Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/04/2017

La revue de presse d'un esprit libre... (28)

Veilleur.jpg

La revue de presse de Pierre Bérard

Au sommaire :

Intéressant numéro des Idées à l’endroit sur le thème de l’identité au cours duquel Alain de Benoist s’entretient avec Laurent Dandrieu, auteur de l’ouvrage « Église et  immigration » dans lequel il s’en prend vigoureusement à la hiérarchie catholique en raison de sa pastorale messianique de l’accueil, Philippe Forget qui vient de faire  paraitre un essai intitulé «L’obsession identitaire » et Thibaud Isabel rédacteur en chef de la revue Krisis.
 
 
Remarquable émission de Radio Méridien Zéro consacrée à Henri Vincenot, chantre d'une Bourgogne millénaire, paysanne et joyeuse. Animée par François Bousquet et Olivier François, plumes de la revue Éléments qui mettent en valeur toute la saveur de cet auteur de la synthèse catholico-païenne et, au delà, de toutes les identités vivantes.
 
 
De quoi le système est-il le nom ? Alain de Benoist répond aux question de l’abbé Guillaume de Tanoüarn dans le mensuel «  Monde et Vie ». Revenant sur la généalogie des emplois de ce substantif depuis le XVIII siècle, il affirme avec raison que de nos jours l’idéologie du « système » n’est pas à gauche mais qu’elle procède d’un « mélange assez nouveau d’individualisme, de doits-de-l’hommisme, de croyance au progrès et de fétichisme de la marchandise, ordonné à l’idée, relativement nouvelle elle aussi, qu’une société peut se réguler entièrement sur la base du contrat juridique et de l’échange marchand. Le système désigne une société fondée sur l’amnésie programmée, l’effacement des limites, la fin des frontières et des généalogies…Une société où la révolution de désir a remplacé le désir de révolution ». Une excellente mise au point sur une notion largement polysémique.
 
 
Bonne critique du livre d’Alain de Benoist « Le moment populiste. Droite-Gauche c’est fini ! » par Michel Geoffroy, ancien élève de l’ENA et contributeur régulier de la Fondation Polémia.
 
 
Dans l’avant-dernier numéro de leur émission hebdomadaire I-Média Hervé Grandchamp et Jean-Yves le Gallou traitent du bombardement du village syrien et rebelle de Khan Shaykun qui a provoqué la mort de 80 personnes par asphyxie aux neurotoxiques. Bombardement dont toute la presse s’est emparée pour en faire reposer la faute sur le seul Assad. Ils constatent que tous les morts ne se valent pas et que du gazage à l’enfumage la distance est courte. 
 
 
Le dernier numéro d’I-Média commente également les réactions pavloviennes de la presse à l’affaire du Vel d’Hiv et s’inscrit en faux concernant un Front National qui demeurerait obsédé par la seconde guerre mondiale. En réalité ce sont les journalistes qui toujours en quête d’un « dérapage » ne manquent jamais une occasion de revenir sur cette question. On notera, ainsi que le fait remarquer Jean-Yves Le Gallou, que c’est le même Mazerolle qui interrogeait Marine Le Pen et qui avait fait accoucher son père de la fameuse phrase sur le détail, il y a trente ans de cela. La seule ligne constante dans cette affaire est bien celle des journalistes.
 
 
Du point de détail au point Godwin. L’OJIM donne un coup de projecteur sur les réactions qui ont suivi la déclaration de Marine Le Pen concernant la responsabilité de la France dans la rafle du Vel d’Hiv. S’il faut en croire le CRIF, de Gaulle et Mitterrand n’étaient que de fieffés négationnistes. « Affirmer que Marine Le Pen fait du Pétain quand elle fait du de Gaulle, c’est sortir du champ de la pensée » (Finkielkraut). Le plus drolatique des contempteurs de Marine Le Pen étant Christian Estrosi qui dans un tweet fait une nouvelle fois la preuve de toute son érudition de moto-culteur en amalgamant la position de Jean-Marie, anti gaulliste rabique, et celle de sa fille qui réhabilite au contraire le point de vue du Général. Faut-il rappeler au président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, champion du contre-sens, que l’amalgame est un péché, et que l’essentialisation conduit au pire ?
 
 
Sortir de la zone euro ? Jacques Sapir présente devant les caméras de TV-Libertés son dernier ouvrage « L’euro contre la France, l’euro contre l’Europe » (Éditions du Cerf). 
Partant du principe que l’euro est à l’origine de la crise que traverse l’Union européenne, Sapir propose la thèse suivante : les dirigeants européens auraient consciemment bâti l’euro de manière bancale en conjecturant que les crises qui allaient en découler conduiraient les peuples, dans la panique, à consentir à ce à quoi ils s’étaient jusqu’à présent toujours refusés. Aller plus loin dans la construction d’une Europe fédérale. Ce qui fut un échec.
 
Réagissant au sentiment de panique que le parti des médias subventionnés et de nombreux prescripteurs politiques s’efforcent de répandre dans l’opinion à propos d’une éventuelle sortie de l’euro, Jacques Sapir accumule les arguments rassurants en répondant aux multiples questions que les citoyens peuvent se poser. Exposé clair et très pédagogique. 
 
 
Dans sa chronique de RTL du 6 avril Éric Zemmour tance les petits trotskistes qui sont les idiots utiles du grand capital. Une analyse qui n’est pas sans rappeler celle, récente,  de Charles Robin lui même ancien militant du NPA dans son livre « Itinéraire d’un gauchiste repenti » paru aux Éditions Krisis. 
 
Quelques jours plus tard Zemmour traitant du bombardement de la base syrienne d’Al-Chaayrate par l’armée américaine remarque que Trump a dynamité son propre programme électoral. En se reniant ainsi quelques mois après son élection, il a agi comme aurait pu agir son adversaire Hillary Clinton et comme l’y pousse le lobby néo-conservateur solidement installé à tous les niveaux de décision. Selon Zemmour le président américain, pourfendeur des médias s’est aligné sur eux en se soumettant « au diktat émotionnel et compassionnel de ces photos d’enfants morts qu’on arbore à chaque fois qu’on veut manipuler l’opinion ». L’esprit imprévisible et compulsif d’un chef d’État qui tweet pus vite que son ombre a fait le reste. On notera que son geste quoique éminemment symbolique a miraculeusement réconcilié l'horrible populiste avec tout l’establishment occidentaliste et conforté ses errances stratégiques.
 
 
D’après Bruno Guigue « depuis que son équipe a été amputée de ses conseillers les plus atypiques (Michael Flynn et Steve Bannon), le président républicain… est en roue libre ». Passant à l’action sur tous les fronts dans les relations internationales Syrie, Corée du Nord, Afghanistan), le « Docteur Folamour » de Washington a jeté le masque.
 
 
Selon l’historien John Laughland les récentes frappes contre la Syrie ont détruit l’illusion suivant laquelle Trump rejetait la politique d’ingérence américaine. Il s’est montré, en réalité, la marionnettes de ce qu’on appelle l’État profond qui lui ne change jamais dans ses objectifs. Cette gesticulation intempestive pourrait laisser augurer que la politique du chaos qui a caractérisé l’action des présidents  Obama, Bush fils et Clinton va se poursuivre au grand dam de ses électeurs.
 
 
 
Autre article de Robert Parry (traduit par le site « Les crises ») traitant du même sujet.
 
 
Richard H. Black, ancien procureur pour le Pentagone et sénateur américain de l’État de Virginie revient sur les accusations d’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement syrien et précise que c’est une ultime tentative de donner une raison aux pays de l’OTAN d’intervenir dans la guerre aux côtés des terroristes. Quel serait en effet l’intérêt de Damas d’agir ainsi puisque son armée nationale est partout victorieuse, que ses ennemis sont en déroute sur tous les fronts et qu’il savait fort bien que ce type d’agissement provoquerait la réprobation unanime au moment où toutes les chancelleries s’accordent sur le fait qu’il est désormais impossible d’envisager la paix sans le concours d’Assad.
 
Les girouettes droits-de-l’hommismtes accusaient Trump d’être un agent du Kremlin et une marionnette téléguidée par Poutine, mais depuis qu’il a lancé ses Tomahawk vengeurs sur une base syrienne ce n’est plus que concert de louanges de Benoît Hamon à Ségolène Royal en passant par l’insignifiant sectionnaire Philippe Poutou qui attendrit tant laboboïtude. Hadrien Desuin tient le registre des palinodies de ces tristes pantins dopés à la moraline qui tous se félicitent que l’Amérique soit à nouveau le gendarme du monde.
 
 
Une autre Girouette. Sean Spicer porte-parole de la Maison blanche qui lors d’un point presse a déclaré « Même quelqu’un d’aussi méprisable qu’Hitler n’a pas utilisé d’armes chimiques ». Croyant renchérir sur l’ignominie Assad, il n’a réussi qu’à provoquer un tollé en semblant nier la Shoah et à froisser les organisation juive des États unis détentrices de sa précieuse mémoire. Elles crient désormais au scandale et exigent son départ. Depuis cet acte manqué le pauvre gaffeur se confond en excuses sinueuses. Comme quoi Assad ne peut être comparé à Hitler à n’importe quel prix.
 
 
L’avis sur la question du bombardement du général Dominique Delawarde ancien chef « Situation-renseignement-guerre électronique » à l’État major interarmées de planification opérationnelle. Est-il utile de préciser que cet éminent « spécialiste » ne partage pas les certitudes imposées par le parti autorisé des médias qui suit docilement et même avec une ferveur empressée les consignes de l’OTAN ?
 
 

Soleil noir.png

30/03/2017

Transmettre ou disparaïtre...

A l'occasion de la tenue à Paris du colloque de l'Institut Illiade, la revue Livr'arbitres publie son quatrième numéro hors-série qui comporte les textes des interventions de la plupart des conférenciers. Un numéro à ne pas manquer, notamment pour ceux qui n'ont pas pu être présents.

La revue peut être commandée sur sa page Facebook :  Livr'arbitre, la revue du pays réel.

 

Livr'arbitres HS4.jpg

Editorial

Qu’est-ce qu’être français ? Qu’est-ce qu’être européen ? Le simple fait de poser ces questions – qui reviennent régulièrement dans le débat intellectuel et politique – prouve la grave crise identitaire que traversent notre pays et notre continent. On interroge aujourd’hui ce qui allait de soi hier…

Cette situation est d’autant plus préoccupante que, confronté à des périls immenses et pour certains inédits (submersion migratoire, ethno-masochisme, déculturation de masse par la sous-culture américaine, naufrage de l’éducation nationale et de l’enseignement…), jamais peut-être nos peuples n’ont eu autant besoin de bases solides, d’enracinement profond, de connaissance et de fierté d’eux-mêmes afin de se défendre, de résister, et de « combattre ce qui les nie » pour reprendre l’expression de Domnique Venner. Pour survivre tout simplement. D’où l’importance fondamentale – vitale même – de la transmission.

C’est pourquoi la rédaction de Livr’arbitres est heureuse et fière de s’associer une nouvelle fois à l’Institut Iliade pour offrir à ses lecteurs un florilège des interventions et contributions de son colloque annuel sur le thème si crucial « Transmettre ou disparaître. »

Ce nouvel hors-série de « Livr’arbitres » est un numéro important. Un numéro à lire bien sûr, mais aussi à partager, à faire découvrir, à conseiller, à offrir… à transmettre !

Xavier Eman

Au sommaire :

L'héritage européen, le connaître, le transmettre, par Philippe Conrad

Porter la flamme de notre monde, par Mathilde Gibelin

Une humanité modèle plutôt qu'une humanité nouvelle, par Edouard Chanot

Le recours par la transmission, par Rémy Martin

Le récit civilisationnel de l'Europe, par Lionel Rondouin

L'école et la transmission, par Maxime Valérien

Les origines du désastre : l'idéologie de la déconstruction, par François Bousquet

Aristote au Mont-Saint-Michel. Ou comment la tradition grecque s'est transmise au Moyen Age, par Fabien Niezgoda

L'entreprise, vecteur de transmission. Entre hiérarchie et volonté de pérennité, par Philippe Christèle

Le conte, lointaine mémoire et permanence vivante, par Anne-Laure Blanc

Vincenot, le passeur de traditions, par Patrick Péhèle

Après le dernier homme, l'Européen de demain ! , par Jean-Yves Le Gallou

 

27/03/2017

La revue de presse d'un esprit libre... (26)

Veilleur.jpg

La revue de presse de Pierre Bérard

Au sommaire :

DÉBAT ENTRE LES CINQ PRINCIPAUX CANDIDATS À L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE

Bilan du débat entre les cinq principaux candidats. Machine à lancer des promesse mirobolantes et coûteuse pour Hamon (demain on rase gratis) largement distancé de  ce point de vue par Mélenchon qui se révèle, sans surprise, le meilleur tribun. Macron incarne excellemment le zeitgeist post-politique de l’époque; seigneur de l’empire du vide,  le néant en marche n’a pas crevé l’écran où il apparaissait pour la première fois en débat. Alors qu’il était le plus attendu des candidats, il n’est pas parvenu à dégager une  « vision » d’avenir de sa possible présidence. Provoquant l’éclat de rire de Marine Le Pen, Il n’a pas hésité à répéter le « fake new » selon lequel le nombre d’immigrés n’avait  pas augmenté depuis les années trente, la même ritournelle que les médias nous servent avec leur psittacisme habituel. Il a également assuré sans pouffer de rire qu’il savait ce qu’était les fins de mois difficiles. Macron, pauvre comme Crésus, les neuf millions de démunis apprécieront… L’état de grâce qu’il connaissait jusqu’alors risque d’en pâtir.  Les autres étaient dans leur registre habituel. À ce propos le check up de Laurent Cantamessi.
 
 
 
L’un des meilleurs debriefing du débat du 19 mars, on le trouve sur TV-Libertés. Bref et précis. Il en ressort que Macron, pour autant qu’on puisse en cerner les idées, correspond à la parfaite définition du ludion selon le dictionnaire, un objet creux rempli d’air soumis par des pressions successives à un incessant mouvement d’aller et retour. Ondoyant, fluctuant et sans doute versatile, il se dérobe sans cesse sans qu’on puisse l’attraper, comme un savon précipité au fond de la baignoire. Mais le bébé cadum du paysage audiovisuel français continuera d’être, n’en doutons pas, le chouchou de la médiasphère.
 
 
 
Pour Raoul Fougax qui signe sur Metamag son bilan du débat, ce fut d’abord un round d’observation qui a permis à chacun de marquer son territoire sans mordre la poussière. 
Selon lui Mélenchon fut sans conteste le meilleur, ce qui constitue pour Hamon, le terne apparatchik, une mauvaise nouvelle. Macron possède un art consommé de ne rien dire en parlant beaucoup. Il demeure « le joker mondialiste et médiatique choisi contre Marine le Pen… qui, elle, n’est pas parvenue à élargir son électorat ».
 

Soleil noir.png

 
ZOOM SUR LE CANDIDAT MACRON
 
Répondant à quelques questions de Breizh info, Alain de Benoist déclare que « Macron représente le regroupement des élites dirigeantes acquises à la mondialisation, qui ont compris qu’il leur fallait s’unir pour faire faire face au populisme du peuple ».
 
 
 
Tous les médias nous cachent délibérément les turpitudes du candidat Macron. TV Libertés, la chaîne TV dissidente, nous réinforme. Émission présentée par Élise Blaise.
 
 
 
Quand la folie Macron s’empare du « cercle de la raison ». Vincent Trémolet de Villers s’étonne, dans une décoiffante tribune du Figaro, que ceux qui ne juraient jadis que pour la litanie des chiffres, les experts et leur courbe, les techniciens et leur calcul, les spécialistes et leur démonstration puissent s’abandonner aux délires irrationnels du freluquet d’En marche. Faire « marcher » dans la langue vernaculaire se dit aussi de ceux que l’on veut berner…
 
 
 
Tribune de Paul-François Paoli dans Le Figaro. L’auteur de « Quand la gauche agonise » (Éditions du Rocher, 2016) souligne la contradiction d’un homme qui se dit admirateur de l’historien républicain Ernest Lavisse qui défendait tout à la fois le roman national, dont il fut « l’instituteur », et la mission civilisatrice de la France des droits de l’homme dans ses colonies et qui déclare à Alger tel un Janus contemporain que la colonisation fut un crime contre l’humanité. Le sophiste Macron, symptôme de la névrose de l’universalisme française ?
 
 
 
Complicité entre « Young Leader ». Emmanuel Macron est-il le candidat de l’atlantisme pur sucre ? Réponse sur le site des Identitaires, Novopress.
 
 
 
Richard Millet sur son site écrabouille le candidat Emmanuel Macron dont il blâme la servilité idéologique à la repentance, particulièrement éclatante dans ses deux récentes prises de position sur l’absence de culture française et sur le colonialisme assimilé en bloc à un crime contre l’humanité. Position qui lui a valu un satisfecit d’Al-Quaïda dans la péninsule arabique.
 
 
 
Selon Jean-Paul Brighelli le programme scolaire de Macron est fait pour les gobe-mouches.  
 
 
 
D’après Alain de Benoist, « l’élection présidentielle marque un véritable tournant historique, car elle va de pair avec une totale restructuration du paysage politique, du fait de l’effondrement programmé des deux grands partis de gouvernement qui ont eu le monopole de l’alternance en France depuis plus de quarante ans, mais qui se trouvent maintenant l’un et l’autre menacés de ne pas passer le cap du premier tour ». Résultat : les libéraux du PS et les centristes de l’UDI et des LR « partent par pleines charrettes rejoindre la start-up de l’ectoplasme macronien ». Si bien que la nouvelle polarisation n’oppose plus, selon un axe horizontal, la droite à la gauche, mais suivant un axe vertical « ceux d’en bas à ceux d’en haut, le peuple contre les oligarques ». La nouvelle configuration du monde politique dresse dès lors les « populistes » contre Macron qui ne serait qu’un hollande-bis totalement libéré de Solferino.
 
 
 
L’avocat Régis de Castelnau fait feu contre Macron en relevant les très nombreuses irrégularités qui environnent sa campagne, la propagande éhontée à laquelle se livrent les médias subventionnés, les diverses interventions de l’État et le caractère plus que trouble de son financement. Sa conclusion est limpide : « Emmanuel Macron est donc la solution pour cette partie du Capital, celui de l’oligarchie néolibérale mondialisée qui a fait sécession et qui emmène avec elle celles des couches moyennes qui en profitent… La mondialisation néolibérale est incompatible avec la démocratie. Les gens qui la conduisent le savent bien qui rêvent de démocratie sans démos. Macron est leur agent ». 
 
 
 
Parus sur le blog de Jean-Paul Brighelli les échanges qu’il a eu avec Malika Sorel-Sutter font le point sur les récentes déclarations du candidat Macron et décèle chez ce présidentiable la parfaite copie conforme du libéral-libertaire, un produit de synthèse entre « Terra Nova » et « L’Institut Montaigne ».
 
 
 
La caricature d’Emmanuel Macron diffusée sur le compte Twitter des Républicains le vendredi 10 mars a suscité une effervescence démesurée sur les réseaux sociaux et  dans les médias. Tous s'enflamment et accusent le visuel de faire référence aux pires clichés antisémites des nauséeuses années trente. Si il y a motif à être surpris par cette histoire rocambolesque et l’hystérie qu’elle soulève ce n’est pas par le croquis d’une banalité extrême. On pourrait en effet s’étonner que Les Républicains qui ne passent pas pour des ennemis acharnés de la ploutocratie financière aient pu figurer l’ex-banquier Macron selon les stéréotypes classiques du possédant affameur du peuple avec son haut-de-forme, son costume élégant (offert par Bourgi ?) et tranchant avec une faucille maculée de sang un imposant cigare. Comme le remarque Emmanuel Debono dans Le Monde cette imagerie est internationale et dénuée de connotation judéophobe. Elle fut surtout utilisée, et abondamment, par la gauche et les communistes dans leur propagande contre « le grand capital ». La reprise de ce lieu commun par Les Républicains n’avait donc rien à voir avec les arrière-pensées antisémites que certains se plaisaient à y voir, et le visage figuré de Macron ne ressemblait d’aucune façon à l’iconographie en vogue dans les milieux anti-juifs des années trente. Mais puisque on est sensés revivre dans l’atmosphère méphitique de ces années là il fallait bien que la caricature y soit rapportée contre toute évidence. La disposition des médaillons représentant les différents ralliés au fringuant hologramme de Hollande dans laquelle certains ont voulu percevoir une réminiscence de la fameuse toile d’araignée d’un complot enserrant le monde n’avait pour but que de figurer l’éclectisme des has-been rejoignant le panache du candidat (d'Alain Madelin l’ancien Occidental, à Robert Hue fossoyeur du Parti communiste français, et aux dernières nouvelles, jusqu’au crétin des Pyrénées, le traîne-misère Douste-Blazy, c’est dire l’escroquerie !). 
Difficile donc de faire passer ce croquis badin comme relevant des codes de l'obsession antisémite. Pourtant rien n’y a fait : après que le dessin ait été prestement évacué à la première alerte, le courageux Fillon demandait des sanctions contre son auteur.
 
 
Et
 
 

Soleil noir.png

DIVERS
 
L’économiste-philosophe Frédéric Lordon invité de France culture le vendredi 24 mars parle de la souveraineté qui pour lui « s’assimile en totalité au concept de démocratie ». Héros de Nuits debout, il poursuit une réflexion intéressante sur la sortie de l’UE par le bord « droit » (Brexit, Marine le Pen) ou le bord « gauche » qu’il approuve mais dont il éprouve beaucoup de mal à donner un exemple concret.
 
 
 
Pour Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique et membre du Comité Orwell le cycle néolibéral commencé le 15 août 1971 avec la fin du système de Bretton Woods touche à sa fin. Brexit et Trump sont les prodromes de ce changement de cap qui nous introduit dans une phase de démondialisation, de retérittorialisation et de réhabilitation des frontières. Sa conclusion géopolitique est édifiante : « Soit l’Allemagne joue le jeu de l’Europe européenne, pour reprendre une expression gaullienne, et normalise à cette fin sa relation avec Moscou. Soit elle demeure atlantiste et refuse d’envisager la dimension stratégique de son rapport au monde. Elle restera alors un pays exclusivement mercantiliste… Mais il n’est pas certain que le construction européenne puisse survivre longtemps à la seconde option ».
 
 
L’Observatoire des Journalistes et de l’Information Médiatique (OJIM) poursuit son indispensable travail de critique des médias de grand chemin. Cette fois il traite  de la mainmise des Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon) les quatre multinationales américaines, sur notre vie quotidienne. En contrôlant l’information numérique elles contrôlent de fait le formatage des citoyens. 
 
 
 
Face aux déclarations contradictoires de Donald Trump concernant l’OTAN et la Russie, Jean-Paul Basquiast propose de remplacer l’alliance atlantique par un nouvel organisme de sécurité collective s’étendant de Vancouver à Vladivostok.
 
 
 
Dans un récent numéro de Marianne, Jean-François Kahn moque la russophobie rabique des médias du « système » qui ont trouvé l’ouvre-boîte universel pour expliquer leurs nombreuses déconvenues face au monde tel qu’il va : « c’est la faute à Poutine ». Tout cela n’est pas sans évoquer la célèbre phrase de Guy Debord extraite de ses commentaires sur la société du spectacle : « cette démocratie si parfaite qu’elle veut en effet être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats ». 
 
 
 
Le numéro 165 d’Éléments est sorti avec son excellent éditorial sur l’Europe désarmée tel un canard sans tête face à un monde qui se repolitise. Le sommaire, consacré à la chute de l’empire des médias (subventionnés) et, plus surprenant, un Christophe Guilluy, géographe iconoclaste, qui n’hésite pas à trouver un asile libertaire dans la revue et à mettre les pieds dans le plat de la tambouille politiquement correcte.
 
 
Excellente analyse de l’ouvrage de François Bousquet « La droite buissonnière » (Éditions du Rocher, 2017) par Nicolas Faure sur le site de la Fondation Polémia.
 
 
 
Rendre le pouvoir au peuple suivant le voeu du fondateur de la cinquième République, tel est l'objectif de Jean-Yves Le Gallou selon lequel ce pouvoir est accaparé par des juges dépourvus de légitimité démocratique. Il faudrait en revenir à une stricte séparation des pouvoirs, condition sine qua non d’un bon équilibre suivant Montesquieu. Ce qui bien entendu n’est plus de règle aujourd’hui, puisque les juges interprètent les lois qui nous gouvernent selon des principes tellement généraux qu’ils peuvent donner cours aux gloses les plus contradictoires. Bonne intervention sur le zoom de TV-libertés assortie d’une déambulation instructive dans le Paris des véritables centres de décision : le Conseil constitutionnel, le Conseil d’État, le Tribunal administratif, la Cour de cassation, le Tribunal de Paris où siège la XVII chambre liberticide et pour finir la Cour européenne des droits de l’homme qui siège à Strasbourg.
 
 
Pour Michel Maffesoli l’écologie reste dans la droite ligne du productivisme, c’est pourquoi il propose de lui substituer ce qu’il appelle l’écosophie, néologisme par lequel il entend non plus un traitement de notre rapport à la nature mais une discipline considérant que l’espèce humaine fait partie de la nature, n’en est séparée d’aucune façon. 
Il y a une « nature des choses » et la prétention de la changer n’a conduit qu’à la dévastation du monde naturel et social. Reprenant la distinction faite par la philosophie allemande entre la culture c’est à dire l’instituant et la civilisation, c’est à dire l’institué, sa démarche s’inscrit dans une perspective résolument « révolutionnaire conservatrice ».
 
 
 
Ingrid Riocreux affichant en épigraphe de son blog « Décryptons les décrypteurs ! » démonte le reportage de C8 sur le Front National niçois en en dévoilant les trucages et les combines. À dire vrai le procédé de l’infiltration qui caractérise ce type de « révélation » qui ne révèle rien et qui n'est employé qu'à l’encontre de ceux que les médias aiment tant haïr nous en apprend beaucoup plus sur les procédés d’une presse subventionnée que sur les cibles qu’elle vise avec une constance et une obstination jamais démentie et dont chacun a pu mesurer depuis des dizaines d’années la remarquable efficacité.
On lira, pour parfaire cet article, le remarquable entretien de décodage des médias qu’elle livre dans la dernière livraison d’Éléments.                  . 
 
 
 
La dernière édition d’I-Média présentée par Jean-Yves Le Gallou et Hervé Grandchamp étudie le festival de novlangue fait de litotes utiles pour euphémiser le terrorisme islamique. Elle rappelle opportunément le discours prophétique d’Enoch Powell qui vit sa carrière brisée car il appelait les britanniques au sursaut face à l’immigration. Le Zapping nous signale que le présentateur du journal de TF1 se fait taper sur les doigts par le CSA pour avoir proféré une vérité dérangeante et nous montre un Pascal Bruckner soucieux avant tout de faire battre Marine Le Pen… Une séquence sur les diverses performances des débatteurs lors de l’émission opposant les cinq principaux candidats aux présidentielles publiées dans la presse qui sacre « une large victoire de Macron » confirme ce que nous savions : les médias de l’oligarchie votent et poussent à voter pour le godelureau. Enfin l’émission se termine avec un gros plan sur « La semaine de la presse à l’école » sensée forger l’esprit critique des élèves mais qui se révèle une véritable séance d’endoctrinement, assimilant la critique des médias au « complotisme »…
 
 
La coalition anti État Islamique se devait d’épargner autant que faire ce peut les civils dans son siège de Mossoul, à la grande différence des « barbares russes et pro-assad »qui à Alep n’avaient pas hésité à recourir à des moyens de terreur face à des populations désarmés. On voit par cet article du Monde qu’il n’en est rien. Les guerres ne sont jamais propres, et qui plus est les guerres modernes. Cette information que Le Monde traite avec une pudeur de vierge, ne serait-ce que par le titre de l’article qui parle « d’effondrement » au lieu de rapporter la vérité crue qui est celle d’un « bombardement » en dit long sur l’alignement des médias sur le suzerain américain. Qu’aurait-on lu si il s’était agi d’une action russe au Proche-Orient ?
 
 
 
Michel Onfray prend position pour un régionalisme anti-jacobin inspiré des Girondins et de Proudhon, seule façon selon lui de renouer avec un idéal communautaire. Son livre « Décoloniser les provinces. Contribution aux présidentielles » Éditions de L’Observatoire, vient de paraitre.
 
 

Soleil noir.png


 
 
 
 
 

23/03/2017

La chute de l'empire médiatique...

Le nouveau numéro de la revue Eléments (n°165, mars - avril 2017) est disponible en kiosque ce jour.

A côté d'un entretien décapant avec Christophe Guilluy et du dossier consacré à la crise des médias,  on trouvera les rubriques «Cartouches», «Le combat des idées» et «Panorama» et, comme toujours, une superbe iconographie.

Bonne lecture !

Vous pouvez commander ce numéro ou vous abonner sur le site de la revue : http://www.revue-elements.com.

 

Eléments 164-1.jpg

 

Au sommaire de ce numéro :

 

L'éditorial d'Alain de Benoist : Trois tigres et un canard sans tête

Forum          

L’entretien

Christophe Guilluy dit tout

Cartouches

Le regard d’Olivier François : Le parlement du peuple

Une fin du monde sans importance de Xavier Eman

Cinéma : Borowczyk, l'outrage aux bonnes moeurs

Champs de bataille : Montségur par la face Est

Musique : Des voix corses pour toutes les victimes de la Grande Guerre

Duellistes : David L'Epée versus Alexandre Devecchio

Archaion : Éloge du polythéisme

Sciences

Le combat des idées

Les catholiques combien de divisions

La tentation populiste

Antigone, la tragédie des tragédies

David Bowie, le caméléon de la pop

Houellebecq, le Père Ubu à l'hypermarché

Présence de Dominique de Roux

Les souvenirs de Jacqueline de Roux

Michel Marmin sur grand écran

Les confidences de Michel Marmin

Du côté des romans romands

Walter Benjamin, révolutionnaire conservateur

 

Dossier

La chute de l'empire médiatique

Entretien avec Ingrid Riocreux

Toute la vérité sur la « post-vérité »

Le nouvel Index : du Decodex à Desintox

Travail, famille, paillettes

Rencontre avec Robert Ménard

Entretien avec Claude Chollet

Nos chers, très chers médias

 

Panorama

L’œil de Slobodan Despot

Série télé : Silicon Valley

Philosophie : Présent et passé ?

L’esprit des lieux : Reykjavik

C’était dans Éléments : Les dieux maudits

Éphémérides

 

 

16/03/2017

Européens : transmettre ou disparaître ...

ILIADE-colloque2017-std-1.jpg

 

Dans le monde qui vient, pour continuer à exister, il faudra plus que jamais savoir qui l’on est et d’où l’on vient. En France même, le combat politique et celui des idées est un « combat de civilisation ». Ce qui se joue, c’est la nécessité pour les Français et les Européens de renouer avec le fil de leur tradition, que Dominique Venner définissait comme « ce qui persévère et traverse le temps, ce qui reste immuable et qui toujours peut renaître en dépit des contours mouvants, des signes de reflux et de déclin ».

C’est à cet impératif que s’attachera le colloque annuel de l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne, organisé samedi 18 mars 2017 à partir de 10h à la Maison de la Chimie, 28 Rue Saint Dominique, 75007 Paris.

La journée est divisée en deux séquences. La matinée (10h-12h30) dressera le cadre de l’analyse, et plus particulièrement la crise de la transmission. Après une introduction de Grégoire Gambier et une mise en perspective proposée par Philippe Conrad, président de l’Institut Iliade (« L’Héritage européen, le connaître, le transmettre »), François Bousquet abordera « les origines du désastre : l’idéologie de la déconstruction », avant une table ronde consacrée à l’impasse de l’école républicaine, réunissant autour de Charlotte d’Ornellas, le délégué général de SOS Education Jean-Paul Mongin (« L’Education nationale : un outil idéologique »), Françoise Candelier, institutrice et créatrice d’une école hors contrat (« Les écoles hors contrat, lieux de résistance et de transmission »), l’enseignant et essayiste Jean-François Chemain (« L’Education nationale au miroir de l’éducation antique »). Cette matinée se conclura sur une évocation stimulante, issue de l’histoire : « Aristote au Mont Saint-Michel, comment la tradition grecque s’est transmise au Moyen Age ? ».

L’après-midi (14h-18h30) explorera les différentes voies possibles du ressourcement. Interviendront ainsi Philippe Christèle (« Révéler et transmettre les valeurs du chef : éloge incongru de l’entreprise »), Christopher Gérard (« Paideia : la transmission comme acte révolutionnaire »), Jean-François Gautier (« La transmission par le patrimoine musical »), Lionel Rondouin (« Quel récit civilisationnel pour les Européens ? ») et Jean-Yves Le Gallou (« Face au ‘dernier homme’, le recours à la civilisation »). Ces interventions seront entrecoupées d’illustrations concrètes et de deux tables rondes. L’une, animée par Patrick Péhèle, réunira des représentantes des Antigones pour évoquer « le retour des femmes » dans l’œuvre de transmission. L’autre traitera, autour d’Aloysia Biessy, de la Paideia pour « former le corps, l’âme et l’esprit », avec l’essayiste et blogueuse Anne-Laure Blanc (« Le conte, lointaine mémoire et permanence vivante »), le chef d’entreprise et responsable d’un mouvement scout Hadrien Vico (« Le scoutisme, école de la vie et du caractère ») et le maître artisan allemand Harald Bosch (« Compagnonnage et artisanat d’art »).

Ce colloque constitue la manifestation publique annuelle de l’Institut Iliade. Elle réunit plus de 1 000 participants désireux d’explorer les pistes du nécessaire réveil des peuples européens, d’échanger avec les orateurs et de se retrouver, y compris autour d’un verre, dans la convivialité d’une communauté ainsi reformée.

Avec ses séances de dédicaces et davantage encore de stands, l’édition 2017 sera l’occasion de présenter en exclusivité :

  • Le prochain film de l’Iliade à destination des réseaux sociaux : « Européen, ton soleil revient !»
  • Le premier ouvrage co-édité par l’Iliade et Pierre-Guillaume de Roux : Le chant des alouettes. Cette anthologie poétique constitue le prolongement du travail réalisé par Thibaud Cassel dans le cadre de sa formation au sein de l’Institut.

Pour être certain de disposer d’une place et accéder plus rapidement à la salle, il est vivement recommandé de réserver en s’inscrivant en ligne dès maintenant via weezevent.com/colloque-iliade

Contact, demandes d’interviews et renseignements complémentaires : contact@institut-iliade.com

                    

 

21/02/2017

Sur la ligne Buisson...

Interrogé par Charlotte d'Ornellas, pour Boulevard Voltaire, François Bousquet, à l'occasion de la sortie de son essai La droite buissonnière (Rocher, 2017), évoque la fameuse "ligne Buisson", à la fois stratégie métapolitique et stratégie électorale...

 

                                      
                                François Bousquet : "La droite ne peut gagner... par bvoltaire