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08/06/2014

Les snipers de la semaine... (86)

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Au sommaire cette semaine :

 - sur Egalité & Réconciliation, Emmanuel Ratier prend dans sa lunette de tir Richard Malka, l'avocat qui monte, fils spirituel de Georges Kiejman, et qui compte parmi ses clients Caroline Fourest, Marek Halter ou Anne Sinclair...

Qui est Richard Malka ?

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- sur Le Monde, le sociologue Jean-Pierre Le Goff, flingue la réforme territoriale de la France décidée à la va-vite par François Hollande

Non à un redécoupage "techno" de la France

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02/02/2014

Génération BHL : et ça continue encore et encore...

Nous reproduisons ci-dessous un excellent article de Pascal Eysseric, rédacteur en chef d’Éléments, cueilli sur le blog de la revue et consacrés à Bruno Roger-Petit et à Caroline Fourest, deux chiens de garde du système, élevés dans le chenil de l’ineffable Bernard-Henri Lévy...

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Bruno Roger-Petit et Caroline Fourest entourent le maître Bernard-Henri Lévy

 

Bruno Roger-Petit, Caroline Fourest, les ravages de la génération BHL

Il y a plus de trois décennies ans, le 3 octobre 1980, à 18 h 38, une bombe d'une forte puissance explosa devant la synagogue de la rue Copernic, à Paris, provoquant la mort de quatre passants. Le lendemain, Jean Pierre Bloch, le président de la LICRA déclara au journal de 13 heures de TF1 :
«Les assassins, ce sont aussi ceux qui ont créé le climat. (…) Je dis que cet article prête à l'attentat et crée l'antisémitisme. Malgré ce que dira M. Pauwels — il versera sans doute comme beaucoup d'autres de larmes de crocodiles sur les victimes — , je dis que le responsable de l'assassinat, c'est cette presse ».

Trois jours plus tard, lundi 6 octobre 1980, Bernard-Henri Lévy écrit dans Le Quotidien de Paris :
«C’est toujours délicat d’établir des liens de cause à effet entre les discours et les actes. Mais il ne me paraît pas absurde de dire que tout le ramdam qu’on a fait récemment autour des thèses élitaires, indo-européennes, parfois eugénistes, des sous-développés de la nouvelle droite, par exemple, a préparé le terrain à la situation d’aujourd’hui. »

Dans son viseur : Jean-Claude Valla, le jeune rédacteur en chef du Figaro Magazine, l'un des journalistes les plus brillants de sa génération, et l'une des figures les plus importantes et attachantes de la Nouvelle Droite. Ce dernier dut démissionner. La thèse du «climat » venait de faire sa première victime. Dans ses Mémoires — hélas inachevés —, que vient de faire paraître la vaillante maison d'édition Alexipharmaque, Jean-Claude Valla rappelle à toutes fins utiles :

«On sait aujourd’hui qu’il s’agissait de Palestiniens appartenant à un petit groupe dissident du FPLP de Georges Habache, le «Palestinian Liberation Front Special Command » dont le chef s’appelait Salim Abou, et que l’explosif avait été acheminé par une valise diplomatique libanaise. »

Dans une belle et émouvante préface qu'il consacre à son ami, Michel Marmin explique : « Meneur d'hommes qui savait allier la délicatesse à la fermeté, Jean-Claude Valla était un grand journaliste, doublé d'un historien non conformiste et scrupuleux. Ses mémoires, dont sa disparition prématurée interrompit malheureusement la rédaction, restituent pleinement sa personnalité lumineuse. Pour être incomplets, ils n'en constituent pas moins une magnifique leçon de conviction et de courage, deux vertus que les jeunes Européens ne sauraient trop aujourd'hui cultiver. »

Trente ans ont passé, Jean-Claude Valla est mort à Pau le 25 février 2010, Bernard-Henri Lévy est toujours vivant. À ce jour, le faussaire n'a formulé aucun remords ni présenté aucune excuse. Trente ans ont passé, la thèse du «climat » a fait école, gangrenant le journalisme français, désormais en danger de mort.

La thèse du «climat », l'effroyable plaie du journalisme français

Pas une semaine ne s'écoule sans que cette détestable méthode inventée par Bernard-Henri Lévy ne soit reprise par un arriviste pour éliminer un concurrent. Il est vrai que depuis trente ans, la méthode béhachélienne d'intimidation comme moyen de promotion a fait ses preuves. La cible du moment s'appelle Frédéric Taddeï, le présentateur de l'émission «Ce soir ou jamais » (France 2).
Adepte de la prétérition lourde et répétitive, de la double négation qui en dit long sur l'état d'esprit de son auteur, le journaliste de télévision Bruno Roger-Petit a remis au goût du jour la méthode behachelienne. Il ne s'agit pas ici de dénoncer la responsabilité dans un attentat, mais celle du succès surprise de la manifestation «Jour de Colère ». Les procédés stylistiques sont exactement les mêmes. L'absence totale d'honnêteté intellectuelle aussi.

Dans son billet, Bruno Roger-Petit écrit : «Il n'est pas question ici de pratiquer le jeu de l’œuf et de la poule. Il n'est pas question d'accuser Taddeï (et d'autres) d'avoir engendré la manifestation «Jour de colère » et ceux de ses participants qui font un usage repoussant de ce qu'ils considèrent relever de la liberté d'expression. En revanche, on ne peut pas ne pas s'interroger sur le point de savoir si, à force d'avoir tendu le micro à divers vecteurs de divisions et d'oppositions entre Français, ils n'ont pas contribué, et Taddeï le premier, au dévoiement de la liberté d'expression transformée en arme contre la République et les droits qu'elle offre à chacun d'entre nous. »

De là ou il est, Jean-Claude Valla me pardonnera d'avoir pensé à lui, en lisant ce passage d'un journaliste si médiocre. Il est pourtant emblématique de la tournure d'esprit d'une certaine école journalistique qui tient le haut du pavé en France (Renaud Dely, Joseph Macé-Scaron, Caroline Fourest, Nicolas Demorand, etc.). Cette génération perdue pour le journalisme a fait de la théorie du «climat » une religion. Le «climat» avant les faits. Le «climat» comme explication totalitaire du monde. Le «climat» pour mieux éliminer un adversaire idéologique. C'est Caroline Fourest qui explique à propos de l'affaire «Abdelhakim Dekhar », et avant même de connaitre l'identité du tueur, que ce n'est un «simple fait divers», mais bien un «climat particulier» qui est en cause. Fervente militante de la méthode behachélienne d'intimidation, Caroline Fourest lâche ses coups :
« La plus grande responsabilité, aujourd'hui, est à droite, où l'absence de complexe et la surenchère ont libéré une parole mortifère. On entend décidément trop peu la droite républicaine. Où est-elle? Quand des gens de son propre camp dérapent et tiennent des propos à droite de l'actuel Front national».

La méthode béhachélienne d'intimidation peut connaitre des ratés. Journaliste aux Inrockuptibles, David Doucet a démonté avec beaucoup de rigueur et d'à-propos les mensonges de Caroline Fourest sur Frédéric Taddeï. L'agenda de carrière ou de promotion leur tenant lieu de pensée, il est assez facile de suivre les adeptes de la méthode BHL à la trace. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les victimes ne sont pas toutes de droite, loin s'en faut. Les petits meurtres se pratiquent également entre amis. Longtemps au service de la coterie strauskhanienne, Bruno Roger-Petit a utilisé la méthode béhachelienne contre Manuel Valls, quand en 2009 ce dernier cherchait à prendre ses distances avec son mentor, ou contre Benoît Hamon, le remuant représentant l'aile gauche du parti socialiste (quand il était dans l'opposition).


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Biberonné au lait de l'Idéologie française, le journaliste de connivence aboie quand des journalistes nuisent à leur client ou ne correspondent pas à leur plan de carrière. Toujours prêt, le journaliste de connivence pratique le contre-feu médiatique. À coup de  point d'interrogation et de basses insinuations. D'injures aussi. Il faut sauver le client. À tout prix.

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Mais, c'est certainement dans l'art de l'insinuation que le journaliste de connivence peut le mieux déployer son art. Son domaine : la généralisation vague, la dénonciation globalisante de la droite, le retournement de veste, le commentaire venimeux. Ecrire tout est son contraire, mais toujours dénoncer. Faire son miel des ragots sur la vie privée sous un président de droite, et si possible en inventer, mais pour mieux dénoncer les atteintes à la vie privée sous un président de gauche. Tartuffe à l'heure d'internet. Bruno Roger-Petit y excelle.

 

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Pascal Eysseric (Blog Eléments, 29 janvier 2014)

19/11/2012

Fractures à gauche...

Deux ouvrages récents viennent éclairer les soubresauts que connaît la gauche progressiste depuis plusieurs années. De l'accueil contesté de Tariq Ramadan au Forum social européen de Saint-Denis en 2003  à l'agression de Caroline Fourest à la fête de l'Huma en septembre 2012, en passant par l'éclatement du NPA à la suite de la présentation d'une candidate voilée aux élections régionales de 2010, la fracture n'a cessé de s'élargir entre libertaires tendance bobo, féministe ou gay et anti-capitalistes "radicaux", favorables aux alliances avec les "damnés de la terre", quels qu'ils soient...

On pourra donc feuilleter avec amusement Les féministes blanches et l'empire, de Félix Boggio Ewanjé-Epée et Stella Magliani-Belkacem, publié aux éditions de La Fabrique, et Homonationalisme - Politique queer après le 11 septembre, de Jasbir K. Puar, publié aux éditions Amsterdam. Une bonne initiation à la langue de plomb de la gauche radicale...

 

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"Depuis la loi dite « sur le voile à l’école » de réelles fractures sont apparues entre les différentes composantes du mouvement féministe pour aboutir à des clivages profonds en termes de mots d’ordre, d’actions et de mobilisations. Dans le même temps, l’offensive raciste s’est affermie, greffant à sa rhétorique la question des « droits des femmes ». Il est de plus en plus courant d’analyser ce virage en terme d’« instrumentalisation du féminisme à des fins racistes ». Ce livre entend précisément interroger et discuter cet énoncé.
L’idée qu’un mouvement social, une politique d’émancipation, puissent être simplement utilisés, ou récupérés par l’ordre existant pour renforcer son discours rencontre bien des limites. Comment expliquer que la réaction ait pu soudainement se parer de vertus « féministes », elle qui a toujours été si hostile aux mouvements féministes, elle qui est si prompte à défendre le patriarcat ? Pour comprendre ce tournant, il faut envisager la chose non comme une simple « récupération » ou « instrumentalisation » mais plutôt comme une convergence d’intérêt, comme une affinité entre les objectifs, à court ou moyen terme, de larges franges du féminisme et du pouvoir raciste et impérialiste, à des moments historiques précis.
C’est dans cette perspective que les auteur-e-s de ce court essai entreprennent une généalogie des stratégies féministes : non pas une histoire détaillée, mais plutôt un coup de projecteur sur des situations historiques où la question raciale et/ou coloniale s’est trouvée au cœur du discours des féministes. Les suffragettes et « la mission civilisatrice », le féminisme de la deuxième vague et, plus près de nous, l’épisode de la loi sur le voile à l’école ou encore celui de la solidarité internationale, constituent ces « moments » dont l’étude met à jour les logiques qui ont conduit certaines féministes à promouvoir leurs objectifs aux dépens des colonisé-e-s et descendant-e-s de colonisé-e-s.
Le livre propose une discussion stratégique sur le féminisme et le racisme, un récit des occasions perdues et de certaines faiblesses héritées que les mouvements progressistes doivent comprendre et dépasser pour inventer des futurs émancipateurs."

 

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"Dans le monde de l’après-11 Septembre, l’idéologie du « choc des civilisations » se combine à celle d’un « choc des sexualités ». Nous aurions d’un côté le monde occidental, tolérant et libéral, de l’autre le monde musulman, sexiste et homophobe.

Une part non négligeable du mouvement gay états-unien, en quête d’intégration et de respectabilité, s’est ainsi engagée sur la voie d’une normali­sation « homonationaliste » et soutient les guerres « contre le terrorisme ». Parallèlement, la réception américaine des images de torture d’Abu Ghraib met en évidence les difficultés du féminisme et de la pensée queer à penser les questions de race et d’impérialisme.

C’est à l’analyse de cette intrication complexe entre politique des sexualités et projets impérialistes occidentaux, qui fait pendant à la question de l’instrumentalisation du discours féministe par des poli-­
tiques racistes et impérialistes, qu’est consacré Homonationalisme."

22/06/2011

Pascal Boniface flingue les intellectuels faussaires chez Robert Ménard !...

Pour ceux qui n'ont pas encore lu Les intellectuels faussaires , vous pouvez visionner ci-dessous le passage de l'auteur du livre, Pascal Boniface, dans l'émission Ménard sans interdit sur Itélé.

 

12/06/2011

Les snipers de la semaine... (23)

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Au sommaire :

- sur Justice au singulier, Philippe Bilger exécute proprement Caroline Fourest, la papesse du politiquement correct...

Caroline chéri !

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- sur son blog Eloge de la transmission, Natacha Polony, dans un très bon "papier" autour de l'affaire DSK et de ses suites, mouche les faux-culs de la caste politico-médiatique, les féministes hystériques et les gouvernants qui ont oublié les vertus de l'exemplarité... Beau tir !

Quinzaine anti-sexiste et vertus de l'exemplarité

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23/05/2011

Des intellectuels faussaires ?...

Directeur de l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques, Pascal Boniface vient de publier aux éditions Jean-Claude Gawsewitch un essai polémique intitulé Les intellectuels faussaires - Le triomphe médiatique des experts en mensonge.  Ce livre, d'après son auteur, aurait été refusé par quatorze éditeurs ! Il faut dire qu'il s'attaque au gratin des aboyeurs du système : Alexandre Adler, Caroline Fourest, Mohamed Sifaoui, Thérèse Delpech, Frédéric Encel, François Heisbourg, Philippe Val et, bien sûr, BHL !

 

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"Depuis quelques années, le « mentir vrai » est devenu la marque de fabrique de nombreux intellectuels ayant acquis une certaine crédibilité dans notre pays. Ces faussaires qui assènent sans aucun scrupule des contrevérités pour défendre telle ou telle cause sont quasi intouchables. Véritables docteurs es malhonnêteté intellectuelle, ils ne sont jamais inquiétés même lorsqu’ils sont pris en flagrant délit de mensonge. Quoiqu’ils racontent, on les respecte et ils peuvent donc distiller leurs boniments en toute impunité dans les médias. Le triomphe des faussaires constitue une menace pour l’information du public. L’honnêteté intellectuelle est devenue un handicap et non un atout. Pourquoi les intello baratineurs ne sont-ils pas démasqués ? Comment procèdent-ils ? Quelle est la responsabilité des médias dans ce triomphe du mensonge ? Dans cet essai corrosif, Pascal Boniface décrypte les ressorts et méthodes qui permettent à des intellectuels serial-menteurs d’occuper avec un culot inouï l’espace médiatique. Comment ils brandissent « la morale » pour nous faire avaler leurs couleuvres ou encore quels sont leurs terrains de jeu idéologique préférés (Islamisme, Israël, défense de l’Occident…). Mais, l’auteur pousse sa réflexion plus loin en dénonçant les boniments de « grands » Intellectuels faussaires français. Dans une série de portraits incisifs documentés et croustillants, l’auteur lève le voile sur les pratiques des menteurs en série."