En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
" Comment s’est constitué et comment a pu s’installer, dans la longue durée, un empire rassemblant les peuples les plus divers, dont les frontières s’étendaient sur 17 000 kilomètres, et dont la sécurité n’était assurée, dans les conditions de l’époque, que par une trentaine de légions représentant, avec leurs auxiliaires, une force de 250 000 hommes ? Cet ouvrage analyse les conditions politiques, militaires, économiques et idéologiques qui ont permis à la petite cité du Latium de s’imposer à l’Italie puis à l’ensemble du bassin méditerranéen. Il permet de comprendre comment, au fil des siècles, le pragmatisme des généraux et des empereurs leur a permis d’exploiter au mieux les moyens dont ils disposaient et les conditions géographiques très diverses que présentait ce vaste ensemble territorial, pour en assurer l’expansion et la préservation. Des guerres puniques aux invasions barbares, en passant par les guerres contre les Germains et l’Iran, et par la défense du pseudo limes, cet ouvrage nous offre une passionnante découverte des ressorts de la puissance romaine."
Vous vous pouvez découvrir ci-dessous un débat organisé le lundi 28 septembre 2026 dernier par Romain Petitjean et Gabrielle Fourquet dans « Vive la civilisation européenne ! », leur Libre journal du lundi soir sur Radio Courtoisie, sur le thème :
« Identitaire et social ? Le peuple et la terre face à l’anthropologie libérale ».
Autour de la table pour en parler : Jean-Eudes Gannat, Raphaël Ayma, Xavier Eman et Loup Viallet.
" Identitaire et social ? Le peuple et la terre face à l’anthropologie libérale
Depuis vingt ans, le mouvement identitaire s’est construit sur des bases relativement claires : les peuples européens ne sont pas des abstractions interchangeables. Ils sont des communautés historiques, enracinées dans des terres, des langues, des paysages et des mémoires collectives qu’il s’agit de défendre face au rouleau compresseur marchand et à la menace de submersion migratoire.
Sous la plume de nombreux auteurs ou sous l’impulsion d’activistes se sont imposés le concept d’identité bien sûr, mais aussi d’ethno-différentialisme, de patries charnelles ou d’un « nous » concret face au Grand Remplacement. En parallèle, la dimension sociale de ce combat est revendiquée et cultivée. La solidarité populaire, la capacité des autochtones à rester maîtres chez eux face à l’immigration et à la prédation capitaliste, la dignité des indigènes sont parties prenantes du combat identitaire.
Or, une tension est apparue depuis quelques années au sein de cette mouvance. L’émergence d’une porosité à l’anthropologie libérale en son sein : l’individu comme unité première, l’identité comme choix ou style de vie, la terre comme décor plutôt que comme héritage contraignant, le peuple comme agrégat de consommateurs ou d’électeurs.
La question est donc posée : comment défendre durablement une terre et un peuple si l’on accepte, même implicitement, que l’homme soit un atome sans racines, libre de se réinventer hors de tout cadre collectif ?
C’est ce nœud que nous voulons démêler au cours de l’émission en mettant sur la table un certain nombre de questions qui prennent une tournure particulière dans le contexte actuel : déni démocratique et blocage politique, émergence de l’intelligence artificielle, dépossession économique, pression migratoire et crise démographique.
L’identité est-elle encore un fait historique et charnel, ou n’est-elle qu’une préférence individuelle parmi d’autres ?
La défense des classes populaires européennes, l’enracinement, ou le souci écologique propre aux identitaires peuvent-ils survivre à l’absorption de grilles libérales : individualisme, marché, droits abstraits ? Comment protéger le peuple concret face à l’immigration et à la mondialisation ?
Et comment, après les nombreux coups pris par la mouvance identitaire, reconstruire un mouvement militant capable de porter cette articulation sociale et identitaire ?"