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09/06/2015

Un cahier de l'Herne pour Cioran...

Les éditions Flammarion viennent de rééditer dans leur collection de poche Champs le Cahier de l'Herne Cioran, paru initialement en 2009 et dirigé par Laurence Tacou et Vincent Piednoir. On trouvera dans le volume, outre de nombreux textes de Cioran, des contributions de Bruno de Cessole, Peter Sloterdijk, Michel Onfray, Clément Rosset ou Jean-François Gautier, notamment...

 

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" Un ensemble de textes d'auteurs majeurs sur Cioran : le jeune essayiste roumain assoiffé d'absolu et impliqué dans les débats relatifs au devenir de son pays, ou l'écrivain français cultivant le retrait.

À travers des textes inédits en France, et d'autres rarement publiés, nous avons cherché à aborder les divers Cioran, sans autre parti-pris que celui d'offrir à la lecture des éléments de réflexion. Du reste, les différents essais sur Cioran que nous publions ici - d'origine, de forme et d'époque variées - nourrissent d'autant plus l'approche que nous proposons qu'ils mêlent à des analyses de fond des anecdotes et des souvenirs qui sont riches d'enseignements. À cela, un choix de correspondances qui éclairent l'écart existant entre le "penseur" et l'"homme" Cioran, ces deux facettes d'un même être singulièrement divisé, pour ne pas dire: écartelé, et uns série de documents d'archives totalement méconnus provenant des Archives du Ministère de l'Intérieur de Bucarest. Le cahier iconographique apporte un riche complément à la biographie de Cioran.

Traversé par de multiples contradictions, le parcours humain et intellectuel d’Emil Cioran est, aujourd’hui l’objet de débats passionnés qui témoignent de l’importance des questions qu’il soulève. D’abord auteur d’une oeuvre rédigée en roumain Cioran décide, en 1947, de ne plus s’exprimer qu’en français. Néanmoins, cette volonté de rompre avec le roumain (et avec le pays natal), ce changement d’idiome qui offrit aux lettres françaises l’un de ses plus brillants stylistes, fut pour Cioran, l’occasion d’une crise d’identité profonde. C’est que Cioran est l’homme des décalages, sinon des paradoxes : on le dit pessimiste, sceptique, misanthrope, et pourtant, ses essais, ses aphorismes ont quelque chose de revigorant... Sans parler de l’humour qui initie le lecteur à une immense relativisation, et donne d’ailleurs le ton de cet exercice permanent d’autoreniement qui caractérise si bien son écriture et sa pensée. "

 

 

23/10/2014

L'internationale des francs-tireurs...

Les éditions L'Editeur publient cette semaine L'internationale des francs-tireurs, un recueil de Bruno de Cessole, dans lequel il présente, comme il l'avait fait dans Le défilé des réfractaires (L'Editeur, 2011), une cinquantaine d'écrivains, de Jane Austen à Virginia Woolf, en passant par Borges, Jünger et Orwell. Chroniqueur littéraire à Valeurs actuelles, Bruno de Cessole est également écrivain et est notamment l'auteur du roman intitulé L'heure de la fermeture dans les jardins d'Occident (La Différence, 2008).

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" Bruno de Cessole a composé une troupe sortie tout droit de son anthologie personnelle. Transgressive, frondeuse, en marge des codes de la bonne société des Lettres, L’Internationale des francs-tireurs revendique son insoumission à tous les conformismes. Après le succès du Défilé des réfractaires, l’auteur convoque le panthéon mondial des écrivains libertaires ou contestataires. Cette galerie de portraits met en relief auteurs connus ou méconnus, et acquitte une dette, celle contractée par l’auteur envers les écrivains qui l’ont nourri, éclairé ou encouragé. De Casanova à Virginia Woolf, une cinquantaine d’écrivains du XVIIIe siècle à nos jours sont les invités d’honneur de ce banquet du « gai savoir ». Un exercice d’admiration, preuve d’amour pour la littérature, qui invite à la découverte ou à la relecture. "

13/06/2012

Histoire d'une terre tragique...

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Le quatrième numéro hors-série de La Nouvelle Revue d'Histoire est en kiosque. Il est consacré exclusivement à l'Algérie. On y trouve notamment, outre un entretien avec Bernard Lugan ("Au commencement étaient les Berbères"), des articles de Christian Brosio ("Français d'Algérie : une histoire ignorée") de Dominique Venner ("Des motifs de fierté", "Alger 1942-1945 - Genèse de la guerre"), de Charles Vaugeois ("1954-1962 : une guerre sans nom"), de Bruno de Cessole ("Quand Lartéguy inventait les Centurions"), de Raymond Muelle ("La gangrène des «porteurs de valises»"), de Jean Monneret ("Des accords d'Evian aux massacres d'Oran"), de Péroncel-Hugoz ("Algérie 1962-2012 : l'indépendance confisquée") ou encore de Philippe Conrad ("La naissance du nationalisme algérien")... 

 

 

 

09/05/2012

Hommage à Schoendoerffer...

 

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Le numéro de mai 2012 de la revue Le spectacle du monde est en kiosque. 

Le dossier est consacré à un hommage au cinéaste Pierre Schoendoerffer, récemment décédé. On pourra y lire, notamment, des articles de Michel Marmin ("Le cinéaste des valeurs perdues"), de Bruno de Cessole ("L'heure des héros fatigués"), de Jérôme Leroy ("Willsdorf ou la gloire du sous-off"), de Marc Charuel ("Soldat de l'image") et de Philippe Franchini ("De l'Indochine au Vietnam"), ainsi qu'un entretien avec Jacques Perrin ("Pierre aura été un modèle pour beaucoup").

Hors dossier, on pourra aussi lire des articles de François-Laurent Balssa ("Alain de Benoist à cœur ouvert"), de François Bousquet ("Drieu dans la Pléiade", "Virginia Woolf au féminin") ou de Jean-François Gautier ("Claude Debussy, génie tutélaire"). Et on retrouvera aussi  les chroniques de Patrice de Plunkett et d'Eric Zemmour ("La fin des modérés").

02/03/2012

Les esclaves heureux de la liberté...

Les éditions David Reinharc viennent de publier un essai décapant du philosophe et journaliste espagnol Javier Ruiz Portella, intitulé Les esclaves heureux de la liberté - Traité contemporain de dissidence. Pour Dominique Venner, il s'agit d'"un formidable et réjouissant instrument de nettoyage des méninges et des idées reçues", d'"une petite bombe atomique philosophique"... L'ouvrage est préfacé par Bruno de Cessole.

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"Sous le titre Les esclaves heureux de la liberté. Traité contemporain de dissidence, un essayiste espagnol parfaitement francophone publie un formidable et réjouissant instrument de nettoyage des méninges et des idées reçues. Son livre a d’abord été publié en Espagne à la veille de l’été aux Editions Altera (Madrid). Il s’agit d’une véritable "bombe atomique philosophique" comme l’a remarqué la Nouvelle Revue d’Histoire dans sa parution de septembre/octobre 2011, en annonçant la parution du livre. Philosophie sans le jargon des philosophes mais avec de multiples emprunts à l’histoire. C’est un essai qui prouve, entre autres, le pouvoir régénérateur de la pensée et de la mémoire historiques. Aucun disciple de Nietzsche n’avait écrit quelque chose d’aussi fort, avec tant de poésie, d’humour et de vigueur renversante. Pourquoi la beauté et la vigueur ont-elles déserté notre monde ? Pourquoi les hommes libres de la modernité sont-ils les plus esclaves de tous ? Comment échapper à cette fatalité ? L’ironie et l’humour affleurent déjà dans le titre, dans lequel il est question d’esclaves... heureux du fait même de leur liberté ! Qui sont-ils ? Ce sont nos contemporains. Ce sont les hommes et les femmes plongés dans le plus cruel des paradoxes : celui qui marque les êtres les plus libres de toute l’histoire... mais aussi, de fait, les plus soumis aux objets, aux produits et à la consommation. Autrement dit : soumis au pouvoir de l’argent et à la mainmise du matérialisme. Tel est le paradoxe de nos temps : l’homme moderne connaît une heureuse prospérité, eu égard à l’histoire de l’humanité... mais il est misérable, dès lors qu’on porte son regard sur le sens qu’il donne à sa vie et au sort qu’il réserve à la beauté du monde. C’est bien une critique acérée de notre temps qu’entreprend ce Traité contemporain de dissidence, sorte de manuel du "politiquement incorrect"."

23/02/2012

Gens de Campagnol...

Les éditions Flammarion viennent de publier Gens de Campagnol, une chronique villageoise de Christian Combaz. Romancier, Christian Combaz est aussi, à ses heures, un observateur à la plume acérée. Nous reproduisons ci-dessous la critique de cet ouvrage faite par Bruno de Cessole dans Valeurs actuelles.

 

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A force de s’entendre seriner sur tous les tons et sur toutes les ondes que la France silencieuse est celle des “quartiers difficiles” et des “minorités visibles”, on en vient à oublier qu’il existe un pays réel qui ne s’exprime guère et dont les médias parlent peu : la France des campagnes.

Cette France oubliée, dédaignée, à l’écart des nouvelles technologies et des effets de mode, Christian Combaz – qui fut longtemps un chroniqueur très apprécié de nos lecteurs – la connaît bien. Il y vit depuis longtemps, aujourd’hui en Savoie après avoir habité un village de l’Aveyron. Et c’est à elle qu’il donne la parole dans son nouveau livre, Gens de Campagnol.

Savoureuse, juste, iconoclaste et jubilatoire, sa chronique villageoise, tenue par un narrateur qui n’est pas sans lui ressembler, met en scène cette majorité qui ne s’exprime pas – hors de l’isoloir – parce qu’on ne lui donne jamais la parole, sauf pour la ridiculiser ou la dénigrer. L’auteur la qualifie, drôlement, de France du 13 heures, l’heure du journal télévisé, « l’heure où la France qui a le temps regarde s’agiter l’autre ». Autrefois, elle était constituée de ce qu’on appelait les “bonnes gens” ou les “braves gens”. « Henri IV, écrit Christian Combaz, en parlait sans cesse, Fénelon a sévèrement rappelé leur existence à Louis XIV, Voltaire n’a pas aimé la façon dont Louis XV les traitait, Rousseau les tenait pour naturellement bons, la Révolution les a armés, Napoléon les a décorés, Hugo les a sanctifiés. »

Or, depuis 1968, poursuit l’auteur, on ne saurait gouverner que contre elle : « Il faut l’accabler, la vilipender en public et, quand on ne s’en prend pas nommément à elle, défendre sous son nez le contraire de ce qu’elle tient pour juste, bon et honorable. »

Bafoués dans leur dignité et leurs aspirations les plus légitimes, menacés de déclassement, les “braves gens”, ceux qui sont “nés quelque part” et aspirent à rester eux-mêmes, s’indignent en vain, car les représentants des soi-disant élites évoluées ne répercutent presque jamais leurs indignations, tandis que les politiques ne feignent de s’intéresser à eux que pour capter leurs votes.

À la longue, ces éternels cocus de l’histoire contemporaine finissent par piquer une colère et dire des gros mots. En votant contre les duettistes institutionnels de la vie politique, par un bulletin de vote en faveur des extrêmes, qu’ils se nomment Mélenchon ou Le Pen. Pourtant, ils ne sont ni de droite ni de gauche, mais du parti du bon sens, ce bon sens tourné en dérision par nos “mieux-disants”, ceux qui détiennent le monopole de la parole publique.

Fi donc, encore un pamphlet populiste, s’exclameront en se pinçant le nez les porte-parole des “éclairés” et des “affranchis” ! Pourtant, Christian Combaz ne tombe nullement dans le travers de la caricature ou du ressentiment. En romancier, il ne dessine pas des archétypes sociaux mais donne corps et voix à des personnages hauts en couleur, truculents et contradictoires, aux vies ordinaires et exemplaires. Par son entremise, Campagnol réconcilie l’univers de Marcel Aymé et les colères de Philippe Muray.

Bruno de Cessole (Valeurs actuelles, 2 février 2012)