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16/04/2018

Bernanos l'antidote !...

Le numéro 8 du mensuel L'Incorrect est arrivé en kiosque. On peut y trouver un dossier consacré à Bernanos, avec, notamment, des articles de Jérôme Besnard ("Le royaliste intégral") et de Philippe de Saint-Robert ("La vocation spirituelle de la France") et un entretien avec Sébastien Lapaque ("Brésil, terre promise"). Par ailleurs, on peut également y lire des entretiens avec Hubert Védrine ("Il faudrait neutraliser l'Ukraine") ou avec Julien Hervier et Maurizio Serra ("Drieu et D'Annunzio, deux dandies dans l'Europe en feu"), ainsi que les rubriques "L'époque", "Monde", "Reportages",  "Les essais" et "Culture"...

Le sommaire complet est disponible ici.

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01/04/2018

Tour d'horizon... (143)

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Au sommaire cette semaine :

- Le Saker France a traduit un court essai de Sir John Bagot Glubb, plus connu sous le nom de Glubb Pacha, consacré à la vie et la mort des Empires...

Le sort des Empires et la recherche de leur survie - Partie 1/5

Partie 2/5

Partie 3/5

Partie 4/5

Partie 5/5

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- sur son site, Philitt publie, à l'occasion des 20 ans de la mort d'Ernst Jünger, un entretien avec son biographe Julien Hervier...

Julien Hervier : « Pour Ernst Jünger, le monde est entré dans la dépendance totale de la technique »

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19/02/2018

Drieu la Rochelle, une histoire de désamours...

Les éditions Gallimard viennent de publier un essai de Julien Hervier intitulé Drieu la Rochelle - Une histoire de désamours. Spécialiste de l’œuvre de Jünger et de celle de Drieu la Rochelle, auteurs auxquels il a consacré sa thèse, Deux individus contre l'histoire - Pierre Drieu la Rochelle, Ernst Jünger (Eurédit, 2010), Julien Hervier est également devenu le principal traducteur du grand auteur allemand et a dirigé l'édition dans la pléiade, en 2008, de ses Journaux de guerre, avant de lui consacrer une biographie Ernst Jünger - Dans les tempêtes du siècle (Fayard, 2014).

 

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" Au moyen d'un abécédaire, Julien Hervier réalise un portrait vivant de Pierre Drieu la Rochelle. L'essayiste a choisi de se consacrer aux "désamours" de l'écrivain, parce qu'il fut constamment déçu par les autres comme par lui-même, jusqu'à son suicide en 1945. D'Alcool à Saphisme, on retrouve ici les grands thèmes associés à Drieu : la guerre, la politique et la collaboration, l'amitié et la sexualité, et d'autres moins connus comme la peinture, les religions ou la drogue. Et bien sûr les figures déterminantes de sa vie, de Louis Aragon à Victoria Ocampo. Après sa grande biographie d'Ernst Jünger, on attendait que Julien Hervier consacrât un livre à l'autre écrivain dont il est l'un des meilleurs connaisseurs actuels. C'est chose faite avec cet essai objectif et sans complaisance, qui ne manquera pas d'être un bréviaire pour les amateurs de Drieu et une lumineuse entrée dans son oeuvre pour les autres. "

04/03/2016

Le jeune Européen...

Les éditions Bartillat viennent de publier un recueil de textes et de courts essais de Drieu la Rochelle intitulé Le jeune Européen et autres écrits de jeunesse 1917-1927. L'édition a été établie par Julien Hervier, qui a notamment collaboré à la publication du volume des Œuvres de Drieu dans la Pléiade et qui, en 1978, avait consacré sa thèse, rééditée récemment, à Deux individus contre l'histoire : Pierre Drieu la Rochelle, Ernst Jünger (Euredit, 2010).

 

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" Juste avant la débâcle de 1940, à un moment dramatique où il se penche sur son passé, il éprouve le besoin de faire le point sur ses premières œuvres et de publier un recueil de ses Écrits de Jeunesse : deux recueils de poèmes de guerre, Interrogation (1917) et Fond de cantine (1920) ; et deux recueils d’essais et de textes divers, La Suite dans les idées (1927) et Le Jeune Européen (1927). Mais, toujours insatisfait de lui-même, il croit nécessaire d’en retravailler la formulation, perdant ainsi au passage la fraîcheur de ses premières sensations ; cela nuit particulièrement à la nouvelle version de ses poèmes.

Notre nouvelle édition des Écrits de jeunesse reste fidèle au projet de l’écrivain, mais c’est un nouveau livre, puisque nous avons préféré sauvegarder la verdeur des textes originaux, plutôt que de nous ranger aux corrections a priori discutables de l’âge mûr.

Bouleversés par leur expérience atroce de la « Grande Guerre », déçus par le morne immobilisme du vieux monde qu’ils voient retomber dans l’ornière de ses petites habitudes, les jeunes écrivains de cette génération espèrent encore pouvoir donner un sens à une modernité emportée par un perpétuel mouvement d’accélération dans le vide.

Malgré quelques incertitudes juvéniles, ces courts textes de Drieu incarnent avec vigueur cet esprit d’invention et cette sincérité, réalisant une subtile combinaison entre excentricités dadaïstes, enthousiasme futuriste pour l’innovation technique et révolte surréaliste, tout en maintenant vivace le souvenir de la tradition classique. "

16/02/2016

Lettres du front...

Les éditions Christian Bourgois publient cette semaine un recueil de lettres d'Ernst Jünger datées de la première guerre mondiale et intitulé Lettres du front à sa famille  1915-1918. La correspondance de l'auteur d'Orages d'acier est préfacée par Heimo Schwilk et traduite par Julien Hervier. Un complément indispensable aux Carnets de l'auteur...

 

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" On savait depuis le succès public d'Orages d'acier en Allemagne, et l'éloge enthousiaste d'André Gide dans son Journal qu'Ernst Jünger avait écrit un des plus beaux livres qui soient sur la Première Guerre Mondiale. Mais il s'agissait d'une oeuvre littéraire que sa perfection même rendait suspecte d'esthétisme, voire de complaisance envers l'horreur des événements racontés ; surtout, depuis que les commémorations de cette guerre nous ont rappelé l'atrocité du choc qu'elle a provoqué, marquant l'entrée de l'Europe dans le XXe siècle et soulignant la fragilité des valeurs sur lesquelles reposait l'optimisme du XIXe siècle, nous nous méfions des oeuvres d'art trop parfaites et nous avons tendance à leur préférer la sincérité des témoignages bruts.
Nous avons en outre, dans son cas, la chance de posséder le document brut sur lequel il a fondé tout son travail d'écrivain : ses Carnets de guerre. 1914-1918, dont la traduction française est parue aux Editions Bourgois en janvier 2014. Ecrits directement sur le champ de bataille ou le soir dans les tranchées, ils racontent sans fard le quotidien de ces hommes soumis à une épreuve dont les guerres du XIXe ne laissaient pas soupçonner l'extrême violence, liée au progrès technique des moyens de destruction.
Les Lettres du front à sa famille nous offrent un second recoupement. Elles forment une sorte de complément aux Carnets de guerre 1914-1918. Ernst Jünger, la jeune recrue de vingt ans qui, à la fin de la guerre, va être décorée de l'ordre " Pour le Mérite ", une belle distinction militaire prussienne, s'engage comme volontaire en août 1914. Du front il écrit à ses parents et à son frère Friedrich Georg.
Ernst Jünger, qui se passionne déjà à cette époque pour l'entomologie, parle dans cette correspondance de son intérêt pour les insectes, mais aussi de sa certitude qu'à travers cette guerre il trouvera aussi sa voie. S'il est beaucoup question des colis que reçoit le soldat, d'un certain sentiment de fatigue parfois, la plupart du temps, surtout dans les lettres à ses parents, on voit mieux se dessiner sa personnalité et celle de son père, rationaliste à sang froid, d'une belle intelligence mais impitoyable en affaires.
Leur opposition éclate lorsque son père souhaite qu'il aille s'embusquer dans un état-major, ce qu'il refuse résolument, car il veut se battre et déteste les hiérarchies bureaucratisées. On y voit aussi se dessiner les principaux traits de son amitié exceptionnelle pour son frère Friedrich Georg, le confident littéraire, humain et politique de toute une vie ; il lui écrit, on s'en doute, avec plus de franchise qu'à ses parents. "

12/02/2015

Sur les otages...

Les éditions Les Belles Lettres publient cette semaine un texte d'Ernst Jünger intitulé Sur les otages  et écrit dans le cadre de ses fonctions d'officier au sein de l'état-major allemand à Paris sous l'occupation. Le texte est traduit par Julien Hervier, auquel on doit notamment la publication en 2014 des Carnets de guerre d'Ernst Jünger aux éditions Christian Bourgois ainsi qu'une remarquable biographie du même auteur chez Fayard.

 

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" 21 août 1941 : l'aspirant Moser est mortellement blessé à la station de métro Barbès-Rochechouart par deux jeunes résistants qui disparaissent sans être identifiés. C’est le premier d’une longue série d’attentats qui déclencheront de sanglantes représailles allemandes.
Otto von Stülpnagel, gouverneur militaire de la France occupée, d’un naturel scrupuleux et indécis, est soumis aux pressions impitoyables de Hitler et de Keitel, le commandant en chef de la Wehrmacht, qui réclament toujours plus d’exécutions d’otages.
Opposé à cette politique qu’il condamne pour des raisons aussi bien humanitaires que tactiques, il louvoie, marchande mais ne parvient pas à faire entendre sa voix. Conscient de sa lourde responsabilité, il demande à un brillant officier de son état-major, l’écrivain Ernst Jünger, de rédiger un rapport sur ses vains efforts. Jünger a ainsi accès aux dernières lettres des fusillés de Châteaubriant, dont celle de Guy Môquet : profondément ému par le courage et la noblesse de ces témoignages, il décide de leur rendre hommage en les traduisant en allemand.
On croyait ces textes perdus, car Jünger les avait brûlés après l’échec de l’attentat du 20 juillet 1944 contre Hitler, mais une copie a été miraculeusement sauvegardée. À la suite de son rapport, on découvrira ici, retraduites en français et s’ajoutant à celles que l’on connaissait déjà, une dizaine de lettres totalement inédites qui viennent les compléter en leur apportant un éclairage nouveau.

 

Le grand cinéaste Volker Schlöndorff, qui a rédigé l’avant-propos de cette édition, a consacré aux fusillés de Châteaubriant un très beau film, La mer à l’aube, en s’inspirant à la fois des textes de Jünger et d’une nouvelle de Heinrich Böll.

 

Auteur d’une biographie de référence, Ernst Jünger. Dans les tempêtes du siècle (2014), Julien Hervier, universitaire et traducteur, a également édité dans la Pléiade les Journaux de guerre de l’écrivain. "