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  • Abel Bonnard, l'exilé...

    Les éditions Lif viennent de publier dans leur collection « Qui suis-je ? » un Bonnard écrit par Yves Morel. Diplômé de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), docteur ès-lettres, Yves Morel est, notamment l'auteur d'un essai intitulé La vraie pensée d'Augustin Cochin (Via Romana, 2019).

     

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    " Fils naturel d’un Bonaparte, né à Poitiers en 1883, Abel Bonnard est sans doute le dernier grand écrivain classique français et l’égal de nos moralistes (de Montaigne à Rivarol, La Rochefoucauld, La Bruyère et Vauvenargues). Des livres comme L’Enfance, L’Amitié, L’Argent, ont renouvelé le genre. Classique, Bonnard l’est aussi par sa maîtrise de l’art du pamphlet: l’Éloge de l’ignorance (1926) et, surtout, Les Modérés (1936), la plus pénétrante critique de la IIIe République, ont fait date.
    Il connut une célébrité extraordinaire. Plume virtuose, coqueluche du milieu littéraire et des salons parisiens, grand voyageur, écrivain encensé par la critique, il fut élu à l’Académie française en 1932 (exclu en 1944).
    Analyste pénétrant de la société de son époque, intellectuel engagé pour la cause de la restauration de la grandeur de la France et de la civilisation européenne, il apporta son soutien à Jacques Doriot et au Parti populaire français.
    Défenseur d’une politique de collaboration avec l’Allemagne hitlérienne, il devint ministre de l’Éducation nationale en avril 1942.
    Exilé en Espagne après 1945, condamné à mort par contumace, il meurt à Madrid le 31 mai 1968. Depuis la Libération, il subit une véritable damnatio memoriae : on ne lui pardonne pas sa dénonciation sans complaisance des fausses valeurs inspirant la République française. Bonnard représente l’antirépublicain absolu."

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  • Les bonnes consciences et les comptes de l’esclavage...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Balbino Katz, cueilli sur Breizh-Info et consacré à la fumeuse question de la réparation de l'esclavage...

     

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    Les bonnes consciences et les comptes de l’esclavage

    Au bar des Brisants, à la pointe de Léchiagat, le matin avait cette lumière grise et nette que la Bretagne sait répandre sur les choses sans les embellir ni les assombrir. Au-dehors, le port s’éveillait avec ses bruits de chaînes, de moteurs et de goélands ; devant moi refroidissait un café dont j’avais oublié de boire la moitié. Je parcourais The Times sur ma tablette lorsque je tombai sur une chronique de Tony Sewell, baron Sewell de Sanderstead, Britannique noir comme du cirage né à Londres de parents jamaïcains, qui s’amusait à écrire le discours que Charles III devrait, selon lui, prononcer devant les chefs de gouvernement du Commonwealth.

    L’exercice est savoureux. Le roi doit prochainement se trouver face à plusieurs dirigeants des Caraïbes qui entendent remettre sur la table la question des réparations dues par le Royaume-Uni pour l’esclavage. Sewell imagine le piège : quelques paroles de componction royale, une demande d’excuses, puis cette mécanique désormais bien rodée par laquelle la contrition morale finit par rencontrer la comptabilité publique. Une faute commise il y a deux siècles est portée au débit de contribuables qui n’y furent pour rien et au crédit d’hommes qui ne l’ont pas subie. Ainsi va notre étrange conception contemporaine de la justice.

    L’antienne est connue. Elle ne concerne d’ailleurs plus seulement l’esclavage. La « réparation » est devenue l’un des grands mots de passe de la pensée décoloniale : réparation de la colonisation, réparation de l’esclavage, restitution des objets, restitution des terres, repentance des États, repentance des familles, repentance des musées, repentance presque héréditaire des peuples. Derrière l’apparente générosité du procédé se cache une conception singulière de l’histoire : les culpabilités se transmettraient comme les titres de propriété, tandis que les créances morales survivraient indéfiniment aux victimes elles-mêmes.

    Cette idée prospère d’autant mieux qu’elle exige fort peu de connaissances historiques. Il suffit de distribuer les rôles. Ici les coupables, là les victimes. Ici l’Europe, là le reste du monde. Puisque l’histoire humaine se prête médiocrement à cette simplicité, on la débite en morceaux. On en conserve la traite atlantique, on oublie les autres ; on désigne les armateurs européens, on laisse dans l’ombre ceux qui leur vendaient les captifs ; on rappelle les profits tirés de l’esclavage, beaucoup moins volontiers les sommes considérables engagées ensuite pour le supprimer.

    La France possède dans ce domaine une pièce d’anthologie. La loi du 21 mai 2001, dite loi Taubira, reconnaît comme crime contre l’humanité la traite transatlantique et celle de l’océan Indien ainsi que l’esclavage perpétré contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes. Le choix de son périmètre n’était pas innocent. Interrogée en 2006 sur la traite arabo-musulmane, Christiane Taubira avait expliqué, selon L’Express, qu’il ne fallait pas trop l’évoquer afin que les « jeunes Arabes » ne portent pas le poids de cet héritage. La formule est admirable. La culpabilité historique serait donc un fardeau insupportable pour les uns et une salutaire pédagogie pour les autres. On comprend alors que nous ne sommes plus tout à fait dans l’histoire. Nous sommes dans l’administration politique de la mémoire.

    Sewell, lui, prend le problème à rebours. Il ne cherche nullement à nier l’abjection de la traite atlantique. Il rappelle une évidence devenue presque inconvenante : l’esclavage n’est ni une invention britannique, ni une invention européenne, ni même une singularité de la civilisation occidentale. C’est une institution d’une effroyable banalité historique. On la trouve chez les Grecs et les Romains, dans le monde germanique, en Afrique, en Asie, dans les sociétés musulmanes, dans les Amériques précolombiennes. Des hommes ont réduit d’autres hommes en servitude bien avant que le premier navire portugais ait mouillé devant les côtes de Guinée.

    Une vieille histoire ecclésiastique, que rapporte Bède le Vénérable, en donne une illustration plaisante. Le futur pape Grégoire le Grand aurait aperçu sur un marché romain de jeunes esclaves venus des îles Britanniques, remarquables par leur blondeur. Apprenant qu’ils étaient des Angles, Angli, il aurait répondu qu’ils étaient plutôt des anges, angeli. Le jeu de mots a peut-être été enjolivé par les siècles ; sa présence dans une tradition du VIIIe siècle suffit toutefois à rappeler une chose : les peuples dont les descendants sont aujourd’hui sommés de répondre de l’esclavage furent eux-mêmes, à d’autres époques, abondamment vendus comme esclaves.

    Durant des siècles, les marchés méditerranéens virent passer Slaves, Germains, Africains, chrétiens et païens. Les razzias barbaresques emmenèrent en captivité des Européens jusque sur les côtes d’Irlande et d’Islande. Le mot même d’« esclave » nous vient des Slaves, tant ces derniers furent nombreux à connaître la servitude au Moyen Âge. À vouloir ouvrir les grands livres de comptes de l’humanité, on risque fort de manquer de papier.

    La traite atlantique présente naturellement ses caractères propres, son immensité et son organisation commerciale. Quant à la traversée océanique, dont les horreurs peuplent depuis deux siècles notre imaginaire historique, elle mérite d’être examinée avec davantage de discernement. Les travaux des historiens Herbert Klein et Stanley Engerman ont montré que la mortalité à bord des navires négriers était sensiblement inférieure aux chiffres longtemps répétés et pouvait être comparable à celle des transports de troupes ou de forçats européens. Les négriers avaient d’ailleurs une raison fort prosaïque de préserver la vie de leurs captifs : chaque mort représentait une perte sèche. Ils adoptèrent ainsi des méthodes de surveillance sanitaire, d’alimentation et d’organisation des traversées destinées à limiter la mortalité, non par humanité, mais par intérêt commercial.

    Il y eut des traversées effroyables, des épidémies, des hécatombes. Il y eut également des transports militaires européens où la mort prélevait un tribut comparable. Rien de cela ne diminue l’abjection de l’esclavage ; cela rappelle simplement que l’histoire ne gagne rien à être racontée comme une succession d’images d’Épinal, fussent-elles destinées à édifier les bonnes consciences.

    La traite atlantique demeure surtout impossible à comprendre si l’on supprime du tableau la participation africaine. Les négriers européens ne parcouraient pas la savane avec des filets pour capturer leurs victimes, selon l’imagerie enfantine que suggère parfois notre enseignement mémoriel. Ils achetaient sur les côtes des êtres humains fournis par des royaumes, des chefs et des marchands africains, issus notamment de guerres, de razzias, de condamnations ou de formes locales de servitude. Des nations africaines s’engagèrent ainsi dans des guerres dont le butin recherché n’était pas tant la conquête de territoires que celle d’êtres humains destinés à la vente.

    Sewell le dit avec une franchise qui serait probablement jugée inconvenante sous nos latitudes : ses interlocuteurs ouest-africains savent fort bien que le commerce atlantique n’aurait pu prendre cette ampleur sans des Africains vendant captifs et esclaves à des Européens. Et il ajoute aussitôt que l’esclavage ne se partage pas entre une bonne et une mauvaise variété selon la couleur du maître : « il n’y a pas de degrés dans l’esclavage ».

    Il faut aller plus loin. Les royaumes et les familles africaines qui s’enrichirent durant des générations dans le commerce des esclaves ne se sont pas tous évaporés avec l’abolition de la traite. Leurs descendants ne se sont pas davantage évanouis dans la nature. Les grandes familles européennes ont transmis des terres, des fortunes, des alliances, une instruction et des positions sociales à leurs héritiers. Pourquoi supposer que les sociétés africaines auraient échappé à ces lois ordinaires de la transmission ? Certaines élites africaines contemporaines descendent, au moins pour partie, des familles qui exerçaient autrefois le pouvoir politique et commercial, y compris de celles qui tiraient profit de la capture et de la vente d’êtres humains. Dans l’ancien empire ashanti, notamment, certaines familles appartenant aux élites esclavagistes surent conserver leur position après l’abolition de la traite.

    Il y aurait donc quelque malice à découvrir, parmi les représentants des nations qui réclament aujourd’hui des réparations aux Européens, des descendants de ceux qui vendaient les esclaves aux négriers. Ce n’est nullement impossible ; dans certaines anciennes familles dirigeantes, c’est même historiquement vraisemblable. Faudra-t-il alors leur demander de contribuer aux réparations qu’ils réclament ? Rechercher dans leurs généalogies la part des bénéfices que leurs aïeux auraient retirée du trafic ? Les poursuivre jusqu’à la dixième génération ? Ou bien décider que la transmission des fautes s’arrête providentiellement aux frontières de l’Europe ? Voilà ce que devient la comptabilité des culpabilités héréditaires lorsqu’on consent enfin à regarder les deux colonnes du grand livre.

    Cette même interrogation pourrait être étendue à toutes les familles de négociants qui, au cours des siècles, se sont enrichies en faisant commerce d’êtres humains. Certaines furent spécialisées dans l’achat d’enfants en Germanie ou dans les pays slaves, d’autres approvisionnèrent les marchés méditerranéens, d’autres encore participèrent au commerce des esclaves chrétiens dans les terres d’Islam. Les circuits, les peuples et les religions changèrent ; le trafic, lui, demeura. Faudrait-il proscrire à jamais leurs descendants du genre humain pour des fautes commises par des ancêtres qu’ils n’ont pas connus ?

    Voilà précisément ce qui rend l’industrie contemporaine de la réparation si absurde. Qui descend de qui ? Qui paierait à qui ? Dans quelle famille trouverons-nous seulement des victimes et dans quelle autre seulement des bourreaux ? Que faisons-nous du descendant d’un esclave affranchi devenu lui-même propriétaire d’esclaves ? Du descendant d’un négociant africain ayant vendu des captifs ? Du descendant d’un marin britannique mort en combattant la traite ? De celui dont l’ancêtre n’avait ni navire, ni plantation, ni seulement de quoi acheter ses souliers ?

    Aux États-Unis, où les idées les plus extravagantes finissent toujours par disposer d’une fondation, d’une chaire universitaire et d’un budget, la gauche américaine débat depuis longtemps de réparations versées aux descendants d’esclaves. La question possède sa logique propre dans un pays où l’esclavage et la ségrégation ont laissé une trace profonde. Poussée jusqu’au bout, elle en rencontre pourtant une autre : faudra-t-il alors calculer également la créance des familles dont un fils mourut sous l’uniforme de l’Union pour abattre la Confédération ? Donnerons-nous une prime aux descendants de ceux qui tombèrent à Gettysburg afin que d’autres puissent devenir libres ? Les descendants des confédérés paieraient-ils une double réparation ?

    On voit l’abîme. À partir du moment où les droits et les fautes deviennent héréditaires, toute l’histoire humaine se transforme en étude notariale.

    Sewell rappelle surtout ce que la vulgate contemporaine aime le moins : le Royaume-Uni esclavagiste fut également le Royaume-Uni abolitionniste. Après avoir interdit la traite, il lança la Royal Navy à la poursuite des négriers. Le West Africa Squadron captura, entre 1808 et 1860, environ 1 600 navires et libéra quelque 150 000 captifs, au prix de plus de 1 500 marins anglais morts. L’abolitionnisme traversa alors toute la société, des quakers aux évangéliques, des chartistes ouvriers aux dames de la bonne société qui renonçaient au sucre produit par les esclaves.

    Il est donc singulier de présenter à la Grande-Bretagne une facture sans porter simultanément cette colonne au crédit. Le pays qui participa au commerce des esclaves fut aussi celui qui engagea une partie de sa puissance maritime, de son prestige diplomatique et de son argent pour y mettre fin. Les abolitionnistes britanniques avaient-ils pour mobile une repentance avant la lettre ? Point du tout. Ils agissaient au nom de convictions morales et religieuses qui leur faisaient considérer l’esclavage comme une abomination. Une idée dont la naissance et le développement appartiennent aussi à l’histoire européenne, ce que les contempteurs de l’Europe se gardent généralement de rappeler.

    Le mécanisme de la culpabilisation n’est d’ailleurs pas propre aux Caraïbes. Les nations malheureuses aiment les créanciers imaginaires. L’Algérie en offre depuis des décennies un exemple presque chimiquement pur. Un pouvoir incapable de fournir à son peuple tout ce que ses ressources naturelles devraient lui permettre de posséder trouve dans le contentieux colonial avec la France une inépuisable rente politique. Chaque difficulté présente peut être renvoyée à un malheur passé. Le ressentiment possède cette vertu pour les régimes défaillants qu’il détourne les yeux de la fenêtre pour les tourner vers le cimetière.

    Tony Sewell observe un phénomène voisin dans les Caraïbes. Selon lui, la demande de réparations est largement portée par les élites politiques tandis que les populations se préoccupent d’éducation, de pauvreté, d’avenir économique et de la qualité de leurs gouvernements. La Jamaïque contemporaine, écrit-il en substance, a des problèmes bien réels ; tous ne peuvent décemment être déposés deux siècles plus tard au seuil de Buckingham Palace.

    C’est probablement le passage le plus subversif de sa chronique. Une nation adulte commence peut-être précisément lorsqu’elle cesse d’attribuer chacune de ses infirmités aux maîtres qu’elle eut autrefois.

    Les militants de la réparation objecteront que les descendants des esclaves souffrent encore des conséquences économiques de l’asservissement de leurs ancêtres. Le raisonnement mérite d’être entendu lorsqu’il s’appuie sur des faits précis. Il devient beaucoup plus aventureux lorsqu’il prétend transformer deux siècles d’histoire sociale, de mariages, de migrations, d’ascension et de déclassement en une ligne comptable transmissible par le sang. Il faudrait alors tenir compte de tout : des héritages, des guerres, des fortunes dissipées, des abolitions, des métissages, des migrations postérieures, des politiques publiques, des choix individuels. La belle simplicité morale se dissoudrait aussitôt dans la complexité du réel.

    Et surtout, qui osera fixer le moment où le compte est soldé ?

    Cette interrogation vaut pour les Européens comme pour les Africains et les Arabes. On ne saurait demander aujourd’hui à un jeune Breton de se reconnaître personnellement débiteur parce qu’un armateur nantais armait des négriers en 1780, puis refuser le même principe d’hérédité à un jeune Sénégalais, Béninois ou Arabe sous prétexte qu’il serait odieux de lui faire porter les crimes d’autres hommes morts depuis des siècles. Le second principe est le bon. Il faut simplement l’appliquer à tous.

    C’est ici que Sewell met le doigt sur la plaie. Sa couleur de peau rend son propos singulièrement difficile à congédier par les procédés habituels. On ne pourra guère expliquer que ce fils de Jamaïcains méconnaît par essence l’histoire des Noirs, qu’il parle du haut d’un privilège blanc ou qu’il refuse d’écouter les « voix racisées ». Il faudra, désagrément suprême, lui répondre sur le fond.

    Cela n’empêchera probablement rien. Nous vivons sous un régime intellectuel où le fait historique pèse moins lourd que l’émotion qu’il produit. Un document d’archive doit plaider sa cause ; une indignation n’a besoin d’aucun justificatif. L’historien arrive avec ses sources, ses nuances, ses contradictions, ses siècles empilés les uns sur les autres. Le militant apporte une victime, un coupable et une caméra. On devine lequel des deux passe au journal de vingt heures.

    En refermant The Times, je regardais par la vitre des Brisants le petit port de Léchiagat. Ici, la mer possède au moins cette qualité de remettre les dettes à zéro. Les générations de pêcheurs qui l’ont affrontée savaient qu’elle ne devait rien à personne et qu’elle ne se repentait de rien. Chacun héritait certes des barques, des maisons, parfois des dettes et toujours des morts ; nul ne songeait pour autant à poursuivre les petits-enfants de la tempête.

    Notre époque a inventé quelque chose de plus commode : la faute héréditaire sans l’héritage personnel, et la créance morale sans victime vivante. C’est un système merveilleux, car il ne peut jamais être soldé.

    Les faits pourraient pourtant nous en délivrer. Encore faudrait-il que nos gouvernants les préfèrent à la petite monnaie de la culpabilité. Je crains qu’ils n’en soient fort éloignés. Une page de Libération leur paraît souvent plus lourde qu’une page d’archives ; l’opinion d’un folliculaire du Nouvel Obs davantage digne d’attention que le patient travail d’un historien.

    C’est là, au fond, notre tragédie : nous ne sommes plus gouvernés par ce qui s’est passé, mais par ce que notre époque estime convenable d’en ressentir.

    Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marées (Breizh-Info, 30 octobre 2026)

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