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Métapo infos - Page 1785

  • Principe de précaution...

    Deuxième roman de Mathieu Jung, Principe de précaution, est une des bonnes surprises de l'année 2009. Il faut profiter de sa réédition dans la collection Livre de Poche pour le découvrir. L'auteur dépeint avec une plume féroce les travers délirants de notre société et manie à la manière de Houellebecq un humour grinçant particulièrement réjouissant. Un excellent moment de lecture à ne pas se refuser ! 

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    "L’intrigue se fonde sur des événements réels. Elle commence à l’automne 2004 et s’achève au printemps 2005. Pascal est marié, père de deux enfants. Il travaille dans la finance, asset manager dans une grande banque qui risque de fusionner avec un groupe italien. Une concurrence sauvage sévit entre collègues, prêts à tout pour échapper au plan social qui s’annonce. L’un d’eux, Lionel Ruszczyk, choisit Pascal comme souffre-douleur. Il l’humilie et déstabilise ce tranquille père de famille en lui racontant les scabreuses frasques de sa vie sexuelle. 
    Pascal n’avait guère besoin de ce regain de tension car, si l’ambiance est au beau fixe avec sa fille Manon, âgée de douze ans, Julien, son fils de seize ans, traverse une crise d’adolescence tumultueuse. Il rentre tard, ne travaille guère au lycée, rechigne à une quelconque tâche ménagère, exige toujours plus de ses parents. Dans le même temps, Pascal est particulièrement perméable aux discours de prévention qui se multiplient dans les médias : de plan vigipirate en campagnes anti-tabac, en passant par la lutte contre la délinquance et les risques d’une alimentation trop sucrée, il épouse tous les combats sécuritaires. Le « risque zéro » devient peu à peu pour lui une obsession..."

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  • Régis Debray, un mécontemporain inclassable...

    De la guérilla en Amérique du sud à la médiologie, du marxisme révolutionnaire à une forme de gaullisme désabusé, le parcours de Régis Debray et l'oeuvre dont il l'a jalonné ne manquent pas d'intérêt. Jean Tellez dans L'âme et le corps des idées, publié aux éditions Germina, revient sur celui-ci et analyse les grands thème d'une oeuvre variée qui va du roman à la philosophie politique en passant par l'étude du phénomène religieux. Une bonne introduction à la pensée d'un auteur, observateur lucide du siècle, parfois irritant mais toujours intéressant et possédant un style propre.

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    "L'oeuvre de Régis Debray est singulièrement riche et diverse.
    Elle est un cheminement, parfois heurté, toujours mouvementé et surprenant. L'expérience vécue au coeur des guérillas latino-américaines, puis dans les cercles du pouvoir mitterrandien, alimente une pensée politique de terrain, relativement rare chez les écrivains d'aujourd'hui. Cheminement à tous les sens du terme. A l'expérimentation politique se mêle l'exploration passionnée des territoires d'un écrivain : traité, essai, roman, théâtre, revue, journal.
    Des réflexions sur la fonction des intellectuels, sur la nature du fait politique, sur l'activité nommée " politique ", sur les religions, sur les techniques de communication et de transmission, conduisent, étape après étape, à la médiologie. Science inclassable. Entre autres trouvailles, elle dresse d'étonnants tableaux récapitulatifs et synoptiques des faits de civilisation. Il ne faudrait pas se tromper : derrière ces outils d'apparence formelle, une fresque se dessine.
    Fresque philosophique à la touche tragique."

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  • Les Anciens dans la pensée politique contemporaine

    Les presses de l'université Laval au Québec ont publié au premier semestre 2010 un ouvrage collectif dirigé par Martin Breaugh et Yves Couture  et intitulé Les anciens dans la pensée politique contemporaine. Ce livre rend bien compte de l'influence que continue à avoir les auteurs de l'Antiquité gréco-romaine chez les penseurs actuel du politique, notamment lorsqu'il s'agit d'interroger les idées de progrès et d'histoire linéaire.

    Il est possible de consulter l'introduction ici

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    "De Machiavel à Nietzsche, la référence à l’Antiquité n’a cessé d’accompagner la pensée politique occidentale. Mais qu’en est-il aujourd’hui ? À ne considérer que certains courants dominants, on pourrait conclure à un désintérêt croissant pour le monde classique. Un regard élargi dément pourtant cette impression initiale. Comment ne pas voir en effet que parmi les principaux penseurs ­politiques contemporains, un nombre remarquable continue d’entretenir un dialogue décisif avec les mondes grec ou romain ? On pense d’emblée à Strauss, Foucault, Castoriadis, Taylor, Sloterdijk, Nussbaum ou Rancière. Cette interrogation des Anciens est liée aux enjeux centraux de la philosophie, des sciences sociales ou même de l’action politique actuelles : l’analyse critique de la modernité, les rapports complexes entre la théorie et la pratique, l’articulation de l’idéal d’autonomie avec l’inscription politique et communautaire de l’individu, ou encore l’interaction des principes démocratiques avec les modèles d’excellence légués par l’héritage philosophique et moral de l’Occident.

    Cet ouvrage vise d’abord à faire voir la diversité des enjeux que l’examen du rapport aux Anciens permet d’éclairer d’une manière toute particulière. Mais nous voulons aussi faire ressortir la pluralité des perspectives aussi bien théoriques que normatives qui orientent les usages actuels des Anciens. Sur chaque auteur ou chaque thème traité, on trouvera ici l’éclairage de spécialistes reconnus témoignant d’un aspect central de leur propre démarche. L’ensemble se veut donc plus qu’une contribution à l’histoire des idées. À travers le dialogue avec les Anciens, c’est à une réflexion renouvelée sur la modernité que nous convions le lecteur." 



    Avec des textes de Charles Blattberg, Martin Breaugh, Marc Chevrier, Jean-Pierre Couture, Yves Couture, Francis Dupuis-Déri, Bernard Gagnon, Dalie Giroux, Donald Iperciel, Gilles Labelle, Annie Larivée, Georges Leroux, Marie-Blanche Tahon, Daniel Tanguay, Stéphane Vibert.

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  • Rompre avec la globalisation !

    Nous reproduisons ici le dernier d'une série de quatre article de l'économiste Jacques Sapir, publié par le site du magazine Marianne au cours de la dernière quinzaine. Cet auteur, qui devrait prochainement publier au Seuil un essai intitulé La déglobalisation, propose ici "un scénario de rupture décisive" pour remettre l'Europe sur les rails d'une politique indépendante.

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    Changer l'Europe pour rompre avec la globalisation

    Ainsi, il faut admettre les vertus de l’exemplarité. Les réformes qui nous conduiraient vers cette mise en parenthèses partielle vis-à-vis de la globalisation seraient d’autant plus efficaces si elles étaient partagées par un groupe de pays. La question se pose alors de savoir si ce groupe de pays pourrait être l’Europe, et sinon qui pourrait en faire partie.

    L’Europe telle qu’elle existe de manière institutionnelle, soit l’UE-27, ne remplit aucune des conditions pour une rupture avec la globalisation. Elle est trop engagée dans ce processus pour que l’on espère pouvoir attirer vers les positions que l’on a présentées les 26 autres pays. Les directives de Bruxelles en ont été les vecteurs. Mais d’un autre côté, elle est aussi trop étroite.

    En fait, le projet que l’on a dessiné s’adresse aussi à des pays qui sont hors de l’UE, mais qui ne sont pas nécessairement hors de l’Europe, entendu cette fois dans le sens géographique. La Russie pourrait être ainsi concernée. Ce projet concerne tous les pays qui seraient prêts à reconfigurer l’Europe. Le choix présenté -soit poursuivre dans la voie actuelle de l’Europe avec son cortège de faible croissance et de soumission à la globalisation, soit entamer un nouveau cours donnant la priorité à la croissance la plus forte possible, au plein-emploi et à l’émergence d’un nouveau projet social-, provoquera une cassure décisive au sein de nos partenaires. Mais encore faut-il que ce choix ne soit pas virtuel. C’est par la concrétisation unilatérale des premières mesures de ce choix que nous pourrons voir quels sont les pays qui sont réellement prêts à nous suivre.

    On dira que ceci nous mettrait au ban de l’Union Européenne dont nous ne respecterions plus la lettre des traités. Notons ici qu’un simple artifice permettrait de lever cette hypothèque. Les directives les plus nocives ne seraient pas abolies mais simplement suspendues jusqu’à de nouvelles discussions. Notons encore qu’il y a peu à craindre de Bruxelles. Les procédures y sont longues. De plus en cas de sanctions financières, il suffit de décider de prélever sur le montant de notre contribution au budget de l’UE la somme de l’amende. Nous n’avons pas à avoir peur d’un conflit pour ce genre de raison. Il faut regarder plus loin. Le vrai problème est celui de la légitimité. Or, sur ce point, un précédent nous donne raison.

    Il faut ainsi savoir que la supériorité des règles et lois nationales sur les directives européennes a été affirmée, une nouvelle fois, en Allemagne lors d’un arrêt de la Cours Constitutionnelle de Karlsruhe. Cet arrêt du 30 juin 2009 stipule en effet qu’en raison des limites du processus démocratique en Europe, seuls les États Nations sont dépositaires de la légitimité démocratique (1).

    En décidant de suspendre temporairement l’application de certaines des directives européennes, nous serions ainsi dans notre droit. C’est l’Union Européenne qui serait sommée, soit de les réécrire et de rouvrir le débat sur la globalisation financière et la globalisation marchande, soit d’entrer dans un processus d’explosion. Certaines des mesures que l’on a proposées auraient de tels effets sur nos voisins qu’il leur faudrait les imiter au plus vite ou accepter de voir leur propre situation se dégrader.

    La politique que nous préconisons loin de nous isoler susciterait l’imitation, et à partir de là ouvrirait la voie à de nouvelles coordinations. Mais, il est effectivement probable – et il faut le reconnaître et l’assumer - qu’elle signifierait la mort de l’Europe telle que nous la connaissons, et par là la naissance de nouvelles alliances. 
     
    Comment pourrait-on alors procéder ? On oublie trop souvent la présence au sein de la Constitution française d’un instrument adapté aux situations d’urgence. C’est l’article 16. Qui aujourd’hui peut contester que le fonctionnement de nos institutions (y compris sociales…) et l’indépendance de notre pays ne sont pas immédiatement et directement menacées ? L’usage de l’article 16 est ainsi parfaitement légitime. Les mesures concernant la mise en œuvre sont des actes de gouvernement que le Conseil d’État n’a pas à juger (2).

    Prenons alors le cas de l’euro. Il n’est nullement besoin de sortir immédiatement de la zone Euro. Au contraire, il serait plus intéressant de chercher à la faire évoluer dans le sens d’une zone de coordination des politiques monétaires autour d’une monnaie commune venant s’ajouter aux monnaies nationales. Dans le cadre de l’article 16, le gouvernement peut alors demande à la Banque de France qu’elle opère des avances de trésorerie libellées en euro pour couvrir une partie de la dette publique qui serait ainsi rachetée par échange de bons du Trésor. Non seulement nous ferions baisser le poids des intérêts (2,5% du PIB), mais nous nous libérerions de la pression exercée par les agences de notation. Il ne faut pas avoir de craintes pour le financement ultérieur de la dette, car notre taux d’épargne y suffit amplement, surtout si nous prenons les mesures qui s’imposent pour que cette épargne n’aille pas se perdre dans des spéculations étrangères. Avec le retour à un contrôle des capitaux, nous retrouverions la maîtrise de nos taux d’intérêt.

    Bien sur, il nous faut nous attendre à des protestations indignées du gouvernement allemand. Mais, quelles en sont ses possibilités d’actions ? Soit c’est l’Allemagne qui décide de sortir de la zone Euro avec certains de ses voisins immédiats (Pays-Bas, Autriche, etc…), et elle se tirera alors une magnifique balle dans le pied quant on connaît la structure de son commerce. En effet, le retour au mark s’accompagnerait d’une hausse brutale du taux de change (et donc d’une dévaluation en notre faveur). Soit elle accepte de négocier une évolution graduelle de la zone Euro vers le principe d’une monnaie commune, mais avec des garanties contre des dévaluations trop brutales de notre part. Dans un cas comme dans l’autre, nous sommes gagnants. Nous le sommes plus dans la seconde de ces hypothèses, qui correspond à une issue concertée à cette crise, mais nous le sommes aussi dans la première de ces hypothèses.
    On pourrait répéter l’exercice sur l’ensemble des points ici évoqués. Les avantages que nous retirerions d’une telle politique seraient tels qu’ils inciteraient immédiatement d’autres pays à nous imiter. Dès lors pourraient s’ouvrir des négociations, soit pour réviser les traités européens, soit pour les réécrire sur la base d’un nouveau noyau de pays et en y associant de nouveaux partenaires.

    Le scénario que l’on décrit ici n’est donc pas celui d’un « splendide isolement » de la France mais d’une rupture rebattant les cartes et mettant nos partenaires au pied du mur. C’est un scénario d’initiative décisive. Nous aurions enfin la possibilité de remettre la construction européenne sur ses rails, et de lui faire emprunter la voie dont elle n’aurait jamais du se départir de la recherche du plein-emploi et du progrès social.

    Aujourd’hui, et plus que jamais, la parole ne doit pas être aux apôtres du renoncement, à tous ceux qui se situent dans la filiation historique et morale de cette capitulation de fait que fut l’Armistice de 1940. Nous devons nous inspirer des préceptes que Danton fit un jour retentir : « de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ».
    (1) Voir H. Haenel, Rapport d’Information n° 119, Sénat, Session Ordinaire 2009-2010, Paris, 2009.

    (2) Arrêt Rubin de Serven du 2 mars 1962.

    Lundi 20 Septembre 2010
    Jacques Sapir - Economiste

    Source : http://www.marianne2.fr

    Pour lire les trois premiers volets de ce texte : Jacques Sapir: marché, monnaie, commerce, la France a été naïve, Jacques Sapir: France et Europe, prenez garde à la globalisation! et Jacques Sapir (3) : une autre croissance pour une autre société

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  • La Russie et la tentation de l'Orient...

    Historienne et spécialiste de la Russie, Lorraine de Meaux, avec son ouvrage La Russie et la tentation de l'Orient, publié chez Fayard au premier trimestre, se penche sur le rêve asiatique de l'empire russe au XIXème siècle. Un rêve qui nourrit encore les partisans actuels de l'eurasisme...

    On peut lire une critique intéressante de ce livre par Marlène Laruelle, qui a consacrée plusieurs ouvrages au nationalisme russe, sur le site La vie des idées. 

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    "Si, à partir de Pierre le Grand, la Russie a tout fait pour s'arrimer à l'Occident, un voile recouvre l'autre versant de son identité : sa composante orientale.
    Au XIXe siècle, la construction d'un vaste empire colonial pousse la puissance russe toujours plus loin à l'est et au sud, du Caucase jusqu'à l'océan Pacifique. Entre la fondation de Saint-Pétersbourg en 1703 et la création de Vladivostok en 1860, on assiste à une véritable " orientalisation " de l'Empire. Militaires, savants et diplomates, écrivains et artistes nourrissent alors l'imaginaire de la Russie et fortifient sa vocation universelle.
    De Catherine II à Lénine, de Pouchkine à Diaghilev, cet ouvrage offre pour la première fois une présentation générale de la colonisation russe en Orient, des rêves - suivis parfois de réveils cruels - qui l'ont accompagnée, et dont certains durent encore."
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  • Evola, un révolté contre le monde moderne...

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    Le mardi 28 septembre 2010, sur Radio Courtoisie, de 21h30 à 23h, vous pourrez écouter Le libre Journal des enjeux actuels dirigé par Arnaud Guyot-Jeannin. L'émission sera consacrée à Julius Evola, le grand auteur traditionnaliste italien. Arnaud Guyot-Jeannin recevra Thierry Jolif (maître d'oeuvre de l'ouvrage collectif,  Evola envers et contre tous, publié chez Avatar éditions), par téléphone, Georges Feltin-Tracol (rédacteur en chef d'Europe Maxima), Pascal Lassale (professeur d'histoire), Daniel Cologne et Jean Parvulesco sous réserve.
    Rediffusion : le jeudi 30 septembre à la même heure.
     
    Vous pouvez consulter ici la note que nous avons consacrée à l'ouvrage Evola, envers et contre tous.
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