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16/06/2011

Hergé, Tintin, Haddock, Milou et les autres

Les éditions Pardès viennent de publier dans leur excellente collection "Qui suis-je" un Hergé signé par Francis Bergeron. Dans cette même collection, ce dernier est déjà l'auteur d'un Béraud, d'un Saint-Loup, d'un Monfreid et d'un Léon Daudet !

 

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"Hergé (1907-1983) «Tintin, c était moi, avec tout ce qu il y a en moi de besoin d héroïsme, de courage, de droiture, de malice et de débrouillardise. C était moi et je t assure que je n avais pas à me demander si cela plaisait ou non aux gosses.» La vie d’Hergé pourrait se résumer en quelques lignes, tant elle est banale. Son destin est le contraire d’une aventure : il n’a jamais eu de véritable engagement, dans aucun domaine : politique, syndical, humanitaire, caritatif. Il ne lui est jamais rien arrivé d’extraordinaire, si ce n’est d’avoir passé une journée – et une seule – dans une prison, en 1944. Une journée qui l’a profondément marqué.

Mais Hergé, c’est bien autre chose : c’est une œuvre. C’est une vie passée presque entièrement derrière la planche à dessin, un pur travail artistique et d’imagination. Il est, comme l’écrit Robert Poulet, un « “Belge moyen” [qui] avait une sensibilité d’aristocrate ».

Jusqu’à Tintin, les bandes dessinées s’adressaient aux enfants, et uniquement sur un mode comique. Elles ne faisaient pratiquement jamais allusion à la politique, à l’actualité, aux faits divers contemporains. Jusqu’à Tintin, aucune histoire dessinée n’avait jamais donné lieu à un vrai scénario. Jusqu’à Tintin, aucune BD ne pouvait se lire « comme un roman ». Jusqu’à Tintin, aucun adulte ne pouvait trouver un intérêt soutenu et renouvelé à ce genre de lecture.

Le travail d’Hergé appartient désormais au patrimoine universel. Depuis les rivages américains, sous l’impulsion de Steven Spielberg, une marée cinématographique va formidablement relancer le mythe, convertir d’autres générations et d’autres continents au culte hergéen. Eux aussi, à leur tour, « y en a verront Tintin, le boula-matari ! », comme nous disent les petits Africains, à la fin de Tintin au Congo.

Militant de divers groupuscules « solidaristes », dans sa jeunesse, après un  séjour dans les prisons de Moscou (1975) et dans les troupes phalangistes chrétiennes du Liban (1976), Francis Bergeron s’est essentiellement consacré depuis lors à l’action culturelle et à l’écriture. Il préside l’association (littéraire) des Amis d’Henri Béraud (500 adhérents). Auteur de livres pour enfants, il a vendu 300 000 exemplaires de la série du Clan des Bordesoule. Sur un plan purement professionnel, Francis Bergeron participe à la direction d’un groupe industriel international de premier plan."