Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jorge luis borges

  • Roger Nimier, dernier anarchiste de droite ?...

    Le cinquante-deuxième numéro de la revue Livr'arbitres, dirigée par Patrick Wagner et Xavier Eman, est en vente, avec un dossier consacré à Roger Nimier...

    La revue peut être commandée sur son site :  Livr'arbitre, la revue du pays réel.

    Livr'arbitres 52.jpg

    Au sommaire de ce numéro :

    Éditorial

    Plaisirs solittéraires

    Coup de bambou

    Adélaïde de Clermont-Tonnerre

    Coup de cœur

    François Baget

    David Duquesne

    Christine Pawlowska

    Jacques Robinet

    Coups de téléphone

    Emeric Cian-Grangé

    Audrey Fella

    François Kasbi

    Coup de projecteur

    Pierre Cormary

    Alain Paucard

    François Souvais

    Christine Sourgins

    Portrait

    Roger Nimier (1925-1962)

    Dossier

    Le diable en littérature

    Le surréalisme, un projet philosophique

    Entretien

    Luc-Olivier d'Algange

    Jean-Paul Kaufmann

    Marc Obregon

    Histoire-panorama

    La guerre des Boers de Villebois-Mareuil

    Le monde des idées

    Jean Vioulac

    Présidentielle et populisme

    Domaine étranger

    Jorge Luis Borges

    Carrefour de la poésie

    Peinture en prose

    Poème en prose

    Poème en musique

    Portrait Germain Nouveau

    Portrait Erik Lehnsherr

    Jeux de mots

    La littérature revisitée

    Cinéma

    Orson Welles d'Anca Visdei

    Littérature jeunesse

    Marianne Vourch

    Bande dessinée

    Macbeth

    Nouvelle

    La menace du « H. R. Giger »

    Vagabondage

    Sentinelles de la culture

     

    Lien permanent Catégories : Revues et journaux 0 commentaire Pin it!
  • Les imbéciles...

    Les éditions Allia publient cette semaine un court essai satirique de Giovanni Papini intitulé Les imbéciles. Écrivain italien de la première moitié du vingtième siècle, Giovanni Papini a été proche du futurisme à ses débuts et s'est rapproché du fascisme au cours des années 30. Son oeuvre a été apprécié aussi bien par Julius Evola que par Jorge Luis Borges.

    "«Si les hommes de génie n’avaient pas existé, nous serions encore des barbares mais, sans les idiots, le genre humain se serait éteint depuis bien longtemps. Et le fait qu’en tout temps ils soient justement les plus nombreux et les plus puissants représente un argument considérable en faveur de la Providence. Parfois, un demi-siècle a pu s’écouler sans qu’un esprit souverain qui sorte de l’ordinaire ne se manifeste, mais chaque jour qui se lève voit croître et prospérer "l’immense coalition des idiots".»
    "Race prolifique", les imbéciles, en raison même de leur nombre, assurent la survie de l’espèce. Ils sont aussi source d’un divertissement salutaire et autorisent la plus grande paresse. Car si tous les hommes étaient intelligents, que d’efforts il faudrait alors déployer. Qui plus est, sans imbécile, pas de génie non plus. Leur domination, vu la masse qu’ils représentent, assure une classe de oisifs. En effet, l’imbécile accepte volontiers des tâches, voire même des responsabilités, dont l’homme intelligent ne voudrait pour rien au monde. Raison pour laquelle les puissants en sont souvent dotés, d’imbécillité s’entend. D’autant que, comme ses idées, si tant est qu’il en ait, sont courantes, ses semblables ne peuvent que les approuver. Car l’imbécile ne se superpose pas tout à fait à l’ignorant qui, lui, ne pense pas du tout. L’imbécile a ceci de dangereux qu’il se mêle de tout et volontiers d’art et de littérature, quand ce n’est pas de politique. C’est que les imbéciles sont partout. Pis, ils prolifèrent. Mais, comme vous l’apprendrez dans ce petit ouvrage, ce peut aussi être un avantage."
    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!