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mercenaires - Page 3

  • Les Condottieres...

    « Le Condottiere apparaît telle une "figure faustienne" dont Hercule serait le dieu de tutelle. Pratiquant la virtuosité, parente de la vertu sans moraline, il magnifie la conduite, le talent pour commander aux parts qui, en nous, veulent l'empire et la toute-puissance.» Michel Onfray, La sculpture de soi (Livre de poche, 2010)

     

    Les éditions Ellipses viennent de publier sous la plume de Sophie Cassagnes-Brouquet et de Bernard Doumerc une interessante études consacrée aux Condottieres, figures marquantes du conflit des Guelfes et des Gibelins et de la Renaissance italienne. Une heureuse initiative puisque depuis le livre Geoffrey Trease, publié chez Elsevier dans les années 70, il n'existait pas grand chose sur le sujet en langue française...

     

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    "Sur la place San Zanipolo de Venise s’élève la statue équestre de Bartolomeo Colleoni. Du haut de son piédestal, le condottiere s’apprête à foudroyer ses ennemis dans un assaut décisif. Meneur d’hommes, véritable professionnel de la guerre, il est l’un de ces capitaines d’aventure qui ont fait la puissance et la ruine de l’Italie à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance (XIIIe-XVIesiècle). Objet de mépris, d’envie ou d’admiration, le condottiere est une figure obligée de la Renaissance au même titre que le prince ou l’artiste. En effet, s’il représente le côté sombre, violent et brutal de cette époque, il sait aussi se faire humaniste et mécène dans la compagnie des savants et des artistes. Le capitaine n’ignore pas comment utiliser leur talent au service de sa gloire.

    Faiseur d’Histoire, le condottiere est devenu objet d’histoire; en témoigne une abondante historiographie en italien et en anglais. Il demeure cependant un personnage trop méconnu en France. Certes, quelques figures emblématiques comme celles de Federico da Montefeltro, César Borgia, Francesco Sforza évoquent des images mêlées de luxe, de cruauté et de ruse, mais ces capitaines sont trop souvent assimilés à des princes ordinaires et leur aspect guerrier, oublié, gommé ou lissé. Cette synthèse souhaite combler une lacune, en proposant un double regard, celui de l’historienne de l’art et de l’historien."

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  • Le monde est leur patrie...

    Auteur de La grande Armée de la Liberté (Tallandier 2009), ouvrage consacré aux vétérans des armées napoléoniennes et à leur rôle dans les révolutions de la première moitié du XIXe siècle, Walter Bruyère-Ostell vient de publier une Histoire des mercenaires aux éditions Tallandier dans laquelle il étudie les évolutions du deuxième plus vieux métier du monde...

     

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    "Le terme de mercenaire a pris aujourd’hui une connotation très négative. Contrairement au soldat, il serait uniquement motivé par l’appât du gain. Or, c’est de fait l’un des aspects centraux de sa définition. Un mercenaire est effectivement un combattant étranger aux parties du conflit, recruté spécialement pour prendre part aux hostilités, et qui bénéficie généralement d’une rémunération nettement supérieure à celle de ses homologues de l’armée régulière. Autre distinction d’importance : il n’a pas le droit au statut de combattant ou de prisonnier de guerre.

    Le recours aux mercenaires s’inscrit dans la tradition guerrière occidentale depuis l’Antiquité. Longtemps, ils ont constitué l’épine dorsale des armées européennes. Au XVIIIe siècle, en France, la question de la vénalité de l’armée ainsi qu’un fort sentiment nationaliste les placent au centre de la controverse. La Révolution va achever de les présenter comme des hommes sans foi, ni loi, se vendant au plus offrant.

    Dans les années 1960, la question du mercenariat apparaît à nouveau. La communauté internationale ressent le besoin d’en donner une définition juridique et s’interroge sur la nécessité de sa criminalisation. Aujourd’hui, l’externalisation des prestations armées est au coeur des conflits du début du XXIe siècle, en particulier en Irak et en Afghanistan. Peut-on alors envisager le retour de conflits privés ? Notre époque referme-t-elle la parenthèse des Etats-Nations, comme le laisse penser la disparition de l’appel de leurs conscrits sous les drapeaux ? Ou au contraire, assiste-t-on aujourd’hui à une plus grande transparence quant à l’utilisation de soldats de fortune, à une délimitation de la nébuleuse mercenaire et à son inscription dans les règles du droit international ? L’Histoire des mercenaires tente de répondre à toutes ces questions."



     

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  • La guerre irrégulière...

    Les éditions Economica viennent de publier La guerre irrégulière, un recueil sous la direction de Christian Malis, Hew Strachan et Didier Danet qui rassemble les actes d'un colloque qui s'est déroulé en 2009 à l'école spéciale militaire de Saint Cyr - Coëtquidan. On y trouve notamment des contributions d'Hervé Coutau-Bégarie ("La guerre irrégulière dans l'histoire"), Jacques Sapir ("Quelle articulation pour les dispositifs technico-militaires dans la période à venir ?"), Ahmed S. Ashim ("Carl Schmitt et l'insurrection irakienne"), Christian Olsson, Vincent Desportes et Michel Goya...

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    "Le phénomène de la guerre irrégulière n'est pas dans son essence inédit, ses racines plongent en fait profondément dans le passé et sont présentes dans les guerres qui ont jalonné l'histoire européenne depuis le milieu du XVIIe siècle...:Mais ses formes actuelles, qu'il s'agisse de théâtres comme l'Irak ou l'Afghanistan, comportent des aspects originaux et nouveaux. La réflexion sur la guerre irrégulière oblige à s 'interroger sur la normativité implicite de la " guerre régulière ", à considérer en profondeur le rôle des peuples impliqués, à examiner sans tabou les atouts tactiques de l'adversaire irrégulier. II s 'agit de, faire appel non seulement à l'histoire, mais aussi à la géographie, à l'économie, aux sciences sociales et politiques, au retour d'expérience des conflits en cours."

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  • Irak, terre mercenaire

    Les éditions Favre publient ces jours-ci une étude de Georges-Henri Bricet des Vallons, intitulée Irak, terre mercenaire et consacrée à la montée en puissance des sociétés militaires privées sur le théatre d'opération irakien. L'ouvrage est préfacé par Jean-Philippe Immarigeon, auteur d'American parano et de L'imposture américaine, deux essais parus chez Bourin éditeur.

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    "Des multiples bavures de la tristement célèbre Blackwater à l'implication d'employés de CACI dans le scandale de la torture au sein de la prison d'Abu Grahib, en passant par les activités de la tentaculaire Aegis, les sociétés militaires privées, omniprésentes sur le champ de bataille, ont rythmé et marqué le récit de la guerre d'Irak. Fait majeur: c'est la première fois dans l'histoire des opérations militaires américaines qu'on assiste à un basculement de la démographie des forces en faveur du secteur privé. Quels sont les tenants et aboutissants de cette transformation fascinante et sans précédent de l'armée américaine? Qui sont les principaux acteurs de ce mercenariat entrepreneurial et multinational ? Quel rôle ont-ils joué dans les scandales qui ont émaillé l'histoire de l'invasion? Pourquoi et comment ces sociétés ont-elles investi l'Irak? Quel impact la présence de ces sociétés a-t-elle eu sur les armées régulières et l'organisation du champ de bataille? Surtout, quel avenir pour l'Irak après le retrait des troupes régulières prévu pour décembre 2011 ? Les États-Unis choisiront-ils vraiment de se retirer d'un pays pour la conquête duquel ils ont déjà sacrifié plusieurs centaines de milliards de dollars ou adopteront-ils une stratégie plus subreptice, faisant reposer sur les sociétés de mercenariat, en cheville avec le gouvernement irakien mis en place par les néoconservateurs, la responsabilité du futur protectorat ? L'auteur, spécialiste des questions stratégiques, revient sur l'histoire de ces six années de chaos et décrit les conditions qui ont permis l'émergence de ces nouveaux empires de la violence privée et la constitution d'un véritable marché de la guerre où le profit s'écrit en lettres de bitume et de sang. Sa conclusion est sans appel: la mercenarisation de l'American way of war est désormais une tendance structurelle de la politique étrangère de l'Empire en déclin et pourrait bien révolutionner à terme le visage même de la guerre."

    Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, doctorant en science politique, Georges-Henri Bricet des Vallons est chercheur-associé à l'Institut Choiseul et à l'Institut Prospective et Sécurité en Europe. Spécialiste de la privatisation de la guerre et des sociétés militaires privées, il est expert en systèmes d'armes pour la revue Défense & Sécurité Internationale.
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  • Blackwater, Dyncorp et les autres : l'ascension des sociétés militaires privées...

    Alors que des employés de la société miltaire Blackwater, inculpés pour un massacre commis dans les rues de Bagdad en 2007, à l'occasion d'une escorte effectuée au profit d'un convoi de véhicules du département d'Etat américain, viennent d'être relaxés par un juge fédéral américain, il paraît intéressant de se pencher sur ces sociétés militaires privées qui sont apparues dans le paysage géopolitique dans les années 1990 et dont le rôle n'a cessé de se renforcer depuis.

    Sur la société Blackwater, les éditions Actes Sud ont publié en 2008 une enquête d'un journaliste américain, Jérémy Scahill, intitulée Blackwater - L'ascension de l'armée privée la plus puissante du monde. Sur le sujet plus général des sociétés militaires privées, on peut utilement consulter une enquête de Jean-Jacques Cécile, publiée aux éditions Nouveau Monde, Les chiens de guerre de l'Amérique - Enquête au coeur des sociétés militaires privées.

     

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    "Comment une société privée américaine a-t-elle pu décrocher des marchés publics dans le secteur de la défense et de la sécurité intérieure pour se rendre, peu à peu, indispensable? Où la firme a-t-elle recruté ses centaines de milliers de "réservistes" ? Quel est son rôle en Irak et dans les transferts "spéciaux" de prisonniers? Comment a-t-elle réussi à s'enrichir lors de l'ouragan Katrina? Pourquoi a-t-elle bénéficié de la menace iranienne? Quels sont ses projets pour l'ère post-Bush? A travers une enquête passionnante, Jeremy Scahill révèle la privatisation partielle d'un service public. Un peu partout dans le monde sont engagés des mercenaires d'un type nouveau, agissant parfois hors la loi. Les pires crimes de guerre commis par des hommes de Blackwater en Irak n'ont, à ce jour, pas été jugés. Les enjeux internationaux du nouveau business de la guerre et de la sécurité deviennent ainsi tangibles. Désormais, chaque conflit armé ou chaque catastrophe naturelle dans le monde sont source de profit pour des sociétés privées. "

     

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    "16 septembre 2007. Dans le square Nisour, à Bagdad, des hommes de la société militaire privée Blackwater dégainent leur arme et tirent. Bilan : 17 morts, 24 blessés. Des civils.
    Face au carnage, le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, exige le bannissement de l'entreprise. Demande bien inutile, pense ce diplomate américain qui affirme : « Nous révoquerons la licence d'al-Maliki avant qu'il ne révoque celle de Blackwater. »
    Ces sociétés sont de vrais empires économiques, avec des milliers d'employés, des chiffres d'affaires astronomiques, le tout bâti en quelques années, par la grâce de liens étroits et nébuleux avec les responsables de l'administration Bush.
    Si ces entreprises sont apparues dans les années 1970, recrutant anciens des forces spéciales et des services action, leur nombre ne cesse de se multiplier depuis une dizaine d'années.
    Voici pour la première fois en France une enquête sans concession sur leurs ramifications, leurs pratiques et leurs dangers."
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