Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • L'appel de l'Eurasie...

    Les éditions Avatar viennent de publier L'appel de l'Eurasie, un livre d'entretien entre Alexandre Douguine et Alain de Benoist. Théoricien russe du néo-eurasisme et géopolitologue influent, Alexandre Douguine a vu un de ses essais La quatrième théorie politique récemment publié en France aux éditions Ars magna.

    Ce livre sera disponible à la vente à l'occasion de la conférence sur le thème de La voie eurasiste, qui se déroulera le 25 mai à Paris en présence d'Alexandre Douguine et d'Alain de Benoist.

     

    Appel de l'Eurasie.jpg

     

    " « Ce qui frappera sans doute le plus le lecteur français à la lecture de ce livre, c’est l’originalité profonde des idées eurasistes. Sur certains points, elles recoupent des notions ou des réflexions qui peuvent nous être familières, mais sur quantité d’autres elles font appel à des schémas qui nous paraissent inédits, car elles s’appuient sur des problématiques auxquelles nous ne sommes pas habitués. C’est la raison pour laquelle toutes les interprétations que l’on a pu faire de l’eurasisme tombent dans la propagande réductrice dès l’instant qu’on cherche à le ramener à autre chose qu’à lui-même. »

    Dans le sillage de cet extrait de la préface d’Alain de Benoist, le lecteur trouvera matière considérable pour appréhender les multiples facettes d’une véritable Weltanschauung, riche et foisonnante, parfois déconcertante, en se plongeant dans cette dense et captivante conversation, au cours de laquelle la figure de proue du néo-eurasisme, Alexandre Douguine et son interlocuteur français, rivalisent de dextérité et d’érudition.

    Celle-ci est augmentée, pour cette nouvelle édition revue et corrigée, de plusieurs textes rédigés par le théoricien russe, comme « Mission eurasienne », « La bataille pour l’Ukraine », « L’unipolarité est mauvaise » ou « Le projet de la Grande Europe ». "

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • Que des ennemis à droite ?...

    Nous reproduisons ci-dessous une excellente mise au point de Xavier Eman, cueillie sur Zentropa et consacré à la "stratégie" d'union des droites...

     

    ni_droite_ni_gauche.jpg

     

    Que des ennemis à droite !

    Enfant bâtard de l’actuelle mobilisation contre le « mariage pour tous »: le serpent de mer de « l’union des droites » est à nouveau sur beaucoup de lèvres et dans non moins d’esprits.

    Alors que le clivage gauche/droite semblait avoir définitivement démontré son inanité et que de véritables recompositions pouvaient être espérées autour des vraies césures fondamentales que sont libéralisme/socalisme et localisme/mondialisme, l’actualité à offert une occasion inespérée de ragaillardir la tartufferie éculée en une nouvelle crispation partisane autour de sujets sociétaux certes non négligeables mais qui ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. Las! Les prurits droitards refleurissent comme boutons d’acné sur un visage d’adolescent. Chassez le naturel, il revient au galop. Au nom de la « stratégie » et de l’opportunité du moment, on glisse des montagnes du Chiapas aux arrières-boutiques de l’UMP… quelle dégringolade! C’est la grenouille qui croit qu’elle va manipuler le boeuf. Les sirènes des alliances locales, voir nationales, le fumet des postes et des prébendes, même bien modestes, font frétiller les sens et peuvent troubler les consciences…

    Une fois de plus la jeunesse patriote et rebelle semble sur le point de se faire berner, enfermer dans des calculs à courte vue et des tactiques qui ont pourtant déjà démontré maintes fois, notamment en Italie, qu’elles ne menaient qu’au fiasco, à la trahison et à l’infamie. Et ce piège nous y tomberons encore et encore tant que nous n’aurons pas compris, intégrés, admis, affirmés et réaffirmés que nous ne sommes pas de droite. Nous, jeunes et moins jeunes patriotes, identitaires, solidaristes, fascistes n’avons rien de plus ni de moins en commun avec la pseudo opposition de droite qu’avec la majorité de gauche. Hollande n’est pas notre président mais Sarkozy ne l’était pas non plus et Copé le serait encore moins, si tant est que cela soit possible. Nous ne devons et pouvons pas admettre des assimilations voire des coopérations avec les fossoyeurs de la nation, les domestiques des Etats-Unis et de la finance internationale, les fourriers de l’immigration et les chantres du libéralisme, c’est à dire de la mondialisation.

    Contrairement aux moutons et aux veaux, nous n’avons pas la mémoire courte! Le regroupement familial, l’IVG, l’imposition du Traité européen pourtant rejeté par référendum (déni de démocratie d’une autre ampleur que le mariage pour tous!), la réintégration de l’Otan, la guerre en Libye, le boom de la vidéosurveillance, la loi Hadopi, le travail du dimanche (Où était les sourcilleux catholiques d’aujourd’hui?), la suppression de la dite « double peine », la création de la Halde… tout cela, nous savons à qui nous le devons!

    De Christine Lagarde, glissant d’un ministère où elle rédigeait ses notes de service en anglais au fauteuil de présidente du FMI, à Claude Goasguen prolongeant son engagement à Occident au sein de l’association France-Israël en passant par Boutin la tartuffe et ses missions sarkozystes à 9000 euros par mois, Guéant et ses mallettes de pognon, Parisot et sa morgue, Peltier le minot serial-arriviste, tous ces sinistres pantins sont l’antithèse de ce que nous sommes, de ce en quoi nous croyons et de ce que nous espérons pour notre peuple et notre civilisation! Il faut le dire et le marteler: nous n’avons que des ennemis à droite!

    Xavier Eman (Zentropa, 15 mai 2013)

    Lien permanent Catégories : Points de vue 0 commentaire Pin it!
  • Dominique Venner : les raisons d'une mort volontaire...

    « Une mort peut agir sur l'avenir comme une irradiation. »

    Yukio Mishima

     

    Dominique Venner a laissé une courte déclaration écrite pour faire connaître les raisons de son choix d'une mort volontaire. Nous reproduisons son texte ci-dessous.

     

    Soleil noir.JPG

     

     

    Les raisons d’une mort volontaire

    Je suis sain de corps et d’esprit, et suis comblé d’amour par ma femme et mes enfants. J’aime la vie et n’attend rien au-delà, sinon la perpétuation de ma race et de mon esprit. Pourtant, au soir de cette vie, devant des périls immenses pour ma patrie française et européenne, je me sens le devoir d’agir tant que j’en ai encore la force. Je crois nécessaire de me sacrifier pour rompre la léthargie qui nous accable. J’offre ce qui me reste de vie dans une intention de protestation et de fondation. Je choisis un lieu hautement symbolique, la cathédrale Notre Dame de Paris que je respecte et admire, elle qui fut édifiée par le génie de mes aïeux sur des lieux de cultes plus anciens, rappelant nos origines immémoriales.

    Alors que tant d’hommes se font les esclaves de leur vie, mon geste incarne une éthique de la volonté. Je me donne la mort afin de réveiller les consciences assoupies. Je m’insurge contre la fatalité. Je m’insurge contre les poisons de l’âme et contre les désirs individuels envahissants qui détruisent nos ancrages identitaires et notamment la famille, socle intime de notre civilisation multimillénaire. Alors que je défends l’identité de tous les peuples chez eux, je m’insurge aussi contre le crime visant au remplacement de nos populations.

    Le discours dominant ne pouvant sortir de ses ambiguïtés toxiques, il appartient aux Européens d’en tirer les conséquences. À défaut de posséder une religion identitaire à laquelle nous amarrer, nous avons en partage depuis Homère une mémoire propre, dépôt de toutes les valeurs sur lesquelles refonder notre future renaissance en rupture avec la métaphysique de l’illimité, source néfaste de toutes les dérives modernes.

    Je demande pardon par avance à tous ceux que ma mort fera souffrir, et d’abord à ma femme, à mes enfants et petits-enfants, ainsi qu’à mes amis et fidèles. Mais, une fois estompé le choc de la douleur, je ne doute pas que les uns et les autres comprendront le sens de mon geste et transcenderont leur peine en fierté. Je souhaite que ceux-là se concertent pour durer. Ils trouveront dans mes écrits récents la préfiguration et l’explication de mon geste.

    Dominique Venner (21 mai 2013)

     

    Lien permanent Catégories : Textes 0 commentaire Pin it!