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famille - Page 2

  • Quelques idées remises à l'endroit (1)...

    Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par Alain de Benoist à Nicolas Gauthier et publié sur Boulevard Voltaire. Alain de Benoist y évoque la démocratie, le mariage et la violence...

     

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    Démocratie sans électeurs ? On nous assène les « valeurs démocratiques ». Mais quelles sont-elles, sachant qu’en démocratie, on a raison à 50,01 % et tort à 49,99 % des suffrages ? Alors que ce sont les mêmes journalistes qui boudent les institutions suisses à base référendaire, pour s’indigner ensuite de l’opinion du peuple. Comment sortir de ce dilemme ?

    Les procédures démocratiques n’ont pas but de déterminer qui a « raison » et qui a « tort ». Elles ne visent pas à statuer sur la vérité. Leur seule raison d’être est de montrer où vont les préférences des citoyens. Le suffrage universel n’est qu’une technique parmi d’autres pour connaître ces préférences. Il est loin de résumer la démocratie, qui elle-même ne se résume pas à de « libres élections ». (Au passage, rappelons aussi qu’en matière de suffrage, le principe démocratique n’a jamais été « un homme, une voix », contrairement à ce que l’on répète partout, mais « un citoyen, une voix », ce qui est tout différent.) Jean-Jacques Rousseau disait très justement que, dans une démocratie représentative de type parlementaire, les citoyens ne sont libres que le jour de l’élection. Dès le lendemain, leur souveraineté se retrouve captée par leurs représentants qui, en l’absence de mandat impératif, décident en fait à leur guise. Le parlementarisme ne correspond lui-même qu’à la conception libérale de la démocratie, ce qui conduisait Carl Schmitt à affirmer qu’une démocratie est d’autant moins démocratique qu’elle est plus libérale.

    La crise actuelle de la démocratie est fondamentalement celle de la représentation. Elle s’articule en deux volets. D’un côté, le peuple se détourne de la classe politique parce qu’il n’a plus confiance en elle, qu’elle est « trop corrompue », qu’elle ne s’occupe pas des « vrais problèmes », qu’elle ne répond pas aux attentes des gens, etc. De l’autre, les élites se détournent du peuple parce qu’il « pense mal », qu’il a des « instincts grossiers », qu’il se rebelle instinctivement contre les mots d’ordre de l’idéologie dominante. La « gouvernance » et l’expertocratie sont aujourd’hui les deux derniers moyens de gouverner contre le peuple, et surtout sans lui. Seule une démocratie participative, une démocratie directe, s’exerçant en permanence (et pas seulement à l’occasion des élections ou des référendums) peut corriger les défauts de la démocratie représentative. Mais cela exige de redonner du sens à la notion de citoyenneté. En clair : de remédier à la dé-liaison sociale en recréant un espace public ordonné à un grand projet collectif, au lieu d’inciter les gens à jouir sans mélange de leur repli sur la sphère privée.

    Mariage sans mariés ? Comment faire l’apologie de cette institution pour les seuls hommes n’y ayant pas droit, prêtres et homosexuels, alors que dans le même temps la défense des valeurs familiales fait rigoler tout le monde sur les plateaux de télévision ?

    La France est le pays d’Europe où le taux de nuptialité est le plus bas. La plupart des gens ne se marient plus : depuis 2007, dans les grandes villes, deux enfants sur trois naissent hors mariage. À l’origine, le mariage avait été institué principalement au bénéfice des femmes (le mot vient du latin matrimonium, dérivé de mater) pour deux raisons principales : clarifier les filiations et déterminer pour les hommes les conditions de l’accès aux femmes. L’Église n’a fait du mariage un sacrement qu’au début du XIIIe siècle, en 1215, époque à laquelle elle l’a strictement encadré afin de mieux contrôler les rapports entre les lignées. Le mariage homosexuel n’a évidemment rien à voir avec l’accès aux femmes, et le moins qu’on puisse dire est qu’il ne va pas clarifier les filiations. Le mariage, dans cette perspective, n’est plus perçu comme une institution, mais comme un contrat entre deux individus dont le sexe est indifférent. Le désir de mariage chez les homosexuels relève à mon sens moins d’une volonté de « subversion » qu’il n’est l’indice d’un prodigieux conformisme bourgeois, qui aurait fait s’étrangler de rire Jean Cocteau, Roger Peyrefitte ou Guy Hocquenghem. Il n’est le fait que d’une petite minorité de minorité. En Espagne, où le mariage gay a été légalisé en 2006, il ne représente que 2 % du total des mariages (et ce sont principalement des femmes qui le contractent).

    Puisque nous parlons de définitions, j’aimerais rappeler aussi que l’« homophobie », dont on parle tant aujourd’hui, n’a au sens strict rien à voir avec l’homosexualité, dans la mesure où les deux premières syllabes de ce terme ne renvoient pas au latin homo (« homme ») mais au grec homoios (« le même »). En toute rigueur, l’« homophobie » n’est que la phobie du Même. Il y en a de pires.

    Violence sans coupables ? Le père qui met une fessée à son fils est un assassin potentiel. Mais le voyou qui tue un passant pour une cigarette refusée ne sera que victime d’une autre violence ; sociale, il va de soi. Au-delà du cliché, cette « violence sociale » existe néanmoins, même si les médias peinent ou refusent de la mieux définir.

    Le mot de « violence » est fortement polysémique. Il l’est d’autant plus que la violence peut être aussi bien destructrice que créatrice, voire fondatrice, comme l’a maintes fois rappelé Michel Maffesoli. La violence privée est celle qui suscite les plus fortes réactions, mais la violence publique a souvent des conséquences plus graves. La violence sociale, liée aux contraintes de structure et à toutes sortes d’aliénations individuelles ou collectives, est encore une autre affaire. L’État s’est traditionnellement présenté comme seul détenteur de la violence légitime, prétention difficilement soutenable. Georges Sorel faisait l’éloge de la violence populaire par opposition à la force étatique, parce qu’il assimilait la première à la légitimité et la seconde à la simple légalité. L’expérience historique montre enfin que ceux qui dénoncent le plus la violence dans certaines situations l’admettent sans difficulté dans d’autres circonstances. Les deux exemples que vous citez, tout différents qu’ils sont, relèvent d’une même idéologie, celle qui conduit à faire bénéficier de la « culture de l’excuse » le voyou qui tue un passant pour une cigarette refusée, et d’autre part à condamner la fessée comme un acte d’autorité. Le dénominateur commun, c’est l’idée qu’il ne faut jamais sanctionner – sauf ceux qui sanctionnent, bien entendu. C’est dans le même esprit que les pacifistes appellent à faire la guerre à la guerre, c’est-à-dire la guerre au nom de la paix.


    Alain de Benoist, propos recueillis par Nicolas Gauthier (Boulevard Voltaire, 5 août 2013)

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  • Un refuge dans ce monde impitoyable ?...

    Les éditions Bourin viennent de publier Un refuge dans ce monde impitoyable, un essai consacré à la famille du sociologue critique américain Christopher Lasch, figure intellectuelle du populisme de gauche, mort en 1994, dont l'oeuvre a influencé, notamment, des auteurs comme Jean-Claude Michéa ou Alain de Benoist. Ses ouvrages les plus connus sont désormais disponibles en collection de poche : La culture du narcissisme (Champs Flammarion, 2008), Le seul et vrai paradis (Champs Flammarion, 2006) ou La révolte des élites et la trahison de la démocratie (Champs Flammarion, 2010). 

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    "Quel est le rôle de la famille en Occident ? En quoi sa fonction est-elle altérée, sinon réduite à néant, par le capitalisme ? Et quelles sont les conséquences sociétales, et même civilisationnelles, de sa fragilisation ? Soulignant l'emprise croissante des experts sur la famille depuis un siècle (professionnels de l'aide sociale, psychologues, école), Lasch montre que, loin de constituer un refuge dans le monde moderne, la famille est plus que jamais en proie au contrôle social. L'idéologie thérapeutique qui émerge au début du siècle dernier est portée par des " médecins au chevet de la société " désireux d'instaurer une moralité nouvelle : satisfaction immédiate et totale des désirs de l'enfant, évitement systématique du conflit, rapports parents-enfants envisagés sous une simple forme contractuelle, peur des émotions. Cette nouvelle religion interdit toute proximité des parents avec leur progéniture et les conduit à abdiquer toute autorité, renforçant par là-même leur dépendance vis-à-vis de l'expertise médicale, sociale, psychologique. Pour Lasch, les transformations à l'œuvre au sein de la famille éclairent, d'une façon plus générale, la perte d'autonomie qui caractérise la condition de l'individu dans le monde moderne et capitaliste."

     

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  • Un refuge dans ce monde impitoyable ?...

    Les éditions Bourrin viennent de publier un essai, inédit en français, de Christopher Lasch, intitulé Un refuge dans ce monde impitoyable, et dont le thème est consacré à la place de la famille dans nos sociétés.

    L'oeuvre de Christopher Lasch, mort en 1994, a influencé des auteurs comme Jean-Claude Michéa ou Alain de Benoist. Ses ouvrages les plus connus sont désormais disponibles en collection de poche : La culture du narcissisme (Champs Flammarion, 2008), Le seul et vrai paradis (Champs Flammarion, 2006) ou La révolte des élites et la trahison de la démocratie (Champs Flammarion, 2010).

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    "Quel est le rôle de la famille en Occident ? En quoi sa fonction est-elle altérée, sinon réduite à néant, par le capitalisme ? Et quelles sont les conséquences sociétales, et même civilisationnelles, de sa fragilisation ? Soulignant l'emprise croissante des experts sur la famille depuis un siècle (professionnels de l'aide sociale, psychologues, école), Lasch montre que, loin de constituer un refuge dans le monde moderne, la famille est plus que jamais en proie au contrôle social. L'idéologie thérapeutique qui émerge au début du siècle dernier est portée par des " médecins au chevet de la société " désireux d'instaurer une moralité nouvelle : satisfaction immédiate et totale des désirs de l'enfant, évitement systématique du conflit, rapports parents-enfants envisagés sous une simple forme contractuelle, peur des émotions. Cette nouvelle religion interdit toute proximité des parents avec leur progéniture et les conduit à abdiquer toute autorité, renforçant par là-même leur dépendance vis-à-vis de l'expertise médicale, sociale, psychologique. Pour Lasch, les transformations à l'œuvre au sein de la famille éclairent, d'une façon plus générale, la perte d'autonomie qui caractérise la condition de l'individu dans le monde moderne et capitaliste."

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  • Demain, l'effondrement économique ?...

    Vous pouvez regarder ci-dessous un entretien avec Piero San Giorgio, l'auteur de Survivre à l'effondrement économique, un essai publié en 2011 aux éditions le Retour aux Sources. L'entretien a été réalisé par le site Media-investigation.com


    Piero San Giorgio prévoit l'effondrement... par MEDIA-INVESTIGATION

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  • Le féminisme et ses dérives...

    Les éditions de Paris viennent de rééditer Le féminisme et ses dérives - Rendre un père à l'enfant-roi, un essai de Jean Gabard, qui avait été initialement publié en 2006. Professeur, l'auteur a commencé son parcours dans les années 70 dans la contre-culture libertaire, pacifiste, écologiste et féministe avant d'en arriver, au fil du temps et de l'expérience , à devenir très critique sur les dérives de l'idéologie féministe et sur les dégâts qu'elle a provoquée dans l'éducation des enfants.

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    "Oser critiquer un certain féminisme valait, il y a peu, d'être taxé de réactionnaire, mais aujourd'hui le sujet peut être traité sans œillères. Cet essai vient relancer le débat. Il montre comment, au nom d'une certaine idée de la liberté et de l'égalité, une idéologie " moderniste " qu'il faut bien appeler " féministe " puisqu'elle s'oppose radicalement à l'idéologie mise en place par l'homme, devient à son tour dominante. Il ne s'agit pas de ressusciter ici la traditionnelle guerre entre l'homme et la femme, mais de rappeler les rapports difficiles entre le sexe dit fort et le sexe prétendu faible. Après avoir dessiné les grandes lignes d'une confrontation qui va de l'installation de la société patriarcale à sa contestation moderne, l'auteur dénonce la " bien-pensance " actuelle vis-à-vis de l'idéologie féministe. En effet, au nom de la nécessaire émancipation de la femme et de la juste lutte contre l'oppression qui, dans bien des pays, fait d'elle un sujet de condition inférieure, le féminisme en vient à nier la différence des sexes et à diaboliser l'homme perçu comme inutile. Ce nouveau dogme gynocentriste, qui est en train d'accoucher d'une société sans pères et sans repères, a de redoutables conséquences dans les domaines de l'évolution de la famille et de l'éducation des enfants. Dans cet essai, l'auteur ne se contente pas de dénoncer les dérives féministes (qui sont aussi celles de la démocratie), il s'attache aux racines mêmes du malaise de notre société et dénonce aussi le machisme et l'intégrisme qui, partout, se font menaçants. Procédant selon une approche pluridisciplinaire, il aborde le sujet sous les angles historique, sociologique, psychologique, politique, économique, symbolique...En ciblant tour à tour les faiblesses de l'idéologie machiste et celles de la nouvelle idéologie féministe, l'auteur invite les hommes et les femmes à ne pas s'enliser dans un manichéisme stérile mais à sortir de la confusion et des illusions pour inventer ensemble un projet adulte. "

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  • Survivre !

    Les éditions Le Retour aux Sources publient très prochainement un essai de réflexion pratique de Piero San Giorgio, intitulé Survivre à l'effondrement économique. "En 400 pages extrêmement bien documentées, Piero San Giorgio expose les raisons pour lesquelles il faut se préparer à un véritable effondrement des bases matérielles de notre monde contemporain, quels sont les scénarios possibles de cet effondrement, et surtout comment s'y préparer. Reprenant le concept de Base Autonome Durable, l'auteur propose ici un récapitulatif de ce qu'il faut faire pour être réellement autonome, et de manière durable. De l'alimentation à la sécurité en passant par la constitution d'un lien social pérenne en situation d'effondrement, tous les aspects pratiques d'un plan de sauvegarde personnelle sont abordés." Un ouvrage qui prouve, après d'autres, que certains en Europe commencent à réfléchir très sérieusement au retour de temps tragiques...

     

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    "Ce livre peut vous sauver la vie. Les problèmes auxquels le monde doit faire face dans les 10 prochaines années sont considérables : surpopulation, pénurie de pétrole et de matières premières, dérèglements climatiques, baisse de la production de nourriture, tarissement de l’eau potable, mondialisation débridée, dettes colossales…

    La convergence de ceux-ci aura comme probable conséquence un effondrement économique qui ne laissera personne indemne, riche ou pauvre. Comment se préparer ? Comment survivre à ces prochaines années de grands changements qui seront à la fois soudains, rapides et violents ? Etes-vous prêts ? Avez-vous accès à de l’eau potable si rien ne sort de votre robinet et si les supermarchés sont vides ? Et dans ce cas, comment allez vous défendre votre famille de votre voisin affamé, du gang de racailles local ou d’un état devenu mafieux et totalitaire? Comment allez-vous protéger votre fortune dans un monde où la finance n’existe plus ?

    Vous croyez que ces questions sont absurdes ? Tentez votre chance alors ! Au moins, les lecteurs de ce livre auront à leur disposition les plans, les outils et les solutions, basées sur des exemples pratiques et sur l’expérience de ceux qui l’ont déjà fait, pour survivre et commencer à se préparer progressivement. Ce livre pourrait bien être le meilleur investissement que vous n’ayez jamais fait.

     

    Piero San Giorgio est depuis 20 ans dans l’industrie high-tech, responsable des marchés émergeants d’Europe de l’Est, Moyen Orient et Afrique. Depuis 2005, il se prépare à l’effondrement de l’économie et étudie les moyens d’y survivre."

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