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  • Les paras du matin rouge...

    Les éditions Déterna viennent de rééditer un "classique de Jean Mabire intitulé Les paras du matin rouge - 1940-1941.

    Décédé en 2006, Jean Mabire, qui était un des grands écrivains de l'aventure, qu'elle soit historique, mythologique, militaire ou politique, a aussi été un combattant pour la cause de l'identité des peuples européens.

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    " « Une grande guerre, une guerre moderne, n’est plus possible que sous la forme d’une guerre éclair » : telle était l’opinion d’Adolf Hitler qui ne cessait de s’opposer aux stratèges de son grand État-major, partisans d’une guerre conventionnelle.

    Pour mettre ses idées en application, le Führer trouva l’homme dont il avait besoin en la personne du général Kurt Student (1890-1978), un ancien pilote de chasse en 1914-1918 et fanatique du vol à voile.

    Cet officier forma, dans une semi-clandestinité, deux bataillons de parachutistes dont le premier venait de la formation d’élite « Général Göring ». Tous volontaires, ces hommes regroupaient dans leurs rangs des idéalistes, des ambitieux, des aventuriers, persuadés, les uns comme les autres, qu’ils formaient une troupe de choc sans précédent dans aucune autre armée.

    Le monde découvrit avec stupeur les parachutistes allemands quand ils s’emparèrent du pont de Vordhngborg, au Danemark ou de l’aéroport de Sstavanger, en Norvège, le 9 avril 1940. À peine un mois plus tard, ils sautaient, le 10 mai 1940, sur le point fort d’Eben et les ponts du canal Albert en Belgique, comme sur les défenses de la forteresse Hollande.

    Engagés dans des conditions terribles à Narvik, au-delà du Cercle polaire, les paras du Reich devaient ensuite sauter sur le canal de Corinthe ; le 25 avril 1941, en prélude à la bataille de Crète, où ils allaient trouver, en une semaine, la gloire et la mort. Toutes les troupes aéroportées du monde se sont inspirées de leur tragique expérience et ont copié leur idéal de « combat sans retour. » "

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  • Remigration : l’heure du retour au pays ?...

    Dans cette émission du Plus d’Éléments, diffusée par TV Libertés, l'équipe du magazine s’empare du dernier numéro d’Éléments consacré à la remigration. Depuis cinquante ans, une seule question était autorisée : poursuivre ou stopper l’immigration ? Une autre surgit désormais : est-il possible d’en inverser le cours ? Longtemps cantonnée aux marges, la remigration fait aujourd’hui irruption dans le débat public européen. La rédaction d’Éléments en examine les perspectives.

    On trouvera sur le plateau, autour de François Bousquet, Daoud Boughezala, Rodolphe Cart et Anthony Marinier.

     

                                                 

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  • Anatomie de la bureaucratie...

    Les éditions du Cerf viennent de publier un essai de Frédéric Masquelier intitulé Anatomie de la bureaucratie. Docteur en droit et avocat, Frédéric Masquelier est également maire et essayiste.

     

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    " On dénonce volontiers les lourdeurs de l’administration. Mais prenons garde : le jour où, au nom de l’efficacité, nos démarches seront entièrement pilotées par des machines, que restera-t-il de notre liberté ?
    À l’heure de l’intelligence artificielle, une nouvelle forme de pouvoir s’installe, plus silencieuse, plus rapide, mais aussi plus opaque.
    Derrière la promesse de simplification, une autre réalité se dessine : celle d’une administration automatisée, rigide, impersonnelle, où la décision s’efface au profit du calcul. Les files d’attente ont disparu, les formulaires papier aussi. Mais ils ont été remplacés par des portails numériques, des algorithmes et des tableaux de bord qui décident, trient, évaluent. Peu à peu, la responsabilité humaine s’efface. L’individu est devenu un score, un profil de risque, un dossier parmi d’autres.
    C’est en praticien du droit, en élu de terrain et en citoyen engagé que Frédéric Masquelier décrypte cette transformation profonde. Il montre comment la bureaucratie de demain sort renforcée par les nouvelles technologies. Et surtout, il nous alerte face à  l’automatisation d’une bureaucratie qui pourrait bientôt gouverner nos vies et faire disparaître la démocratie. Car derrière l’idée  d’une administration moderne, une question essentielle demeure : qui décide encore ?"

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  • Groenland, la nouvelle frontière stratégique de l’Arctique...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Daniele Di Vuono, cueilli sur Euro-Synergies et consacré à l'intérêt géopolitique du Groenland dans le Grand Jeu des empires...

     

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    Groenland. La nouvelle frontière stratégique de l’Arctique

    Le Groenland n’est plus seulement une grande île reléguée dans les marges des cartes géographiques. Il est devenu l’un des points où se mesure le retour de la géopolitique dans l’Arctique. Pendant des décennies, il a été perçu comme une périphérie lointaine, froide, peu peuplée et éloignée des centres de décision du monde. Aujourd’hui, il apparaît pour ce qu’il a toujours été: une plateforme stratégique située entre l’Amérique du Nord, l’Atlantique nord et l’Europe.

    Le changement ne concerne pas seulement le climat, même si le climat en est l’une des causes profondes. La fonte des glaces, l’ouverture progressive de nouvelles routes, l’accès aux ressources minières et la militarisation croissante du Grand Nord transforment l’Arctique d’un espace extrême en un espace disputé. Dans ce contexte, le Groenland prend une valeur supérieure à son poids démographique ou économique. Sa position suffit à le rendre décisif.

    Le point central est géographique. Le Groenland se trouve sur le flanc nord de l’Alliance atlantique, dans une zone qui relie la défense de l’Amérique du Nord à la sécurité de l’Europe. C’est là que transitent des intérêts militaires, des systèmes de surveillance, des routes aériennes, des lignes maritimes et des projections de puissance. Celui qui ne considère le Groenland que comme un territoire autonome du Royaume du Danemark ne voit qu’une partie de la réalité. Celui qui regarde la carte stratégique y voit un seuil de l’Atlantique.

    Pour les États-Unis, le Groenland est important car il se trouve sur la trajectoire la plus courte entre le territoire américain et l’espace arctique-eurasiatique. Dans un monde revenu à des logiques de dissuasion, de missiles, de surveillance et de défense avancée, cette position devient essentielle. Ce n’est pas un hasard si Washington continue de considérer l’île comme un élément de sa propre sécurité nationale. L’enjeu n’est plus seulement la présence militaire, mais l’accès opérationnel stable à un espace qui pourrait devenir de plus en plus central dans la compétition entre grandes puissances.

    Pour le Danemark, le Groenland est à la fois une responsabilité, une ressource et une vulnérabilité. Copenhague doit défendre la souveraineté du Royaume, maintenir la relation avec Nuuk, préserver la cohésion avec ses alliés et, en même temps, éviter que l’île ne devienne l’objet de pressions extérieures trop fortes. C’est une position difficile: le Groenland amplifie le poids géopolitique du Danemark bien au-delà de son échelle habituelle, mais expose aussi Copenhague à des tensions qui dépassent largement la dimension danoise.

    La question de l’autonomie groenlandaise complique encore la donne. Le Groenland n’est pas un simple avant-poste militaire ni une case vide sur laquelle d’autres peuvent dessiner leurs stratégies. Il a une population, des institutions propres, une identité politique et une trajectoire historique marquée par son rapport avec le Danemark. Le désir d’une plus grande autonomie, et à terme d’indépendance, coexiste avec une réalité matérielle difficile : un territoire immense, des coûts élevés, une dépendance économique et un besoin d’investissements extérieurs. Cela rend l’île plus visible mais aussi plus exposée.

    C’est précisément dans cet espace entre autonomie et vulnérabilité que s’insère la compétition internationale. Les États-Unis voient dans le Groenland une garantie stratégique. La Russie considère l’Arctique comme le prolongement naturel de sa profondeur septentrionale, renforcée par des bases, des flottes et des infrastructures le long de ses côtes. La Chine, bien que n’étant pas une puissance arctique au sens géographique, cherche depuis des années un accès, une influence économique, une présence scientifique et une place dans les chaînes minières du Grand Nord. Le Groenland se retrouve donc au centre d’intérêts différents, pas toujours compatibles.

    La valeur des ressources contribue à accroître la pression. Terres rares, minerais critiques, graphite, molybdène, énergie, pêche, infrastructures portuaires et aéroportuaires ne sont plus de simples dossiers économiques. Ce sont des éléments de la nouvelle géographie du pouvoir. Les transitions énergétiques et technologiques ont rendu stratégiques des matériaux autrefois confinés aux relations industrielles. Qui contrôle l’accès aux ressources critiques contrôle aussi une partie de la capacité productive future. C’est aussi pour cette raison que le Groenland intéresse Washington, Bruxelles et Pékin.

    Mais la partie ne se limite pas aux ressources. Le vrai nœud, c’est la transformation de l’Arctique en un espace militaire et logistique. Longtemps, le Grand Nord a été présenté comme une région de coopération scientifique, d’équilibres délicats et de gouvernance multilatérale. La guerre en Ukraine a changé cela aussi. La confiance envers Moscou s’est réduite, l’OTAN porte une attention accrue au flanc nord, la Finlande et la Suède ont modifié l’architecture de sécurité européenne et l’Arctique est entré dans une phase moins coopérative et plus stratégique.

    Dans ce contexte, le Groenland devient un test pour l’OTAN. Non seulement parce qu’il s’agit de la défense de l’Atlantique Nord, mais aussi parce que cela met à l’épreuve la relation entre alliés. Lorsque la sécurité d’une grande puissance rencontre la souveraineté d’un allié plus petit, l’équilibre de l’Alliance devient plus délicat. La défense collective ne peut se transformer en pression asymétrique. Si cela arrivait, le problème ne serait pas seulement groenlandais ou danois: il concernerait la crédibilité politique de l’ensemble du système atlantique.

    Pour l’Europe, la question est encore plus large. L’Union européenne parle de plus en plus d’autonomie stratégique, de sécurité des chaînes d’approvisionnement et de défense de ses intérêts. Mais le Groenland montre à quel point il est difficile de traduire ces formules en capacités réelles. L’Arctique est proche de l’Europe, concerne directement un pays membre de l’Union comme le Danemark, même s’il s’agit d’un territoire qui n’est pas dans l’UE, et touche des ressources critiques et la sécurité militaire. Pourtant, le centre de gravité de la discussion reste souvent entre Washington, Copenhague et Nuuk.

    Le Groenland illustre ainsi l’une des contradictions du présent européen: l’Europe est impliquée dans presque tous les dossiers décisifs, mais elle en détermine rarement seule la trajectoire. En Méditerranée, elle subit les crises d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Au Sahel, elle enregistre les effets de sa perte d’influence. Dans l’Arctique, elle risque d’observer une partie stratégique qui se joue sur son propre flanc nord. La distance géographique ne suffit plus à définir la distance politique.

    L’avenir de l’île dépendra de la capacité à maintenir ensemble trois dimensions : la sécurité occidentale, la souveraineté danoise et le droit des Groenlandais à décider de leur propre destin. Si l’une de ces dimensions écrase les autres, le Groenland deviendra une fracture. Si, au contraire, elles sont intégrées, il pourra devenir un espace d’équilibre dans un Arctique de plus en plus compétitif.

    La grande île blanche, longtemps restée aux marges de l’histoire visible, est revenue au centre de la carte. Non parce que sa position a changé, mais parce que le monde autour d’elle a changé. Et lorsqu’une périphérie devient indispensable, elle cesse d’être une périphérie : elle devient une frontière stratégique.

    Daniele Di Vuono (Euro-Synergies, 7 juin 2026)

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  • Ithaque...

    Les éditions Albin Michel viennent de publier un roman de Laurent Mantese intitulé Ithaque, qui s'inspire de l'Odyssée.

    Auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles, Laurent Mantese enseigne la philosophie à Toulouse. 

     

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    " Après avoir guerroyé dix ans à Troie et vaincu l’ennemi par la ruse, il est temps pour le roi d’Ithaque, Ulysse, de retourner au pays natal et de rejoindre sa femme, Pénélope.
    En chemin, à la tête d’une flotte de dix nefs, Ulysse donne ordre de saccager la ville d’Ismaros, alliée à l’ennemi troyen. Lui et ses guerriers se déchaînent : ils tuent, violent et volent tout ce qui peut l’être.
    Profondément troublé par son attitude et celle de ses hommes, doutant du bien-fondé de la guerre de Troie et de lui-même, Ulysse reprend la mer et, sous un ciel d’un vert impossible, ne tarde pas à se convaincre que les Dieux l’ont maudit.
    Dès lors, le retour à Ithaque sera-t-il même possible ?

    Dans une langue lyrique, incandescente, Laurent Mantese nous plonge dans une odyssée toute de bruit et de fureur, où le destin semble être un personnage à part entière."

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  • Guerre en Iran, flambée des prix...

    Dans cette émission de Fenêtre sur le monde diffusée le 2 juin 2026, Jean-Baptiste Noé, directeur de la revue Conflits, explique la flambée des prix provoquée par le blocage du détroit d'Ormuz.

     

                                                

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