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paul serey

  • Ungern, le dossier...

    Les éditions Basseterre viennent de publier Ungern - Le dossier, une anthologie de textes, de documents et de témoignages consacrés au Baron  Roman von Ungern-Sternberg et rassemblés par Paul Serey, avec une préface de Laurent Schang.

     

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    « Le recueil de textes qu’on va lire, qui sont pour la plupart inconnus du public français, présente un intérêt tout à fait exceptionnel. Jamais une telle somme n’avait été réunie et traduite sur ce que nous avons appelé ailleurs la « geste négative » du dernier général blanc. Elle est l’œuvre de Paul Serey, à qui l’on doit déjà l’exhumation du témoignage de Noudatoff. Le « baron fou » a trouvé en lui son anthologiste. Fou d’Ungern, Serey l’est assurément. Qu’il nous permette, au moment où le lecteur s’apprête à plonger dans le chaos de la guerre civile russe et de son prolongement centre-asiatique, de lui faire part de l’enthousiasme qui fut le nôtre lorsque nous prîmes connaissance des pièces du dossier. C’était donc vrai : des anciens de l’ « armée » d’Ungern s’étaient réfugiés à Harbin en Mandchourie, à Shanghai, ou encore à Urumqi, dans la province du Turkestan chinois, et avaient couché leurs souvenirs sur le papier. Leur point commun ? Soldats de métier ou desperados égarés, l’un médecin militaire, l’autre chauffeur mécanicien, ils ne se préoccupaient guère de l’instauration d’un grand Royaume mongol du Milieu, qui eût été à la fois un sanctuaire et une tête de pont permettant d’envisager la reconquête de la Sainte Russie. À trop vivre dans son rêve, un rêve entretenu au quotidien par un aréopage de lamas dévoués, Ungern oublia que le guerrier ordinaire se nourrit de tout autre chose que de visions d’apocalypse, de punitions infamantes et de rossées redoublées. Sa déroute face à la 5e armyia soviétique aux abords de Troitskosavsk, survenue dans des circonstances si improbables qu’elle paraît tenir plus de l’acte manqué que de la négligence tactique, lui avait coupé la route de la Transbaïkalie. Le meurtre du plus fidèle de ses lieutenants, le général Rézoukhine, par un groupe d’officiers félons, précipita sa chute. Adieu, désert de Gobi ; adieu, Tibet. La légende était en marche : elle jaillit à chacune de ces pages. »   Laurent Schang

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  • Le témoignage d'un lieutenant du Baron Ungern...

    Les éditions du Verbe Haut viennent de publier un ouvrage intitulé Baron Ungern : un officier témoigne, un mystérieux témoignage d'un lieutenant de Ungern-Sternberg découvert (?!...) par Paul Serey, avec une préface de Laurent Schang. Ecrivain, Paul Serey est déjà l'auteur d'un roman intitulé Le carrousel des ombres (Équateur, 2019).

     

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    " Voici un livre qui ravira les inconditionnels, et nous les savons nombreux, du « Baron », ainsi qu’ils le nomment entre eux, sans précision supplémentaire, comme on prononce une évidence. Un livre qui en intriguera aussi plus d’un, tant le texte qu’on va lire, surgi de nulle part – quoique, pas tout à fait – alors qu’on avait cessé d’espérer l’exhumation d’un tel trésor, est de nature à susciter la méfiance du lecteur le moins rompu aux subtilités de l’herméneutique.

    Ce livre, unique et inédit, nous le devons à Paul Serey. Sa découverte, aux confins de la Transbaïkalie, tient presque du miracle. Serey raconte :

    « C’est alors que commença une longue discussion. Le Baron… Ce Baron que je traquais depuis des semaines… Oh, il le connaissait bien ! On aurait pu jurer qu’il l’avait rencontré. Il en parlait avec des accents terribles. Il citait des noms, lieux, officiers, soldats… Et les Rouges, et les Blancs… Et la guerre, et le sang… Les massacres, les tortures, et toutes les turpitudes de la guerre civile. 1921, Ungern.

    Je le quittai étourdi… Je revins le lendemain. Il ne semblait pas étonné. L’œil asiate me dévisagea et l’homme prit un air grave. Il se pencha, ouvrit un tiroir et en sortit un document relié. Voilà, me dit-il.

    Tu peux regarder. Je pris le manuscrit et commençai à lire. Noudatoff. L’officier Noudatoff. Russe blanc repenti. L’officier repenti Noudatoff, témoin de l’épopée du Baron fou ! Un témoignage ! »

    C’est le fruit de cette découverte que le lecteur tient actuellement entre ses mains. Un document exceptionnel, répétons-le, un trésor. "

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