ç’aurait plutôt été de le trouver beaucoup trop timide en matière de lutte contre le capitalisme !

On ne change pas de cap en citant des noms de célébrités et, malgré leurs immenses mérites, ni Homère ni Charlemagne ne vont nous dire quel système social et politique il faut instaurer ! Pour le dire autrement, je ne crois guère à une modification en profondeur de la « ligne » du Front national.

On assistera surtout à des inflexions cosmétiques (on parlera moins de l’euro et plus de l’immigration). Cela dit, le vrai problème du Front national ne tient sans doute pas à une question de personnes ni à une question de programme. Il tient plutôt au fait qu’il apparaît déjà lui aussi comme un « parti d’avant », un parti d’avant la grande transformation en cours. C’est pourquoi je ne suis guère optimiste sur son avenir.

On a tort de raisonner en termes d’appareils politiques à un moment où tout montre que les appareils politiques ne séduisent plus personne. On aurait plutôt besoin d’une clarification doctrinale, mais personne ne semble avoir le désir ni surtout les capacités de l’engager. Ceux qui à droite critiquent Macron, par exemple, ne se cachent pas d’approuver son abominable loi Travail : c’est celle qu’ils auraient aimé voir mise en œuvre par François Fillon. Les médias disent en ce moment que la preuve que la politique fiscale de Macron est de droite, c’est qu’elle « favorise les plus riches ». Si la droite voulait exister, c’est cette équivalence qu’il faudrait commencer par briser. Tant que la droite, ce sera la soupe servie aux riches et aux puissants, ce sera sans moi !

Breizh-info.com : Que vous inspirent les échanges de plus en plus fermes entre la Corée du Nord et les États-Unis ? Quelles sont selon vous les réelles raisons de cette escalade ?

Alain de Benoist : L’escalade en question s’est surtout traduite, jusqu’à présent, par des déclarations incandescentes, des mouvements de troupes, des gesticulations, des rodomontades et des insultes. On oublie du même coup qu’en cherchant à se doter d’un armement nucléaire, la Corée du Nord – pays pour lequel je n’ai bien entendu aucune sympathie particulière – ne fait jamais rien d’autre que ce que les États-Unis, la Russie, la France, Israël et bien d’autres pays ont fait avant elle. Pourquoi seuls certains pays en auraient-ils le droit ?

Ceux qui parlent des « menaces nord-coréennes » (mais jamais des menaces étatsuniennes) oublient aussi que l’arme atomique est avant tout une arme de dissuasion. Pour Kim Jong-un, une telle arme n’est rien d’autre qu’une façon de se prémunir contre une intervention extérieure dirigée contre lui. On comprend que cela gêne ceux qui aimeraient l’éliminer, comme ils ont éliminé Saddam Hussein ou Kadhafi. Un pays doté d’un armement nucléaire n’attaquera jamais un pays qui en possède lui-même, car il sait que son offensive serait immédiatement suivie d’une riposte qui le vitrifierait à son tour. Dans chaque région du monde, ce n’est en fait pas tant la prolifération nucléaire qui est dangereuse, mais le monopole. C’est pourquoi la meilleure manière de rendre inoffensive l’arme nucléaire nord-coréenne serait sans doute d’aider la Corée du Sud et le Japon à l’acquérir aussi !

Trump et Kim Jong-un sont peut-être cinglés, mais ils ne sont pas fous (du moins on l’espère). Pour rester dans le style bouffon, on pourrait leur suggérer de faire s’affronter leurs coiffeurs respectifs !

Breizh-info.com : En ce mois d’octobre, quels sont les livres qui, depuis la rentrée littéraire et politique de septembre, vous ont tapé dans l’œil ?

Alain de Benoist : D’une façon générale, je n’aime pas trop le tape-à-l’œil ! Je conseille la réédition, chez Pierre-Guillaume de Roux, du Romantisme fasciste de Paul Sérant, enrichie d’une excellente préface d’Olivier Dard, et du Terre et Mer de Carl Schmitt, que j’ai préfacé moi-même.

Sur le plan littéraire, Le cénotaphe de Newton, de Dominique Pagnier (Gallimard), et L’homme surnuméraire, de Patrice Jean (Rue Fromentin), sont deux romans superbes. Pour le reste, à part les polars, je ne lis en ce moment que des traités de théologie sur le péché originel, pour un travail en cours.

Alain de Benoist, propos recueillis par Yann Vallerie (Breizh info, 7 octobre 2017)

15/09/2017

Lutter contre l'ingérence et l'hégémonie informatique américaine !...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Luc Rubiello cueilli sur Figaro Vox et consacré à la dangereuse hégémonie que les cinq entreprises géantes américaines (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) ont su imposer dans le champ du numérique. Une réflexion qui mérite d'être complétée par la lecture de l'excellent livre de Pierre Bellanger, La souveraineté numérique (Stock, 2014).

 

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Lutter contre l'ingérence et l'hégémonie informatique américaine

La part d'audience des multinationales américaines (le GAFAM: Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) dans les technologies de l'esprit en France est proche de 100%.

Le Pacte numérique pour l'indépendance et la sécurité internet de la France a été créé pour résister et lutter contre les effets pervers de cette domination sur notre sol:

L'hégémonie américaine oppressante

Suite aux révélations wikileaks révélant que nos iPhone, Android et télés sont espionnés par les Américains et à l'heure où un Français doit déclarer ses comptes de réseaux sociaux pour entrer aux Etats-Unis, M. Trump a présenté un budget militaire et du renseignement 2018 en augmentation de 50 milliards de dollars pour le porter à 350 milliards (soit bien plus que le budget de l'Etat français).

Louis Pouzin, un des pères d'internet, a bien résumé la situation:

«Les Etats-Unis contrôlent déjà tous les verrous d'internet et proposent leurs services dans le monde entier. C'est un système de colonisation bien connu depuis le 18ème siècle: on utilise les ressources du pays occupé pour les lui revendre après traitement» (préface du livre Internet Dangers Actions - Quelle société numérique voulons-nous?).

Le traçage des données personnelles

Le stockage sans limitation de durée de toutes les communications téléphoniques et internet de la population française s'effectue dans le plus grand centre mondial de stockage de données à des fins de renseignement situé aux Etats-Unis dans la ville de Bluffdale située dans l'Utah (coût de 2 milliards de dollars pour une surface de plus de 100.000 m2). Ce pays est historiquement un allié mais qu'en sera-t-il à l'heure où son Président renforce à un tel point sa domination militaire et ses services de renseignement (America First) déjà surpuissants?

L'éducation et intimité de notre jeunesse en péril

Monsieur Mathieu Jeandron, Directeur de la DNE, n'émet «pas de réserve générale» et soutient l'arrivée du GAFAM dans les établissements scolaires et universitaires français. Rappelons que la Direction du numérique pour l'éducation (DNE) pilote et met en œuvre les nouveaux systèmes d'information de l'Education nationale à l'heure où la réforme du collège et les nouveaux programmes scolaires et universitaires accordent une importance croissante au numérique.

Les géants du GAFAM et les services de renseignement américains vont donc s'emparer des données personnelles des jeunes français: parcours scolaire et niveau de chaque jeune dans chaque matière, bulletins de notes et appréciations des enseignants, nombre d'heures de colle, appréciations des professeurs et motivations des élèves.

Juteux profits en perspective pour le GAFAM... qui n'aura plus qu'à proposer aux meilleurs des bourses d'étude... aux Etats-Unis.

Un jeune français passe en effet de plus en plus de temps sur internet en utilisant ces systèmes américains sans souvent savoir l'utilisation qui sera faite de ses connexions.

Un jeune dira qu'il n'a rien à cacher et qu'il est plus important pour lui que ses proches partagent ses données personnelles et que peu importe si des étrangers y ont accès oubliant que la caractéristique de l'intimité est qu'elle ne se reconstitue pas si elle est altérée, cause principale de nombreux suicides et comportements déviants. Il n'est en outre pas dit que son futur employeur soit du même avis.

Notre activité économique sous contrôle américain

Nous Français, achetons et vendons de plus en plus sur cet internet américain entraînant une forte baisse d'activité pour les commerces de proximité et à un degré moindre pour la grande distribution avec pour effets une plus faible animation des centres-villes et la perte d'un grand nombre d'emplois non délocalisables. Le développement des entrepôts Amazon en France n'est pas inéluctable: pour nous extraire de cette domination il est nécessaire d'agir aux niveaux culturel et politique.

Sans vie privée, pas de démocratie

Il faut avoir le courage de dire, contre la pensée dominante du GAFAM, qu'il sera impossible de s'en sortir si les dirigeants et les citoyens ne prennent pas conscience du fait que la perte d'indépendance à moyen/long terme est un point plus important que l'efficacité à court terme d'une solution GAFAM: si on opte pour l'efficacité on perd notre indépendance, nos données personnelles, et notre libre arbitre ce qui s'avère préjudiciable.

Faites ainsi attention à la généralisation des objets connectés, des technologies prédictives, des NBIC, des robots auto-apprenants et des drones dans l'espace aérien civil qui marqueront la fin de ce qui reste de notre vie privée en gardant bien à l'esprit que «Sans vie privée, pas de démocratie».

Le Pacte numérique INNOOO pour retrouver notre indépendance numérique

C'est tout le sens et l'une des raisons du succès du moteur de recherche / réseau social français sans publicité INNOOO (INNOvation Ouverte par Ordinateur) qui inaugure une voie nouvelle par une nouvelle vision du Web sans publicité.

Souhaitant alerter et faire prendre conscience à tous de cette dépendance et de ses conséquences, l'association INNOOO demande donc aux citoyens français et francophones de signer le Pacte numérique pour l'Indépendance et la Sécurité Internet de la France pour résister à cette colonisation sur notre territoire.

Pour lire, signer et rejoindre les plus de 20000 signataires du Pacte numérique pour l'Indépendance et la Sécurité Internet de la France: www.innooo.fr puis Pacte numérique et «Je signe».

Luc Rubiello (Figaro Vox, 7 septembre 2017)

 

08/09/2017

Un ciel sans aigle...

Les éditions le Retour aux Sources viennent de publier un nouvel essai de Jack Donovan intitulé Un ciel sans aigle. Américain, Jack Donovan se situe dans son pays à l'intersection des mouvances survivaliste, masculiniste et anarcho-nationaliste et collabore à la revue American Renaissance. Un de ses livres, La voie virile, est déjà paru chez le même éditeur en 2014.

 

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" L’aigle pygargue à tête blanche est un symbole américain puissant et représente la force et la liberté.

Parce que je n’en vois plus dans l’Amérique d’aujourd’hui, cet aigle est à la fois le triste symbole de ce qui a été perdu et l’emblème de ce qui doit être retrouvé.

Ce livre fait le point sur mes désillusions vis-à-vis du rêve américain et sur la dissonance entre mes valeurs et ce que je vois autour et au-dessus de moi à notre époque, mon propos porte surtout sur le fait que j’ai perdu la foi en l’Amérique en tant que nation.

Je pense que tout homme de n’importe quelle ethnie ou race doit pouvoir saisir la vacuité des « valeurs » et des « dirigeants » américains. Et, puisque le mondialisme a engendré un tel manque de grandeur à la tête des nations, il y a donc beaucoup de ciels sans aigles… "

15/08/2017

Washington contre De Gaulle...

Les éditions Perrin publient cette semaine un essai d'Eric Branca intitulé L'ami américain - Washington contre De Gaulle 1940-1969. Journaliste et historien, Eric Branca est notamment l'auteur d'Histoire secrète de la droite et de 3000 ans d'idées politiques. On lui doit également, avec Michel Marmin, dans la collection Le tour de la question, Gauche/Droite (Chroniques, 2016).

 

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" Pourquoi de Gaulle refusa-t-il, en 1964, de présider les commémorations du vingtième anniversaire du débarquement allié en Normandie ? Parce qu'il se souvenait que, sans sa volonté farouche de faire échec aux plans de Roosevelt, la France ruinée de 1944 n'aurait pas été traitée autrement que l'Allemagne vaincue, privée d'une fraction de son territoire et placée sous administration militaire américaine. Pis, c'est sur une partie des élites de Vichy que, durant tout le confit, la Maison-Blanche avait misé pour barrer la route à l'homme du 18-Juin.

Grâce aux archives déclassifiées, mais aussi à des témoignages inexploités, il est désormais possible de raconter pour la première fois cette « guerre de trente ans » qui, de 1940 à 1969, opposa le Connétable de la France libre à la volonté de puissance des Etats-Unis. Alors que, aux instants les plus cruciaux de la guerre froide, le soutien du Général resta toujours acquis à Washington, le Département d'Etat et la CIA ont beaucoup tenté pour l'éliminer de la scène internationale. Du financement du FLN algérien au concours prêté à l'OAS, de l'espionnage nucléaire à la corruption d'une partie de la classe politique française, en passant par l'enrôlement d'Hollywood dans la croisade antigaulliste, Eric Branca raconte avec verve l'histoire secrète et inédite d'un conflit rendu d'une brûlante actualité par l'élection de Donald Trump. "

05/08/2017

Le nationalisme économique américain...

Les éditions VA Press viennent de publier un essai de Christian Harbulot intitulé Le nationalisme économique américain. Introducteur en France, au début des années 90, de l'intelligence économique et fondateur de l’École de Guerre Économique, Christian Harbulot a récemment  publié Fabricants d'intox (Lemieux, 2016).

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" Le nationalisme économique était considéré jusqu’à présent comme une pensée archaïque en voie de disparition. Donald Trump a relancé le débat en dénonçant les excès commis par des pays concurrents comme la Chine, le Japon ou l’Allemagne. Le Président des Etats-Unis prône un recours au protectionnisme pour protéger le maintien de l’emploi sur le territoire américain. La remise en cause des traités commerciaux ouvre une nouvelle ère de la mondialisation des échanges. La guerre économique n’est plus à exclure dans les confrontations économiques du XXIe siècle. Afin de mieux cerner ce renversement de situation, l’Ecole de Guerre Economique a retracé le cheminement de la pratique du nationalisme économique dans l’Histoire de la nation américaine. Il apparaît clairement que le libéralisme est d’abord un discours et non une ligne de conduite permanente qui différencie les partisans du libre-échange des souverainistes de tout bord. Les pouvoirs exécutifs qui se sont succédé à la Main Blanche ont eu comme priorité absolue de bâtir une économie en adéquation avec leur recherche de puissance sur la scène internationale.

Cet ouvrage est une grille de lecture des décisions politiques prises par les Etats-Unis dans l’optique d’un accroissement de leur puissance par le biais économique."