Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/10/2017

Au régal du Management...

Les éditions Ovadia ont récemment publié un essai de Baptiste Rappin intitulé Au régal du Management - Le Banquet des simulacres. Maître de Conférences en philosophie à l'Université de Lorraine, Baptiste Rappin vient de publier un remarquable article consacré à la révolution managériale dans le dernier numéro de la revue Éléments.

 

Rappin_Au régal du Management.jpg

" Quel pan de notre vie, aujourd'hui, ne se trouve pas aux prises avec le management ? Qui pourrait bien se targuer d'échapper à cette lame de fond qui bouleverse en profondeur les structures mentales de nos sociétés avancées ? Force est pourtant de constater le flou conceptuel qui entoure le management : son arrivée dans le langage courant a en effet pour corollaire d'en masquer le sens, y compris aux premiers intéressés, les managers et les managés. De ce point de vue, il s'avère expédient de reprendre la réflexion à la racine : le management est un projet technoscientifique, dont les soubassements sont théologiques mais la portée anthropologique et politique. Que se passe-t-il alors quand le management pénètre des sphères qui lui étaient initialement étrangères ? Qu'arrive-t-il aux institutions quand l'optimisation du fonctionnement devient leur raison d'être? Quels rapports le management entretient-il au Vrai (et à l'Université), au Bien (et à l'État) et au Beau (et à l'Art) ? Tels sont les enjeux de cet ouvrage qui, par le détour de la philosophie, n'hésite pas à hisser la réflexion sur le management à son véritable niveau : celui de la civilisation et de l'identité européennes en butte au nihilisme de Technique. "

07/02/2014

Croisade contre le monde moderne...

La revue Réfléchir et Agir publie dans son dernier numéro (n°46 - hiver 2014), disponible en kiosque, un dossier sur le monde moderne et les moyens de s'y opposer...

 

Réfléchir&Agir 46.jpg

Au sommaire :

Événement: Rebatet et Cousteau, taulards à la recherche du temps perdu

 

Dossier : Croisade contre le monde moderne

Les jumeaux divins du monde moderne : l'argent et le marché

La turbo-consommation

Les vrais maîtres du monde : les multinationales

Le poids de la drogue dans la politique mondiale

Heidegger, la tradition, la révolution, la résistance et l’« anarquisme »

La désertion du monde

Entretien avec Renaud Camus

Faut-il casser la techno-science ?

Demain, la grande hybridation ?

 

Entretien avec Márton Gyöngyösi

Réflexion : Hans Günther et la pensée nordique

Histoire : Esclavage, la mémoire sélective

Littérature : Stevenson, l’Écosse et le grand large

Beaux-arts : Brassaï

Musique : Georges Brassens

et les rubriques habituelles...

29/10/2012

L'homme superflu ?...

Les éditions Le Passager clandestin viennent de publier L'homme superflu - Théorie politique de la crise en cours, un essai de Patrick Vassort. Universitaire, l'auteur dirige la revue transdisciplinaire Illusio.

 

Homme superflu.jpg

"Le monde capitaliste est engagé désormais dans ce qui risque d'être la plus importante et la plus longue de ses crises. Non pas que sa dimension économique soit inattendue ou plus violente que les précédentes, mais bien parce que celle-ci touche désormais au fondement même de la vie humaine, de la vie en société et du système capitaliste. C'est à partir de ce postulat que Patrick Vassort revisite, dans cet ouvrage, les théories althussériennes sur les appareils idéologiques d'Etat pour montrer leur obsolescence et leur transmutation en ce qu'il nomme " Appareils stratégiques capitalistes ". Ainsi les appareils classiquement désignés comme idéologiques (école, famille, religion, syndicats, etc.) ont subi des transformations sociales et politiques, la vitesse et l'accélération devenant les outils centraux de la formation des individus dans toutes les formes de compétitions mondialisées. Ces appareils idéologiques, devenus des appareils stratégiques de " mise en conformité " des populations mondiales, font disparaître la complexité, l'altérité et écrasent les différentiations culturelles et historiques. Ils mettent entre parenthèses l'humanité de l'homme dans toute sa diversité universelle faisant de celui-ci l'appendice du développement accéléré des techno-sciences au service de la productivité capitalistique. C'est au travers de la structuration de ces appareils que le monde capitaliste touche à sa contradiction ultime qui le mène à la crise inévitable tout en mettant, enfin, en lumière la catégorie centrale essentielle à son développement, au développement de la valeur, du travail en tant qu'exploitation, de la marchandise et du spectacle, de l'écrasement définitif de son environnement : la superfluité de l'homme, de toutes ses productions, de son environnement et de la vie."

17/10/2012

Un homme simplifié ?...

Les éditions Fayard viennent de publier un essai de Jean-Michel Besnier intitulé L'homme simplifié - Le syndrome de la touche étoilée. Professeur de philosophie à la Sorbonne, Jean-Michel Besnier est un observateur attentif des évolutions techno-scientifiques. Son essai précédent, Demain les posthumains, vient de sortir dans la collection de poche Pluriel.

 

L'homme simplifié.jpg

"La mécanisation de l’humain a marqué le début des temps modernes. L’extension des technologies dites intelligentes consacrera-t-elle son aspiration à la bêtise ? 
« Appuyez sur la touche étoile », répète le serveur vocal qui contraint son interlocuteur à faire la bête pour être servi. Si les machines prétendent nous simplifier la vie, elles réduisent aussi nos comportements à la logique de leur fonctionnement dépourvu d’ambiguïté, d’ironie ou d’émotions. Parce qu’elle est insidieuse, la déshumanisation est redoutable. 
Jean-Michel Besnier dissèque ici sans ménagement « l’homme simplifié » que nous consentons à devenir, au gré des conceptions scientifiques et des innovations techniques. Étonnante, cette servitude volontaire appelle une révolte d’un nouveau style, que seule attiserait encore la littérature : celle de l’homme revendiquant sa complexité et son intériorité comme le signe de sa liberté."