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21/05/2018

Des Gentlemen à part...

Les éditions Akribéia viennent de publier un essai de Christophe Dolbeau intitulé Des Gentlemen à part - Portraits de quelques mal-pensants du monde anglo-saxon. Historien indépendant, Christophe Dolbeau est notamment l'auteur Les Parias - Fascistes, pseudo-fascistes et mal-pensants (Arctic, 2006), Ce qu'on ne vous a jamais dit sur la guerre d'Espagne (Fol'Fer, 2010) ou encore de Face au bolchévisme - Petit dictionnaire des résistances nationales à l'est de l'Europe 1917-1989 (Akribéia, 2015).

 

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" La littérature anglo-saxonne du xxᵉ siècle a compté dans ses rangs quelques indociles ou mal-pensants de talent que le public francophone connaît, hélas, fort peu, quand il ne les ignore pas tout à fait. Ils valent pourtant le détour. Nombre d’entre eux firent des choix philosophiques et politiques que la morale républicaine et démocratique d’aujourd’hui réprouve et stigmatise. Quelques-uns de ces hommes nourrirent même, horresco referens, de scandaleuses sympathies pour le fascisme, ce qui explique vraisemblablement le durable ostracisme dont ils continuent à faire l’objet.

Afin de briser la loi du silence et de contrevenir à cette censure, le présent ouvrage réunit les portraits d’une douzaine de ces rebelles oubliés. Originaires d’Amérique, d’Australie, de Nouvelle-Zélande, d’Afrique du Sud ou des îles Britanniques, ces gentlemen furent à leur façon des anarchistes de droite, un peu à la manière de ceux que nous connaissons et apprécions sur le Vieux Continent. Tous ont plus ou moins mis leur peau au bout de leurs idées et presque tous ont plutôt chèrement payé leurs défis et leurs engagements.

Qu’il s’agisse des Anglais A. K. Chesterton, figuré clé du conservatisme nostalgique de l’Empire, et Anthony Ludovici, singulier nietzschéen qui traduisit l’auteur d’Ainsi parlait Zarathoustra, de l’excentrique Geoffrey Potocki de Montalk, descendant d’une illustre famille polonaise mais de nationalité néo-zélandaise, du Germano-Américain George S. Viereck, poète et écrivain politique qui eut son heure de gloire, l’auteur nous offre une série de « microbiographies » (chacune complétée par une note bibliographique) hautes en couleur, suscitant chez le lecteur une profonde sympathie pour ces personnages hors norme, qui méritaient bien qu’on les sorte de la géhenne et qu’on leur adresse un grand coup de chapeau ! "