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Métapo infos - Page 1830

  • Flash n°31 : l'affaire Pie XII !

    Le nouveau numéro du magazine Flash est disponible avec, notamment, un dossier sur l'affaire Pie XII. 

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    Au sommaire :
    UN DOSSIER EXCLUSIF : Saint Pie XII ? Les raisons d’une polémique.
    • Ces juifs qui le défendent, ces chrétiens qui l’attaquent…
    • Les réponses de…
    Éric Letty (Monde et vie)
    Tareq Oubrou (Recteur de la mosquée de Bordeaux)
    Alain de Benoist (philosophe)
    • Philippe Bourdrel et Bernard Plouvier : deux historiens font le point !

    Témoignage d’un bankster repenti : “Comment on gruge les petits clients…”

    Mieux que la maffia sicilienne : la “gjakmarria”… la vendetta kosovare ! Analyse de Christian Bouchet.

    Noël à Gaza : pas de trêve pour les braves ! Notre correspondant, Ibrahim Jouda, nous rapporte des nouvelles palestiniennes… pas toujours roses, forcément.

    Evo Morales : les Boliviens ont-ils voté pour un fasciste ?

    Les naufragés du sarkozyme : ces “people” frappés par la malédiction. Nicolas Gauthier dresse la liste des disparus.

    On va tous mourir ? Non. L’épidémie de grippe A n’a pas pris. Topoline décrypte l’erreur marketing de Madame Bachelot. Cette fois ci, la trouille ne s’est pas déclarée.

    Taxe Carbone, grippe cochonne, renflouement des banques, 11 septembre… Alain Soral revient sur les plus belles “foirades” de l’année 2009.
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  • "L'homme et l'œuvre" selon Guy Debord

    Un beau texte de Guy Debord, tiré d'une lettre adressée à Guy Leccia le 7 décembre 1976, concernant les rapports qu'il convient d'établir, ou pas, entre l'auteur en tant qu'homme et son œuvre.

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    "[...]Sur «l'homme et l'œuvre », j'admets tout à fait que l'on ne doit pas juger un auteur sur sa moralité, son comportement politique (ou social, etc.) ; autrement dit sur n'importe quoi de manifestement extérieur à l'œuvre qui est le seul point de départ de la discussion et la seule origine du fait même qu'on ait parlé de cet homme. Mais presque toutes les œuvres d'aujourd'hui dont nous parlons ont choisi de mêler - et d'abord parce qu'elles sont dépourvues d'un critère interne vraiment décisif – à leur tissu même le critère de la vérité politique, ou du pittoresque biographique : parce qu'elles croyaient plus ou moins en avoir besoin, pour se soutenir. Et il est normal que «qui tire l'épée périsse par l'épée». Ainsi, tandis qu'il est pleinement indifférent que Shakespeare n'ait jamais vu Vérone ou Venise, il n'est pas insignifiant qu'un pompeux mythomane comme Malraux n'ait jamais mis les pieds en Chine dans les années 20, quoique ayant alors fondé sa violente publicité mondaine de bouche à oreille sur cette aventure (mais si La Condition humaine valait intrinsèquement le Don Quichotte, cela redeviendrait sans importance).

    Il faut comparer le comparable; et le contraire de Malraux, dans ce temps, était Orwell quand il a écrit La Catalogne libre, à tout point de vue un meilleur livre que, par exemple, 1'Espoir

    et qui se trouve être aussi le plus véridique sur 1a révolution espagnole. Il est, aujourd'hui encore, infiniment moins connu. La politique y intervient. Les intellectuels de gauche d'alors (1937) voulaient cacher cette «opinion» gênante et Malraux qui soutenait le Komintern était soutenu par les staliniens et «mitterrandistes» du moment et les Delfeil de Ton de ce temps soutenaient Malraux, non Orwell. On ne peut nier qu'un Sartre ait consacré la moitié de ses écrits à la question du communisme, et comme il s'est toujours trompé, ou a toujours menti sur ce sujet, voilà déjà la moitié de son œuvre perdue, et le reste, à mon avis, avis, n'est pas grand chose. Au contraire, le fait que Villon ait été socialement un voleur et un assassin n'enlève rien – ni n'ajoute rien - à l'authenticité et à la réussite de son lyrisme. Les Mémoires de Retz ou L'Homme de cour me paraissent des livres admirables, quoique je n'aime guère les cardinaux et les Jésuites. Le fanatisme politique ne m'aveugle même pas au point de trouver mauvais tous les livres politiques écrits dans une perspective contraire à la mienne. Tocqueville est un ennemi de la révolution de 1848, mais les Souvenirs qu'il lui a consacrés sont un chef-d'œuvre dans l'analyse de l'action historique et aussi, bien sûr, littérairement.

     

    En fait, je déteste surtout les multiples bandes de la révolution falsifiée ; et comme leur monde est vulgairement faux, leurs livres sont tous ratés, même en tant que livres.[...]"

     

    Guy Debord, Correspondance, volume 5, janvier 1973 – décembre 1978, Librairie Arthème Fayard

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  • Nouvelle Ecole N°59 : Oswald Spengler

    Comme nous vous l'indiquions il y a quelques semaines, le numéro 59 de la revue Nouvelle Ecole sera bien consacré à Oswald Spengler.La couverture présentée ci-dessous est librement imaginée par Métapo infos !...

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    Il est possible de pré-commander ce numéro en s'abonnant pour un numéro à la revue Nouvelle Ecole.
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  • Irak, terre mercenaire

    Les éditions Favre publient ces jours-ci une étude de Georges-Henri Bricet des Vallons, intitulée Irak, terre mercenaire et consacrée à la montée en puissance des sociétés militaires privées sur le théatre d'opération irakien. L'ouvrage est préfacé par Jean-Philippe Immarigeon, auteur d'American parano et de L'imposture américaine, deux essais parus chez Bourin éditeur.

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    "Des multiples bavures de la tristement célèbre Blackwater à l'implication d'employés de CACI dans le scandale de la torture au sein de la prison d'Abu Grahib, en passant par les activités de la tentaculaire Aegis, les sociétés militaires privées, omniprésentes sur le champ de bataille, ont rythmé et marqué le récit de la guerre d'Irak. Fait majeur: c'est la première fois dans l'histoire des opérations militaires américaines qu'on assiste à un basculement de la démographie des forces en faveur du secteur privé. Quels sont les tenants et aboutissants de cette transformation fascinante et sans précédent de l'armée américaine? Qui sont les principaux acteurs de ce mercenariat entrepreneurial et multinational ? Quel rôle ont-ils joué dans les scandales qui ont émaillé l'histoire de l'invasion? Pourquoi et comment ces sociétés ont-elles investi l'Irak? Quel impact la présence de ces sociétés a-t-elle eu sur les armées régulières et l'organisation du champ de bataille? Surtout, quel avenir pour l'Irak après le retrait des troupes régulières prévu pour décembre 2011 ? Les États-Unis choisiront-ils vraiment de se retirer d'un pays pour la conquête duquel ils ont déjà sacrifié plusieurs centaines de milliards de dollars ou adopteront-ils une stratégie plus subreptice, faisant reposer sur les sociétés de mercenariat, en cheville avec le gouvernement irakien mis en place par les néoconservateurs, la responsabilité du futur protectorat ? L'auteur, spécialiste des questions stratégiques, revient sur l'histoire de ces six années de chaos et décrit les conditions qui ont permis l'émergence de ces nouveaux empires de la violence privée et la constitution d'un véritable marché de la guerre où le profit s'écrit en lettres de bitume et de sang. Sa conclusion est sans appel: la mercenarisation de l'American way of war est désormais une tendance structurelle de la politique étrangère de l'Empire en déclin et pourrait bien révolutionner à terme le visage même de la guerre."

    Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, doctorant en science politique, Georges-Henri Bricet des Vallons est chercheur-associé à l'Institut Choiseul et à l'Institut Prospective et Sécurité en Europe. Spécialiste de la privatisation de la guerre et des sociétés militaires privées, il est expert en systèmes d'armes pour la revue Défense & Sécurité Internationale.
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  • Le recours aux forêts... de Michel Onfray

    Michel Onfray, philosophe et fondateur de l'Université populaire de Caen, a publié en 2009 aux éditions Galilée, Le Recours aux forêts - La tentation de Démocrite. Pierre le Vigan, qui a récemment publié Le Front du Cachalot (éditions Dualpha, 2009) et Inventaire de la modernité avant liquidation (éditions Avatar, 2007), en a fait une lecture critique.

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    Le Recours aux Forêts de Michel Onfray

     

    Le Recours aux Forêts : c’est le titre du dernier ouvrage du profus Michel Onfray, auteur souvent discutable – quand il faisait l’apologie de Robespierre par exemple –, franchement erroné parfois, moins novateur souvent qu’il ne l’espère (voir sa Contre-philosophie néanmoins utile) mais fréquemment stimulant. C’est déjà cela. Donner l’envie de débattre. Le recours aux forêts, c’est l’exil forcé de ceux qui ont désobéi aux lois de la communauté mais c’est aussi le refuge des hommes libres. Contre les révolutionnaires de la table rase, qu’il assimile aux hommes du ressentiment (ce qui explique peut-être son éloignement de Besancenot !), Michel Onfray défend la vertu de l’utopie comme « possibilité d’un monde ». (Resterait bien sûr à savoir si ce monde a vocation à être une île ou à irriguer tout le monde.) L’écologie « véritable », celle qu’il appelle, est définie comme une sagesse païenne. Il est ici question de Ralph Waldo Emerson, de Henry David Thoreau et de son récit « Walden ou la vie dans les bois ». Ce sont les origines lointainement danoises des Onfray qui entreraient en résonance avec sa fascination pour le Nord et singulièrement pour l’Islande, polarité nordique complémentaire de sa fascination pour le soleil.

    Ce recours aux forêts, avant tout symbolique (elles sont peu nombreuses en Islande par exemple) serait aussi une voie stoïcienne afin de « sortir d’une pièce enfumée ». Cette pièce est bien sûr notre monde aliéné dans une certaine « modernité ». L’épicurien Michel Onfray se réfère ici plutôt à un certain stoïcisme. Il se réfère aussi à Démocrite, contemporain de Socrate, et à son idée d’une infinité des mondes, son matérialisme philosophique et son refus de la peur des dieux, refus qui annonce Epicure et Lucrèce. « Contente-toi du monde qui t’est donné » dit Démocrite, si détesté par Platon. L’un (Platon) recherche des arrières-monde, l’autre (Démocrite) se contente du monde. Pourquoi diable Michel Onfray a-t-il fait précéder son texte « Postface en guise de préface », qui est une méditation honorable, par une sorte d’improbable poème intitulé « Permanence de l’apocalypse », et quelque peu ridicule ?

    Pierre Le Vigan

     

    Le Recours aux Forêts. La tentation de Démocrite, Galilée, 80 pages, 14 euros.

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  • La question animale

    La lecture du dernier numéro d'Eléments, actuellement en kiosque, consacré à la question animale, peut utilement être complétée par celle des deux derniers ouvrages d'Yves Christen, publiés en 2009, L'animal est-il une personnes ? , aux éditions Flammarion , et Les surdoués du monde animal, aux éditions du Rocher.

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    "Longtemps nous avons considéré les animaux comme ceux que la nature avait privés des qualités que nous, les humains, possédons : l'aptitude à raisonner, apprendre, communiquer, s'adapter, décoder, transmettre, enseigner, progresser... Les travaux scientifiques ont pulvérisé cette idée reçue, et depuis la dernière décennie, ils nous surprennent encore plus. Qui sont vraiment les animaux ? On les savait joueurs, blagueurs, rieurs, féroces parfois ; on les découvre tricheurs, menteurs, trompeurs, mais aussi aimants, mélancoliques ou encore émotifs, stratèges, sensibles aux intentions d'autrui, capables de respecter une morale ou d'élaborer une culture. La très grande ingéniosité des tests et l'extraordinaire diversité des observations scientifiques (éthologie, génétique, psychologie, zoologie, primatologie, neurosciences) nous révèlent les facettes de l'intelligence et de l'identité animales, et prouvent l'absurdité qu'il y a à réduire les compétences de la bête à la seule force de son instinct. Car en dépit des caractéristiques qui fondent l'homogénéité de son espèce, chaque animal est un individu à part entière, un être social unique, complexe, et par là même un sujet de droit. Des singes aux léopards, des éléphants aux antilopes, des baleines aux dauphins, l'auteur nous propose une approche de l'altérité qui apporte beaucoup au débat sur l'exploitation et la manipulation animales. Un plaidoyer fort documenté en faveur de la personne animale."
    Yves Christen, biologiste, spécialiste de la maladie d'Alzheimer, a mené des recherches en immunogénétique dans le laboratoire de Jean Dausset à l'hôpital Saint-Louis et en immunologie à l'institut Pasteur, avant de se spécialiser dans le domaine des neurosciences. Il a notamment publié Les Énigmes du cerveau (Bordas, 1989), Les Années Faust ou la Science face au vieillissement (Sand, 1991) et Le Peuple léopard. Tugwaan et les siens (Michalon, 2000).
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    "Koko le gorille, Alex le perroquet, Ake le dauphin, et bien d'autres, ont prouvé aux scientifiques passionnés leur intelligence logique, langagière, sociale et affective. Ils jonglent avec les chiffres et les mots, pleurent leurs morts, chérissent leur famille : on croit reconnaître ici les critères classiques de la définition de l'Homme par les anthropologues, ou ceux de la " personne " chère aux philosophes. Mais les animaux, eux aussi, sont des " personnes " ! Dans un ouvrage qui fait partager au grand public les avancées de la recherche, Yves Christen nous permet de rencontrer ces fortes personnalités et nous conduit, de façon limpide et révolutionnaire, à remettre en question nos préjugés sur l'animalité et l'humanité, dont la séparation semble bien artificielle."
     
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