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27/03/2018

L'art d'écrire de Machiavel...

Les éditions du Cerf viennent de publier un essai de Philippe Bénéton intitulé Niccolò Massimo - Essai sur l'art d'écrire de Machiavel. Agrégé de sciences politiques et professeur à l'université de Rennes, Philippe Bénéton est l'auteur de deux essais importants,  Les Fers de l'opinion (PUF, 2000) et Le dérèglement moral de l'Occident (Cerf, 2017). Il a également rédigé quatre entrées pour le Dictionnaire du conservatisme (Cerf, 2017).

 

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" Les lecteurs de Machiavel forment une troupe nombreuse où se mêlent les philosophes et les rois, les empereurs et les tyrans. Le Prince est de toutes les oeuvres de la pensée politique la seule qui ait durablement accroché l'intérêt des hommes de gouvernement : Charles-Quint en avait fait un de ses livres de chevet, Frédéric II s'efforça de le réfuter, Napoléon voulut qu'il fût dans ses bibliothèques successives, Mussolini en écrivit une préface. Staline l'annota. Hitler dit l'avoir lu et relu. Du côté des écrivains et philosophes, la liste est longue et prestigieuse : Bodin, Bacon, Marlowe, Spinoza, Montesquieu, Rousseau, Hegel, Nietzsche... Mais qu'y a-t-il donc dans ce livre ambigu, écrit avec brio et semé de contradictions ? Pour tenter d'y voir clair, Philippe Bénéton mène une vaste enquête sur l'art d'écrire du Florentin : des explications de texte serrées, une analyse systématique des sources, la confrontation du témoin Machiavel avec l'histoire de son temps. D'étape en étape, les brouillards se dissipent. Machiavel apparaît comme un maître dans l'art de la rhétorique. Quant à son intention profonde, il s'avère qu'elle n'est guère au diapason de ce que dit la doxa contemporaine. Il y avait une énigme Machiavel : voilà sa solution machiavélique. "

08/03/2018

La question énergétique...

Le nouveau numéro de la revue Réfléchir & agir (n°58 - Hiver 2018) est disponible en kiosque. Le dossier est consacré à la question énergétique...

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Au sommaire :

Tour d'horizon

Antipasti

A qui profite les politiques publiques ?, par Eric Lerouge

DOSSIER : La question énergétique

Entretien avec Alban d'Arguin

Vers la fin du pétrole , par Thierry Durolle

Sur le gaz de schiste, par le CREA

Le nucléaire, la force de la puissance, par Klaas Malan

Le réchauffement climatique : un point sur le débat, par Klaas Malan

L'avenir énergétique de l'Europe libre, par Georges Feltin-Tracol

Grand entretien

Gabriele Adinolfi

Réflexion

Oswald Spengler, Le Déclin de l'Occident, par Edouard Rix

Histoire

A l'extrême droite de Staline, par Christian Bouchet

Spiritualité

Ellinais, le retour de l'ethnos, par Klaas Malan

Littérature

Pour une poétique de Fantomas, par Didier Dantal

Un livre est un fusil

Manuel d'Epictète, par Thierry Durolle

Notes de lecture

Héritage

Balade chez les Sudistes, par William L'Harmet

Beaux-arts

L'Empire contre-attaque, par Klaas Malan

Cinéma

Bud Boetticher, la matador du Western, par Pierre Gillieth

Musique

Slayer, par Thierry Durolle

Disques

 

05/10/2017

L'inventeur du totalitarisme...

Les éditions Perrin viennent de publier une biographie politique du chef des bolcheviks, Vladimir Ilitch Oulianov, signée par Stéphane Courtois et intitulée Lénine, l'inventeur du totalitarisme. Historien, Stéphane Courtois reste l'homme qui dirigé la publication du Livre noir du communisme (Fayard, 1997), ouvrage au retentissement mondial.

 

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" La biographie politique de Lénine, l'homme qui a fait basculer le monde dans le XXe siècle – l'époque des totalitarismes communistes, fascistes et nazi – par Stéphane Courtois, le maitre d'œuvre du Livre noir du communisme, best-seller mondial.

La biographie la plus attendue du centenaire de 1917, fruit d'une vie de travail consacrée à l'étude du communisme.
A rebours de l'idée dominante qui dédouane Lénine pour mieux accabler Staline, Stéphane Courtois établit comment le jeune intellectuel radical – marqué au fer rouge par l'exécution de son frère aîné – a pensé, voulu puis instauré une dictature idéologique impitoyable, inventant les concepts (révolution mondiale, dictature du prolétariat, parti-État, centralisme démocratique, économie planifiée, terreur de masse) et les instruments (parti unique, police politique, Armée rouge, goulag...) du totalitarisme qui devait signer les horreurs du XXe siècle.
D'emblée, Vladimir Ilitch Oulianov se distingue des autres opposants au tsarisme en s'opposant non seulement aux libéraux et aux démocrates, mais aussi à toutes les mouvances socialistes, qu'il vitupère à coups d'écrits et de discours incendiaires. Aidé par une force de conviction peu commune, il choisit de s'appuyer sur une minorité de révolutionnaires professionnels dévoués plutôt que sur l'agrégation des masses. Cette faiblesse apparente fait sa force : elle lui permet d'avancer dans l'ombre pour mieux se préparer à l'exercice du pouvoir, qu'il conquiert à la hussarde en octobre 1917. Nourri des échecs de la Révolution française puis de la Commune, il le conserve en l'étendant par un recours systématique à la violence conjugué à un rare opportunisme politique. Ainsi parvient-il à gagner la guerre civile puis à assurer son emprise sur la société, faisant table rase au profit de son disciple et successeur.
Une prose limpide au service d'une démonstration implacable. "

06/05/2017

Un fonctionnaire de la Grande Terreur...

Les éditions Gallimard viennent de publier une étude biographique signée par Alexeï Pavlioukov et intitulée Le fonctionnaire de la Grande Terreur : Nikolaï Iejov. Alexeï Pavlioukov est chercheur à l'institut de sociologie de l'académie des sciences de Russie.

 

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" Le nom de Iejov, ministre du NKVD, la police politique soviétique, est associé pour toujours au moment le plus sinistre de l’histoire russe, celui de la Grande Terreur (1937-1938) et de ses millions de victimes.
Alexeï Pavlioukov a eu accès aux archives centrales du FSB (les services de police politique), habituellement fermées aux chercheurs, et en particulier aux dossiers d’instruction de Iejov lui-même et de ses plus proches collaborateurs, quand ils furent à leur tour arrêtés. Cherchant à se disculper, tous racontèrent dans le détail comment la machine avait été mise en marche sur ordre de Staline, et comment elle avait fonctionné pendant un peu moins de deux ans avec ses quotas de victimes planifiés.
Iejov, personnalité banale, sinon falote, apprenti tailleur, soldat adhérant pendant la révolution au parti bolchevik dont il devient un fonctionnaire, s’élève peu à peu à l’intérieur de l’appareil grâce à une vertu que très vite relèvent ses chefs : l'aptitude à exécuter coûte que coûte les ordres reçus, sans états d’âme autres que la promesse d’une promotion. Petit, timide, piètre orateur, inculte, il serait probablement depuis longtemps oublié s’il était resté un homme de l’appareil du parti responsable des cadres et n'avait pas été, par la volonté de Staline, appelé à s’occuper de la police politique.Le lecteur suit pas à pas cette ascension, puis la chute quand Staline décide de mettre fin à la Grande Terreur et de se débarrasser de ses exécutants.
Iejov fut un rouage essentiel de la Grande Terreur ; sa biographie est en réalité celle d’un système avec la part de hasards, de rencontres, d’opportunités de carrière, de logique bureaucratique et d’effets sanguinaires, dictés tant par l’aveuglement idéologique que par les circonstances d’une réalité qui échappe aux plans et se montre rétive aux programmes. C’est, somme toute, la biographie scrupuleuse d’une criminalité de bureau. "

19/11/2016

Quand le renouveau vient de l'est...

Le nouveau numéro de la revue Eléments (n°163, novembre - décembre 2016) est disponible en kiosque à compter de demain, 19 novembre 2016.

A côté du grand entretien avec Patrick Buisson et du dossier consacré au renouveau qui vient de l'est,  on trouvera les rubriques, toujours aussi riches, «Cartouches», «Le combat des idées» et «Panorama».

Bonne lecture !

Vous pouvez commander ce numéro ou vous abonner sur le site de la revue : http://www.revue-elements.com.

 

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Au sommaire de ce numéro

Éditorial           

À l’Est, du nouveau
Alain de Benoist           

Forum           


L’entretien
Patrick Buisson, la démocratie confisquée   
        

 


Cartouches

Le regard d’Olivier François : Montmartre retrouvé

Une fin du monde sans importance
par Xavier Eman

Cinéma : Pierre Étaix n’est plus
par Ludovic Maubreuil

Champs de bataille : Le ciel bas d’Austerlitz
par Laurent Schang

Benoît Duteurtre, la nostalgie heureuse
par Thomas Hennetier

Les duellistes : le remède suisse en débat
par David L'Épée et Oskar Freysinger

Léo Ferré, anarchiste monégasque
par Christophe A. Maxime

 

Sciences
Le Nobel de médecine au Japonais
par Jean-François Gautier

 

Le combat des idées

États-Unis vs Europe. La guerre du droit aura bien lieu
par Pascal Eysseric

De l’urgence d’être conservateur
par Thomas Hennetier

Entretien
Roger Scruton : au royaume du conservatisme

L’éternelle jeunesse du Kindred of Kibbo Kift
par Olivier François

Entretien
sur Kindred of Kibbo Kift avec Annebella Pollen

Entretien
Mathieu Bock-Côté : vie et mort du Québec

Black Lives Matter, les vies noires comptent, les autres aussi
par James Littel

Robespierre, angles morts d’une légende noire
par David L'Épée

Michel de Saint Pierre contre Jean d’Ormesson
par Christian Brosio

Qui se souvient encore de Louis Pauwels ?
par Grégory Pons

Sauvons la série B européenne
par Nicolas Gautier

Le nanar autrement
par David L'Épée          

 

Dossier
À l’Est, du nouveau

Les enragés de la littérature russe. Les bâtards de Joseph Staline et d'Edouard Limonov
par Pascal Eysseric

Zakhar Prilepine, l’enragé
par Slobodan Despot

Entretien avec Zakhar Prilepine
par Michel Thibault

Au-delà de la géopolitique, des hommes
par Xavier Eman

Hubert Seipel : Poutine, une vision du pouvoir
Extrait de son livre

Entretien
Alexandre Latsa : les sanctions contre la Russie

Le traditionalisme de Vladimir Soloviev
Arnaud Guyot-Jeannin

Entretien
Thierry Marignac présente « Zapoï »

Entretien
Alexandre Douguine : qui es-tu, Poutine ?

Le groupe de Visegrád ou les quatre alter-Européens
par Ferenc Almassy         

Panorama

L’œil de Slobodan Despot

Série télé : BrainDead
par Frédéric Dufoing

Philosophie : l'action politique doit-elle être guidée par la connaissance de l'Histoire
par Jean-François Gautier

L’esprit des lieux : Kiev
par Armand Grabois

C’était dans Éléments : A. Zinoviev, rebelle à l’Occident
par Jean Despert

Éphémérides

 

 

21/03/2015

Or noir, la grande histoire du pétrole...

Les éditions La Découverte viennent de publier un essai de Matthieu Auzanneau intitulé Or noir - La grande histoire du pétrole. Journaliste, Matthieu Auzanneau anime le blog " Oil Man, chroniques du début de la fin du pétrole "...

 

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" Depuis les premiers puits désormais à sec jusqu'à la quête frénétique d'un après-pétrole, du cartel secret des firmes anglo-saxonnes (les "Sept Sœurs") jusqu'au pétrole de schiste, Or noir retrace l'irrésistible ascension de la plus puissante des industries. Dans cette fresque passionnante, on croise les personnages centraux des cent dernières années – Churchill, Clemenceau, Roosevelt, Staline, Hitler, De Gaulle, Kissinger, sans oublier les présidents George Bush père et fils... –, mais aussi John Rockefeller, probablement l'homme le plus riche de tous les temps, ainsi que des personnalités moins connues ayant joué des rôles décisifs, tels Calouste Gulbenkian, Abdullah al-Tariki ou Marion King Hubbert. Ce livre éclaire d'un jour inattendu des événements cruciaux – l'émergence de l'URSS, la crise de 1929, les deux guerres mondiales, les chocs pétroliers, les guerres d'Irak, la crise de 2008, etc. –, bousculant au passage beaucoup de fausses certitudes. Le pétrole, notre source primordiale et tarissable de puissance, est présent à l'origine des plus grands déchaînements du siècle passé, comme du sucre versé sur une fourmilière. Jusqu'à une date récente, l'emprise du pétrole s'oubliait ; elle allait tellement de soi. Croissance, climat, guerre, terrorisme : cette emprise ressurgit aujourd'hui à travers de gigantesques menaces. Or notre avenir dépend de celui que nous donnerons au pétrole, ou bien de celui qu'il nous imposera. La fin du pétrole, en tant que carburant de l'essor de l'humanité, devrait se produire bien avant que ce siècle ne s'achève. De gré ou de force. Et nul ne peut dire où cette fin va nous conduire... "