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01/08/2013

Ich bin ein Blonder !...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Fernand Anasthase, cueilli sur le site de La Droite strasbourgeoise et consacré à cet étonnnant racisme anti-blond qui se répand dans la société sous couvert d'humour...

 

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Ich bin ein Blonder !

A l’heure où toutes les minorités réclament leur part de souffrance, j’aimerais moi aussi participer à ce jeu consistant à crier haut et fort : « c’est moi qui ai la plus grosse (souffrance) , malheureusement je suis valide, hétérosexuel, natif,  imposable, père, catholique. Bref je cumule les handicaps en ne faisant partie que de la majorité silencieuse.

Mais je n’ai pas dit mon dernier mot, en effet je possède une caractéristique qui pourrait me faire toucher le jackpot, tellement la discrimination dont celle-ci fait l’objet est courante : Je suis blond ! (Kennedy aussi d’où le titre pour ceux qui n’ont pas fait allemand première langue). Pas blond couleur paille genre suédois, mais blond moyen, correspondant techniquement au niveau 7 (sur 10) de l’échelle d’Eugène Schueller, fondateur de l’Oréal et d’ailleurs d’origine alsacienne. Je vous parle de ce blond moyen, si répandu en France et en Europe et que l’on nomme improprement  châtain (plus brun). Je referme ici la parenthèse capilo-capillaire, et en reviens à la discrimination dont je suis victime : je suis donc blond, mon engeance également, et j’en ai par-dessus la tête, si  je puis dire, du stéréotype  » blondeur=blond platine =bêtise » devenu un dogme. Je précise que ma femme a de beaux cheveux bruns, (ou plutôt châtain pour être précis), eh oui je ne suis pas monomaniaque. Le problème que je veux soulever n’étant pas esthétique mais purement politique voire métapolitique.

Le phénomène est tellement entré dans les mœurs que l’on a oublié qu’à l’origine c’était une plaisanterie visant à rire d’un certain type de femmes , « décolorées », d’ailleurs souvent brunes, privilégiant plutôt l’esthétique à l’intellect, ravissantes idiotes, illustrées par le personnage de Marylin Monroe dans Les hommes préfèrent les blondes. Ainsi, dans l’inconscient collectif la blondeur platine s’est substituée à la blondeur traditionnelle, à la faveur du cinéma Hollywoodien, de la mode, etc. Cette plaisanterie s’est généralisée et est devenue au fil du temps un quasi racisme anti-blond, dont il n’est pas nécessaire de donner d’exemples tant ils sont légions actuellement. Même une oreille distraite glane au moins une blague par jour  sur les blondes, que ce soit au travail, à l’école, à la télé, au cinéma. Néanmoins je souhaite quand même illustrer ce qui me semble être le summum d’un conditionnement devenu nauséabond : au collège, lorsqu’une fillette brune (ou châtain si vous préférez) se trompe dans une réponse, elle se fait dire par ses camarades qu’elle est «  brune à l’extérieur et blonde à l’intérieur » ! Quels scandales en vue si l’on remplaçait dans toutes ces plaisanteries « blonde » par « crépue » ! Je précise que dans une classe d’école hors des grandes villes, la majorité des enfants, du moins en Alsace, est blonde, et même en France de l’intérieur (l’expression « nos chères têtes blondes » le prouve). Je laisse imaginer le résultat de cette méthode Coué inversée l’envers : vous êtes blondes vous êtes connes… nous sommes blondes nous sommes connes… répétée à l’envi…

Venons-en aux racines du mal, si j’ose dire. Certains pensent que cette détestation est le contrecoup des idées racialistes nazies et il est vrai que si l’on regarde bien, la plupart des méchants dans les films actuels sont représentés par des personnages blonds, l’effet boomerang est incontestable. Cependant je ne crois pas à cette thèse, ou tout du moins le nazisme de la 2ème Guerre Mondiale n’en est pas la cause essentielle, en effet le phénomène anti-blond n’a commencé que dans les années 80 (les brunes comptent pas pour des prunes), sa systématisation date des années 2000 et son paroxysme a été atteint ces dernières années , soit tout de même 70 ans après qu’un petit brun ait privilégié fortement la blondeur dans sa doctrine…

Pour tout dire je pense qu’il y a volonté inconsciente mais délibérée d’insulter et de nuire. Mais nuire à quoi ? Et qui ?  Et bien dans un mouvement global  et de fond, à  tout ce qui fait la beauté, la symbolique et l’identité de l’Europe et de son peuple, et la blondeur n’y échappe pas !

En terme statistique, l’on peut oser un raccourci : la courbe de cette tendance antiblonde suit la courbe de la présence de populations  extra-européenne sur le sol européen  (mais chut pas d’amalgame), et coïncide avec la  prise de pouvoir de certains lobbies médiatiques très utiles pour diffuser cette idée! La blondeur est à abattre, telle une richesse trop voyante ou plutôt trop visible.

Et si je vous dis remplacement de population, réflexe anthropologique de conquérant, division du peuple afin d’éviter sa cohésion et son unité…certaines pièces du puzzle se mettent-elles en place ? Rappelons qu’en Suède un certain nombre de blondes se teignent en brune de peur de se faire agresser. Évidemment il n’y a pas de complot, mais simplement une convergence d’intérêts, de trahisons, de veulerie visant à saper les fondements même de notre civilisation et de nos mythes. Rassurez-vous je ne pleurniche pas car des méchants n’aiment pas les blonds ; d’autres phénomènes  plus graves sont en œuvre et vont dans le même sens mais le racisme anti-blond me semble être emblématique et le combat à son encontre absolument pas superficiel. Et n’oublions pas ce qui me semble être une donnée fondamentale dans cette bataille, à savoir l’ethno masochisme dont fait preuve l’Europe, ou plutôt  ses élites, par le culte de l’Autre et du Métissage dont l’un des nombreux corollaires est bien la disparition de la blondeur  et de ce qui caractérise l’Europe en tant que Civilisation. Il faut voir plus loin que le bout de son nez n’est-ce pas ?

Ainsi, c’est notre propre faiblesse qui risque de nous perdre, notre lâcheté, et non pas  la force des barbares, c’est pourquoi j’affirme : blondes et blonds de tous les pays unissez-vous, ne vous sentez plus obligés de rire aux blagues stupides, soyez fiers de ce que vous êtes, et ne vous couchez pas lorsqu’on vous insulte indirectement ! Ce sera déjà une première prise de conscience.

 

Fernand Anasthase (La droite strasbourgeoise, 31 juillet 2013)