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céline

  • Les personnages de Céline...

    Les éditions du Lérot viennent de publier le Dictionnaire des personnages dans l’œuvre littéraire et les textes retrouvés de Louis-Ferdinand Céline, établi par Gaël Richard, une nouvelle édition mise à jour après la publication des romans retrouvés, Guerre, Londres et La volonté du roi Krogold.

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    C’est en pensant à la fois au lecteur des romans, soucieux de trouver rapidement des repères sur leurs protagonistes et les figures qu’ils mentionnent, ainsi qu’au chercheur en quête de références transversales, que cette nouvelle édition du Dictionnaire des personnages de Louis-Ferdinand Céline a été refondue. Les quelques 2 420 notices qu’il renferme – près de 350 d’entre elles étant issues des textes retrouvés en 2021 – permettent de dresser un nouvel état des apports de la recherche sur les personnages de Céline. S’attachant à rassembler les connaissances acquises, tant sur les sources textuelles que les modèles réels et les données de l’expérience transposés par l’écrivain, cet outil de travail permet d’appréhender les textes les plus méconnus d’une œuvre littéraire qui continue à s’enrichir, en renvoyant aux éditions de références disponibles. Une table des noms des modèles, noms de fantaisie, surnoms, diminutifs et variantes offre la possibilité d’explorer d’autres pistes. Illustré de quelques pages manuscrites inédites qui éclairent l’art du romancier, ce volume vient ainsi compléter le Dictionnaire de la correspondance de Céline (2012), À la ronde du Grand Paris (2016) et La Bibliothèque de L.-F. Céline (2020).

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  • Céline : ses lettres au "cabotin" et à l'"hurluberlu"...

    Les éditions Gallimard viennent de publier un nouveau volume de correspondances de Céline intitulé Lettres à ses avocats français  1947-1953.

     

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    " Entre 1947 et 1953, alors qu'il est menacé d'extradition du Danemark, où il réside, afin d'être jugé en France pour collaboration avec les Allemands, Louis-Ferdinand Céline entretient une relation épistolaire cruciale avec les deux avocats chargés de le défendre. Le premier, Maître Albert Naud, est un ancien résistant ; le second, Maître Jean-Louis Tixier-Vignancour, a été lui aussi suspecté de collaboration avant de bénéficier d'un non-lieu. La presse française, notamment communiste, fait monter la pression autour de son procès : des témoignages douteux et de fausses photographies circulent. Les lettres de Céline depuis l'exil montrent un homme qui se bat avec la dernière énergie pour éviter la prison : "La Prison est le seul mot avec lequel je ne fasse pas joujou", écrit-il en 1948. Cette correspondance met en scène un trio dans une pièce à suspense et à rebondissements. Par-devers lui, Céline surnomme Naud le "cabotin" et Tixier l'"hurluberlu", et joue l'un contre l'autre, les deux avocats ne s'appréciant guère. Dans les coulisses passe le fidèle avocat danois de Céline, Maître Thorvald Mikkelsen, qui vient souvent en renfort. Après une manœuvre maladroite auprès de la Cour, Maître Tixier-Vignancour finit par trouver la solution du côté du tribunal militaire en mars 1951. Quelques mois plus tard, l'homme qui quitta précipitamment Paris en 1944 pour Baden-Baden se retrouve installé à Meudon, amnistié, son casier blanchi et toute son œuvre reprise par les Éditions Gallimard. Ce quatorzième volume de la "Série Céline", établi par Jean Paul Louis, réunit les deux volumes de lettres publiées aux Éditions La Flûte de Pan par Frédéric Monnier : celles à Albert Naud en 1984 et celles à Tixier-Vignancour en 1985. Cette nouvelle édition rassemblant 168 lettres, relues sur le fac-similé du manuscrit, bénéficie d'une documentation inédite et d'un nouvel appareil de notes, ainsi que d'une chronologie complète des affaires judiciaires de Céline entre 1944 et 1958."

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  • L'écrivain et l'arme...

    Les éditions Le Polémarque viennent de publier un essai de Frédéric Saenen intitulé L'écrivain et l'arme.

    Frédéric Saenen, agrégé de philologie romane, dirige la Revue générale, la plus ancienne revue belge, fondée à Bruxelles, en 1865. Critique littéraire, spécialiste de Céline et Drieu la Rochelle, il est l'auteur de plusieurs essais et, récemment, une biographie, Léon Degrelle (Perrin, 2025).

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    " De la hache de Raskolnikov au Walther PPK de James Bond, l’arme constitue souvent le ressort indispensable d’une narration littéraire ou filmique, quand ce n’est l’attribut indissociable d’un personnage de fiction.
    Un questionnement plus délicat s’ouvre avec les deux catégories suivantes : car, s’il est des écrivains qui s’affichent ponctuellement avec une arme, blanche (Jünger, Mishima) ou à feu (D’Annunzio, Hemingway, Burroughs), il en est d’autres chez qui le rapport à l’arme participe d’un prolongement naturel, logique, de leur processus créatif.
    La présence d’une arme entre les mains de quelque individu que ce soit n’est jamais anodine. Dans celles d’un écrivain, elle donne l’impression de se substituer à ses moyens d’expression traditionnels. Elle est un élément qui fait mystère mais aussi sens, une fois que l’on est parvenu à expliquer la nécessité de sa présence. Cet essai retrace l’histoire d’une fascination. "

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  • Le hussard Nimier...

    Les éditions Gallimard viennent de publier dans leur collection Quarto un recueil des Œuvres de Roger Nimier.

    Écrivain, journaliste et scénariste, Roger Nimier (1925-1962), qui a été institué par la critique littéraire chef de file des "Hussards". On rappellera dans son œuvre Les épées (1948), Le Hussard bleu (1950), Le grand d'Espagne (1950), D'Artagnan amoureux (1962) ou encore le scénario du film de Louis Malle, Ascenseur pour l’échafaud (1958).

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    " Dans une littérature d'après-guerre dominée par Sartre et Camus, la voix du jeune Roger Nimier, né en 1925, s'élève remarquablement. Insolent, provocateur, libre, Nimier choque intellectuels et critiques d'alors. Entre 1948 et 1951, il publie quatre romans, dont Le Hussard bleu qui l'impose sur la scène littéraire, ainsi qu'une série d'essais non conformistes (Le Grand d'Espagne). Qui est ce jeune écrivain de vingt-cinq ans ? Élève brillant et précoce, il commence ses études de philosophie à la Sorbonne en 1942. En mars 1945, il s'engage dans le 2e régiment des hussards, à Tarbes, et sera démobilisé en août. La période qui s'ouvre est, pour Nimier, celle d'un grand mensonge national, faite de bien-pensance et d'opportunisme. Au lieu de distinguer le bien du mal entre Vichy, le gaullisme et la collaboration, le jeune homme qui "veut comprendre" cherche à mettre en action la complexité politique et morale des choix et des situations. Il est bien trop tôt, la France n'est pas prête, et Nimier dérange. En réalité, il porte en lui le sentiment d'une dette à l'égard de ses camarades morts. L'écriture du roman est chargée d'acquitter cette dette, elle doit donner la parole aux jeunes disparus de la guerre et évoquer la génération des "Vingt ans en 45", dont ses héros sont les porte-parole. Rapidement Nimier conquiert le milieu littéraire, passant de la revue La Table ronde (1949) pour contrer l'existentialisme à Opéra en 1951, qu'il transforme en journal culturel. Au discours des bourgeois et des révolutionnaires, il oppose une ironie aristocratique, un scepticisme qui n'interdit pas l'indignation, une lucidité désabusée. Après la publication d'Histoire d'un amour (1953), il se consacre à la critique, aux chroniques. En 1956, il devient conseiller littéraire aux Éditions Gallimard, s'occupe de plusieurs collections, travaille à la reconnaissance littéraire d'écrivains déconsidérés, tels que Chardonne, Morand, Montherlant et Céline. Il se tourne aussi vers le cinéma, est l'auteur de scénarios de Louis Malle (Ascenseur pour l'échafaud, 1958) et d'Alexandre Astruc (Éducation sentimentale, 1962). Son décès dans un accident de voiture en 1962 survient alors qu'il achève D'Artagnan amoureux, signe d'un retour au roman. "

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  • Itinéraire d'un célinien gâté...

    Les éditions Douro viennent de publier un témoignage d'Emeric Cian-Grangé intitulé Itinéraire d'un célinien gâté.

    Passionné de Céline, Émeric Cian-Grangé a publié Céline's big band (Pierre-Guillaume de Roux, 2015) et D'un lecteur l'autre (Krisis, 2019) et dirige la collection "Du côté de Céline" aux éditions de La Nouvelle Librairie.

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    " Aux antipodes des publications savantes, des grands vacherins universitaires indigestes, ou des essais-puddings étouffants, on lira ce récit vitriolique avec la curiosité d'un enfant, ou l'avidité d'un célinien libre, ce qui devrait-être un pléonasme... Émeric Cian-Grangé nous propose ici d'enfin dévoiler le dessous des cartes. Celles de ses rages d'antan, celles de ses amours meurtries, mais encore celles de ses combats. Celui que l'auteur aura mené avec persévérance, endurance et ouverture d'esprit : avoir donné la parole au lectorat. Une spécificité d'autant plus légitime s'agissant de Céline, qui précisément aura façonné sa prose dans les faubourgs, au Passage Choiseul, en lisant Dabit. Enrichie de nombreuses annexes inédites, cette collection de portraits et de règlements de comptes du plus anonyme lecteur aux plus illustres céliniens sonne le glas des compromis, mais peut au moins claironner son authenticité. Ce livre retrace donc l'itinéraire d'une passion née au lycée, mais qui réfutera sans faillir l'esprit lycéen que critiquait Céline. "

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  • Louis-Ferdinand Céline, d'un Paris l'autre...

    Les éditions Parigramme viennent de publier Louis-Ferdinand Céline, d'un Paris l'autre, un ouvrage de David Labreure, agrémenté de nombreuses photographies et illustrations. David Labreure, docteur en lettres modernes, a consacré sa thèse à «Céline et l'hygiénisme».

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    " Du quartier du Palais-Royal à Montmartre, puis à Meudon, le Paris de Céline est aussi celui des fastes de la Belle Époque, de la misère des banlieues sordides, de la médecine en dispensaire, de la bohème de l'entre-deux-guerres, des heures noires de la collaboration et enfin de l'ultime refuge en bord de Seine où l'écrivain maudit achève de sculpter sa légende.

    Ce ne sont pas les monuments ou les belles avenues qui nourrissent la verve célinienne, mais plutôt les faubourgs, le petit peuple, la rue au ras du pavé. L'écrivain y puise le matériau d'une comédie humaine qui fait écho à ses propres amertumes et frustrations et ne cesse de brosser le portrait ambivalent d'une ville qu'il rejette par bien des aspects mais dont il ne peut fondamentalement se passer. "

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