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13/05/2013

Le dernier centurion...

Les éditions Tallandier viennent de publier, sous la plume d'Hubert le Roux, une biographie intitulée Jean Lartéguy, le dernier des centurions, et préfacée par Jacques Chancel.

 

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" Depuis les combats de la Libération, dans une impressionnante fresque historique, la vie de Jean Lartéguy épouse étroitement tous les cahots de la seconde partie du XX ͤ siècle.

Officier, il participe d’abord aux combats de la campagne de France et de la guerre de Corée : sa bravoure lui vaut les plus belles récompenses. Grièvement blessé, on le retrouve ensuite reporter de guerre ou, pour des millions de lecteurs, notamment ceux de Paris Match, il affronte de l’intérieur les conflits de l’Indochine et de l’Algérie, puis tous ceux qui agitent le Sud-Est asiatique, l’Amérique latine, l’Afrique ou le Proche-Orient.

Ami des soldats, des rebelles, des princes et des bandits, couronné par le prix Albert Londres, sa renommée dépasse les frontières. Il est l’auteur mondialement connu des "Centurions", des "Prétoriens" et du "Mal Jaune", et laisse une œuvre considérable dont les analyses sont toujours d’actualité.

Légende vivante, colosse débordant d’énergie et de volonté farouche, Lartéguy traverse son siècle au rythme que lui dictent ses engagements. Mais qui était vraiment cet homme, parfois si controverse, qu’on a souvent présente hautain, mégalomane, macho?

A partir d’archives inédites, des confidences et des témoignages de ceux qui ont fréquenté Lartéguy, Hubert Le Roux brosse le portrait de ce grand acteur du XX ͤ siècle. "

24/11/2011

Les centurions...

« … On nous a dit, en quittant notre sol natal, que nous partions défendre les droits sacrés qu’on nous avait conférés… et parce que c’était vrai, nous n’hésitions pas à répandre notre tribut de sang… Mais alors qu’ici nous sommes là-dessus inspirés par cet état d’esprit, on me dit qu’à Rome, des factions et des conspirations règnent, que la traîtrise s’épanouit… Si nous devions laisser nos squelettes blanchis dans ces sables désertiques en vain, alors prenez garde à la colère des Légions ! »

 

Les éditions des Presses de la Cité viennent de rééditer Les Centurions, le célèbre roman de Jean Lartéguy qui retrace le parcours algérien d'officiers parachutistes meurtris par leur défaite en Indochine. Il fait partie de ces livres qu'il faut avoir lu si l'on veut comprendre ce qu'a été la guerre d'Algérie pour une partie de l'armée française...

 

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"Un camp de prisonniers français dans la jungle asiatique après la défaite de Diên Biên Phu. « Rééduqués » à la doctrine communiste vietminh, les officiers Raspéguy, Boisfeuras, Merle, Esclavier ne seront plus jamais les mêmes. Ces hommes ont assisté à la mort cruelle et soudaine des copains, rencontré parfois l'amour et sont marqués par le charme de l'Asie.
De retour au pays, comment reprendre le fil d'une vie de famille normale, entouré de femme et enfants ?
Arrivent les premiers événements en Algérie. On a besoin d'hommes aguerris et expérimentés. Ils rempilent donc pour le 10e régiment de parachutistes coloniaux.
Le Maghreb va les happer, mais rien ici ne ressemble à l'Asie. Il n'y a qu'une chose semblable : la guerre.
Les bombes, les terroristes, les colons, le Djebel et Alger la blanche.
C'est une autre guerre ici, même si le motif rejoint celui des Indochinois... L'indépendance..."

04/02/2011

Le général Petraeus et les Centurions...

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Aux Etats-Unis, les éditions Amereon viennent de rééditer Les Centurions, le célèbre roman de guerre de Jean Lartéguy, alors qu'il était depuis longtemps épuisé.

D'après Sophia Raday, sur le site Slate.fr, l'éditeur aurait répondu à un souhait du général Petraeus, le médiatique commandant en chef américain des troupes de la coalition en Afghanistan.

"[...]lorsque j'ai passé un coup de fil à l'éditeur, Jed Clauss", indique Sophia Raday, " il m'a fait savoir que l'argent n'était pas le motif principal [de cette réédition]: «Ecoutez, je suis un vieux monsieur», m'a-t-il dit. «Je suis à la fin de ma carrière d'éditeur. Je ne me lance plus que dans des projets qui m'amusent. Mais David Petraeus voulait que ce livre soit réédité. Alors je l'ai réédité.» "

Ainsi, le jeune David Petraeus, en dévorant Les Centurions, et sa suite Les Prétoriens, s'est-il peut-être rêvé en Raspeguy, le colonel, ou en Esclavier et Boisfeuras, les capitaines, foulant le djebel et traquant le combattant fellagha ?... Et peut-être est-ce là, plus que dans Galula ou Trinquier, qu'il s'est forgé ses premières idées sur la contre-insurrection ! Qui sait... Lartéguy, inspirateur secret du plus brillant général de l'armée américaine... Le pouvoir des livres est décidément étonnant !...  

 

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