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national-bolchévisme

  • Limonov et ses démons...

    Les éditions Bartillat viennent de publier le dernier roman d'Edward Limonov, Et ses démons. Figure de la littérature et de la politique russe, Edward Limonov a récemment publié en France Le Vieux (Bartillat, 2015) et Kiev kaput (La Manufacture des livres, 2017). On lui doit, également, un grand essai polémique Le Grand Hospice occidental (Bartillat, 2016).

     

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    " Le 15 mars 2016, Edward Limonov subit en urgence une opération au cerveau. Convalescent et assailli de visions et d’interrogations qui traversent son esprit, il se regarde commencer à mourir… Grand roman autobiographique dans lequel Limonov donne le meilleur de lui-même, Et ses démons explore les sujets majeurs de l’existence : l’engagement politique, la guerre, la mémoire et l’amour et, bien sûr, l’hôpital et le corps défaillant. Les souvenirs se bousculent. Sont évoqués sous l’angle du chaos qu’il vient de traverser nombre de grands épisodes de sa vie, leur conférant avec lucidité et humour parfois, une valeur transcendée par l’épreuve de la maladie. "

     

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  • Le journal d'Ukraine de Zakhar Prilepine...

    Les Éditions de la Différence viennent de publier le Journal d'Ukraine de Zakhar Prilepine. Journaliste, combattant et homme politique russe, Zakhar Prilepine est également un écrivain célèbre dans son pays. Une partie de son œuvre est disponible en traduction française, dont ses romans San'kia (Actes sud, 2009), Le Péché (Syrtes, 2009) ou Une fille nommée Aglaé (Actes sud, 2015).

    Ceux qui veulent en savoir plus sur cet auteur pourront utilement consulter le numéro 163 (novembre-décembre 2016) d’Éléments, dans lequel ils trouveront  un article de Slobodan Despot qui lui est consacré ainsi qu'un entretien qu'il a accordé à cette revue.

     

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    " Après "Je viens de Russie", "De gauche, jeune et méchant", Zakhar Prilepine cristallise la polémique sur une actualité dramatique qui dépasse les frontières du monde russe : l'Ukraine.
    Il y est allé souvent avant Maïdan et y est retourné après, comme correspondant de guerre et humanitaire. Il a levé les fonds et a consacré son prix du Grand Livre qui l'a auréolé en 2014 à l'organisation de convois pour le Donbass. Il les a lui-même accompagnés et a renouvelé l'opération en septembre 2015. Reporter sur le front, il sait mieux que personne mener le dialogue avec les combattants séparatistes que Kiev s'obstine à traiter de " terroristes ".
    La guerre, il l'a connaît depuis la Tchétchénie. Et il en parle sans pathos, avec une compassion toute retenue. L'émotion naît de la force de son écriture, pas d'une sentimentalité hypocrite.
    Non, la guerre en Ukraine ne l'a pas surpris : elle couvait depuis 1990 et les causes du conflit remontent à bien plus longtemps (les plus récentes renvoient à l'après-guerre de 14-18 et aux récidives pronazies des années 40). Son recul historique sur les événements qui ont éclaté en février 2014 se traduit par une analyse fine et sans concession du passé récent. " Le temps des troubles " que traverse l'Ukraine contemporaine, à l'instar de la Russie du début du XVIIe siècle, s'est tramé dans l'histoire. Et il explique comment. Avec une ironie mordante, il dissèque les responsabilités des acteurs politiques, russes et ukrainiens depuis l'effondrement de l'URSS. Il ne ménage pas la partie russe tout en assumant son soutien à la fermeté du Kremlin. Sa plume insolente ne rate pas les intellos du camp libéral qui, de Moscou ou de l'étranger, dissertent sans fin sur les options du Donbass, loin du front et loin de la misère. "

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  • Le Vieux...

    Les éditions Bartillat viennent de publier Le Vieux, le dernier roman autobiographique d'Edouard Limonov. Un roman qui va permettre à ceux qui avait découvert cet auteur au travers du livre d'Emmanuel Carrère de connaître la suite de ses aventures de chef de L'Autre Russie, héritier du parti national-bolchevique et d'opposant paradoxal à Poutine...

     

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    " Dans ce livre, un personnage surnommé « le Vieux » par ses proches fait de la politique, vit, aime et s'indigne. Il se retrouve au dépôt spécial d'un commissariat. Le Vieux est leader de parti, amant, grand original devant l'Eternel et non moins véritable intellectuel. Dans ses activités, il a surtout affaire à des flics simples et frustes, à des adversaires politiques fourbes et aux amis politiques qui le protègent. Ses gardes du corps forment son entourage le plus proche. Le Vieux a une copine qu'il surnomme « la Fille ». Mais il l'appelle « Fifi », même si elle a un tout autre prénom formé de deux syllabes. Un drôle de type ce Vieux, qui se sent plus proche des flics que de ses alliés libéraux. Le lecteur découvrira dans ce livre les événements politiques tumultueux des années 2011-2013: la rébellion de citadins excédés, les fameux meetings de la place Bolotnaïa et autres réunions publiques, les erreurs politiques et les trahisons vicieuses. Outre le Vieux, le lecteur retrouvera les leaders les plus en vue de l'opposition russe: Nemtsov, Navalny, Oudaltsov et autres personnages avec qui il a des relations complexes. C'est l'Histoire russe la plus immédiate qui vit et trépide dans ces pages. "

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  • Un national-bolchevik contre Hitler...

    Les éditions Alexipharmaque viennent de publier un essai de Franck Canorel intitulé Harro Schulze-Boysen - Un national-bolchevik dans « L'Orchestre rouge ». Spécialiste des questions de santé publique, Franck Canorel est l'éditeur de Mithridate, le bulletin d'histoire des poisons.

     

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    " À tra­vers la fi­gure de Har­ro Sc­hulze-Boy­sen, na­tio­na­liste al­le­mand op­po­sé au na­zisme, Franck Ca­no­rel con­t­ri­bue à le­ver le voile sur un cou­rant po­li­tique souvent ca­ri­ca­tu­ré ou dé­c­rié, mais dont bien peu, jusqu’à ­p­rés­ent, ont pris la peine d’étu­dier en pro­fon­deur la ge­nèse et les po­si­tions : le na­tio­nal-bol­c­he­visme.

    Contre le na­tio­nal-so­cia­lisme mais pour le so­cia­lisme na­tio­nal, contre l’Oc­cident mais pour la dé­fense – cri­tique –, de la Rus­sie : tels pour­raient être, sous une forme con­den­sée, ses traits dis­tinc­tifs.

    Bra­vant Hit­ler et ses séides, Har­ro Sc­hulze-Boy­sen, Ernst Nie­kisch et Karl Ot­to Pae­tel, n’au­ront de cesse de cher­c­her une voie nou­velle pour l’Al­le­magne.

    Le pre­mier se­ra exé­c­u­té et le se­cond en­voyé en camp de con­cen­t­ra­tion. Quant au troi­sième, con­dam­né à mort in ab­sen­tia, il par­vien­d­ra au terme d’un long pé­r­iple à s’exi­ler outre-At­lan­tique. "

     

     

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  • National-bolchévisme et néo-eurasisme...

    Nous vous signalons la parution cette semaine aux éditions Mare & Martin de National-bolchévisme et néo-eurasisme dans la Russie post-soviétique, un essai de Véra Nikolski. Chercheur en sciences politiques, l'auteur est chargée de cours à l'université Panthéon-Sorbonne à Paris.

     

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    " Si le champ politique russe étonne et fascine, c’est entre autres parce qu’il donne à voir des idéologies exotiques et des mouvements politiques radicaux sans équivalent immédiat en Occident. Dans le sillage de l’histoire sociale des idées politiques, retracer la carrière militante des théories national-bolchevique et néo-eurasiste dans la Russie contemporaine implique de s’intéresser à la genèse des nouveaux clivages au moment de l’effondrement de l’URSS, puis à leur transformation sous la présidence de Boris Eltsine et de Vladimir Poutine.

    C’est à la faveur de la crise qui entoure 1991 – dans laquelle se trouve reconfiguré l’ensemble des positions et des discours idéologiques, notamment nationalistes – que des acteurs aussi atypiques que le philosophe autodidacte Alexandre Dugin et l’écrivain sulfureux Édouard Limonov ont pu devenir des figures politiques, promoteurs d’une doctrine patriotique radicale et hétérodoxe.

    Le jeu de leurs trajectoires croisées dans un contexte d’allégeances fluctuantes explique alors que ces idées se retrouvent, dans les années 2000, mobilisées par deux groupuscules militants – le Parti national bolchevique (NBP) et l’Union eurasiste de la jeunesse (ESM) – au service de deux objectifs contraires : l’opposition et le soutien au pouvoir en place. On suit ainsi sur cet exemple la façon dont se dessinent, dans l’interaction entre destins individuels et changements historiques, les frontières du possible en politique. "

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  • Limonov par Limonov...

    Les éditions de L'Express viennent de publier Limonov par Edouard Limonov - Conversations avec Axel Gyldén. Un livre d'entretien dans lequel l'ex-chef du parti national-bolchévique russe se lâche...

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    Vous avez sans doute découvert le personnage romanesque du Limonov d'Emmanuel Carrère. Lisez maintenant la version des faits selon Edouard Limonov lui-même. Axel Gyldén, grand reporter à L'Express et spécialiste de la Russie nous offre dans cet ouvrage, une rencontre fascinante avec ce "Barry Lindon" soviétique punk, brillant, sulfureux, fasciné par les armes, la guerre, les femmes et la littérature.

    Edouard Limonov revient sur son enfance et son adolescence à Kharkov, raconte comment il bascule d'élève modèle en jeune voyou, mais aussi comment il a rencontré à Moscou le (futur) terroriste international Carlos, comment le KGB tente de l'enrôler comme agent, comment il se retrouve à Rome en plein attentat des Brigades rouges, sa rencontre avec Dali ou Warholà New York. Dans cet entretien très vivant l'intellectuel russe s'exprime sans détour sur sa position pendant la guerre de Yougoslavie, sur le milieu littéraire français "bourgeois et ennuyeux" et sur son combat sans relâche contre Vladimir Poutine, "un dictateur qui règne par le mensonge total".
    Cet ouvrage ravira aussi bien chez les amateurs du livre d'Emmanuel Carrère que chez tous ceux qui cherchent àcomprendre la Russie d'aujourd'hui.

    Un florilège de "cocktails Molotov verbaux" :
    "L'âme russe c'est moi ! Un mec qui prend des risques sans réfléchir aux conséquences. Le Russe se jette dans des situations où l'Européen n'irait pas. Il ne faut pas trop réfléchir. Ou alors, plus tard. Faute de quoi, on reste le cul sur sa chaise, incapable de construire son histoire. Il faut vivre tant que l'on est vivant."

    "La plupart des Goncourt disparaissent aussitôt qu'on a tiré la chasse d'eau."

    "Avec tout ce fric, je peux faire la révolution en Russie demain matin."

    "Le tourisme est une occupation artificielle (...) J'étais ravi quand j'ai appris que les requins avaient dévoré des touristes allemands en Egypte !"

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