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18/07/2018

Dominique de Roux parmi nous...

Les éditions Pierre-Guillaume de Roux viennent de publier sous la direction d'Olivier François un ouvrage collectif intitulé Dominique de Roux parmi nous, avec des textes de Pierre-Guillaume de Roux, Gabriel Matzneff, François Bousquet, Laurent Schang, Philippe Barthelet, Pascal Sigoda et Didier da Silva. Critique littéraire, Olivier François collabore à la revue Eléments et anime Le plus d’Éléments sur TV Libertés.

 

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" A vingt ans, Dominique de Roux confiait « un besoin incessant d'être un autre, plusieurs autres ». Initiateur de l'aventure des Cahiers et des éditions de L'Herne, polémiste redouté chargeant les faussaires de la littérature et de la politique, gaulliste irrégulier rêvant d'Empire, conseiller politique du guérillero angolais Jonas Savimbi, témoin capital de la révolution des Œillets au Portugal en 1974, lecteur, écrivain et stratège, Dominique de Roux ne fut pas l'homme d'une seule cause ni d'une seule voie, mais il menait de front tous ces engagements. Ecrire, éditer, faire éditer, mener un combat politique et métapolitique, interroger les convulsions de son époque, était pour lui une seule et même action, avec ce souci essentiel, écrivait-il, de briser « les formes mortes », pour retrouver « la fraternité sanguine du monde, la réalité du monde ». Rétifs aux réductionnismes idéologiques, cet irrégulier absolu méprisait toutes les postures, et l'on tenterait vainement de le rattacher à une école ou un groupe, de l'assigner par une définition académique et scolaire. L'auteur d'Immédiatement, l'éditeur et l'ami d'écrivains aussi divers que Witold Gombrowicz, Ezra Pound, Pierre Jean Jouve ou Allen Ginsberg, le cofondateur des éditions Christian Bourgois et le pamphlétaire dénonçant les fausses gloires et les impostures, Dominique de Roux, homme aux visages multiples, fut simultanément un archaïque et un futuriste, un homme tourné vers les horizons ultramarins et un amoureux de la glèbe, un poète et un agitateur de génie, un homme de piété et un briseur d'idoles. A l'occasion du quarantième anniversaire de sa mort, à 41 ans, le 29 mars 1977, Olivier François a réuni dans Dominique de Roux présent des textes  de Pierre-Guillaume de Roux et Gabriel Matzneff, François Bousquet et Laurent Schang, Philippe Barthelet, Pascal Sigoda et Didier da Silva – analyses, témoignages ou hommages – évoquant cet figure unique de la deuxième moitié du vingtième siècle et restituant l'unité de sa vie et de son œuvre, leur cohérence et l'esprit qui les animait. "

09/06/2017

Dominique de Roux, un réfractaire entre politique et littérature...

Le samedi 10 juin 2017, à partir de 14 heures, la revue Eléments organise à Paris, Espace Moncassin (164 rue de Javel, 15e arrondissement), un hommage à l’occasion des 40 ans de la mort de Dominique de Roux.

Le nombre de places dans la salle étant limité, la réservation obligatoire : cliquer ICI (paiement sur place)

 

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À l’occasion des 40 ans de la mort de Dominique de Roux, la revue Éléments et l’association Exil H organisent un hommage le samedi 10 juin 2017 à l’espace Moncassin de Paris, de 14h à 18h.

Dominique de Roux, un réfractaire entre politique et littérature

Au programme de cet hommage :

• Présentation par Olivier François

Pierre-Guillaume de Roux : L'esprit de l'Herne.

Gabriel Matzneff : Il y a quarante ans, Dominique de Roux.

François Bousquet : Dominique de Roux, un aventurier impérial.

Laurent Schang : Géopoétique de Dominique de Roux.

Philippe Barthelet : L'écriture de Dominique de Roux.

Pascal Sigoda, fondateur de l’association des lecteurs de Dominique de Roux : La politique selon Dominique de Roux.

Didier Da Silva : Dominique de Roux et le Portugal.

Avec la participation de Jacqueline de Roux et la diffusion de l'entretien donné par Dominique de Roux à Christian Bussy pour la RTBF en 1974. Un film rare...

Réservation obligatoire : cliquer ICI (paiement sur place)



17/01/2016

Les snipers de la semaine... (119)

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Au sommaire cette semaine :

- sur A moy que chault, Xavier Eman passe au lance-flamme les cathos cools de la droite décomplexée...

Jeux de rôles

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- sur Le Point, l'écrivain Gabriel Matzneff allume la génération Bataclan dont le manque de spiritualité, de courage et de profondeur lui font horreur...

Les trois petits cochons

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15/05/2014

Une nouvelle guerre froide ?...

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Le numéro de mai 2014 de la revue Le spectacle du monde est en kiosque. 

Le dossier est consacré à la crise ukrainienne et à son influence sur les relations entre l'Europe et la Russie. On pourra y lire, notamment, des articles d'Olivier Zajec ("Une nouvelle logique bipolaire"), de Gabriel Matzneff ("La tombe d'Akhmatova") et d'Eric Branca ("L'Ukraine entre deux mondes") ainsi qu'un entretien avec Marie-France Garaud ("Aux sources du malentendu russo-américain").

Hors dossier, on pourra aussi lire, notamment, un entretien avec Alain de Benoist ("De quoi la théorie du genre est-elle le nom ?") et des articles de François Bousquet ("Gary le magnifique"), de Stéphane Guégan ("Fantastique Gustave Doré), de Laurent Dandrieu ("Les chouans du Nouveau-Monde"), de Michel Marmin ("Thomas l'imposteur") et de Bruno de Cessole ("Les nostalgies du Guépard"). Et on retrouvera aussi  les chroniques de François d'Orcival ("Hollande vise au centre"), de Patrice de Plunkett ("Les clown ne rient pas") et d'Eric Zemmour ("Valls ou le grand aveu").

18/12/2013

Plaidoyer pour la Russie...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de l'écrivain Gabriel Matzneff, cueilli sur le site du Point et consacré à la curieuse hostilité de la France à l'égard de la Russie...

 

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Plaidoyer pour la Russie

J'aimerais beaucoup qu'en 2014 on m'explique les raisons de l'inféodation de la politique étrangère française - droite et gauche confondues - à celle des États-Unis ; qu'on me déroule les arcanes de l'opiniâtre hostilité que les autorités françaises, les médias français - gauche et droite confondues - témoignent à la Russie. En Irak, en Serbie, en Afghanistan, en Libye, en Syrie, et, de manière moins sanglante mais semblablement servile, en Géorgie et en Ukraine, l'Élysée et le Quai d'Orsay, le petit doigt sur la couture du pantalon, sont, depuis de nombreuses années, aux ordres des Américains, adoptent sans barguigner leur exécrable politique étrangère. Parfois même s'y montrent - en Libye et en Syrie par exemple - des serviteurs encore plus zélés que leurs maîtres.

La première fois que j'ai voté pour élire le président de la République, figurait parmi les candidats celui du parti américain. Il s'appelait Jean Lecanuet et se prenait pour la réincarnation de John Kennedy, assassiné deux ans plus tôt. Il n'était pas antipathique, mais sa ferveur pro-yankee prêtait à sourire et, à droite, les gens sérieux se rassemblaient derrière le général de Gaulle qui, lui, prônait une politique étrangère peu soucieuse des intérêts des États-Unis ; une politique qui, au Proche-Orient, en Europe orientale, au Canada, en Amérique du Sud, en Asie, était uniquement attachée aux intérêts de la France.

"Nous sommes en guerre contre l'Amérique"

À ces élections de 1965, la gauche portait les couleurs d'un seul candidat, François Mitterrand. Je me battais pour lui dans les colonnes de Combat, un journal de jeunes insolents mousquetaires dont le capitaine de Tréville se nommait Philippe Tesson ; et aussi dans un hebdomadaire de droite, La Nation française de Pierre Boutang, où mon meilleur argument était : François Mitterrand, lui aussi, saura dire non aux Américains.

Le général de Gaulle, défenseur d'une Europe de l'Atlantique à l'Oural, était attentif à développer cette amitié franco-russe qui, depuis le mariage de la princesse Anne de Russie avec le roi Henri de France jusqu'aux champs de bataille des deux guerres mondiales, est la colonne d'or de l'équilibre européen ; il s'inscrivait dans cette féconde tradition de l'alliance franco-russe célébrée par le duc de Saint-Simon, Chateaubriand et tant d'autres esprits lucides.

Mitterrand, lui aussi, était un slavophile qui n'imaginait pas un instant que l'Europe pût n'être qu'une Europe catholique et protestante ; qui savait que la Russie et les autres pays orthodoxes de l'Europe orientale constituaient un élément essentiel de notre vieux continent. Fidèle à l'amitié qui unit la Serbie et la France, il a souffert de la guerre de l'Otan contre le peuple serbe. Dans un beau livre paru chez Plon, Le dernier Mitterrand, Georges-Marc Benamou cite ce propos que le président malade lui tint en 1994 :

"La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l'Amérique... Oui, une guerre permanente, une guerre vitale... Leur propagande, les manipulations, leurs mensonges... Les Américains voulaient envoyer les Turcs bombarder les Serbes, j'ai fait ce qu'il fallait pour éviter cette folie."

L'intelligentsia française témoigne une sourcilleuse exigence démocratique à l'endroit de Poutine

Personne ne fait aux Américains le reproche d'avoir une politique favorable à l'Amérique. Comme le dit Pierre Fresnay dans L'assassin habite au 21, "c'est bien normal". En revanche, nous pouvons légitimement regretter que les successeurs du général de Gaulle et de François Mitterrand, hier Nicolas Sarkozy, aujourd'hui François Hollande, se soumettent si platement aux mots d'ordre de Washington, se croient obligés - lors de crises telles que, hier, celle de la Géorgie, aujourd'hui celle de l'Ukraine, - de prendre le parti des marionnettes pro-américaines, de manifester leur hostilité à la Russie et aux amis de la Russie.

Les Russes ont toujours été animés de cette "passion extrême de s'unir avec la France" que Saint-Simon se réjouit d'observer chez Pierre le Grand, et cette passion fut longtemps réciproque, mais, pour des raisons que j'aimerais qu'en 2014 on m'explique, elle ne l'est plus. En 1988, lorsque Gorbatchev décida de mettre fin au régime dictatorial qui depuis soixante-dix ans oppressait le peuple russe, cela aurait dû être en France, et en particulier chez les intellectuels, les artistes, une explosion de joie. Qu'après des décennies de décervelage d'État, les Russes pussent enfin redécouvrir leurs racines culturelles, spirituelles, prier librement, s'exprimer librement, voyager librement, que dans les vitrines des librairies ressuscitent les livres interdits - des Démons de Dostoïevski au Requiem d'Akhmatova, des oeuvres de Berdiaeff à celles de Florensky -, aurait dû réjouir tous les Français attachés à la liberté d'expression, et en premier lieu ceux qui se réclament de la gauche.

Bizarrement, il n'en fut rien et, en 2013, il n'en est toujours rien. L'intelligentsia française, qui durant soixante-dix ans a témoigné une incroyable indulgence aux tortionnaires Lénine, Staline, Brejnev, qui, au pire des persécutions, a continué de lécher le cul du pouvoir soviétique et de bouffer ses petits fours à l'ambassade de la rue de Grenelle, témoigne soudain une sourcilleuse exigence démocratique à l'endroit de Poutine. Oui, c'est en vérité curieux, car, à comparaison des trois sanglants zozos que je viens de nommer, Poutine est un parangon de démocratie.

Si des professionnels de la politique européenne pouvaient en 2014 me dévoiler les raisons de ce deux poids deux mesures, de cet assujettissement aux États-Unis, de cet incroyable et absurde désamour de la Russie chez nos gouvernants, nos journalistes et nos intellos bon chic bon genre, j'en serais ravi. Sur ce, Joyeux Noël, Bonne Année et, comme disent nos amis corses, Pace e Salute !

Gabriel Matzneff (Le Point, 15 décembre 2013)

23/10/2012

Drôle de genre...

Vous pouvez regarder ci-dessous la bande-annonce du nouveau numéro de la revue Éléments (n°145, octobre - décembre 2012).

A la suite de mouvements de grève chez Presstalis, la société qui détient le quasi-monopole de la distribution de la presse, la mise en place de ce numéro spécial en kiosque est perturbée, mais vous pouvez aussi le commander ou vous abonner sur le site de la revue : http://www.revue-elements.com.