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24/06/2014

Racaille Football club...

Les éditions J'ai lu viennent de rééditer Racaille football club, l'enquête critique de Daniel Riolo sur le football professionnel en France, parue en 2013. Un bon moyen de prendre un peu de recul et de conserver sa lucidité sur les prestations de la sélection nationale au Brésil, pour la Coupe du monde... Daniel Riolo est journaliste sportif sur RMC.

 

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" Juin 2012 : la France est éliminée de l'Euro. Pour la troisième fois consécutive, les Bleus quittent une compétition internationale têtes basses. Outre ces piteux résultats sportifs, l'équipe de France de football se retrouve au coeur de polémiques qui vont alimenter les chroniques bien au-delà des pages sportives. On reparle de maillot français sali, d'hymne national pas chanté, bref d'une sélection nationale que les Français n'aiment plus.
L'attitude des joueurs est au cœur du problème. Et la récupération politique est là, en embuscade. Les racailles, la culture racaille. Fantasmes et réalités se côtoient. 80 % des footballeurs sont originaires de banlieue et ce n'est pas sans conséquence. Oui, l'islam est la première religion du foot hexagonal. Et oui, la formation "à la française" est coupable, entraînant de nombreux débats où tout se mélange : banlieue, intégration, respect ou irrespect, immigration, communautarisme.
Les Bleus reflètent un problème social. Et sur l'échiquier politique, le dossier de l'accusation est plus ou moins lourd selon qu'on déplace le curseur de l'extrême droite vers l'extrême gauche... Mais est-il permis d'aller au-delà des discours politiques convenus et caricaturaux ? Le foot français est-il vraiment devenu un "Racaille Football Club" ? "

19/05/2010

Les intellectuels, le peuple et le ballon rond...

 "[...] Ce qui déplaît visiblement à certains adversaires du sport est qu'il soit éminemment populaire -  que le peuple, ainsi qu'il l'a toujours fait, s'enthousiasme pour les compétitions sportives (d'autant plus qu'à notre époque, il n'a plus guère d'occasion de s'enthousiasmer pour autre chose). Or le prestige du champion est indissociable de la fierté du groupe auquel il appartient et qui se reconnaît en lui : la compétition sportive implique un monde commun et des valeurs partagées.[...]"  Robert de Herte, Règne des records ou gloire des champions ?, in Eléments n°125, été 2007 

 

Dans Les intellectuels, le peuple et le ballon rond, que les éditions Climats rééditent sept ans après sa première sortie, Jean-Claude Michéa, auteur de L'empire du moindre mal et de Impasse Adam Smith, défend le football en tant que grand sport populaire et dénonce sa marchandisation. A lire avant la déferlante télévisuelle de la Coupe du monde !... 

Michéa et le football.jpg

"Ce texte est d’abord prétexte à rendre hommage à Football, ombre et lumière, un grand livre de l’écrivain uruguayen Eduardo Galeano, paru aux éditions Climats en 1998. Mais Jean-Claude Michéa ne se contente pas ici de signaler l’intérêt philosophique indéniable de cet ouvrage, ni d’écrire de très belles pages sur ces footballeurs qui défièrent la gravité et donnèrent leurs noms à des gestes impensables. En dévoilant les mécanismes du mépris entretenu par une bonne partie des classes éduquées à l’encontre des sports populaires en général, et du football en particulier, il approfondit sa critique de l’Économisme, et de cette “ minorité civilisée ” chargée de mettre en pratique ses diktats. Le texte de Jean-Claude Michéa, introduit par une note de présentation de l’éditeur, sera accompagné de quelques nouvelles d’Eduardo Galeano, tirées de son livre, Football, ombre et lumière. Beckenbauer et Baggio y côtoient en bonne intelligence Camus et Pasolini. "