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david gattegno

  • Il était une fois leur avant-guerre...

    Les éditions des Sept Couleurs viennent de rééditer le livre de Robert Brasillach intitulé Notre avant-guerre, avec une préface d'Alain Lanavère, des notes de David Gattegno et une riche iconographie. 

    Écrivain et journaliste à l'Action française et Je suis partout, Robert Brasillach, à qui l'on doit, notamment, Les sept couleurs et Comme le temps passe, mais aussi une Histoire du cinéma (avec son beau-frère Maurice Bardèche) ou un Corneille, a été une des principale victimes de l'épuration des intellectuels et est mort le 6 février 1945, dans les fossés du fort de Montrouge, sous les balles d'un peloton d'exécution..

     

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    " «Tout dans ce livre étonne», lance d’emblée Alain Lanavère dans sa préface… Tout étonne, bel et bien, à commencer par le fait que Notre avant-guerre est un chef-d’oeuvre de la littérature française, écrit en quelques mois, à partir de septembre 1939, alors que, venant d’avoir trente ans, Brasillach était mobilisé en Alsace. 
    Le livre semble un composé de poésie et de souvenirs jetés sur le papier, de notes désinvoltes: les toits de l’École normale supérieure; les coulisses d’un théâtre; une attitude de Charles Maurras; la délicieuse vitalité d’Annie Jamet; quelques notes de voyages. Tout d’émotion, mais avec un ton léger qui le rend si agréable à lire, ce travail de mémorialiste devient un véritable roman qui emporte le lecteur dans les dix années d’aventures d’un groupe de camarades inséparables. 
    De leur insouciante vie étudiante, ces jeunes gens épris d’art passent insensiblement aux joies de l’écriture, puis à celles du journalisme. À tant interroger l’époque, fatalement, la tentation leur vient d’y jouer un rôle, tandis que l’Italie fasciste attire, que l’Allemagne hitlérienne inquiète mais fascine et que l’Espagne entre en guerre civile. 
    Mais, comme dans une tragédie grecque, «le destin frappe à la porte»; le drame profond de Brasillach – la fuite de sa jeunesse – se confond avec celui de la Nation: la perte inéluctable de la paix… Cinq ans plus tard, le jeune nationaliste tombera sous des balles françaises. 
    Cet ouvrage voulait réunir des images de son temps: la présente édition en a collecté 250, illustrant ce que fut le monde évoqué par Robert Brasillach. Enfin, de nombreuses notices présentent certains mouvements, partis, associations ou titres de périodiques susceptibles d’être peu connus des lecteurs d’aujourd’hui."
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  • Brasillach et Corneille...

    Les éditions Les sept couleurs viennent de rééditer la célèbre biographie de Corneille écrite par Robert Brasillach.

    Écrivain et journaliste à l'Action française et Je suis partout, Robert Brasillach, à qui l'on doit, notamment, Les sept couleurs et Comme le temps passe, mais aussi une Histoire du cinéma (avec son beau-frère Maurice Bardèche), a été une des principale victimes de l'épuration des intellectuels et est mort le 6 février 1945, dans les fossés du fort de Montrouge, sous les balles d'un peloton d'exécution.

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    Bien décidé à délivrer son Corneille de l’image conformiste dans laquelle des générations de professeurs ont confiné « notre Shakespeare », Robert Brasillach est parti à la recherche de «celui de nos poètes dont il est le plus difficile de deviner l’esprit et le cœur ». Les éléments biographiques dont on dispose sont assez minces, mais Brasillach y supplée, porté par une érudition heureuse, par l’instinct et par la sensibilité.

    En plein Baroque européen, à l’ombre des Élisabéthains anglais, à la charnière de la Renaissance et du Classicisme français, au temps du Siècle d’or espagnol et dans le courant de la Contre-Réforme catholique, Brasillach va trouver chez Corneille l’élan spontané, l’inflexion tendre, le passage où le voile pudique se déchire. Le bonhomme Corneille nous apparaît alors, respectueux de l’ordre monarchique, cherchant l’amitié de Dieu, mais fasciné par le défi à l’ordre établi, par la quête de l’amour, qui furent de si grandes tentations. Si Corneille tend «son miroir à l’univers», conclut Brasillach, il crée aussi le sien, «univers glacé de poète savant, parfois accessible à lui seul». Le supposé classique s’étant ainsi laissé «saisir par cette autre forme de réalité qu’on appelle la réalité romanesque», Brasillach a pu dégager ce qu’il y eut « de hardi, de jeune, de révolutionnaire et parfois d’anarchiste dans le génie de Pierre Corneille». Dès lors, à ses côtés, le lecteur peut reconnaître Brasillach lui-même.Une ardente connivence vient abolir la séparation des siècles: goût du vieux Paris et de la vie des gens, amour du théâtre et de sa magie, nostalgie de la jeunesse enfuie, culte de l’amitié fraternelle, plaisir à saisir l’instant fugace. Un poète en explique un autre. La présente édition est significativement augmentée: préface érudite du professeur Alain Lanavère ; index glosé de 450 entrées; et foisonnante iconographie, rassemblée par David Gattegno.

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