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31/01/2018

Plongée dans les profondeurs du Darknet...

Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par Laurent Gayard au Figaro Vox dans lequel il évoque le Darknet, internet crypté, refuge des trafiquants les plus divers, mais aussi des hackers et autres pirates. Enseignant en classes préparatoires, Laurent Gayard collabore à la Revue des deux Mondes, au magazine Causeur et à la revue Conflits.

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Avec Laurent Gayard, plongée dans les profondeurs du Darknet

FIGAROVOX.- Votre dernier livre s'intitule Géopolitique du Darknet, mais d'abord, qu'est-ce que le «Darknet»? Quelle différence avec le dark web ou le deep web ?

Laurent GAYARD.- Le terme «Darknet» a été utilisé par quatre ingénieurs de Microsoft dans un article de 2003. Il désignait à ce moment-là les réseaux de téléchargement illégal. Aujourd'hui, il désigne tout réseau parallèle crypté ou nécessitant un protocole très spécifique afin de s'y connecter. Le terme de «deep web», «web profond», est encore souvent confondu avec le «darknet», «l'Internet caché». Ce sont pourtant deux choses différentes. Le «deep web» ou «web profond» désigne tout simplement l'ensemble des pages ou des sites qui ne sont pas référencées par les moteurs de recherche traditionnels. Le «deep web» en fait, ce n'est rien d'autre que l'ensemble des données qui se sont accumulées en vrac depuis la création d'Internet qui compte aujourd'hui plus d'un milliard trois cents millions de sites. Le «darknet», c'est l'ensemble des réseaux cryptés qui existent sur Internet. Cela ne représente que moins de 0,05 % du volume de données sur Internet et on devrait parler plutôt des darknets, car il y en a plusieurs: Freenet, I2P, Tor…

Qu'est-ce qui vous a conduit à vous intéresser à ce sujet?

Cette idée de réseaux cachés est tout de même fascinante! Quand j'étais gamin, j'étais passionné par tout ce qui avait un rapport avec les fonds océaniques, l'océanographie, la fosse des Mariannes… Et j'ai trouvé un jour une fosse des Mariannes électronique. Plus sérieusement, il y a une question politique cruciale derrière tout cela: Internet est par essence un espace déterritorialisé. Bien sûr, ce réseau informatique repose sur une structure physique - câbles, satellites, centres de données - mais celle-ci est désormais mondiale et décentralisée même si les États-Unis hébergent encore les plus importants centres de données. La difficulté qu'on rencontre à intervenir sur ces réseaux cryptés pose des questions cruciales en termes de capacité juridique nationale et internationale et en termes de gouvernance mondiale.

Alors que Facebook et Twitter sont les lieux de la transparence absolue, peut-on dire que le Darknet est l'espace de l'anonymat et de la liberté? Y trouve-t-on l'esprit originel du web avec une forme de liberté d'expression totale?

Facebook et Twitter ne sont pas des lieux de transparence absolue. En théorie, les deux réseaux sociaux imposent de créer des comptes sous son véritable patronyme. En réalité, les comptes factices pullulent et il existe donc bien souvent une dissymétrie entre celui qui invective et insulte, protégé par son avatar virtuel et celui ou celle qui est insulté sous son vrai nom. Le masque peut imposer une civilité… À partir du moment où tout le monde porte un masque. Sur les darknets, tout le monde est caché. Cela laisse libre cours sur certains sites ou forums à tous les abus mais on s'aperçoit avec la pratique que les «darknautes» qui fréquentent des forums sérieux sont obligés de policer leur langage s'ils ne veulent pas se faire mettre à l'index par le reste de la communauté.

Cela rappelle beaucoup les premiers temps d'Internet, à la fin des années 90 et au début des années 2000, quand l'anonymat était encore la règle, avant que les réseaux sociaux n'imposent l'extraversion. Facebook exige cependant un peu plus de tenue mais Twitter ressemble de plus en plus à un défouloir où les gens viennent s'insulter, s'invectiver et se clouer au pilori à la moindre occasion. C'est aussi parce que la fréquentation y est massive et que le mélange des genres entre transparence et pseudonyme crée des rapports souvent malsains. Les darknets sont par ailleurs des univers peu intuitifs, un peu intimidants, dans lesquels il n'est pas évident de s'orienter de prime abord. Ce qui ne met pas dans des dispositions psychologiques qui autorisent à débarquer sur un forum pour invectiver tout le monde. En tout cas, un fait amusant, c'est qu'une version «darknet» de Facebook existe désormais sur le réseau Tor…

Le Darknet est aussi le refuge des lanceurs d'alerte et des cryptoanarchistes… Comment Snowden et Assange ont-ils utilisé ce réseau parallèle?

Wikileaks, le site fondé par Julien Assange en 2006, utilise notamment Tor pour permettre aux «lanceurs d'alerte» de poster documents, révélations et informations sans compromettre leur identité. Le réseau Tor est actuellement le plus populaire des darknets. Il comptait quelque 400 000 à 500 000 utilisateurs quotidiens avant que n'éclate l'affaire Snowden et sa fréquentation a été multipliée par quatre en deux mois après les révélations de l'ancien agent de la NSA. Il s'agit d'un réseau parallèle et confidentiel qui rassemblerait plus de 60 000 sites et garantit l'anonymat et la confidentialité des échanges en cryptant les flux par couches successives, d'où son nom un peu étrange: «The Onion Router» (TOR), le «routeur en oignon».

Derrière cet ésotérisme cyber-potager se cachent des opérations complexes qui font passer la connexion de tout utilisateur par une série de points à partir desquels son adresse électronique est constamment modifiée. Jusqu'à preuve du contraire, la NSA n'aurait jamais réussi à «casser» le réseau Tor et Edward Snowden lui-même déclare l'utiliser et en recommande l'usage, tout comme le site Wikileaks qui explique même comment l'installer et l'utiliser. Dans le documentaire Citizenfour, la journaliste Laura Poitras souligne que Snowden utilisait aussi Tails («The Amnesic Incognito Live System»), le système d'exploitation amnésique et anonyme…Un équivalent de Windows qui se lance à partir d'une clé USB, ne garde rien en mémoire des activités de l'utilisateur et utilise aussi Tor comme navigateur. Le réseau Freenet n'est pas en reste lui non plus, largement utilisé aussi par Wikileaks ou d'autres sites de lanceurs d'alerte.

Le Darknet a aussi une face sombre: c'est le lieu privilégié des cybercriminels, pédophiles terroristes, trafiquants de drogue ou d'armes. Peut-on parler de «zone de non-droit» virtuelle?

Oui, absolument. Parce qu'il ne faut pas se voiler la face et que ces réseaux cryptés, par l'anonymat qu'ils assurent à ceux qui les utilisent, donnent aussi asile à des activités parfaitement illégales, du trafic de drogue au trafic d'armes en passant par la pornographie illégale et la pédopornographie. Internet lui-même n'est pas exempt d'activités aussi moralement et légalement condamnables mais les darknets rendent l'identification de ceux qui s'y adonnent très compliquée. Il a fallu deux ans d'enquête au FBI pour infiltrer le site Silk Road, véritable supermarché de la drogue sur Tor, et arrêter son propriétaire Ross Ullbricht. Et encore le site a-t-il redémarré rapidement sur Tor, puis sur le réseau I2P.

Quelquefois, ce sont d'autres forces de coercition qui se substituent aux États: en 2011, les Anonymous ont lancé une «Opération Darknet» pour attaquer une quarantaine de sites pédophiles sur le réseau Tor. C'est très difficile pour les États d'intervenir car cela demande des moyens d'investigation importants et beaucoup de temps pour traquer les criminels sur les réseaux cryptés. Sans compter que même la NSA s'est cassé les dents sur le décryptage du réseau Tor. Cela pose aussi d'autres problèmes de sécurité. En 2016, Bernard Cazeneuve déclarait que «ceux qui nous frappent [les terroristes] utilisent le réseau Tor». Il existe bien un guide du djihadiste sur Tor, diffusé en 2015 mais il reste assez difficile de savoir si cet outil est vraiment très utilisé par les terroristes en puissance. Là encore, l'utilisation du réseau et la mise en place d'un site Tor demande quelques connaissances techniques pas inabordables mais nécessitant tout de même un peu de travail.

L'autre menace qui inquiète les États, c'est le développement du piratage informatique. Les attaques d'avril et mai 2017 ont été les premières attaques pirates globales (plus de 150 pays touchés) et elles ont utilisé des logiciels vendus sur des forums du darknet devenus de véritables places de marchés pour les pirates qui monnayent identifiants mails ou de comptes en banque, données piratées, logiciels, failles d'exploitation. C'est un véritable problème économique et sécuritaire.

Les États eux-mêmes l'utilisent-ils pour leurs cyberattaques?

Les Etats aussi lancent des cyberattaques. Un précédent historique est celui de l'Estonie, paralysée par une cyberattaque russe en 2007, ou la Géorgie, dont l'invasion éclair en 2008 avait été précédée d'une vaste cyberattaque. Un instrument comme Tor a été développé avec les fonds de la Navy dans les années 90. Il devait servir au départ de plate-forme de communication cryptée pour les agents américains jusqu'à ce que Paul Syverson, l'un des informaticiens en charge du projet, annonce à l'un de ses supérieurs: «Si vous avez un système qui dépend uniquement de la Navy, tout ce qui en sort est lié de manière évidente à la Navy. Vous avez besoin d'un réseau qui supporte un trafic ouvert à d'autres gens.» C'est le cas aujourd'hui: Tor n'est plus propriété de la Navy, son développement est géré par une ONG et le public qui le fréquente est très divers… et compte sans doute aussi nombre de représentants des agences de sécurité et de renseignements de différents pays.

«Vous n'avez aucune souveraineté là où nous nous réunissons. Nous formons notre propre contrat social», proclamait la «déclaration d'indépendance du cyberespace». À terme, ce cyberspace peut-il déstabiliser les État-nations?

La citation est de John Gilmore, personnage haut en couleur de la nébuleuse «crypto-anarchiste» des années 90 qui fut aussi parolier du groupe de rock psychédélique Grateful Dead. Ce type de déclaration - celle-là fut faite en 1996 - correspond à une période de développement d'Internet où nombreux étaient ceux qui pensaient que le réseau allait remettre en cause la domination des États et des multinationales et libérer les individus. Cela n'a pas vraiment été le cas. Les darknets aujourd'hui peuvent alimenter les mêmes fantasmes de «zones autonomes virtuelles» qui succéderaient aux «zones autonomes temporaires» de l'auteur anarchiste Hakim Bey, mais il est peu probable tout de même que ces réseaux, aussi difficiles soient-ils à appréhender pour les arsenaux législatifs nationaux, puissent menacer l'existence-même des États, confrontés à des menaces bien plus concrètes. En revanche, il est certain que ces réseaux peuvent échapper en partie au contrôle des États, ce qui peut s'avérer d'ailleurs tout à fait vital pour les opposants politiques ou dissidents dans les régimes autoritaires.

N'y a-t-il pas finalement davantage à craindre des GAFA sur ce plan?

Il y a certainement plus à craindre en effet de mastodontes tels que Facebook ou Google qui ont réussi à créer de véritables écosystèmes technologiques et économiques sur Internet et qui sont par ailleurs les plus grands collecteurs de données personnelles, au détriment du droit à la protection de la vie privée de leurs utilisateurs. Ces données personnelles représentent un marché en plein essor au point que certains spécialistes n'hésitent pas à comparer le marché des données privées au «pétrole du XXIe siècle». Cette question est d'ailleurs une pomme de discorde entre les États-Unis et l'Union Européenne qui veut contraindre les GAFA et les autres entreprises numériques à respecter le droit à la protection des données personnelles des citoyens de l'UE. Le Règlement Général sur la Protection des Données Personnelles (RGPD), dont le principe a été avalisé en 2016 par la Commission européenne, sera activé le 25 mai prochain. Il contraindra toutes les entreprises, y compris hors-UE et y compris les GAFA, à ne plus conserver aucune donnée personnelle sans l'autorisation des clients et usagers, sous peine d'une amende pouvant aller jusqu'à 4 % du chiffre d'affaires de l'entreprise visée. Dans le cas de Facebook ou de Google, on arriverait à des montants colossaux.

Vous écrivez qu'en 2030, on aura 130 millions d'objets qui seront connectés. Comment réglementer cela?

La question rejoint la précédente et en amplifie la réponse. Dans un univers où l'individu est environné d'objets connectés, la question de la protection des données personnelles et de la protection contre le piratage informatique devient cruciale mais la réglementation reste largement à concevoir ou à repenser.

Laurent Gayard, propos recueillis par Alexandre Devecchio (Figaro Vox, 26 janvier 2018)

11/10/2017

Qui est l'ennemi ?...

Le nouveau numéro de la revue Conflits (n°15, octobre-novembre-décembre 2017), dirigée par Pascal Gauchon, vient de sortir en kiosque. Le dossier central est consacré à la question de l'ennemi.

 

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Au sommaire de ce numéro :

ÉCHOS

ÉDITORIAL

Qui est l'ennemi ?, par Pascal Gauchon

ACTUALITÉ

ENTRETIEN

Pierre Conesa. Le salafisme, notre ennemi

PORTRAIT

Angela Merkel über alles, par Frédéric Pons

ENJEUX

Et si le gagnant du Brexit était... l'Espagne ?, par Maxime Lefebvre

ENJEUX

Asie centrale : le prochain foyer islamiste ?, par Laurent Gayard

ENJEUX

L'Afghanistan se rappelle à nous, par Rémy Sabathié

ENJEUX

Les milices paramilitaires loyalistes en Syrie, par Cédric de Penfentenyo

ENJEUX

Syrie : Washington perd du terrain, par Fabrice Balanche

IDÉES REÇUES

Internet et les libertés, par Jean-Marc Huissoud

ENJEUX

Brzezinski et l'anomalie géopolitique américaine, par Florian Louis

GRANDE STRATÉGIE

Les guerres puniques. Terre contre mer ?, par Yann Le Bohec

GRANDE BATAILLE

Aïn Djalout. Pourquoi le monde n'est pas devenu mongol, par Pierre Royer

GÉOPOLITIQUE ET ENTREPRISE

L'Europe contre le dumping social et fiscal ?, par David Simmonet

GÉOPOLITIQUE ET ENTREPRISE

Entretien avec Christian Harbulot. Ecole de guerre économique : ils s'instruisent pour vaincre

GÉOPOLITIQUE ET ENTREPRISE

Entretien avec Bernard Esambert. Guerre économique : qui est l'ennemi ?

L'HISTOIRE MOT À MOT

C'est bien taillé mon fils. Maintenant, il faut coudre, par Pierre Royer

LA LANGUE DES MÉDIAS

Le terrorisme ne frappe pas en russie, par Ingrid Riocreux

BOULE DE CRISTAL DE MARC DE CAFÉ

Quand le soleil se levait sur le Vénezuela, par Jean-Baptiste Noé

BIBLIOTHÈQUE GÉOPOLITIQUE

Le pouvoir feutré de l'Amérique, par Gérard Chaliand

CHRONIQUES

LIVRES/REVUES/INTERNET /CINÉMA

GÉOPO-TOURISME

Dubaï : mise en scène d'une ville-monde, par Thierry Buron

 

DOSSIER : Qui est l'ennemi ?

Très cher ennemi, par Pascal Gauchon

Que cache l'ennemi héréditaire ?, par Pierre Royer

L'ennemi en ses ambiguïtés, par Serge Le Diraison

La représentation de l'ennemi, par Didier Giorgini

Les ennemis réels ou supposés de l'Europe, par Christophe Chabert

L'ennemi à l'ère du dieu marché, par Jean-François Gayraud

Les États-Unis ami/ennemi, par Franck Favier

La Chine. Ennemi hier, partenaire aujourd'hui, par Michel Nazet

La Russie, ennemi commode, par Frédéric Munier

L'Union européenne n'a pas d'ennemi, par Hadrien Desuin

Le terrorisme djihadiste, ennemi absolu ?, par Frédéric Pichon

La criminalité organisée transnationale, par Xavier Raufer

Science-fiction : l'ennemi venu d'ailleurs, par Didier Giorgini

Comment combattre l'ennemi ?, par John Mackenzie

 

01/04/2017

Que reste-t-il de la puissance française ?...

Le nouveau numéro de la revue Conflits (n°13, avril-mai-juin 2017), dirigée par Pascal Gauchon, vient de sortir en kiosque. Le dossier central est consacré à une interrogation sur ce qu'il reste de notre pays en tant que puissance.

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Au sommaire de ce numéro :

ÉCHOS

ÉDITORIAL

Une élection très géopolitique, par Pascal Gauchon

ACTUALITÉ

ENTRETIEN

Hubert Védrine. Géopoliticien et diplomate

PORTRAIT

So British Theresa May, par Christophe Réveillard

ENJEUX

Combat de coqs en mer de Chine, par Laurent Gayard

ENJEUX

Les mirages du miracle rwandais, par Ambroise Tourniol du Clos

ENJEUX

Les hackers russes sont-ils vraiment si puissants ?, par Sébastien Sénépart

ENJEUX

L'astroturfing, dernière manipulation informatique, par François-Bernard Huyghe

ENJEUX

Le trafic de médicaments falsifiés, un fléau mondial, par Marc Gentilini et Quentin Duteil

IDÉES

1919 : Mackinder contre Wilson, par Florian Louis

GRANDE BATAILLE

Valmy (1792). La bataille décisive, par Pierre Royer

GEOPOLITIQUE ET ENTREPRISE

Le entreprises et l'intérêt national, par David Simmonet

GEOPOLITIQUE ET ENTREPRISE

Entretien avec Gérard Challiand. Politique étrangère française : pour un retour au réel

GEOPOLITIQUE ET ENTREPRISE

Entretien avec Frédéric Monlouis-Félicité. Dans les zones à risque, les entreprises sont des acteurs politiques

TOUT LE MONDE SAIT QUE...

Daesh, les nouveaux Barbares, par Pierre Royer

BOULE DE CRISTAL DE MARC DE CAFÉ

Intervention française en Libye : le mirage des Syrtes, par Jean-Baptiste Noé

L'HISTOIRE MOT À MOT

"La France, c'est le français quand il est bien écrit", par Pierre Royer

LA LANGUE DES MEDIAS

Bataille propre et bataille sale, par Ingrid Riocreux

BIBLIOTHÈQUE GÉOPOLITIQUE

Clausewitz, un homme d'action ?, par Gérard Chaliand

CHRONIQUES

LIVRES/REVUES/INTERNET /CINÉMA

GÉOPO-TOURISME

Alep : agonie ou libération ?, par Thierry Buron

 

DOSSIER : Que reste-t-il de la puissance française ?

La géopolitique de François Hollande, par Pascal Gauchon

Les horizons de la puissance française

Jusqu'où tombera-t-elle ?

La France, l'autre pays du soft power, par Frédéric Munier

Un désastre militaire, par le général Vincent Desportes

La guerre des guides gastronomiques, Entretien avec Philippe Faure et Jean-Claude Ribaut

Education, la fin d'un modèle, par Anne-Sophie Letac

La France entre États-Unis et Russie, par Maxime Lefebvre

Y a-t-il une politique arabe de la France ?, par Frédéric Pichon

La puissance française en Afrique. État des lieux , par Mériadec Raffray

La France, nouvelle nation malade de l'Europe ?, par Hadrien Desuin

Le "décrochage" de la France au miroir allemand ? , par Jean Kogej

29/08/2016

La revue de presse d'un esprit libre... (18)

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La revue de presse de Pierre Bérard

Au sommaire :

• Des outils d'espionnage de l'unité d'élite de la NSA publiés par des pirates :

http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/08/18/des-outil...
Bernard Lugan sur Katehon. La France et l'Afrique face à l'offensive islamiste :
http://katehon.com/fr/article/la-france-et-lafrique-face-...
• Excellent entretien de Gilbert Collard avec Bernard Lugan à propos de la somme qu'il vient de publier sur l'Histoire de l'Afrique du Nord au Rocher :
https://www.youtube.com/watch?v=ZePv-84yrbU
 
Jean-Claude Empereur a publié dans le numéro d'avril-juin 2016 de la Revue politique et parlementaire un excellent article consacré à L'Europe dans la tourmente, repris ici par Katehon :
 
http://katehon.com/fr/article/europe-mondialisation-et-gr...

• La société française bascule-t-elle vers l'extrême droite ? Une émission de France culture avec Nicolas Lebourg qui publie bientôt des Lettres aux Français qui croient que cinq ans d'extrême droite remettraient la France debout, Jérome Fourquet qui vient de publier une étude sur Le spectre de la guerre civile (que cherchent les islamistes), Stéphane François qui comme N. Lebourg récuse toute assimilation de la situation présente avec le contexte des années trente. Tous deux s'accordent en revanche à rapprocher l'actualité avec ce qui s'est passé en France dans les années précédant la première guerre mondiale avec une remise en cause de la logique libérale. Les changements de la donne géopolitique procèdent au changements de paradigme de l'extrême droite.
 
https://tempspresents.com/2016/08/15/terrorisme-droitisat...

• Une intéressante étude parue sur le site du Mouvement Anti-Utilitariste dans les Sciences Sociale (MAUSS) sur la ville durable comme fard de la ville néo-liberale :
 
http://www.journaldumauss.net/?La-ville-durable-comme-far...

• À propos du décès de l'historien Ernest Nolte, le site Theatrum belli re-publie un entretien avec ce grand historien enregistré sur Canal Académie avec Christophe Dickès :
 
http://www.theatrum-belli.com/deces-hier-de-lhistorien-et...

• Pour Slobodan Despot qui se penche ici sur la vie politique telle qu'elle ne va plus, nous avons dépassé le stade de la politique démocratique et parlementaire, de l'État de droit et de tout l'héritage de la modernité européenne auxquels, par sentiment de loyauté de nombreux Européens demeurent, hélas, fidèles. Citant Lev Goumilev et Alexandre Zinoviev, il montre que nous avons secrété un "antisystème" nécrosé enfanté de nos valeurs et de notre prospérité retournées contre elle-mêmes. Un texte sans illusion, recru de dégoût et de lassitude devant l'impolitique qui caractérise notre époque, mais loin d'être désespéré. Issu de sa chronique dominicale (car le dimanche, on doute)  hebdomadaire intitulée L'antipress
 
 
• Hors de l'Église politiquement correcte, point de salut ! Le discours des nouveaux curés qui entendent dicter nos comportements et nos pensées ressemble beaucoup à l'ancienne rhétorique cléricale selon Mathieu Bock-Côté, qui se prononce avec fougue contre le parti des culs-bénits et ses chaisières de confort :
 
http://www.causeur.fr/bien-pensance-politiquement-correct...

• Dans un entretien roboratif accordé au Figaro le libéral Brice Couturier prenant Raymond Aron comme modèle et la "résistance" comme étendard dénonce le "parti des médias" aveuglé par ses bons sentiments. Cet ancien de la rédaction de la revue néo-conservatrice Le meilleur des mondes qui demeure attaché à la logique des droits de l'homme annonce également qu'il rend son tablier de chroniqueur dans la matinale de France culture. Couturier, encore un effort pour rejoindre le camp de la dissidence! (Première référence). Nous donnons également le point de vue de l'OJIM qui dénonce les nombreuses tentatives de diversion qui sont devenues une spécialité des médias de grand chemin. Le mépris des réalités a de beaux jours devant lui (seconde référence) :
http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/08/19/31002-20160819ARTFIG00333-brice-couturierle-parti-des-medias-et-l-intelligentsia-meprisent-la-realite.php
 
http://www.ojim.fr/brice-couturier-fustige-le-parti-des-m...

Jure George Vujic réfléchit sur les notions d'hospitalité et de taqiya dans un article très affûté :
 

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A propos du burkini
 
• Mathieu Bock-Côté publie une excellente mise au point sur le burkini,  qui comme "signe visible d'agressivité identitaire" relèverait  à contrario notre impensé culturel. Il serait contre-productif néanmoins d'inscrire à notre générique cette affaire du burkini et de la prendre  trop au sérieux puisqu'elle n'est, comme beaucoup d'événements dont on sature l'opinion publique, qu'une stratégie de diversion déployée de façon à ne jamais aborder les véritables problèmes, comme le montre bien la gourmandise avec laquelle nos politiciens se sont emparés d'elle de Nicolas Sarkozy à Manuel Valls :
 
http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/08/18/31001-201...

• Sur le site de Causeur Laurent Gayard déplume le storytelling de la créatrice "australienne" du burkini qui a reçu un fatwa approbatrice du grand mufti de Sydney, personnage haut en couleur qui ne recule devant aucune affirmation "complotiste" et misogyne... Le burkini jouit ainsi d'un merveilleux patronage pour habiller le lobbying islamique en  combat libertaire dans lequel n'aura pas manquer de sombrer le NPA "anticapitaliste" de Besancenot (seconde référence) :
 
 
 
• Pour Catherine Kintzler, philosophe spécialiste de la laïcité, le port du burkini sur une plage publique, pas plus que le port d'une soutane ou d'une kippa dans la rue, ne relève d'une question de laïcité. C'est donc à tort que la municipalité de Villeneuve-Loubet a invoqué cet argument pour en proscrire l'usage. Le conseil d'État interprétant la loi n'a fait que s'y conformer. Selon elle l'affaire si elle soulève ainsi une fausse question laïque, ne signifie pas que le burkini soit de l'ordre de l'anecdotique. Ce n'est pas tant une question d'ordre juridique qu'une question politique qui engage la conception de la cité. Elle peut se résumer ainsi : le peuple souverain accepte-t-il le communautarisme islamique ou le repousse-t-il ?
 
 
• Les contempteurs du burkini tournent autours du pot, c'est ce que constate Alain de Benoist qui trouve grotesques les polémiques et commentaires hystériques auxquels les politiciens ont prêté la main. D'après lui on se focalise d'autant plus sur le subalterne que l'on ne veut pas aller à l'essentiel, c'est à dire aborder frontalement la question de l'immigration laquelle ne saurait être réglée par une police des costumes :
 
 
• Conclusion (provisoire) de l'affaire du burkini : le conseil d'État a tranché. Une décision qui ne plait guère à la Fondation Polémia qui en tire les bonnes conclusions. La laïcité ne suffit pas pour protéger l'identité française de l'islamisation :
 
 
• L'avocat Régis de Castelnau se prononce sur le burkini avant (première référence) et après l'ordonnance du Conseil d'État qu'il relativise remettant à sa place l'interprétation qu'en a donné le quotidien de révérence (seconde référence) :
 
 
 

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A propos de la Corse
 
• La Corse laboratoire et emblème paradoxal de l'identité française. Sisco affirme haut et fort ce que la France rêve de dire sans oser le faire car la Corse est le lieu où l'esprit conservateur et nationaliste de la France est demeuré intact selon Frédéric Saint Clair. De pertinentes réflexions : 
 
 
• Les Corses n'ont pas envie de recevoir des leçons de morale antiracistes et des cours de valeurs républicaines venant de gens qui ferment les yeux depuis si longtemps sur ce qui se passe dans les banlieues de l'immigration où les salafistes sont comme des poissons dans l'eau d'après Paul-françois Paoli :
 
 
• Dans I-Média, une des émissions phares de Télé-LibertésJean-Yves Le Gallou propose une lecture alternative des événements de Sisco et revient sur leur traitement par les médias de propagande :
 
• Pour Laurent Bouvet le camp d'été "décolonial" interdit aux "blancs" qui se déroule du 25 au 28 août montre que ceux qui se présentent comme la crème de l'antiracisme ne sont en fait que des essentialistes et  des discriminants raciaux comme ceux qu'ils entendent dénoncer. Curieusement Bouvet prend acte du "métissage" pour assurer que les races n'existent pas. On se demande dès lors ce qu'est le soit-disant "métissage". Une telle sophistique n'apporte guère d'éclaircissement sur une question pourtant cruciale. Assez bonne démonstration par ailleurs :
 
 
Jean-Pierre Filliu qui soutient les "forces démocratiques" rebelles opposées à Bachar el Assad livre un article sur "Comment l'Amérique d'Obama ment sur la menace jihadiste" :
 
http://filiu.blog.lemonde.fr/2016/08/19/comment-lamerique...

• Theatrum belli livre un entretien de Tancrède Josseran avec la revue Conflits sur le thème de la Turquie au coeur des relations internationales :
 
 
• Comment analyser le modèle américain ? Émission d'Arnaud Guyot-Jeannin avec Alain de BenoistThibaud IsabelOlivier Dard et Philippe Immarigeon, enregistrée le O5/04/2016 :
 
http://ekouter.net/comment-analyser-le-modele-americain-a...

• Un article croustillant sur Soros du journaliste Giampaolo Rossi publié dans Il Giornale, traduit ici par Danielle Borer. Le "philanthrope marionnettiste" s'y voit assimilé à Shelob, figure monstrueuse du Seigneur des Anneaux :
 
 
Xavier Moreau évoque pour stratpol et les-non-alignés l'incompétence des instituts de recherche stratégiques français consultés par le gouvernement et les grandes entreprises. Au premier rang de ceux-ci, l'IFRI (Institut français des relations internationales) dont toutes les analyses de prospective sur les crises syriennes et ukrainiennes se sont révélées erronées :
 
 
• Quels sont les think tanks oligarchiques les plus influents ? Une vidéo s'efforce de répondre de manière pédagogique :
https://www.youtube.com/watch?v=szctbjsKNaY#t=761
• Excellent texte de Richard Labévière, qui mis en rapport avec le précédant éclaire bien la situation présente de l'économie dont certains esprits bornés aimeraient nous faire croire qu'elle n'obéit qu'à la pure logique des marchés alors qu'elle fonctionne dans sa partie prédatrice avec l'aide des ONG. Il s'ouvre par une citation d'Hervé Juvin que voici : "l'application extra-territoriale du droit américain a détruit des entreprises françaises (Alcatel et Alstom notamment), elle a permis d’extorquer des milliards d’euros à des entreprises européennes. Elle s’apprête à attaquer Sanofi, Airbus, Safran et bien d’autres. Elle a pour prétexte la lutte anti-corruption, le respect des embargos américains, le combat anti-terroriste, pour objectif affiché l’efficacité économique, la moralisation des affaires, l’établissement des conditions d’une concurrence libre, ouverte et équitable partout dans le monde. Tout cela à l’appui d’un impérialisme juridique grandissant, tout cela au bénéfice de l’intérêt national américain. L’extra-territorialité du droit américain se propage à la faveur de l’abandon du droit international, de la faiblesse du régalien et de la négation de la puissance de mise en Europe. Elle constitue un élément majeur de la stratégie de « Global Constraint » – « contrainte globale » – qui renouvelle la stratégie de l’empire américain " (première référence). L'article de Labévière est suivi du débat entre Hervé Juvin et Christian Dargham sur l'extraterritorialité du droit américain, nouvelle figure juridique de l'impérialisme de la puissance "indispensable" :
 
 
Pascal Boniface interroge Mathieu Slama à propos de son livre La Guerre des Mondes, réflexion sur la croisade de Poutine contre l'Occident (Édition de Fallois). Pour celui-ci ce qui se joue entre les pays occidentaux et la Russie est une opposition entre deux grandes visions du monde concurrentes. Excellent entretien sur la conception occidentale de l'universalisme qui ne célèbre Big Other que pour mieux l'asservir à la figure d'un semblable :
 
 
• Selon Ingrid Riocreux, auteur du livre sur La langue des médias paru récemment aux éditions de L'Artilleur (Le Toucan), experts et médias ont traité, et traitent encore, l'épisode du Brexit d'après des idées préconçues qui relèvent plus du dogme que de l'analyse. Incontestablement, avec le Brexit, un bug s'est manifesté dans la matrice progressiste qui sert aux médias de vérité révélée. Quand il s'agit de sauver la validité des prédictions apocalyptique de tous les commentateurs autorisés à propos de la sortie de la Grande Bretagne de l'UE, tout n'est-il pas permis ? Remarquable analyse de linguistique appliquée, et ce qui ne gâche rien, fortement teintée d'humour. Comme l'écrit Marcel Gauchet dans Comprendre le malheur français, "le parti des médias ne parle pas des vrais problèmes, sinon sur un mode complètement biaisé" :
 
 
• Pour Caroline Galactéros le choix est fait : ce sera Sarkozy. Elle pose cependant bien des conditions dont il n'est pas certain que le candidat fantasque les réalise autrement qu'en parole. Ses multiples revirements de la "double-peine" au droit de la nationalité et à la discrimination positive ne confinent-ils pas à l'incohérence d'un personnage sans conviction et qui règle son agenda sur les sondages ? :
 
 
• Pour comprendre la crise du lait l'excellent site de réinformation Breizh-info a interrogé Noël Rozé de la Coordination rurale en Bretagne. Celui-ci dénonce le discours ambigüe de la FNSEA
http://www.breizh-info.com/2016/08/26/48432/crise-lait-no...
 
• Sur Tv-Libertés, une intéressante émission d'Anne Brassié qui reçoit l'écrivain Luc-Olivier d'Algange tandis que le comédien Didier Carette lit des extraits de son oeuvre qui fustigent ce monde "festif" emmailloté de mille convenances absurdes qui participent de la disparition d'un des traits de notre civilisation; l'art de la conversation :
 
 
 

04/04/2016

La guerre civile...

Le nouveau numéro de la revue Conflits (n°9, avril-mai-juin 2016), dirigée par Pascal Gauchon, vient de sortir en kiosque. Le dossier central est consacré à la guerre civile.

Conflits 9.jpg

Au sommaire de ce numéro :

ÉCHOS

ÉDITORIAL

La guerre civile n'aura pas lieu, si..., par Pascal Gauchon

ACTUALITÉ

ENTRETIEN

Gilles Kepel. La géopolitique de la guerre civile, propos recueillis par Pascal Gauchon

PORTRAIT

Donald Trump. Milliardaire et tribun de la plèbe, par Hadrien Desuin

ENJEUX

Turquie - Russie. Deux empires aux miroirs, par Tancrède Josseran

ENJEUX

Le retour des États-Unis en Asie centrale, par Laurent Gayard

ENJEUX

Quand une représentation devient une organisation, par Vincent Piolet

IDÉES REÇUES

Le boudhisme rend-il libre et heureux ?, par Jean-Marc Huissoud

IDÉES

La géopolitique de la peur, par Florian Louis

GRANDE STRATÉGIE

Oman, une thalassocratie arabo-africaine, par Tigrane Yégavian

GRANDE BATAILLE

Poitiers (732). La bataille introuvable, par Pierre Royer

TRIBUNE

Les entreprises face à un univers du risque en expansion, par Denis Kessler

BOULE DE CRISTAL DE MARC DE CAFÉ

Internet n'a aucun avenir commercial, par Jean-Baptiste Noé

BIBLIOTHÈQUE GÉOPOLITIQUE

Nous avons besoin de grandes stratégies, par Gérard Chaliand

CHRONIQUES

LIVRES/REVUES/INTERNET /CINÉMA

GÉOPO-TOURISME

Molenbeek, de sainte Gertrude au djihadisme, par Thierry Buron

 

DOSSIER : La guerre civile

Mes guerres civiles, par Gérard Chaliand

Exorciser les démons, par Richard Millet

Guerre civile. La guerre de la mondialisation, par Pascal Gauchon

Le mot du philosophe, par Frédéric Laupiès

La guerre civile, comme ils disent...

Le Liban. Les dividendes de la guerre, par Frédéric Pichon

Syrie. une nouvelle guerre d'Espagne ? par Florian Louis

Mexique. la guerre civile au quotidien, par Tigrane Yégavian

Libye. La guerre de tous contre tous, par Bernard Lugan

Thaïlande. un conflit sur fond de mondialisation, par Jack Thomson

Ukraine. la guerre civile gelée, par Pascal Marchand

Afrique. Des guerres civiles sans fin ? par Didier Giorgini

Comment finir une guerre civile ? par Thierry Mudry

Demain la guerre civile ? par Pierre-Yves Cusset

L'HISTOIRE MOT À MOT

"Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens !", par Pierre Royer

13/06/2015

Les non conformistes des années trente, regard sur une génération...

Vous pouvez découvrir ci-dessous l'émission mensuelle de TV Libertés consacrée au débat d'idées, intitulée Les idées à l'endroit et animée par Alain de Benoist et Olivier François.

Ce mois-ci, le débat est consacré aux non-conformistes des années 30, avec autour de la table Olivier Dard docteur en histoire contemporaine et professeur à l'université Paris-Sorbonne et essayiste, auteur notamment d'une biographie de Bertrand de Jouvenel (Perrin, 2008) et d'un essai intitulé Le rendez-vous manqué des relèves des années trente (PUF, 2002), et Laurent Gayard, universitaire et journaliste à Causeur...