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cioran - Page 3

  • Maximes et autres pensées remarquables...

    Les éditions du CNRS rééditent dans leur collection de poche Biblis Maximes et autres pensées remarquables des moralistes français, un recueil de textes et d'aphorismes établi par François Dufay. Agrégé de lettres et journaliste, François Dufay s'est notamment intéressé à la droite littéraire sous l'occupation et au cours de l'après-guerre...

     

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    " L’époque n’est plus aux moralistes et leurs sentences sonnent aujourd’hui comme un accord de clavecin. On leur préfère en général les philosophes du bonheur, les maîtres penseurs médiatiques ou les psys. Bien mal nommés, les moralistes ne prêchent pas la morale mais la dissèquent, la dépassent pour aller par-delà le bien et le mal. De La Rochefoucauld à Cioran en passant par Vauvenargues, Joubert, Valéry, c’est un bonheur de styles autour de la vanité des hommes, de l’illusion du progrès, de l’inutilité de la philosophie, de la solitude dans la vie de société…

    Un remède sans pareil contre la réduction du for intérieur et un éloge de la liberté d’être. "

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  • Cioran, une mythologie de l'inachevé...

    Les éditions du Soupirail viennent de publier un essai d'Eugen Simion intitulé Cioran, une mythologie de l'inachevé. Professeur d'histoire de littérature en Roumanie, Eugen Simion est un de meilleurs spécialistes de l’œuvre de Cioran, et notamment de sa partie roumaine...

     

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    " Comment s’approprier les paradoxes de Cioran qui ne dit une chose que pour la contester et semer un doute qui doute de lui-même ? Sinon en acceptant l’invitation qu’il nous fait de nous servir de ses aphorismes pour accéder nous-mêmes aux cimes d’où il regarde, lui, le monde d’un œil si curieux et si désabusé, si confiant et si déçu.

       A la frontière de la littérature et de l’investigation érudite, la « narration critique » d’Eugen Simion est un guide irremplaçable pour celui qui est tenté par cette ascension. Mettant à profit les quelque trois mille pages en roumain d’un auteur qui abandonne la langue de ses écrits de jeunesse pour devenir un maître de la littérature française, Eugen Simion raconte en romancier l’itinéraire de celui qui n’écrit que pour dénoncer les incompétences de l’écriture. Celle-ci n’est qu’une série de panneaux signalétiques destinés à nous conduire vers l’essentiel qui ne peut pas se dire, qui n’est que du vécu. Les compétences exceptionnelles d’historien de la littérature et le talent d’Eugen Simion nous mettent sur la piste de ce pays intérieur que les commentateurs français de Cioran ont trop souvent délaissé, faisant fi de la base, qui donne pourtant le sens véritable de l’ensemble. Facile d’accès et captivant, l’ouvrage d’Eugen Simion comble cette lacune en éclairant les essais français de Cioran par ses écrits de jeunesse et par sa très abondante correspondance. Il enrichit notre appréhension de l’œuvre de Cioran et nous évite les dérives d’une lecture qui risque de situer les enjeux de cette époustouflante démarche intellectuelle ailleurs que là où se trouve leur raison d’être. "

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  • Un cahier de l'Herne pour Cioran...

    Les éditions Flammarion viennent de rééditer dans leur collection de poche Champs le Cahier de l'Herne Cioran, paru initialement en 2009 et dirigé par Laurence Tacou et Vincent Piednoir. On trouvera dans le volume, outre de nombreux textes de Cioran, des contributions de Bruno de Cessole, Peter Sloterdijk, Michel Onfray, Clément Rosset ou Jean-François Gautier, notamment...

     

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    " Un ensemble de textes d'auteurs majeurs sur Cioran : le jeune essayiste roumain assoiffé d'absolu et impliqué dans les débats relatifs au devenir de son pays, ou l'écrivain français cultivant le retrait.

    À travers des textes inédits en France, et d'autres rarement publiés, nous avons cherché à aborder les divers Cioran, sans autre parti-pris que celui d'offrir à la lecture des éléments de réflexion. Du reste, les différents essais sur Cioran que nous publions ici - d'origine, de forme et d'époque variées - nourrissent d'autant plus l'approche que nous proposons qu'ils mêlent à des analyses de fond des anecdotes et des souvenirs qui sont riches d'enseignements. À cela, un choix de correspondances qui éclairent l'écart existant entre le "penseur" et l'"homme" Cioran, ces deux facettes d'un même être singulièrement divisé, pour ne pas dire: écartelé, et uns série de documents d'archives totalement méconnus provenant des Archives du Ministère de l'Intérieur de Bucarest. Le cahier iconographique apporte un riche complément à la biographie de Cioran.

    Traversé par de multiples contradictions, le parcours humain et intellectuel d’Emil Cioran est, aujourd’hui l’objet de débats passionnés qui témoignent de l’importance des questions qu’il soulève. D’abord auteur d’une oeuvre rédigée en roumain Cioran décide, en 1947, de ne plus s’exprimer qu’en français. Néanmoins, cette volonté de rompre avec le roumain (et avec le pays natal), ce changement d’idiome qui offrit aux lettres françaises l’un de ses plus brillants stylistes, fut pour Cioran, l’occasion d’une crise d’identité profonde. C’est que Cioran est l’homme des décalages, sinon des paradoxes : on le dit pessimiste, sceptique, misanthrope, et pourtant, ses essais, ses aphorismes ont quelque chose de revigorant... Sans parler de l’humour qui initie le lecteur à une immense relativisation, et donne d’ailleurs le ton de cet exercice permanent d’autoreniement qui caractérise si bien son écriture et sa pensée. "

     

     

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  • Cioran, apologue de la barbarie ?...

    « Si le monde tremble quand il entend le mot barbarie, c'est qu'il l'associe aux invasions sauvages... Mais ce genre d'ébranlement n'est-il pas préférable à un lent pourrissement ? À l'encontre de la barbarie antique, je conçois une barbarie intérieure, issue d'une purification extraordinaire du sang, d'une torture du cerveau, d'une vitalisation totale fusionnant à l'extrême les consciences individuelles ; elle engendrera, sur la décomposition ambiante, les fondements d'un monde qui, sans être meilleur ou plus harmonieux, présentera du moins la garantie d'une nouvelle vitalité, de valeurs complètement transfigurées. »

     

    Les éditions de L'Herne viennent de publier sous le titre Apologie de la barbarie, un recueil d'articles de Cioran, écrits au cours des années 30 et publiés dans la presse roumaine.

    Quand Cioran n'était pas encore le philosophe du désespoir, mais un jeune intellectuel fasciné par le fascisme...

     

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    " Il semble opportun, aujourd’hui, de proposer au lecteur ces écrits de jeunesse de Cioran, en lui demandant un regard lucide, sans préjugés et, surtout, sans les habituelles étiquettes de la pensée unique inaptes à saisir une démarche si extrême. Il convient néanmoins de préciser que certains propos exprimés ici peuvent choquer et n’entraînent, en aucun cas, l’adhésion de l’Éditeur.

    Lorsque Cioran, étudiant boursier à Berlin, rédige ces articles pour les journaux roumains Calendarul ou Gândirea, il y fait montre d’une fascination sans limite et assumée pour une Allemagne à laquelle Hitler promet un renouveau radical. Il reniera, plus tard, explicitement ses emballements d’alors, mais ces textes restent essentiels pour comprendre aussi bien l’évolution de sa pensée que celle de notre histoire passée et présente. En effet, le déferlement de violence qui y est invoqué, l’effondrement métaphysique, le déclin des valeurs morales et spirituelles, la perte d’identité d’une jeunesse désorientée à la recherche de solutions extrêmes, signent le sceau barbare d’une civilisation occidentale à l’agonie, d’une Europe des années 30 qui projette un éclairage cruel et singulièrement contemporain sur nos problématiques actuelles et notre impuissance à les résoudre. "
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  • Codreanu, Cioran, Eliade et les autres...

    Les éditions Perrin viennent de publier un essai de Traian Sandu intitulé Un fascisme roumain - Codreanu, Cioran, Eliade et les autres. Professeur à l'université Sorbonne nouvelle, Traian Sandu est l'auteur d'une Histoire de la Roumanie (Perrin, 2008) et a déjà publié les actes d'un colloque universitaire intitulé Vers un profil convergent des fascismes ? «Nouveau consensus» et religion politique en Europe centrale (L'Harmattan, 2010).

     

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    " Le fer de lance de ce fascisme porte le nom d’une organisation de masse dite la légion de l’Archange Michel. Créée en 1927, elle est aussi connue sous la dénomination de sa première façade politique, la Garde de fer. Ce mouvement légionnaire incarne un fascisme apparemment atypique à visage chrétien et rural, là où ses congénères de pays plus industrialisés et urbanisés sont païens et athées, et compte à son registre l’assassinat de deux Premiers ministres, l’embrigadement d’une grande partie du monde estudiantin – dont la fraction la plus brillante des jeunes intellectuels spiritualistes comme Mircea Eliade ou brutalement modernistes comme le jeune Cioran –, la mise en place d’une véritable contre-société au sein de ses « nids » et enfin, en 1937, le plus beau succès électoral d’un parti fasciste après ceux du NSDAP en 1932, avant l’assassinat sur ordre du roi Carol II du Capitan Corneliu Codreanu, le fondateur et l’âme de la Garde de fer. L’influence de son idéologie sur la politique antisémite du maréchal Antonescu durant la guerre, sur le national-communisme de Ceausescu et sur le populisme contemporain est frappante. "

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  • La dernière année de la paix...

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    Le numéro d'octobre 2013 de la revue Le spectacle du monde est en kiosque. 

    Le dossier est consacré à l'année 1913, la dernière année de la paix. On pourra y lire, notamment, des articles d'Eric Branca ("Les feux du crépuscule" ; "Autopsie d'un désastre"), de Jean des Cars ("Portrait de famille avant divorce"), de Christian Brosio ("Une civilisation entre apogée et décadence"), de François Bousquet ("L'an I des avant-gardes").

    Hors dossier, on pourra aussi lire, notamment, des articles de Fabrice Madouas ("Les illusions de Monsieur Peillon"), de Philippe d'Hugues ("Jean Cocteau, poète à l'état pur"), d'Anne-Sophie Yoo ("D.H. Lawrence, dernières nouvelles"), de François Bousquet ("Proust, les cent ans de la Recherche") ou de Bruno de Cessole ("Le désabusement allègre d'un disciple de Cioran"). Et on retrouvera aussi  les chroniques d'Eric Zemmour ("Danse au-dessus d'un volcan"), de Patrice de Plunkett ("Confusion des genres") et de François d'Orcival ("L'humiliation syrienne de François Hollande").

     

     

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