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Métapo infos - Page 1245

  • Jihad made in USA ?...

    Les éditions Investig'Action viennent de publier Jihad made in USA, un livre d'entretien de Grégoire Lalieu avec l'ancien diplomate éthiopien et spécialiste du monde arabe, Mohammed Hassan. L'ouvrage est préfacé par Michel Collon.

     

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    " Au moment où le Moyen-Orient s'embrase dans une guerre sans fin, cet ouvrage interroge : quels sont exactement les liens entre USA et « jihadistes » ? Crucial, car ce conflit va déborder sur l'Europe, l'Afrique, la Russie, voire la Chine.

    Après dix ans de lutte contre le terrorisme, pourquoi réapparaît-il plus fort que jamais ? Pourquoi James Baker, ancien ministre US des Affaires étrangères, disait-il : « Nous ne devons combattre les intégristes que dans la mesure de nos intérêts » ? Avec quelles conséquences en Europe ? N’est-il pas urgent d'ouvrir le débat tabou : oui ou non, les Etats-Unis ont-ils joué avec le feu et devons-nous toujours leur obéir ?

    Après La stratégie du chaos, Grégoire Lalieu poursuit ses passionnants entretiens avec Mohamed Hassan. Ensemble, ils décryptent les intérêts en jeu en Syrie, les déboires du « printemps » égyptien et ce nouveau concept fourre-tout : l'islamisme.

    Ni grand complot où la CIA dirigerait tout, ni théorie ultra-naïve où Washington agirait pour la paix dans le monde, Jihad made in USA vous aide à libérer vos neurones. Manipulation cynique des eurojihadistes, vrai et faux jihad, routes du pétrole et du gaz, rôle des Saoud, du Qatar, de la Turquie et d’Israël, remodelage du Moyen-Orient : ce livre vous explique ce qui attend cette région stratégique. Et quelle alternative est possible. "

     

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  • Quand Richard Millet repasse par la station Châtelet-Les-Halles...

    "Je prends quotidiennement le RER, pour moi la station Châtelet-Les-Halles à six heures du soir c'est le cauchemar absolu, surtout quand je suis le seul blanc. Est-ce que j'ai le doit de dire ça ou pas ?" Richard Millet, Ce soir ou jamais, 7 février 2012

     

    Nous reproduisons ci-dessous une chronique de Richard Millet, cueillie sur son site personnel et consacrée au complexe commercial et ferroviaire de Châtelet-les-Halles. Ecrivain et polémiste, Richard Millet a récemment publié Le corps politique de Gérard Depardieu (Pierre Guillaume de Roux, 2014) ainsi qu'un hommage au compositeur finlandais Sibelius, intitulé Sibelius - Les cygnes et le silence (Gallimard, 2014).

     

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    Retour à Châtelet

     

    Je n’aime pas déchoir ; c’est pourquoi j’évite autant que je le peux le complexe commercial et ferroviaire de Châtelet-les-Halles, à la célébrité duquel j’ai pourtant contribué en révélant combien il m’arrive de m’y sentir ontologiquement seul, préférant donc au RER le métro et, malgré la distance, la marche dans le bois de Vincennes où les corneilles criaillent sur les ruines de notre civilisation, m’avait dit, la veille, une blonde jeune femme.

    La civilisation française est morte à Châtelet-les-Halles, penserais-je, le lendemain soir, vers six heures, au moment où, faute d’autre solution, je suis entré dans le grand remugle humain, toutes races et ethnies confondues en un corps fiévreux et en quête de légitimité sociale, tandis que j’examinais sincèrement si je n’étais pas la proie d’une de ces « crispations » que les dévots stigmatisent par l’épithète d’« identitaires », prônant ainsi un état idéal qu’on peut appeler post-identitaire, pour bien se démarquer des « crispés » encore porteurs des cellules-souches héritées d’Athènes et de Jérusalem.

    Ce qui m’a frappé, ce soir-là, c’est l’hébétude générale. Ce laboratoire post-racial, cet accélérateur de particules multiculturelles, cet utérus de l’inversion radicale de toutes les valeurs ne parvenait qu’à produire cet état si caractéristique de  la servitude contemporaine dans quoi l’humain s’oublie au point de se sourire à lui-même, au sein d’un grouillement babélien où chacun ignore autrui tout en le surveillant du coin de l’œil et en redoutant de se laisser assimiler par le corps mystique de la nation française, lequel est pourtant mort. J’étais descendu dans un des cercles de l’enfer mondialisé, avec ses damnés frénétiques ou absents, ses sourcilleux djihadistes, ses brebis trottinant d’un pas morne, ses victimes en quête d’un épisode sacrificiel, et nombre de narcissistes, hommes, femmes, enfants, humanoïdes moins soucieux de liberté que d’un surcroît de servitude, pensais-je en remontant vers l’air libre, non sans avoir cherché du regard les gardes rouges de l’antiracisme – incultes écrivains qui, à la suite de l’émission de télévision où j’avais, j’y reviens, évoqué ma détresse à me sentir quelquefois le seul blanc en ce lieu, entendent prouver que je me trompe et que, contre l’évidence, l’« écrasante majorité » non-européenne demeure une « minorité », nonobstant le fait que je m’y retrouve, moi, le minoritaire par excellence, mais sans le « droit » de le dire, un des acteurs officiels du régime m’ayant en outre assuré, lors de cette émission, avec une compassion d’homme de cour, que rien ne lui était plus agréable que de descendre au plus profond de ces entrailles.

                Ces collabos postmodernes n’étaient sans doute pas de service, ce soir-là, ou bien écoutaient-ils le chef de l’Etat discourir, à la Porte Dorée, sur les bienfaits de l’immigration. J’ai bientôt fait sonner le granit du pont Neuf où soufflait un vent froid qui m’a délivré des miasmes. J’ai salué la statue d’Henri IV devant laquelle une espèce de fou tempêtait contre le gouvernement, un exemplaire de Vingt mille lieues sous les mers dans une main, dans l’autre une boîte de raviolis. J’ai préféré regarder, brillant dans la lumière des phares, les jambes soyeuses d’une passante, en hommage à Baudelaire qui a tout dit, en matière de désir comme en politique. Le quai de Conti est plutôt sombre, la nuit, quand on débouche du pont et qu’on le prend sur la droite. La nuit semble même s’y approfondir, ai-je pensé, devant l’hôtel de la Monnaie où se tenait une exposition consacrée à l’ « usine à chocolat » de Paul McCarthy, mouleur de sex toys et gonfleur de ballons dont l’un a récemment connu la gloire d’un détournement néo-situationniste, place Vendôme : une débandade, un fiasco, eût dit Stendhal, un renvoi à l’air du temps, un pet silencieux. Il était d’ailleurs là, ce godemiché sodomique, au premier étage du vénérable hôtel, dans sa verte et discrète gloire, auprès d’un autre gonflage rouge en forme d’étron dressé sous les lambris et les lustres, tandis que Koons, autre industrieux gonfleur, ce qui montre bien la dimension propagandiste du Culturel, exposait non loin de là, au Centre Pompidou, ses chiens constitués de préservatifs noués ensemble, dont un de la « Pinault collection » (ce qui est mieux, nous sommes en France, n’est-ce pas, que la collection Pinault), Koons enculant néanmoins McCarthy quant à la notoriété et à l’argent, constatais-je, depuis le quai venteux, avant de reprendre ma marche et d’arriver devant la statue de Condorcet, entourée par deux étages de blancs bâtiments de type Algeco qu’un puissant projecteur éclairait en donnant à l’auteur du Mémoire sur le calcul des probabilités et des Réflexions sur l’esclavage des nègres l’air, à contre-jour, debout sur le piédestal, d’un Terminator qui eût débarqué non pas du futur mais d’un passé oblitérant tout futur, parce que celui-ci a déjà lieu dans la catastrophe civilisationnelle au cours de laquelle on renie toute forme d’héritage au profit d’un hédonisme ludique et absoluteur, répondais-je à Elie qui m’attendait devant l’Institut de France dont la coupole, pourrait-on lire dans un roman de Jean d’Ormesson, brillait sous une lune éclairant d’un jour blafard la place en hémicycle, déserte, balayée par le vent, en face de la passerelle des Arts aux rambardes surchargées de cadenas aussi clos et insignifiants que le temps où vivent les amoureux venus signaler là leur existence par cet « accrochage » koonsien, penserais-je, quelques heures plus tard, après avoir dîné au Voltaire, en-dessous de l’appartement où est mort l’auteur de l’Essai sur les mœurs, et où j’avais dîné, deux ans auparavant, exactement, en compagnie de Jacques Vergès qui désirait me connaître, après qu’une meute de chiens excités par une romancière à face de vieille fesse, m’eut accompagné aux lisières des forêts intérieures.   

                Un dîner raffiné, au cours duquel Vergès me disait, entre autres choses, que Robespierre n’aurait pas toléré qu’on manquât à la syntaxe, murmurait-il en levant son cigare dans une pénombre qui sentait la fin d’un temps, m’étais-je dit en pensant que c’était le seul point sur lequel je donnerais raison à Robespierre, ce maître de la mort française, comme je me le redirais en quittant le Voltaire, cet autre soir, pour déboucher sur le quai qui porte son nom et gagnant l’autre rive afin de longer le Louvre, sur le quai qui porte le nom de Mitterrand, autre fossoyeur de la France. La décadence de ce pays se lit aussi dans le nom des quais et des rues, et Paris est une ville morte, la capitale de l’insignifiance française et du renouvellement d’un peuple par son contraire, disais-je à Elie que j’ai laissé au pont Neuf pour me diriger vers le grand collecteur des Halles, où je suis descendu entre des clochards et de très jeunes filles qui défiaient le froid, jusqu’au quai quasi désert du RER où une équipe d’ouvriers vêtus de combinaisons blanches et de casques intégraux s’apprêtait à désosser le revêtement mural de la station, quelques lettres du nom Châtelet étant déjà tombées de sorte que le nom devenait une énigme archéologique, sous l’œil résigné de quelques Chinois, de Tamouls et d’Africains, ces frères humains qui, comme moi, attendaient l’ultime convoi de la nuit.

    Richard Millet (Site officiel de Richard Millet, 18 décembre 2014)

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  • Les snipers de la semaine... (96)

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    Au sommaire cette semaine :

    - sur Les Observateurs, Thierry Ferjeux Michaud-Nérard flingue la gauche morale et son goût pour l'inquisition

    La police de la pensée : le nouveau djihad de la gauche morale

     

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    - sur Investig'action, John Pilger flingue la propagande médiatique et ses serviteurs zelés, les journalistes...

    La guerre par les médias et le triomphe de la propagande

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  • Gérard Blain, le rebelle du cinéma français...

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    Vous pouvez découvrir ci-dessous l'excellente émission qu'a consacré Arnaud-Guyot-Jeannin, dans « Nos chers vivants », sur TV Libertés, à l'acteur et cinéaste français Gérard Blain.

    D'abord acteur, Gérard Blain a joué, notamment, dans Voici venu le temps des assassins de Julien Duvivier, Les Mistons de François Truffaut, Le beau Serge de Claude Chabrol, mais également dans le formidable Hatari de Howard Hawks, aux côtés de John Wayne et de Hardy Krüger. Puis, il s'est dirigé vers la réalisation. Il a ainsi à son actif, en particulier, Le pélican (1973), Un second souffle (1978), Le rebelle (1980), Pierre et Djemila (1986) et Ainsi soit-il (2000)...

    Pour parler de ce grand oublié du cinéma français, son fils Pierre Blain, Michel Marmin, qui fut le scénariste de deux de ses films et Antoine de Baecque, historien du cinéma...

     

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  • A la recherche de l'Europe...

    La période des fêtes est creuse en matière d'édition. C'est donc l'occasion de signaler quelques livres originaux, intéressants et trouvables sans avoir à écumer les bacs des bouquinistes...

    Pour ceux qui veulent découvrir les "nouvelles musiques européennes", ou le néofolk, et leurs sonorités martiales ou envoutantes, les éditions Camion noir ont publié en 2009 Looking for Europe - Néofolk & underground, d'Andreas Diesel et Dieter Gerten. Un guide indispensable pour entamer l'exploration d'un monde secret et d'une richesse insoupçonnée...

     

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    " Les clichés abondent dès lors que sont cités les groupes et artistes traités dans ce livre : les qualificatifs sans appel de fascistes et de néonazis fusent comme par réflexe… Mais que se cache-t-il donc derrière cette si mauvaise réputation ?
    En retraçant l’histoire protéiforme du néofolk et de l’underground, les auteurs plongent dans les racines les plus agitées du punk et de la musique industrielle, et restituent les aventures d’artistes ancrés dans une haute idée de la contre-culture, au point de sortir leurs revolvers en entendant les mots « tabou culturel » et « culture de masse ». Car cynisme et humoir noir comptent parmi leurs munitions...
    On découvre que leur position n’est pas seulement intellectuelle : la recherche et l’innovation musicales jouent un rôle dynamique dans l’histoire qu’ils écrivent résolument hors des sentiers battus. De Boyd Rice à Death In June, les auteurs écument époques et continents pour livrer, en deux épais volumes, un panorama complet et étonnant de l’un des derniers territoires underground. "

     

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  • Chaos mondial, psychose et menaces réelles...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous l'intervention du criminologue Xavier Raufer lors du colloque organisé le 8 décembre 2014 à l'Assemblée Nationale par le Club Participation et Progrès, sur le thème « 2014 : Notre monde est-il au bord du gouffre ?». L'image bouge un peu... mais le propos est intéressant !


    Xavier Raufer : « Chaos mondial, psychose et... par Super_Resistence

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