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19/07/2018

Quand Philippe Bilger passe Sylvain Tesson à la question...

Vous pouvez découvrir ci-dessous l'entretien réalisé récemment par Philippe Bilger avec Sylvain Tesson. Esprit libre, ancien magistrat du parquet, Philippe Bilger est l'auteur de récits ou d'essais comme 20 minutes pour la mort (Rocher, 2011) ou Contre la justice laxiste (L'Archipel, 2014). Aventurier aux semelles de vent, Sylvain Tesson a parcouru l'Eurasie à pied, à cheval ou à moto, nous faisant découvrir l'axe du loup ou les chemins noirs...

 

 

                               

15/05/2018

Pourquoi cette étrange pusillanimité ?...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Philippe Bilger, cueilli sur son blog Justice au singulier et consacré à l'attentat islamiste de la rue Monsigny à Paris, le 12 mai 2018 dans la soirée. Ancien magistrat, Philippe Bilger est notamment l'auteur de récits ou d'essais comme 20 minutes pour la mort (Rocher, 2011) ou Contre la justice laxiste (L'Archipel, 2014).

 

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Je ne sais pas mais il faudrait !

A chaque fois l'imprévisible surgit et frappe.

A chaque fois le terrorisme armé d'un couteau ou d'un véhicule fait irruption dans notre quotidienneté, blesse, meurtrit, massacre pour mourir à son tour.

Dans la soirée du 12 mai, un Russe tchétchène de 20 ans naturalisé français en 2010, Khamzat Azimov, fiché S depuis 2016, entendu déjà par la police au mois d'avril 2017, a respecté à la lettre ce processus malfaisant et a fini comme évidemment il le souhaitait.

Un jeune homme de 29 ans est mort poignardé, et il y a eu plusieurs blessés. La police est intervenue 9 minutes après l'attaque, évitant l'aggravation de ce bilan déjà trop lourd. Le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur lui ont naturellement rendu hommage.

Compassion exprimée par plusieurs communiqués officiels pour les victimes et leurs familles.

Le président de la République déplore "le prix du sang une nouvelle fois payé par la France" - ce qui est tragiquement vrai - mais ajoute "qu'elle ne cèdera pas un pouce aux ennemis de la liberté". Je comprends mal cette dernière affirmation.

Il me semble que c'est faire beaucoup d'honneur aux terroristes islamistes que de les percevoir seulement comme des ennemis de notre "liberté". Un pouce ? Malheureusement chaque crime est déjà une défaite. Faut-il considérer alors que notre résolution continuera à s'afficher telle quelle en espérant un avenir moins sanglant sur ce mode odieusement intermittent ?

Analyses médiatiques de plus en plus pauvres parce que condamnées à reprendre quasiment mot pour mot les considérations développées pour les précédents attentats. En ce sens le dialogue sur France Inter entre une "spécialiste" de la Tchétchénie et le journaliste a été surréaliste le 13 mai : le second s'obstinait à lui faire déclarer du nouveau quand lassée elle était incapable de sortir des sentiers déjà longuement battus.

Pour ne pas évoquer le bavardage profus et de pur remplissage sur BFMTV dans la soirée du 12 mai avec la mention qui aurait été comique en d'autres circonstances de "l'auteur présumé". Un auteur qui n'était plus à présumer : ce criminel, heureux d'obtenir sa mort comme une récompense, ayant frappé et tué au vu de beaucoup !

Sur les plateaux de télévision et dans les émissions de radio on s'exprimera sentencieusement sur ce terrorisme renouvelé. Avec la même objectivité froide et prétendument savante d'après l'action.

Le parquet antiterroriste de Paris - remarquable et auquel heureusement on a renoncé à accoler un Parquet national sur le modèle du PNF dont les prestations ont été pour le moins contrastées - est saisi et nous avons eu droit encore à une exemplaire communication du procureur Molins, dont quelques-uns de ses collègues devraient s'inspirer.

Les parents, les familiers du tueur mort sont entendus, placés en garde à vue. Des perquisitions opérées. Pour mettre au jour des connexions ? Pour trouver des explications à cette ignominie qui résulte de desseins délirants et d'une appétence perverse pour un sacrifice digne de ce nom seulement si un massacre l'a précédé ?

Face à cette réalité à l'implacable et tragique redondance, la routine de l'horreur terroriste jamais programmable, artisanale même si elle est téléguidée, insaisissable, laisse au sens propre et figuré désarmés. Il n'est pas indifférent que même un Jean-Luc Mélenchon ait fait profil bas en déclarant : "Je n'ai pas l'intention de dire que le gouvernement aurait laissé faire, ça n'est pas vrai" (LCI) et, à rebours, il est absurde de la part de LR et du FN de dénoncer "l'inaction d'Emmanuel Macron".

L'envie, face à ce tableau sombre et menaçant, gangrenant le présent et pourrissant le futur, est de se révolter, de refuser l'angoisse de l'inéluctable. Ce pessimisme serait désespérant qui interdirait même de concevoir d'autres modalités de lutte jamais encore expérimentées. Mais lesquelles ? La modestie m'oblige à admettre que je ne sais pas. Pourtant il faudrait.

Encore conviendrait-il de ne pas s'obstiner par dogmatisme à récuser des opportunités opératoires de nature à prévenir d'autres désastres.

J'admets qu'il ne suffirait pas d'une politique internationale atone et aphone ou d'orientations radicalement différentes pour s'attirer les bonnes grâces de nos adversaires fanatiques.

Il n'est même pas sûr qu'une démocratie encore plus musclée, à la supposer possible sans dénaturer profondément son esprit et permettant un quadrillage de tous les instants, serait décisive dans l'éradication du terrorisme organisé ou de l'instant. Il y aura toujours sur notre destin collectif et nos destinées individuelles son risque et, bien plus, malgré la fermeté républicaine, sa concrétisation. Aussi rare qu'on l'espère.

Cependant comment ne pas s'étonner alors de l'entêtement avec lequel le pouvoir, encore par la voix de Benjamin Griveaux pourtant bien gêné aux entournures et ressassant une leçon désaccordée avec le réel, maintient sa position sur les fichés S français et étrangers ? (Grand Jury RTL-Le Figaro- LCI)

Le porte-parole du gouvernement a eu beau répéter que la fiche S servait à la police et au renseignement et qu'elle leur avait permis de déjouer un certain nombre d'attentats, il n'est pas parvenu à convaincre qu'un changement de législation pour les nationaux - autorisant leur interpellation par exemple - et l'expulsion des étrangers ne seraient pas efficaces pour mieux combattre le danger terroriste et éviter son aléatoire survenue.

Dès lors que pratiquement tous les criminels islamistes ont relevé ou relèvent de cette catégorie trouble, le bon sens n'imposerait-il pas de se pencher sur elle pour une exploitation plus efficiente et enfin coercitive des données personnelles de chaque fiche ? Pourquoi cette étrange pusillanimité qui nous prive d'une chance de plus, d'une avancée probable, cette répugnance à transformer un outil en une arme ?

Stagnation d'autant plus regrettable que c'est sans doute sur ce seul plan que la mélancolie du "je ne sais pas" pourrait être effacée par le volontarisme concret du "il faudrait".

Philippe Bilger (Justice au singulier, 14 mai 2018)

14/05/2018

Quitter 68...

Le numéro 9 du mensuel L'Incorrect est arrivé en kiosque. On peut y trouver un dossier consacré à l'indispensable sortie de Mai 68, avec, notamment, des articles de Vincent Coussedière ("Le monstre hybride du réformisme révolutionnaire") et de Frédéric Rouvillois ("Petite mort d'une petite vertu"). Par ailleurs, on peut également y lire un entretien avec Robert Ménard ("La droite dont je rêve est libérale-identitaire") ou les portraits de Charlotte d'Ornellas, de Philippe Bilger ou de l'ancien commando-marine Marius, ainsi que les rubriques "L'époque", "Monde", "Reportages",  "Les essais" et "Culture"...

Le sommaire complet est disponible ici.

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09/03/2018

Parti médiatique : un gros mot ?...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Philippe Bilger, cueilli sur son blog Justice au singulier et consacré à la mise en cause des médias comme parti ou système diffusant une pensée unique... Ancien magistrat, Philippe Bilger est notamment l'auteur de récits ou d'essais comme 20 minutes pour la mort (Rocher, 2011) ou Contre la justice laxiste (L'Archipel, 2014).

 

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Parti médiatique : un gros mot ? 

Jean-Luc Mélenchon se doutait de ce qu'il allait déclencher en dénonçant "le parti médiatique" auquel il fallait s'opposer à tout prix. La coupe n'étant pas assez pleine, il a défendu sur son blog la liberté de parole de Laurent Wauquiez et fustigé des médias ennemis de la liberté d'expression.

L'intéressant est que cette polémique et cette dénonciation, pour une fois, ont contraint les médias, tous genres confondus, à se défendre et à considérer que ces attaques, en gros, portaient atteinte à la démocratie dont ils auraient été les intercesseurs privilégiés.

Cette joute dépassait de loin le seul cas de LFI puisqu'on mettait dans le même sac, pour la pourfendre, la coagulation critique à l'encontre du rôle des médias qui réunissait donc non seulement JLM et sa verve caustique mais Laurent Wauquiez chargeant, à la suite de son épisode lyonnais, l'indécence médiatique, Marine Le Pen et sa permanente mise en cause de la partialité médiatique et, enfin, le président de la République avec sa méfiance théorisée et maintenue à l'égard de médias trop corporatistes et peu doués pour appréhender la pensée complexe. J'ai conscience de l'hétérogénéité de cet inventaire mais il résulte d'un éditorial du Monde : Haro sur les médias !, tout à fait éclairant sur la conception orgueilleuse et clairement irréprochable que ce quotidien, qui les représente, donne d'eux-mêmes.

Au fond il n'y aurait pas de parti médiatique mais au contraire le service "d'une mission permanente à laquelle les médias s'emploient : informer scrupuleusement, enquêter solidement, raconter honnêtement, décrypter aussi intelligemment que possible la réalité au service de leurs lecteurs ou auditeurs. Bref transmettre la culture, nourrir la lucidité des citoyens".

Quel magnifique programme mais qui malheureusement relève plus de l'autopersuasion que d'une vérité dont la pratique démontrerait la validité, aussi bien pour la presse écrite que pour l'audiovisuel, tant en matière politique que dans le domaine culturel où le clientélisme fait la loi !

Certes Le Monde, confronté à ces assauts à la fois disparates mais impressionnants contre le "parti médiatique", laisse échapper, du bout de l'esprit, que "non que les médias soient au-dessus de tout reproche. Qui peut y prétendre ?". C'est tout et un peu court. Se réfugier derrière la noblesse d'une ambition sans approfondir plus avant les dysfonctionnements qui ne cessent de l'altérer manque pour le moins de lucidité.

Je pourrais me contenter de justifier le concept de parti médiatique par la propension des médias, précisément, à fonctionner en vase clos, à se satisfaire trop souvent d'un processus où des journalistes parlent à des journalistes et se complaisent, malgré de corporatistes et feints antagonismes, à développer une homogénéité de points de vue et une approche peu ou prou similaire. Le parti médiatique domine les particularités idéologiques et appose une chape uniforme sur l'infinie diversité de la société et des courants qui l'irriguent ou l'affaiblissent.

Cette appellation de parti médiatique et l'unité qu'elle suppose, que les médias soient de droite ou de gauche, les constitue d'abord comme un monde refusant toute critique sur ce qu'il est, toute interrogation sur son impartialité, son objectivité et la pauvreté de son pluralisme mais s'enivrant des hommages formels que de plus en plus il est le seul à s'adresser.

La distinction fondamentale entre information et opinion a volé en éclats de même que la séparation, pourtant la base d'un journalisme de qualité, entre le réel correctement transmis et son commentaire. On peut dorénavant parler plutôt d'une infopinion ou d'une opininfo, un mélange qui fait perdre à l'information ce qu'elle doit avoir d'irréfutable et à l'opinion ce qu'elle a le droit d'afficher comme une subjectivité assumée.

Surtout cet opprobre jeté sur "le parti médiatique" déchire le voile pudiquement jeté sur un univers qui a longtemps réussi à faire croire qu'il ne se trouvait pas impliqué dans la mêlée et le débat politiques ni gangrené par les solidarités professionnelles et culturelles mais, en quelque sorte, en surplomb, détaché, extérieur à la furie partisane, analyste froid et équitable. Pus du tout juge, totalement partie.

On sait bien, et plus que jamais, que si cette période a peut-être existé dans sa pureté - on peut d'ailleurs en douter -, c'en est bien fini de ce simulacre, de cette fausse distance au bénéfice d'empoignades, de disputes et de contradictions où le journaliste est devenu un citoyen comme les autres.

Ce qui a modifié radicalement la donne est le fait que la neutralité du questionnement n'est plus présumée mais se voit suspectée, soupçonnée par ceux qui répondent et qui hier demeuraient passifs.

Qu'il y ait un "parti médiatique" dépassant et transcendant les frontières apparemment clivantes est une évidence. Ceci ne signifie pas que la mission d'informer vraiment et d'analyser honnêtement soit facile à accomplir. Les remous ayant accompagné le lancement et le développement du "Le Média" de LFI ont constitué une parfaite illustration de ce que la dénonciation des médias classiques est aisée mais que l'invention d'une communication exemplaire est épouvantablement difficile.

Mais il est certain que les médias ne se sortiront pas de la nasse critique d'aujourd'hui en se contentant de traiter avec mépris et condescendance ce "haro sur eux". Il convient qu'ils s'interrogent et qu'ils en tirent des leçons. Le temps de la révérence par principe et de l'impunité par crainte est révolu.

S'ils ne constituent pas un parti médiatique, qu'ils démontrent alors qu'ils sont authentiquement une chance - concrète, quotidienne, irréfutable et donc respectée - pour la démocratie.

Philippe Bilger (Justice au singulier, 4 mars 2018)

07/02/2018

La revue de presse d'un esprit libre... (40)

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La revue de presse de Pierre Bérard

Au sommaire :

• Le grand remplacement : complot, fantasme ou réalité ? Édouard Chanot répond par un modèle de chronique vidéo. En moins de 10 minutes il fait le tour du problème avec une limpidité et un sens remarquable de la pédagogie :

 
En Belgique comme ailleurs les immigrationnistes qui détiennent tous les leviers de l’information dissimulent à la population les chiffres d’une immigration dont ils chérissent pourtant les effets. Le sénateur de centre-droit 
Alain Destexhe rend compte de cette réalité aussi paradoxale qu'incontestable dans une tribune du Figaro :
 
 
Du même auteur, Alain Destexhe, cette analyse concernant la Belgique toujours où 70% de la population est opposée à la poursuite de l’immigration. Celle-ci est cependant frénétiquement soutenue par les élites et le parti des médias qui n’hésitent pas à user des totems issus de la période de l’Occupation pour imposer leur point de vue. « Rafle », « armée des ombres », « nouveaux Justes » sont convoqués de manière à assimiler les migrants à de nouveaux juifs, alors que nombre d’entre eux sont depuis l’enfance biberonnés à l’antisémitisme… Le parti des médias, on le voit, ne s’embarrasse pas de subtilités. Jusqu’où ces apprentis-sorciers pousseront-ils la bienveillance vis à vie de leurs protégés ? :
 
 
Troubles dans la sociologie. En effet certains sociologues, très minoritaires, s’inquiètent de ce qui leur apparaît comme un dévoiement de leur discipline par l’irruption dans leur champ d'une « sociologie critique » devenue majoritaire depuis l’époque Bourdieu. Alors qu’auparavant la contestation des conclusions de la sociologie (culture de l’excuse) provenait de philosophes ou de journalistes, désormais elle est issue des rangs mêmes de la discipline. Loin d’être une simple querelle de chapelles cette controverse interroge l’intelligibilité de notre monde. La dernière émission d’Alain Finkielkraut (Répliques) opposait le bourdieusien militant Marc Joly à Nathalie Heinich qui réfute la confusion de la sociologie avec des approches politiques engagées (critique réductrice de la domination et des dominants, toujours coupables, au nom des intérêts des dominés réputés innocents même lorsqu’ils sont coupables) et rappelle l’importance de la culture au sens anthropologique dans l’appréciation des faits sociaux :
 
 
Chronique pleine d’ironie de Philippe Bilger à propos de la ministre de la « culture censurée » qui se rétracte à la première objurgation d’individus regroupés dans des associations de nuisance à prétention antiraciste. Faudra-il pour les satisfaire renoncer à tout un pan de notre héritage culturel qui a le malheur de leur déplaire et faire pénitence ad vitam aeternam pour avoir osé s’en réclamer ? Le cas Maurras, après celui de Céline, est à cet égard symptomatique quoi qu’on puisse penser de ce personnage :
 
 
Journaliste et écrivain Richard Labévière présente un document inédit d’une diplomate russe offrant un point de vue différent de celui auquel nous ont accoutumé les médias de grand chemin sur la crise syrienne et la bataille d’Alep :
 
 
Bonne analyse de Pierre Brunet à propos de l’offensive lancée par le président turc Recep Tayyip Erdogan sur la zone kurde d’Afrin (Syrie). Sérieux avertissement pour l’OTAN qui voit ses deux principales armées (États-Unis et Turquie) se précipiter dans un face à face qui pourrait conduire à la fragilisation de l’alliance, sinon à sa disparition de fait :
 
 
Pour Gilles Richard auteur chez Perrin de l’ « Histoire des droites en France. De 1815 à nos jours », le centre et l’extrême droite sont de simples fictions. Dans le paysage politique actuel où la question nationale a pris le dessus sur tout autre problématique, l'interrogation est la suivante : « Est-ce que la France demeurera une nation souveraine, ou bien est-ce qu’à terme, elle se fondra dans une entité plus grande, intégré, l’Union européenne ? Le clivage principal est devenu celui-ci… ». Il distingue deux niveaux d’analyse, celle qui concerne les familles politiques (idée) et celle qui s’attache aux partis (organisation) qui ont leur propre logique. Dans la configuration actuelle il discerne deux grandes familles de droite, celle des néo-libéraux et celle des nationalistes attentifs aux spécificités de chaque peuple. L’entente, déclare-t-il, est impossible entre ces deux familles. En réalisant l’unité des néo-libéraux de droite et ceux de gauche Macron devrait obliger Wauquiez à purger son parti des libéraux qui y demeurent encore, mais en a-t-il la volonté ? Il conclue en soulignant que ni les libéraux ni les nationaliste n’ont de réponses à ce qui taraude notre devenir : la question écologique :
 
 
Les propos de l’homme d'affaires Robert Bourgi (qui a fait fortune dans le marigot de la France-Afrique) dans l’émission de BFM intitulée « Qui a tué François Fillon ? » donnent un aperçu des pires maux de la vie politique française : un cocktail de batailles d’ego, de rancoeurs et de vengeance personnelles dans lesquels s’anéantit toute idée de bien commun et d’intérêt général. Selon Maxime Tandonnet le déclin de la culture et de l’intelligence politique, autrement dit l’impolitique, est au centre du grand malaise touchant en premier lieu les élites dirigeantes et médiatiques :
 
 
Contrairement à ce que proclame la propagande macronienne la France n’est pas « back », mais « out » selon Richard Millet qui excipe toutes sortes de raisons dont la principale est la médiocrité, voire le grotesque de son 
personnel politique. Selon lui « Ce qui reste de la France relève donc de la muséification et de la disneylandisation ». Ce bilan n’est-il pas un brin trop doloriste ? :
 
 
En quelques minutes Éric Zemmour démonte les mécanismes de la mondialisation. Plus de 80% de la richesse crée en 2017 ne profite qu’à une très mince oligarchie, et cela dure depuis des décennies. Le processus est simple : exploiter les pauvres des pays pauvres pour fabriquer des produits bas de gamme qu’achètent les pauvres des pays riches en le payant de leurs emplois. Et pour les emplois non délocalisables (bâtiment, restauration, entretien) des pays riches, ces mêmes oligarchies alimentent une immigration pléthorique qui a l’avantage de maintenir un taux de chômage élevé et de faire ainsi pression à la baisse sur les salaires, 
avec le soutien paradoxal des syndicats et des « humanistes compassionnels », dont l’action est guidée par ce qu’il leur reste d’internationalisme. On le voit : la plus value fait quelques heureux et des masses de miséreux : 
 
 
Entretien captivant, en deux parties, du romancier Patrice Jean avec la revue Philitt à propos de son roman paru en 2017 « L’Homme surnuméraire ». Dans ce récit de mise en abyme, il met en scène un père de famille banal et sans histoire brimé par sa femme, sorte de Mme Bovary féministe et un personnage plus jeune travaillant à nettoyer la littérature de ses passages offensant le politiquement correct dans une maison d’édition qui affiche bien haut ses prétentions « humanistes ». 
 
 
 
La dernière émission I-Média animée par Jean-Yves Le Gallou et Hervé Grandchamp revient largement sur l’affaire Théo et démonte les nombreux bobards auxquels elle donna lieu. Comme trop souvent, le rétablissement 
des faits intervient tardivement lorsque l’effet de sidération des lecteurs, auditeurs et téléspectateurs a opéré. Remarquable séquence de résistance au formatage ambiant qui veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes, les bandes de racailles pour des saints et les flics pour d’affreux voyous :
 
 
En Russie orthodoxe les rituels d’origine païennes des Sviatki rendent compte de l’origine commune à tous les européens des sources de la spiritualité. Sources bien antérieures à la christianisation (période des 12 nuits de Noël, déguisements, visites etc…) :
 
 
Philippe Marlière qui cosignait en juin dernier une tribune de soutien à Houria Bouteldja et anime un blog sur le site web de Mediapart crie son indignation sur Tweeter. Le motif lui en est fourni par l’ouverture du débat démocratique à de nouveaux intervenants. Si l’on en croit Marlière les seuls débats licites doivent donc être organisés entre interlocuteurs s'entendant tacitement sur leurs conclusions. Toute opinion critique étant soustraite à la discussion. Le pluralisme ainsi jeté aux orties, explique dans un large mesure l’épuisement de la doxa contemporaine dénuée de curiosité et son psittacisme désespérant. Aux dernières nouvelles les vigilants l’ont encore emporté et la Fondation Feltrinelli annule ses invitations. Nous vivons une époque formidable :
 
 

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04/02/2018

Les snipers de la semaine... (157)

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Au sommaire cette semaine :

- sur Europe solidaire, Jean-Paul Baquiast allume Emmanuel Macron qui a déroulé le tapis rouge devant Google...

Google en France. Merci Google.

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- sur son blog Justice au singulier, Philippe Bilger dézingue la ministre de la culture, Françoise Nyssen, qui a fait retirer Charles Maurras du Livre des commémorations nationales...

Vive notre ministre de la Censure !

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