Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Livres - Page 638

  • Un nouveau siècle de feu et de sang...

    Nous publions ici une recension, parue dans la revue Eléments sous la plume d'Alain de Benoist, du livre de Colin S. Gray, La guerre au XXIe siècle - un nouveau siècle de feu et de sang, publié aux éditions Economica.

    Colin S. Gray.jpg
     

    « Il ne s'agit pas de proclamer qu'on aime la paix, disait Montherlant. Il s'agit d'être assez fort pour imposer la paix à ceux qui veulent la guerre». Grand spécialiste des questions stratégiques, l'Anglo-Américain Colin S. Gray appartient à l'école « réaliste», qui croit que la guerre est consubstantielle à la nature humaine et qu'en dépit du changement constant de la plupart des contextes conflictuels l'essentiel dans la guerre et dans la façon de la mener ne varie pas du tout. C'est ce qu'il démontre dans cette étude prospective, véritable panorama des nouvelles frontières ouvertes par l'expansion de la géographie du combat, notamment dans ses dimensions désormais extra-atmosphériques (guerre dans l'espace, guerre dans le cyberespace). Conscient que la guerre irrégulière entre États et adversaires non étatiques a de bonnes chances de constituer la forme dominante de la belligérance dans les années à venir, il n'en estime pas moins que la guerre entre États et entre grandes puissances est toujours bien vivante. Distinguant entre la nature immuable de la guerre et son caractère fortement variable, il se sépare de nombre de ses confrères (notamment le major général J.F.C. Fuller) en affirmant, d'abord que la guerre « est par-dessus tout un comportement politique», et donc une affaire de pouvoir, ensuite que « l'histoire de la guerre n'est pas synonyme d'histoire des techniques». Il écrit enfin que « la prochaine manche du cycle historique stratégique de l'antagonisme des grandes puissances est déjà en train de prendre forme», un axe sino-russe étant en cours d'émergence, « ce qui pose un formidable défi à la notion américaine d'un ordre mondial unipolaire». Une somme remarquablement informée.

    Alain de Benoist (recension publié dans la revue Eléments, n°128, printemps 2008)

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • Stalker dissèque le métacortex de Dantec !...

    Stalker livre la première critique de Métacortex, le dernier roman de Maurice G. Dantec, publié chez Albin Michel.

    Métacortex.jpg
     
    A propos de Métacortex
     
    Curieuse, étrange même, fascinante malédiction que celle qui semble s'être abattue sur les livres les plus ambitieux de Maurice G. Dantec.
    Ses romans, en règle générale, se lisent bien. Souvent même, ils se lisent trop facilement, cette particularité qui a été maintes fois reprochée au romancier constituant une signature pourtant claire que telle mégère acéphale n'est jamais parvenue à déchiffrer.
    Cette facilité de lecture qui n'est qu'un leurre, tant fourmillent les pistes de réflexions, parfois de véritables fulgurances, tant est diversifiée, pour ce deuxième volume de la trilogie Liber Mundi, la matière capable d'être développée par une bonne demi-douzaine d'autres romans, cette facilité de lecture est bien incapable de se sustenter par ses propres forces. Arrive, tôt ou tard certes mais toujours, dans le cours de la narration, le moment où l'auteur essaie de nous montrer l'envers du décor (j'allais écrire, décorps, tant ce procédé concerne également la chair, retournée comme un gant, du personnage principal, simple vecteur d'une parole qui le fait éclater), surgit encore, brutalement, la volonté de transformation d'une réalité nous montrant sa véritable face.
    Dantec n'écrit pas, comme l'affirment celles et ceux qui ne savent pas lire, des romans de science-fiction, des romans policiers ou bien encore, ambition affichée par la réclame, des livres qui parviendraient à marier plus ou moins subtilement les deux genres. Dantec écrit des livres pour affirmer qu'il ne sait pas écrire, que chacune de ses œuvres n'est qu'un échec ou un simple barreau de cette échelle sur laquelle Jean Gobi fait monter et descendre ses métaphores, comme montent et descendent les anges sur cette passerelle entre la création et la surnature selon la Genèse (28, 12). Si toute réalité, sans transfiguration esthétique, est purement pédestre, l'ambition de Dantec est de nous forcer à lever les yeux, comme Verlande, à la fin du roman, lève les yeux au ciel nocturne et y contemple l'inouï.
    Dantec rêve du livre impossible, (lire la suite...)
    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • Borgès revient dans la Pléiade !

    Borgès sera bientôt de retour dans la bibliothèque de La Pléiade après plus de dix ans d'absence, à la suite d'un conflit assez obscur ayant opposé sa veuve à l'éditeur Gallimard. Les deux volumes des oeuvres complètes du génial Argentin, initialement publiés en 1993 et 1999 et devenus depuis introuvables, ressortiront en mars 2010. 

    borges1.jpg

     

    «Je n'écris pas pour une minorité choisie, qui ne m'importe guère, ni pour cette entité platonique tellement adulée qu'on surnomme la Masse. Je ne crois à aucune de ces deux abstractions, chères au démagogue. J'écris pour moi, pour mes amis et pour atténuer le cours du temps.» Sans doute Borges considérait-il les lecteurs de la Pléiade comme des amis inconnus : il envisageait avec bonheur la perspective d'entrer dans cette «Bibliothèque». Non content d'autoriser cette édition, il a pris part à son élaboration jusqu'à l'extrême fin de sa vie : il a guidé le travail de traduction et d'annotation, en livrant avec générosité ses réflexions sur son œuvre, et en indiquant quels textes oubliés il acceptait que l'on exhumât pour l'occasion.
    On parlerait volontiers d'édition définitive, si Borges n'avait écrit (dans sa préface à la traduction en vers espagnol du Cimetière marin de Valéry) que «l'idée de texte définitif ne relève que de la religion ou de la fatigue»...

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • Critique de la société de l'indistinction

    Critique de la société de l'indistinction, publié aux Editions Révolution Sociale est un étrange brûlot dont les auteurs, qui signent L'Internationale, paraissent avoir autant lu Karl Marx et Guy Debord qu'Eric Werner !...

    indistinction.jpg

    "Le fétichisme de la marchandise est l'universelle domination sociale du quantitatif qui partout désormais développe l'exclusion spectaculaire du qualitatif dans la luxuriance aliénatoire de la dépossession humaine,

    Aujourd'hui, dans ce monde du falsifié triomphant et de l'inversion généralisée, le krach inévitable du système des fictions faramineuses de l'économie spéculative s'annonce de plus en plus proche, Aussi, le gouvernement du spectacle mondial n'a t-il rien d'autre à offrir à la planète pour échapper à la faillite et tenter de sauver un dollar sur-hypothéqué que le chaos de la guerre sans fin par la mise en scène permanente de coups montés terroristes de vaste ampleur, menés de l'intérieur même des services spéciaux de la provocation étatique.

    En ce temps où le spectacle mondial de la marchandise est en train de coloniser tous les espaces d'expression afin de les réduire à ne plus être que des champs duplicatifs de ce qui est conforme au despotisme démocratique de l'argent, il convient qu'un éditeur qui se veut indépendant puisse publier ce que les éditeurs de cours ne publieraient jamais.

    La critique de la société de l'indistinction n'engage bien entendu que ses auteurs. C'est en vertu du seul principe que la pensée ne peut penser que lorsqu'elle est confrontée aux dérangements venus d'autres territoires que du monde des vérités officielles que l'éditeur a considéré ici qu'il se devait là de faire imprimer ce texte.

    Naturellement, une telle publication d'essence affranchie et insoumise peut être spontanément propagée et répétée attendu que son unique provenance est l'histoire radicale des radicalités historiques elles-mêmes."

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • Un classique de Jean Mabire !

    Les éditions de L'Ancre de Marine rééditent Légendes de la Mythologie nordique, un classique du regretté Jean Mabire, qui, avec sa plume de grand conteur, nous fait partir à la rencontre de Thor, d'Odin, du loup Fenrir et des autres dieux du Nord...

    Mabire.jpg
    "Au pays du froid et des brumes, dans le vent furieux qui arrache la neige des sommets et hurle sur les plaines, le galop fantastique d'un cheval emplit soudain le ciel, déchirant la nuit et crevant les nuages. Au rythme fou des huit sabots de sa monture fabuleuse, ce cavalier c'est le dieu Odin, le plus grand et le plus noble de tous, héritier du courage des géants et de la sagesse divine, fondateur de la race des hommes. Dans les neuf mondes de la mythologie nordique, les dieux ont fixé les règles immuables. Alors, jusqu'à la fin des temps, vont se déchirer l'aigle et le serpent, celui qui plane et celui qui rampe, l'oiseau de lumière et la bête des ténèbres. Ainsi s'opposent la force et la ruse, en une lutte éternelle qui ne connaîtra ni vainqueur ni vaincu. Seul compte le combat. Ce qui vit, c'est ce qui lutte. Celui qui tombe les armes à la main ne meurt pas vraiment, il ne disparaît pas dans le néant comme le riche et le lâche, Odin l'accueille dans son Valhalla. Ici les guerriers - et eux seuls - vont connaître la vie qui commence après la vie. Hommes des bateaux et des fortins, conquérants des steppes et des océans, seigneurs des tempêtes ripaillent et festoient, mangeant à belles dents, buvant à plein gosier, servis par les Valkyries. Le sang viking hérité de ses ancêtres mais aussi sa maîtrise reconnue d'historien du Nord qualifiaient naturellement Jean Mabire pour conter ces extraordinaires légendes."
    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • La confirmation boréale de Jean Parvulesco

    Jean Parvulesco, paladin de la « nouvelle littérature grand-européenne fondée sur l’Etre » revient sur la ligne de front avec La confirmation boréale publiée aux éditions Alexipharmaque

    Parvulesco.jpg

    "Politique et géopolitique : l’axe Paris-Berlin-Moscou, Vladimir Poutine, L’empire eurasiatique, le Grand Gaullisme…

    Ou encore littéraire, philosophique, cinématographique : Martin Heidegger, Mircea Eliade, René Guénon, les réverbérations salvatrices de la romance arthurienne, Dominique de Roux, Ernst Jünger, Jean Eustache, Pascale Ogier…

    La confirmation boréale  est aussi étapes initiatiques : à travers les lieux et les arcanes de l’Histoire, où ce monde-ci et l’« autre monde » sont conjoints ; à travers la plus Grande Europe, où brûlent les feux de l’Incendium Amoris, et où Jean Parvulesco, témoin supérieur, écrit la gloire de L’Église de la Fin."

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!